TRUMP JOUR 1 LA CASSE DU SIÈCLE


Quand le milliardaire promet aux Américains «de ne plus avoir le gouvernement sur le dos», il reprend les positions et éléments de langage de la révolution reaganienne. Aux démocrates, désormais, de proposer des alternatives à l’empire du capitalisme.

Evidemment, Donald Trump et ses affidés n’ont aucun intérêt à ce que le gouvernement ne soit plus sur le dos des gens, surtout en matière de droits reproductifs. Ce qu’ils veulent, c’est le règne absolu des entreprises.

22 Jan 2025 - Libération
Par Naomi Oreskes
Professeure d’histoire des sciences à l’université Harvard 

Salut nazi d’Elon Musk, décrets anti-immigrés et anti-transgenres, grâces des assaillants du Capitole, sortie des accords de Paris et de l’OMS… les premières heures de Donald Trump à la Maison Blanche annoncent la couleur. Pour bien des Américains, la seconde investiture de ­Donald Trump a un petit air de fin du monde tel que nous le connaissons. En 2016, on pouvait dire qu’on ne savait pas vraiment qui était cet homme, voire qu’il avait en partie raison sur certains points – comme sur les «guerres sans fin» dont il voulait voir sortir l’armée américaine, comme en Syrie. Mais en 2025, nous savons que c’est un menteur, un voleur, et de surcroît un être impitoyable. Et nous avons été témoins de ses rapprochements avec certains des dictateurs les plus effrayants de la ­planète.

Mauvais pour tout le monde

Il serait tentant de considérer Trump comme une anomalie, un revers temporaire dans la grande marche de l’histoire. Peut-être le sera-t-il. Pourtant – bien qu’elle ait ses caractéristiques propres, comme la brutalité – sa conception du républicanisme ne vient pas de nulle part. On peut aisément la retrouver dans les efforts de longue haleine ­déployés par les conservateurs américains pour refuser d’admettre les injustices causées par les inégalités ainsi que les coûts sociaux et environnementaux du capitalisme.

Ronald Reagan a été élu en promettant à ses électeurs de «ne plus avoir le gouvernement sur le dos». Sa grande idée, c’était que les Américains préféraient la liberté à la protection et étaient plus aptes à prendre de bonnes décisions les concernant que n’importe quel gouvernement lointain et bureaucratique.

De la même manière, les entrepreneurs étaient à ses yeux les mieux placés pour savoir comment gérer leurs affaires. Les ­difficultés économiques des ­années 1970 – notamment le ­mélange déprimant d’inflation et de stagnation de l’activité qui a inspiré le mot-valise de «stagflation» – pouvaient être résolues en réduisant les impôts, en diminuant les programmes gouvernementaux et en «laissant le marché faire sa magie». Dans son discours d’investiture de 1981, Reagan a ainsi eu cette formule célèbre : «Le gouvernement n’est pas la solution à nos problèmes ; il est le problème.»

En réalité, le gouvernement américain n’était pas sur le dos du peuple américain, mais il l’était dans une certaine mesure sur ­celui du secteur privé. Cette ­situation s’est développée en réponse directe aux énormes coûts sociaux du capitalisme de la fin du XIXe siècle et du début du XXe. Sous-régulés, les marchés avaient permis à des «barons voleurs» d’accumuler massivement des richesses en manipulant les marchés, en sabotant les règles de la concurrence et en corrompant la démocratie américaine. Le manque d’encadrement du marché du travail avait entraîné une exploitation massive des travailleurs (notamment immigrés), souvent au péril de leur vie, ainsi que le recours au travail des ­enfants (souvent ceux des immigrés). La Grande Dépression prouva que sans une surveillance gouvernementale, de nombreux banquiers se lançaient dans des pratiques spéculatives qui menaçaient la stabilité de toute l’économie, montrant par là que le capitalisme dérégulé était mauvais pour tout le monde, y compris pour les capitalistes.

