Ici, c'est Chelsea


Même s’il n’est pas toujours aisément perceptible, le lien séculaire qui unit les Blues au quartier de Fulham se traduit dans différents lieux de manière originale.

17 Mar 2026 . L'Équipe
TEXTES : PIERRE-ÉTIENNE MINONZIO 
PHOTOS : SÉBASTIEN BOUÉ

LONDRES – Lorsqu’on se promène dans les environs de Stamford Bridge, un jour où le Chelsea FC (CFC) n’évolue pas à domicile, il est impossible, ou presque, d’identifier la moindre référence aux Blues. Peut-être parce que le quartier en question, celui de Fulham, porte le nom d’un rival, dont le stade (Craven Cottage) est situé à seulement 2,5 km de là. Mais aussi parce qu’il s’agit de l’un des « boroughs » les plus chics de Londres, où le temps donne l’impression de s’écouler plus lentement que dans le reste de la capitale.

Pour autant, les jours de match, ces rues habituellement paisibles s’animent, des vendeurs d’écharpes prennent possession des trottoirs et certains pubs tapissent leurs murs de drapeaux célébrant le CFC, qu’ils cachent consciencieusement le reste du temps. Mais, au-delà de cette agitation visible, et du clinquant de la boutique officielle qui jouxte Stamford Bridge, les Blues ont développé des liens très fort avec leur foyer historique. Samedi dernier, en amont de Chelsea-Newcastle (0-1), nous avons donc pris le temps de visiter des lieux témoignant de l’ancrage géographique du club, qu’il est si délicat de déceler au premier abord.

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Entre chiens et coûts
The Stadium Megastore, Fulham Road

Si toutes les boutiques des clubs de Premier League tendent à se ressembler, celle de Chelsea se distingue par ses prix très élevés (125,99 livres soit 145 € pour le maillot floqué Cole Palmer ou 100 livres, 115 €, pour des boutons de manchette…). Une inflation qui concerne le musée du club, tout proche, où l’on peut se faire prendre en photo à côté du trophée de la Coupe du monde des clubs uniquement via une machine dont les clichés coûtent 20 livres (23 €). Par ailleurs, le mégastore du CFC se singularise par l’originalité de ses produits destinés aux enfants (jeux de construction, puzzles…) ainsi qu’aux… chiens. Un espace est en effet entièrement dédié au meilleur ami de l’homme, avec des harnais, des laisses ou encore des os synthétiques, aux couleurs des Blues évidemment.

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Un crochet vers le passé
The Butcher’s Hook, 477 Fulham Road

Malgré son patronyme guère engageant The Butcher’s Hook, Le crochet de boucher en vf), ce pub constitue un lieu de pèlerinage pour les fans des Blues car c’est ici que, le 10 mars 1905, le CFC a été fondé par l’homme d’affaires Gus Mears. Un cadre, posé près des toilettes, célèbre cet héritage, même si l’établissement s’appelait alors « The Rising Sun » («Le soleil levant ») et que la réunion aboutissant à la création du club s’est déroulée au premier étage, aujourd’hui occupé par un appartement. « Parfois des supporters viennent de l’autre bout du monde et ils sont un peu déçus en constatant qu’ils ne peuvent pas accéder à l’étage, admet un serveur. On les console en leur servant des Chelsea Pilsner ». Une bière blonde, qui, même si elle n’a aucun lien avec le CFC, est consommée sans modération les jours de match.

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Hommage à Mears
Brompton Cemetery, Fulham Road

Samedi après-midi, dans ce cimetière proche de Stamford Bridge, Michael Cornall, le référent supporter du CFC, et Dom Rosso, le président du Chelsea Supporters' Trust, ont déposé deux couronnes de fleurs sur la tombe de Gus Mears, le fondateur des Blues, décédé en 1912. Chaque année, à la même époque, une cérémonie est organisée pour perpétuer sa mémoire. Une dizaine de supporters y ont assisté samedi, dont Rick Glanvill, l’historien du club, qui nous a indiqué : « Parmi les 250 000 tombes de ce cimetière, on en a identifié une quinzaine liées à Chelsea, parce qu’elles concernent des anciens joueurs ou dirigeants. Avec la Chelsea Graves Society ( littéralement la Société des tombes de Chelsea), on essaie d’en trouver d’autres, mais c’est un travail de longue haleine » .

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