Luis Enrique et Pep Guardiola, deux desseins animés


22 Jan 2025 - Libération
Par Grégory Schneider

Ce mercredi au Parc des princes, le match décisif entre les clubs parisien et mancunien pour s’assurer un avenir en Ligue des champions opposera deux entraîneurs partageant le même tropisme collectif mais en butte à des résultats décevants.

Alors qu’il s’en tenait aux conférences de presse depuis quinze ans, Guardiola a étalé sa souffrance mentale lors d’interviews inédites.

Un drame atemporel : là tout de suite, mais aussi sur le temps long. Le Paris-SG reçoit ce mercredi au Parc des princes un Manchester City à peine mieux loti que lui (un point de plus, à la limite de la non-qualification pour les seizièmes) lors de cette Ligue des champions et, où que l’on se tourne des deux côtés du Channel, la tragédie est dans l’air. Tout y est. Les personnages illustres, les conflits intérieurs, le destin malheureux et un public qui, dès qu’il aura compris ce qu’il a exactement sous les yeux et ce n’est pas facile, se jettera sur les deux clubs comme la misère sur le bas-monde.

On ne parle pas seulement de convictions. Mais d’une doxa collective de fer. Partagée, du moins superficiellement, par les deux entraîneurs les plus radicaux de la planète foot. Ils seront aux prises ce mercredi : Luis Enrique sur le banc parisien, Josep Guardiola sur celui de City, 54 ans tous les deux. Le premier ne s’est pas mouché du coude samedi, après le succès des Parisiens (2-1) à Lens : «L’idée du football défendu par Pep Guardiola est merveilleuse. La mienne aussi. Le Parc des princes nous attend.» Et les tréfonds du classement, c’est-à-dire une possible élimination avant les seizièmes de finale, pour le perdant, a-t-il oublié d’ajouter.

Les journalistes présents n’étaient plus à une provocation près. En Artois, l’Asturien a joué au chimiste en herbe dans des proportions inédites. Pas moins de cinq joueurs ont été sortis de leur poste de prédilection, avec en point d’orgue le latéral gauche Nuno Mendes placé au milieu de terrain, en relayeur, pour la première fois de sa vie. «C’est sa polyvalence qui m’a poussé à l’utiliser dans cette position, ne s’est pas démonté Luis Enrique. Il est l’un des joueurs qui provoquent le plus de déséquilibre. Il est capable de jouer en triangle [avec deux coéquipiers, ndlr], de donner de l’amplitude au jeu, de jouer en tant qu’avant-centre [poste que le Portugais n’a jamais occupé non plus]… C’était pour moi le joueur qui offre des options et j’adore ça.»

LONG APPRENTISSAGE

On entend bien, mais les initiatives de Luis Enrique ouvrent deux lectures possibles. Il plaide parfois la fragilisation du joueur comme un moyen d’obliger celui-ci à se redécouvrir lui-même et trouver des réponses dans des situations d’inconfort. Si les joueurs se taisent, certains de leurs agents alertent en off sur une forme de contention visant l’affaiblissement de ces mêmes joueurs, la stature et le pouvoir de Luis Enrique en sortant renforcé en comparaison. Guardiola, qui a précédé de six saisons son compatriote sur le prestigieux banc d’un FC Barcelone où évoluait Lionel Messi, n’a jamais expérimenté ainsi. Le Catalan est son antithèse. Son ancien attaquant au Barça, Thierry Henry, l’a même décrit comme le chantre du jeu «posté», où personne ne met jamais un pied dans la zone du voisin sous le motif que celui-ci l’occupe bien mieux que son coéquipier. Luis Enrique joue la polyvalence. Guardiola l’hyperspécialisation. Il faut voir au-delà.

Si l’ampleur réelle de la chute de la maison mancunienne ces derniers mois est difficile à mesurer, le cadre est connu : six des sept derniers titres de champions dans une Premier League figurant (et de loin) le championnat le plus compétitif et exigeant de la planète, une excellence exportée toutes ces années sur le front d’une Ligue des champions où personne n’aura dominé les «Sky Blues» dans le jeu. Et un entraîneur qui aura fondé sa propre église, «le Guardiolisme». Consacrant, pour le dire vite, la suprématie du dessein collectif à chaque étape de l’élaboration de l’équipe, du recrutement au match en passant par la progression du joueur dans un sens exclusif tracé par le coach. Depuis quelques mois, les Citizens rament. Ne gagnent plus qu’un match sur deux (11 sur 22 en Premier League, deux sur six en ­Ligue des champions), essuient des roustes (1-4 sur la pelouse du Sporting Lisbonne début novembre) et voient sur le banc de touche un Guardiola qui se supplicie ­lui-même.