En réaction, le capitalisme américain fut réformé, par étapes et en profondeur, à travers une série de lois et de régulations qui améliorèrent les conditions de travail, garantirent le droit de négociation collective, et rendirent illégales de nombreuses pratiques monopolistiques. Un impôt progressif sur le revenu corrigea les écarts de salaires ahurissants qui s’étaient creusés durant l’âge d’or de l’industrialisation américaine. L’instruction publique se développa et le travail des enfants fut limité, afin que tous aient une chance de s’épanouir en Amérique. La sécurité sociale aida l’Américain moyen à prendre sa retraite avec un niveau de confort décent. Dans les années 1960, Medicare et Medicaid marquèrent un nouveau jalon dans les garanties de sécurité économique en empêchant les pauvres et les plus âgés de crouler sous les frais médicaux. A la fin des années 1960 et dans la décennie suivante, une série de lois – Clean Air Act, Clean Water Act, National Environmental Policy Act… – et la création d’une nouvelle agence fédérale – l’Agence de protection de l’environnement – contraignirent les industries polluantes à s’amender. Des millions d’Américains ont bénéficié des résultats : de meilleurs salaires, une diminution de l’insécurité économique, un air et une eau plus propres. Des progrès interrompus par l’élection de Ronald Reagan.

Croyance dans l’inégalité

Les défenseurs du reaganisme ont chanté les louanges de la révolution conservatrice, et pourtant, ses idées phares n’étaient pas nouvelles. Elles avaient été formulées dans les années 1930 par Herbert Hoover et promues pendant plusieurs décennies par des hommes d’affaires ­américains, dont les principaux partisans de Reagan.

Après avoir perdu l’élection présidentielle de 1932, Hoover signa un livre qui expliquait pourquoi il avait été impuissant à agir face à la Grande Dépression tout en posant les bases de ce qui allait devenir l’opposition républicaine permanente aux programmes gouvernementaux de lutte contre l’injustice économique. S’appuyant sur le travail de l’économiste autrichien néolibéral Ludwig von Mises, le livre de Hoover, the Challenge to Liberty, avançait l’idée que la «liberté économique» est essentielle à la démocratie, dans la mesure où tout ­gouvernement habilité à la restreindre finira tôt ou tard par s’en prendre aussi aux libertés politiques et culturelles. Les partisans de cette idée s’y sont parfois ­référés en parlant d’ «indissociabilité» de la liberté.

Cet argument de la primauté de la liberté économique était sous-tendu par une croyance dans ­l’inégalité. Les leaders de l’économie américaine au

XXe siècle étaient souvent des darwinistes sociaux, qui pensaient l’inégalité nécessaire à la concurrence, et donc à l’évolution de l’économie. «Détruisez l’inégalité des talents et des ­aptitudes, et la vie telle que nous la connaissons cessera», écrivit en 1925 le président de l’université de Columbia Nicholas Butler pour justifier son opposition à la limitation du travail des enfants. «La clé de voûte de la démocratie est l’inégalité naturelle, son idéal est la sélection du plus apte.» Le libre marché, pensait-il, permettait au processus de sélection de se dérouler comme il le devait ; la régulation gouvernementale des entreprises l’empêchait.

Au milieu du siècle, ces idées furent promues par les leaders des milieux d’affaires conservateurs, parmi lesquels Lemuel Boulware, cadre de General Electric qui ­devint le mentor de Ronald ­Reagan lorsque celui-ci passa de la ­carrière d’acteur à celle d’homme politique. A la fin des années 1950, en tant que porteparole de l’entreprise et animateur du popualire show télé ­General Electric Theater, il ­s’appropria l’argument de la primauté de la «liberté» économique tout en commençant à en faire un cadre politique unificateur.

