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ANDRÉS INIESTA, LE NEZ DANS LE GUIDON DU BUSINESS

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En 2024, le footballeur du Barça a raccroché les crampons, pas les projets. Depuis Dubai,  il a développé une activité à multiples facettes, avec en point d'orgue récent la reprise de l'équipe Israel-Premier Tech. BARCELONE (ESPAGNE), ENVOYÉ SPÉCIAL JACQUES CORTIE. L'entrée de l'immeuble de la via Augusta, à Barcelone, fait son âge et son usage: l'immobilier de bureau est, comme souvent, bien peu glamour. Au premier, un grand panneau luminescent « Welcome to NSN, Never Say Never  » et  « Stoneweg, Places & Experiences » ouvre sur une ruche inattendue. L'open space est en ébullition: à l'étroit sur leur bureau, des dizaines de jeunes adultes font crépiter les claviers. Derrière un sofa poussif, un petit espace vitré abrite le bureau de Pol Rodríguez , directeur général et l'un des fondateurs de NSN. Activité dématérialisée Rien ne renvoie au footballeur, ni au cyclisme, Tout démontre en revanche une activité éperdue et dématérialisée. Seule une petite...

COME FABBRICARE I «CATTIVI»

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La stampa europea ha definito i giocatori dell’Argentina «delinquenti».  Forse perché nell’incapacità di spiegare una storica supremazia sportiva confondono l’identità con la barbarie Carlos Aletto Il Manifesto  - Giovedì 23 luglio 2026  Pagina 24 Camminare per le strade di Madrid dopo la finale dei Mondiali e scoprire, nelle edicole, come alcuni dei principali quotidiani europei abbiano definito i giocatori dell’Argentina dei «delinquenti» suscita qualcosa di più della semplice frustrazione sportiva. Costringe a chiedersi cosa ci sia dietro una simile scelta di parole. Non si tratta di un’analisi tattica, né di una discussione su una finale segnata da una serie di decisioni arbitrali controverse. È piuttosto il coronamento di una narrazione che si sta costruendo da anni. Ogni grande storia ha bisogno di un antagonista, e di fronte al ciclo storico della Selección che ha alterato gli equilibri del calcio mondiale, una parte consistente dell’ecosistema mediatico europeo ha...

La pépinière Caja Rural

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La présentation de l’équipe Caja Rural-Seguros RGA,  au matin du départ de la 9e étape, le 12 juillet. Trente-sept ans après sa dernière apparition sur le Tour de France, la formation espagnole a retrouvé la Grande Boucle. Retour sur l’histoire d’une petite équipe qui façonne, depuis des années, de nombreux coureurs professionnels. «Depuis notre retour au haut niveau en 2010,  notre philosophie a toujours été très claire :  développer des coureurs, travailler énormément avec la formation»    - ARITZ BAGÜES, DIRECTEUR SPORTIF       DE CAJA RURAL-SEGUROS RGA 23 Jul 2026 - L'Équipe ELOI THOUAULT VOIRON (ISÈRE) – Ce matin-là, au village départ de la 12e étape, sur le circuit de Nevers Magny-Cours, quelques dizaines de mètres suffisaient à mesurer l’écart entre les d e u x mo n d e s d u p e l o t o n . D’un côté, le bus d’UAE EmiratesXRG, éternel point de ralliement depuis le Grand Départ à Barcelone : une foule compacte, des enfants qui espéraie...

Il fallait sauver le soldat Yates

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Adam Yates (à droite) a vécu une journée calvaire,  épaulé jusqu’au bout par son coéquipier Tim Wellens (à gauche). Soutenu par Tim Wellens, le coureur britannique, malade et mis à l’isolement, a eu du mal à rentrer dans les délais. 23 Jul 2026 - L'Équipe YOHANN HAUTBOIS VOIRON (ISÈRE) – Fendant la foule encore nombreuse devant le car de la formation UAE Emirates-XRG, Tim Wellens a escorté jusqu’au bout un Adam Yates livide, le maillot ouvert jusqu’au nombril et suintant des traces blanches de la transpiration. Le Britannique flottait dans un état second depuis un moment, depuis que son corps l’avait lâché à 67 kilomètres de l’arrivée. Malade ces deux derniers jours, pris de maux de ventre et de vomissement, Yates a alors chancelé et roulé si peu vite qu’il aurait pu en tomber. « Il nous a dit : “Je vais prendre le groupe derrière pour essayer d’économiser un peu plus d’énergie” », expliquait Mauro Gianetti , manager général de l’équipe. Malgré son début d’étape à l’avant, le staf...