Le nez et le crâne griffés, en sang, après un nul contre le Feyenoord Rotterdam fin novembre : «Je voulais me faire mal.» Alors qu’il s’en tenait aux conférences de presse depuis quinze ans, le Catalan a même étalé sa souffrance mentale lors d’interviews inédites. La semaine dernière, à Brendford, alors que son équipe avait envapé un avantage de deux buts (2-2 au final) lors des dernières minutes, l’entraîneur catalan a sidéré l’assistance en plaidant l’absence… de joueurs grands. Le chantre de la possession du ballon (80 % les grands soirs), du jeu au sol et de la gestion millimétrée de l’espace, nécessitant un long apprentissage et d’immenses capacités de lecture et de compréhension chez les joueurs chargés d’interpréter ses principes, qui s’en remet soudain à la préhistoire du jeu ? A des joueurs d’1,90 mètre partant quérir en l’air ces longs ballons qui font l’ordinaire du foot amateur partout dans le monde ? Difficile d’y voir clair.

PETITE MORT

Tout ce que l’Angleterre compte de consultants s’y est pourtant essayé. Pour dire que les Citizens ont couiné au fil du déclin de leurs joueurs forts. Ilkay Gundogan a 34 ans, pas rien dans un championnat anglais d’une exigence extrême.

Kevin De Bruyne en a 33, et il reste sur une année à éclipses à cause des blessures. Le ballon d’or Rodri est en rééducation jusqu’en avril minimum après une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit. Et Bernardo Silva, devenu saison après saison quelque chose entre le premier violon de Guardiola et son double sur le terrain, râle à la fois en coulisse et sur la pelouse. La petite mort d’un fantasme: et si, sans ceux-là, Guardiola n’avait jamais été grand-chose? Et si l’entraîneur mancunien n’avait existé qu’à travers leurs qualités individuelles et un sens collectif qu’il aura, certes, su exacerber (aucun de ses hommes n’était moitié aussi fort en débarquant dans le nord de l’Angleterre) mais qui appartient d’abord aux joueurs, étant entendu qu’il n’y en a pas beaucoup de ce niveau capable d’assumer l’oubli de soi professé par leur coach ?

Ce soupçon, Luis Enrique y fait aussi face depuis son arrivée au ­Paris-SG en juillet 2023 et même avant, lors de sa mandature en deux temps (2018, puis 2019-2022) à la tête de la sélection espagnole. Il professe le collectif au-dessus des joueurs, c’est-à-dire lui. Un storytelling collant à celui impulsé par Doha, après le cirque permanent des années où Neymar et Kylian Mbappé ont cohabité au club, et c’est bien pour cela que l’Asturien a le poste. Mais qui, à l’usage, s’érode sur la réalité du terrain et l’envergure somme toute modeste de l’effectif. Moins d’un but par match en Ligue des champions, ça raconte aussi la promenade domestique en Ligue 1 (14 victoires et 4 nuls en 18 matchs) comme un simulacre, la disparité des moyens rehaussant mécaniquement les performances parisiennes. Et ça dit que le récit officiel, «gagner est plus simple sans Lionel Messi ou Mbappé qu’avec» pour faire court, ne passe pas les frontières de l’Hexagone. C’est tout l’enjeu de la réception de City. Apparemment, Luis Henrique s’en fiche. Mi-novembre, à un journaliste pointant l’inefficacité de l’attaque parisienne : «C’est la vie, mon amour.» Le 15 janvier, après une qualification lamentable pour les huitièmes de finale de la Coupe de France arrachée in extremis aux amateurs d’Espaly (N3, 5e échelon): «L’équipe traverse l’un des meilleurs moments de la saison.» Samedi, à Lens : «J’essaie d’aider l’équipe. Parfois j’y arrive, parfois non.» Circulez, il n’y a rien à voir. Dans la difficulté, Guardiola s’est montré séducteur, a essayé de tenir le lien en suscitant une forme d’empathie. «La souffrance fait aussi partie de la vie, et nous ne l’apprécions pas assez, a-t-il expliqué sur Sky Sports. Les gens pensent qu’il faut toujours être heureux. Mais c’est une idée fausse. La vie est faite de hauts et de bas.» L’entraîneur parisien se veut à l’inverse provocant, comme s’il éprouvait son indépendance d’esprit et son pouvoir. L’honnêteté commande de dire qu’il ne prend aucun risque. Selon l’Equipe, l’entraîneur parisien a prolongé son contrat jusqu’en 2027 en octobre (1), ce qui ferait de lui un homme immensément riche d’indemnités de licenciement dans le cas, improbable, où le club déciderait de se séparer de lui. Et il ne se trouve pas un joueur parisien pour moufter et mettre le doigt sur les difficultés de l’équipe de la capitale sur le front européen.