Avec de la croissance, tout finirait bien

Ce n’est pas un hasard si en 1977, lorsque Reagan donna une conférence sur Ludwig von Mises au Hillsdale College (Michigan), un établissement conservateur, son sujet fut l’indissociabilité de la ­liberté. L’homme politique avait été élu gouverneur de Californie en partie pour son opposition aux lois visant à empêcher la­discrimination dans le domaine du logement, mais il fut assez intelligent pour présenter son opposition à la protection gouvernementale des minorités comme une augmentation de la liberté, notamment des droits de pro­priété et de la liberté d’entreprendre. «La libre entreprise ­devient beaucoup moins libre, ­affirma-t-il. Il est temps qu’une voix s’élève […] pour souligner que le profit, les droits de propriété et la liberté sont inséparables et qu’il est impossible d’avoir le troisième sans continuer à avoir le droit d’avoir les deux premiers.» C’était du Herbert ­Hoover dans le texte, ­encore lui, mais Reagan était un meilleur communicant si bien que dans les années 1990, démocrates comme républicains tournaient le «Big Government» en dérision et approuvaient des exonérations d’impôts pour les riches. En effet, les démocrates ont largement toléré l’explosion des inégalités de revenus, car ils pensaient que tant qu’il y aurait de la croissance, tout finirait bien. Au lieu de cela, les riches se sont emparés de presque tout.

Les positions reaganiennes – selon lesquelles les enfants d’immigrés sont en mesure de travailler, qui voient la taxation comme une forme d’intrusion et considèrent que le gouvernement fédéral doit baisser sa voilure – sont visibles partout dans les promesses et les menaces de Donald Trump et de ses associés. C’est particulièrement flagrant dans son prétendu «ministère de l’efficacité gouvernementale», qui n’est pas une entité gouvernementale mais plutôt un groupe de sbires de Trump mené par les milliardaires Elon Musk et Vivek Ramaswamy.

Musk a explicitement fait écho à Reagan en résumant son ambition par ces mots : «Faire en sorte que le gouvernement ne soit plus sur le dos des gens, et ne leur fasse plus les poches.»

Evidemment, Trump et ses affidés n’ont aucun intérêt à ce que le gouvernement ne soit plus sur le dos des gens, surtout en matière de droits reproductifs. Ce qu’ils veulent, c’est le règne absolu des entreprises. Les démocrates et tous les progressistes doivent trouver la façon de le dire haut et fort, et de proposer des ­alternatives pertinentes. Après tout, comme le disait le philosophe Isaiah Berlin il y a plusieurs décennies, la liberté des loups ­signifie la mort des agneaux. Et il ne fait aucun doute que Trump est du côté des loups.

***

Con Donald Trump, Reagan è tornato

Quando il miliardario promette agli americani di “togliersi il governo dalle spalle”, riprende le posizioni e il linguaggio della rivoluzione reaganiana. Spetta ora ai Democratici proporre alternative all'impero del capitalismo.

Ovviamente, Donald Trump e i suoi sostenitori non hanno alcun interesse a togliere il governo dalle spalle delle persone, soprattutto quando si tratta di diritti riproduttivi. Quello che vogliono è il dominio assoluto delle imprese.

22 gennaio 2025 - Libération
Di Naomi Oreskes
Professore di Storia della scienza all'Università di Harvard 

Per molti americani, il secondo insediamento di Donald Trump ha un po' l'aria della fine del mondo come lo conosciamo. Nel 2016 potremmo dire che non sapevamo veramente chi fosse quest'uomo, o addirittura che in alcuni punti aveva ragione, come le "guerre infinite" che voleva che l'esercito americano finisse, come in Siria. Ma nel 2025 sappiamo che è un bugiardo, un ladro e, per di più, un essere spietato. E abbiamo assistito al suo riavvicinamento ad alcuni dei dittatori più spaventosi del pianeta.

Male per tutti

Sarebbe forte la tentazione di vedere Trump come un’anomalia, una temporanea battuta d’arresto nel grande cammino della storia. Forse lo farà. Eppure – nonostante abbia caratteristiche proprie, come la brutalità – la sua concezione del repubblicanesimo non viene dal nulla. Si può facilmente riscontrare negli sforzi a lungo termine dei conservatori americani volti a rifiutarsi di riconoscere le ingiustizie causate dalla disuguaglianza e dai costi sociali e ambientali del capitalismo.