Sur tous les fronts

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Tiesj Benoot a énormément travaillé hier, pour Paul Seixas,  en début d’étape, puis pour Olav Kooij. À l’image de Tiesj Benoot, l’homme à tout faire, Decathlon-CMA CGM a tenté de jouer sur tous les tableaux. Olav Kooij a, lui, terminé troisième du sprint. 23 Jul 2026 - L'Équipe THOMAS PEROTTO VOIRON (ISÈRE) – Alors pour une journée qui devait permettre à tout le monde de faire du jus avant d’épauler Paul Seixas dans le triptyque, sacrée journée, hein… Tiesj Benoot à la manoeuvre du début à la fin, Olav Kooij qui sprinte pour la victoire d’étape, Daan Hoole qui mange un peu de vent en tête de peloton et Paul Seixas qui aurait pu être le grand gagnant lorsque Isaac del Toro a été décroché, Decathlon CMA CGM a joué un peu sur tous les fronts entre Chambéry et Voiron. Sans toutefois grand-chose à se mettre sous la dent à l’arrivée, même si certains souligneront le septième podium de la formation dans ce Tour de France, cinq pour le sprinteur néerlandais (dont une victoire) et deux ...

Grimper jusqu’au sprint

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Jasper Philipsen, vainqueur hier à Voiron, et Mads Pedersen,  toujours en vert après la 17e étape,  vont se livrer un duel pour le classement par points jusqu’à Paris. Très, voire trop combatif hier, Mads Pedersen a réalisé une mauvaise opération dans la protection de son maillot vert. Vainqueur à Voiron, Jasper Philipsen le talonne désormais de sept unités, la lutte va se jouer en partie en montagne et jusqu’à Paris. “Mads a plus de chances que moi de remporter le maillot vert P'HIL'IPSEN, JASPER DEUXIÈME DU CLASSEMENT PAR POINTS 23 Jul 2026 - L'Équipe LUC HERINCX et ÉLOI THOUAULT VOIRON (ISÈRE) – L’attitude de chien fou de Mads Pedersen dans la quête du maillot vert alimente un spectacle permanent depuis le début de ce Tour de France, car le Danois veut être récompensé meilleur sprinteur sans l’être, au panache. Son obsession pour les sprints intermédiaires lui a toutefois joué un mauvais tour, hier. « C’était vraiment une journée de merde, qui m’a coûté beaucoup de poin...

Un jour de grâce

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Il y a cinquante-cinq ans, Orcières Merlette accueillait l’aboutissement d’un raid mythique de Luis Ocaña, arrivé avec près de neuf minutes d’avance sur Eddy Merckx. Le peloton de l’époque garde le souvenir d’une immense journée du Tour de France. «Ils appellent ça la côte de Laffrey mais c’est plus dur qu’un col,  c’est un boulevard très pentu, un mur !»    - JEAN-PIERRE DANGUILLAUME «Orcières Merlette ?  Attendez, oui, avec la côte Laffrey au départ et Ocaña qui fait un festival,  et Mariano qui fout la merde… Ça, on ne l’a jamais dit !»    - MARIANO MARTINEZ, COÉQUIPIER DE       JOAQUIM AGOSTINHO À L’ÉPOQUE «Du temps d’Eddy Merckx, quand un groupe partait sans lui,  tout le monde roulait comme des fous, c’est normal»    - LUCIEN VAN IMPE «Quelle étape formidable !  Voyez-vous, pour la première fois depuis longtemps,  j’ai eu la nostalgie du Tour»    - LOUISON BOBET  23 Jul 2026 - L'Équipe L...

