SEIXAS - Un avenir au centre de toutes les discussions


Entre Paul Seixas et Mauro Gianetti, patron d’UAE, une poignée de main à l’arrivée 
des Strade Bianche qui a relancé les spéculations autour de l'avenir du Français.

SEIXAS ATTISE LES CONVOITISES

Sous contrat jusqu’en 2027 avec Decathlon CMA CGM, Paul Seixas attise les convoitises. Le Français, lui, reste calme et patient pour le moment.

«On ne va pas arrêter une date pour prendre une décision. 
C’est très tôt, il a encore de belles courses devant lui»
   - JONA LAUKKA, AGENT DE PAUL SEIXAS

«Un des critères, c’est la conviction que Paul peut avoir sur le 
fait que c’est dans une équipe comme la nôtre qu’il va gagner»
   - S'ERI'EYS, DOMINIQUE MANAGER 
     GÉNÉRAL DE DECATHLON CMA CGM 

17 Mar 2026 - L'Équipe
THOMAS PEROTTO

La poignée de main entre Paul Seixas et Mauro Gianetti, le patron d’UAE Emirates-XRG, à l’arrivée des Strade Bianche à Sienne où le Français a terminé deuxième derrière l’intouchable Tadej Pogačar, a immédiatement relancé la machine. Seixas (19 ans) quittera-t-il Decathlon CMA CGM à l’issue de son contrat en 2027 ? Dès fin 2026? Pour aller chez UAE et Pogačar? Ailleurs ? Une prolongation avec la formation française est-elle préférable?

À ceux qui l’interrogeaient ces derniers jours sur ces éventualités, le jeune coureur français, vainqueur récemment de la Faun Ardèche Classic et d’une étape du Tour d’Algarve, répondait ne pas faire attention à ce qui se disait, tout en étant conscient que le sujet nourrit un feuilleton auquel il ne peut échapper.

« C’est compliqué sur le vélo si on pense tout le temps aux contrats… » , souriait-il en octobre dernier, lors d’une matinée passée à L’Équipe, alors qu’on l’interrogeait sur son avenir. « J’ai passé mes deux dernières années à négocier des contrats. Cette année, je me suis dit que je coupais complètement, je ne négocie plus rien. Je ne suis pas en contrat jusqu’à 2030, c’est vrai, mais je voulais profiter de ma saison sans penser à “l’aprèsaprès-après”. J’ai signé trois ans, je suis bien dans l’équipe et je préfère pour l’instant rester là-dessus » « Il a tout son temps de toute façon, on ne va pas arrêter une date pour prendre une décision. C’est très tôt, il a encore de belles courses devant lui, il est concentré » , dit simplement son agent, Joona Laukka. L’enchaînement Tour du Pays basque (6-11 avril), Flèche Wallonne (22avril) et Liège-Bastogne-Liège (26 avril), où les ambitions de Seixas seront grandes, est la priorité.

« On a l’impression qu’il y a beaucoup d’agitation pour rien » , précise-t-on dans son entourage. L’idée est d’attendre la fin de saison pour vraiment parler avec son équipe et les autres. Ces discussions pourraient être avancées à juillet ou août, mais pas dans les prochaines semaines a priori : « Actuellement, on ne rencontrera personne. Paul est un garçon patient, vraiment très calme et il ne va pas se presser. »

Les dirigeants de Decathlon CMA CGM travaillent malgré tout, depuis de longs mois, pour le prolonger et toutes les formations World Tour veulent l’attirer. Certaines ont plus de pions à avancer, à l’image d’UAE Emirates-XRG et Ineos Grenadiers. La formation britannique en aurait fait une cible prioritaire. UAE a un prestige incomparable actuellement, mais Seixas y serait un champion parmi d’autres avec Pogacar (27 ans) et Isaac del Toro (22 ans), que le Slovène a d’ailleurs déjà adoubé. Visma-Lease a Bike ou Red Bull BORA-hansgrohe partent à ce jour de plus loin, en termes de moyens financiers et de projet sportif à « vendre » au Lyonnais.

« Je ne vais pas vous dire qu’il n’est pas convoité » , reconnaissait, cet hiver, Dominique Serieys, manager général d’une formation Decathlon CMA CGM qui veut faire de Seixas la pierre angulaire de son projet à moyen et long terme. Le Français a signé un contrat professionnel de trois saisons jusqu’en 2027, officialisé le 18 septembre 2024 où ne figure pas de clause libératoire anticipée à la fin de la saison 2026, même si une rumeur l’a laissé croire ces dernières semaines.

Son agent nous a d’ailleurs démenti cette hypothèse hier. Et sur les routes de Paris-Nice la semaine passée, Serieys l’affirmait tout aussi catégoriquement. « S’il doit partir un jour, ce ne sera pas une question d’argent. La différence ne se fera pas là-dessus. On pourra s’aligner quoi qu’il arrive. On a la conviction de pouvoir apporter à Paul ce qui lui permettra de gagner » , poursuivait le manager général qui a les moyens de répondre financièrement aux propositions venues d’ailleurs.

Pour certains, un départ fin 2027 est pourtant parfois décrit comme « inéluctable », « logique » ou « quasiment acté » , selon les sources. « C’est une question de confiance, de relation, de vision. Il m’a demandé de le laisser courir, de le laisser gagner, confiait Seyrieys cet hiver. Quand on a construit la stratégie de l’équipe pour les années à venir, on s’est aussi orienté sur la partie sprint et classiques pour lui permettre de ne pas être exposé sur un grand Tour tout de suite et lui donner la capacité d’apprendre. »

Paul Seixas veut aussi constater que son équipe gagne en légitimité, que les moyens déployés en termes de performance, de recherche et d’innovation sont importants. « Un des critères, c’est la conviction que Paul peut avoir sur le fait que c’est dans une équipe comme la nôtre qu’il va gagner, et donc gagner le Tour de France,

On échange avec la transparence dont tout le monde a besoin. On sait ce qu’il attend de nous en termes de matériel, d’évolution de matériel, il est prioritaire sur beaucoup de choix techniques. » « L’équipe le fait progresser et le protège, Paul est content de ça » souligne-t-on autour du coureur.

Comme indiqué samedi sur notre site, Decathlon CMA CGM a avancé sur son recrutement pour les prochaines années et cela jouera dans l’équation. L’arrivée de Pavel Sivakov (28 ans), actuel lieutenant de Tadej Pogačar chez UAE, pour trois saisons, et les discussions avancées avec Jordan Jegat (TotalEnergies, 26 ans), 10e du dernier Tour de France, sont de premiers éléments qui peuvent compter.

Les dirigeants tracent également actuellement les contours d’un accord avec ses sponsors majeurs (Decathlon et CMA CGM) pour pérenniser le projet global jusqu’en 2033 voire 2035. Un signal positif à l’heure où de nombreuses équipes World Tour et Pro Teams ont parfois du mal à avoir une stabilité? Les dirigeants veulent le croire et se montrent optimistes sur une prolongation de leur pépite le moment venu. Même s’ils savent ne pas être les seuls sur le coup.

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