Ronald Reagan fu eletto promettendo ai suoi elettori di “non avere più il governo sulle spalle”. La sua grande idea era che gli americani davano più valore alla libertà che alla protezione e erano maggiormente in grado di prendere buone decisioni su se stessi rispetto a qualsiasi governo burocratico distante.

Allo stesso modo, gli imprenditori erano ai suoi occhi nella posizione migliore per sapere come gestire le proprie attività. I problemi economici degli anni ’70 – in particolare il deprimente mix di inflazione e attività stagnante che ha ispirato il concetto di “stagflazione” – potevano essere risolti tagliando le tasse, ridimensionando i programmi governativi e “lasciando che il mercato facesse la sua magia”. Nel suo discorso inaugurale del 1981, Reagan disse: “Il governo non è la soluzione ai nostri problemi; è il problema.

In realtà, il governo americano non era sulle spalle del popolo americano, ma in una certa misura lo era sulle spalle del settore privato. Questa situazione si è sviluppata in risposta diretta agli enormi costi sociali del capitalismo tra la fine del XIX e l’inizio del XX secolo. I mercati sotto-regolamentati avevano consentito ai “baroni ladri” di accumulare massicciamente ricchezza manipolando i mercati, sabotando le regole della concorrenza e corrompendo la democrazia americana. La mancanza di controllo del mercato del lavoro aveva portato allo sfruttamento massiccio dei lavoratori (soprattutto degli immigrati), spesso a rischio della propria vita, nonché all’utilizzo del lavoro minorile (spesso quello degli immigrati). La Grande Depressione ha dimostrato che senza la supervisione del governo, molti banchieri si sono impegnati in pratiche speculative che hanno minacciato la stabilità dell’intera economia, dimostrando che il capitalismo non regolamentato era dannoso per tutti, compresi i capitalisti.

In risposta, il capitalismo americano fu riformato, passo dopo passo e in profondità, attraverso una serie di leggi e regolamenti che migliorarono le condizioni di lavoro, garantirono il diritto alla contrattazione collettiva e resero illegali molte pratiche monopolistiche. Un’imposta progressiva sul reddito corresse lo sconcertante divario salariale che si era ampliato durante l’età d’oro dell’industrializzazione americana. L’istruzione pubblica si espanse e il lavoro minorile fu limitato, così che tutti avessero la possibilità di prosperare in America. La previdenza sociale ha aiutato l’americano medio ad andare in pensione con un discreto livello di comfort. Negli anni ’60, Medicare e Medicaid segnarono una nuova pietra miliare nelle garanzie di sicurezza economica, impedendo ai poveri e agli anziani di affogare nelle spese mediche. Alla fine degli anni ’60 e nel decennio successivo, una serie di leggi – Clean Air Act, Clean Water Act, National Environmental Policy Act… – e la creazione di una nuova agenzia federale – l’Environmental Protection Agency – costrinsero le industrie inquinanti a risanare i loro processi. Milioni di americani hanno beneficiato dei risultati: salari migliori, riduzione dell'insicurezza economica, aria e acqua più pulite. Progressi interrotti dall'elezione di Ronald Reagan.

Credenza nella disuguaglianza

I difensori del reaganismo cantavano le lodi della rivoluzione conservatrice, eppure le sue idee-chiave non erano nuove. Furono formulati negli anni '30 da Herbert Hoover e promossi per diversi decenni da uomini d'affari americani, compresi i principali sostenitori di Reagan.

Dopo aver perso le elezioni presidenziali del 1932, Hoover scrisse un libro in cui spiegava perché non era stato in grado di agire di fronte alla Grande Depressione mentre gettava le basi per quella che sarebbe diventata un'opposizione repubblicana permanente ai programmi governativi per combattere la depressione economica. Basandosi sul lavoro dell’economista neoliberista austriaco Ludwig von Mises, il libro di Hoover, The Challenge to Liberty, proponeva l’idea che la “libertà economica” è essenziale per la democrazia, dal momento che qualsiasi governo autorizzato a limitarla prima o poi finirà anche per attaccare i politici e le libertà culturali. I sostenitori di questa idea l’hanno talvolta definita “indissociabilità” della libertà.