ENTRE SAUVAGES

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Jasper Philipsen a remporté un sprint réduit à Voiron, au terme d’une nouvelle étape homérique où Mads Pedersen et les coureurs de classiques ont été intenables. La bande de Pogacar et celle de Seixas ont couru plusieurs lièvres à la fois 23 Jul 2026 - L'Équipe ALEXANDRE ROOS VOIRON (ISÈRE) – Deux ambiances flirtaient à la sortie de Chambéry, hier à l’heure du déjeuner, les baigneurs de juillet dans leurs tenues légères et colorées, les eaux turquoise du lac du Bourget, un tableau paisible à la Caillebotte ou à la Seurat, et sur le ruban de bitume qui longeait les rives, une version cycliste de Mad Max, une furie maximale, une horde de loubards de la route oints de leur sueur, la bave aux lèvres, et il y avait quelque chose de surnaturel à voir ces deux mondes se rencontrer et coexister quelques secondes. Écrire que le Tour de France est un enchaînement de 21 classiques est un de ses poncifs les plus éculés, mais il n’a pourtant jamais été aussi vrai que cette année. L’étape d’hier...

Nancy Kerrigan et Tonya Harding, le coup de glace

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Agression -  La première était promise à l’or, la seconde aurait voulu la mettre hors jeu en lui faisant casser le genou. Le règlement de comptes entre les deux patineuses américaines à la veille des JO d’hiver de 1994 est devenu un feuilleton qui passionna l’Amérique 23 Jul 2026 Libération Par Julien Lecot Le 6 janvier 1994. A l’approche des championnats des Etats-Unis de patinage artistique – qui font office de qualifications pour les JO prévus un mois plus tard en Norvège –, Nancy Kerrigan répète ses gammes dans la Cobo Arena de Detroit. Vêtue d’un justaucorps blanc, les cheveux attachés, la tenante du titre quitte la glace sous l’oeil d’une caméra de la société de production Intersport, détendue et déterminée. L’image se coupe quand l’athlète de 24 ans entre dans un couloir sous les tribunes. La caméra se rallume une poignée de secondes plus tard. Le calme a laissé place au chaos et aux cris. Nancy Kerrigan est à terre et hurle de douleur : «Pourquoi, pourquoi, pourquoi?» A un...

Philipsen, sprinteur et roi de la « baroude »

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GONZALO FUENTES/REUTERS  Mathis Le Berre, suivi de Ben Healy et Matteo Jorgenson, le 22 juillet. Dans la 17e étape, entre Chambéry et Voiron (174,7 km), victoire du sprinteur belge Jasper Philipsen (Alpecin). Dès ce jeudi, le peloton va vivre trois jours en enfer dans les Alpes… 23 Jul 2026 - L'Humanité Voiron (Isère), envoyé spécial. JEAN-EMMANUEL DUCOIN ACTE I, SCÈNE 1.  Et nos cerveaux ensuqués virèrent à l’introspection, comme si notre désorientation du Tour prenait soudain une ampleur capitale: plus que cinq jours. Le chronicoeur joua pourtant à domicile, entre Chambéry et Voiron, puisque le début du parcours léchait les bords du miraculeux lac du Bourget – avec à l’horizon le Grand-colombier, ignoré cette année. L’ultime étape dite de « transition», bien cabossée dans sa première partie, empruntait le massif des Bauges, puis celui de la Chartreuse, avant de rallier la Savoie jusqu’à l’isère (2 200 m de dénivelé). Nous savions que les armadas des sprinteurs avaient une oc...

FOUDROYANT

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En survolant le contre-la-montre, hier à Thonon-les-Bains, REMCO EVENEPOEL s’est offert une 2e victoire d’étape d’affilée sur ce Tour. Une démonstration de force du Belge qui l’installe en dauphin ambitieux. AU SOMMET DE SON ART Deux jours après sa victoire au plateau de Solaison, Remco Evenepoel a régné sur le contre-la-montre et consolidé sa deuxième place, hier sur les rives du lac Léman, mais a perdu Florian Lipowitz sur chute. Quant à Paul Seixas, il a grignoté cinq secondes à Isaac Del Toro, toujours troisième. 22 Jul 2026 - L'Équipe ALEXANDRE ROOS THONON-LES-BAINS (HAUTE-SAVOIE) – Sa combinaison blanche, immaculée, en plus d’être somptueuse avec sa ceinture arc-en-ciel, enserrait ses reins, ses hauts de cuisse de minotaure et mettait en relief toute la puissance de Remco Evenepoel, qui n’a pas failli dans son rendez-vous de ce Tour de France. Le triple champion du monde du contre-la-montre a au contraire survolé l’exercice chronométré sur les 26,1 kilomètres entre Évian-les...