Questa argomentazione a favore del primato della libertà economica era sostenuta dalla fede nella disuguaglianza. I leader dell'economia americana del XX secolo erano spesso darwinisti sociali, che credevano che la disuguaglianza fosse necessaria per la competizione, e quindi per l’evoluzione dell’economia. “Distruggete la disuguaglianza di talento e abilità, e la vita come la conosciamo cesserà”, scrisse nel 1925 il presidente della Columbia University, Nicholas Butler, per giustificare la sua opposizione alla limitazione del lavoro minorile. “La chiave di volta della democrazia è la disuguaglianza naturale, il suo ideale è la selezione del più adatto”. Il libero mercato, a suo avviso, ha permesso che il processo di selezione si svolgesse come dovrebbe; la regolamentazione governativa delle imprese lo ha impedito.

A metà del secolo, queste idee furono promosse da leader imprenditoriali conservatori, tra cui Lemuel Boulware, un dirigente della General Electric che divenne mentore di Ronald Reagan mentre questi passava dalla recitazione alla recitazione politica. Alla fine degli anni Cinquanta, in qualità di portavoce della compagnia e conduttore del popolare programma televisivo General Electric Theatre, si appropriò dell'argomento a favore del primato della "libertà" economica cominciando a farne un quadro politico unificante.

Con la crescita tutto finirebbe bene

Non è un caso che nel 1977, quando Reagan tenne una conferenza su Ludwig von Mises al conservatore Hillsdale College (Michigan), il suo argomento fosse l’inseparabilità della libertà. Il politico era stato eletto governatore della California in parte per la sua opposizione alle leggi volte a prevenire la discriminazione nel settore abitativo, ma era abbastanza intelligente da inquadrare la sua opposizione alla protezione governativa delle minoranze come un aumento della libertà, compresi i diritti di proprietà e la libertà di impresa. “La libera impresa sta diventando molto meno libera”, ha affermato. È tempo che si levi una voce […] per sottolineare che profitto, diritto di proprietà e libertà sono inseparabili e che è impossibile avere il terzo senza continuare ad avere il diritto di averli prima”. Nel testo c’era Herbert Hoover, ancora lui, ma Reagan era un comunicatore migliore, tanto che negli anni ’90 sia i democratici sia i repubblicani derisero il “grande governo” e approvarono l’esenzione fiscale per i ricchi. In effetti, i democratici hanno ampiamente tollerato l’esplosione della disuguaglianza di reddito perché credevano che finché ci fosse stata crescita, tutto sarebbe finito bene. Invece, i ricchi si sono impossessati di quasi tutto.

Le posizioni reaganiane – secondo cui i figli degli immigrati possono lavorare, che la tassazione è una forma di intrusione e che il governo federale deve attenuare i toni – sono ovunque nelle promesse e nelle minacce di Donald Trump e dei suoi associati. Ciò è particolarmente eclatante nel suo cosiddetto “Dipartimento per l’efficacia del governo”, che non è un ente governativo ma piuttosto un gruppo di scagnozzi di Trump guidati dai miliardari Elon Musk e Vivek Ramaswamy.

Musk ha fatto esplicita eco a Reagan riassumendo la sua ambizione con queste parole: “Garantire che il governo non sia più sulle spalle della gente, e non sgraffigni più le sue tasche”.

Ovviamente, Trump e i suoi amici non hanno alcun interesse che il governo non sia più a sostegno delle persone, soprattutto quando si tratta di diritti riproduttivi. Ciò che vogliono è un governo aziendale assoluto. I democratici e tutti i progressisti devono trovare un modo per dirlo forte e chiaro e proporre alternative rilevanti. Dopotutto, come disse decenni fa il filosofo Isaiah Berlin, la libertà per i lupi significa morte per gli agnelli. E non c’è dubbio che Trump sia dalla parte dei lupi.

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