INTENSITÉ ATHLÉTIQUE

A Manchester, en revanche, c’est la bouteille à l’encre. L’ailier gauche Phil Foden a pointé des carences physiques, qui expliqueraient les difficultés récurrentes en fin de match. Il éclaire ainsi rétrospectivement un aspect trop souvent éclipsé par le dévouement collectif et la qualité technique aveuglante des Citizens : l’intensité athlétique des joueurs. Et leur volonté de faire mal. Elle marche avec le mental, et le retour de cette «confiance» dont Guardiola n’en finit plus de se languir. En attendant, il a mis de l’eau dans son vin. Le jeu est plus direct. Et plus centré que jamais autour de l’avant-centre norvégien Erling Haaland, qui vient de signer une prolongation de contrat jusqu’en 2034 (!) frôlant le million de livres sterling (1,18 million d’euros) de salaire par semaine. Un CDI qui ne dit pas son nom. Et le message émis d’un Haaland devant survivre à son coach à Manchester City, Guardiola ayant à plusieurs reprises évoqué une forme de lassitude et le fait qu’il n’était pas éternel au club. La course des planètes s’inverse doucement. Quel que soit le verdict du match contre City ou celui du déplacement à Stuttgart dans une semaine, Luis Enrique, lui, pourra toujours se lever le matin pour constater que le soleil parisien ne s’est levé que pour lui et bombarder un arrière droit ailier gauche. Indifférence de Doha aux résultats secs, conscience aussi que la politique du Paris-SG se joue dans des arcanes où il n’est pas plus invité que le biotope parisien qui héberge le club, l’intuition sans doute que ça durera ce que ça durera : autant y puiser une manière de liberté. Et, qui sait, s’amuser un peu.

(1) Elle n’a pas encore été officialisée par le club.

***

Luis Enrique e Pep Guardiola, due cartoni animati

Questo mercoledì al Parco dei Principi, la partita decisiva tra i club parigino e mancuniano per assicurarsi un futuro in Champions League vedrà di fronte due allenatori accomunati dallo stesso tropismo collettivo ma alle prese con risultati deludenti.

Mentre per quindici anni è rimasto in conferenza stampa, Guardiola ha mostrato la sua sofferenza mentale in interviste inedite.

di Gregory Schneider - Libération

Un dramma senza tempo: lì subito, ma anche nel tempo. Il Paris-SG riceve questo mercoledì al Parco dei Principi un Manchester City appena migliore (un punto in più, sull'orlo della non-qualificazione per i sedicesimi) in questa Champions League e, ovunque ci si rivolga ad entrambe le parti della Manica, la tragedia è nell'aria. È tutto lì. I personaggi illustri, i conflitti interiori, il destino sfortunato e un pubblico che, appena capirà cosa ha davanti agli occhi e non è facile, si getterà sui due club come la miseria sugli inferi.

Non stiamo parlando solo di credenze. Ma di una ferrea doxa collettiva. Condivisa, almeno superficialmente, dai due allenatori più radicali del pianeta calcio. Si daranno battaglia questo mercoledì: Luis Enrique sulla panchina del Paris, Josep Guardiola su quella del City, entrambi 54enni. Il primo non si è fatto soffiare il naso sabato, dopo il successo dei parigini (2-1) a Lens: “L'idea di calcio difeso da Pep Guardiola è meravigliosa. Anche il mio. Il Parco dei Principi ci aspetta”. E il fondo della classifica, vale a dire una possibile eliminazione prima degli ottavi, per il perdente, si è dimenticato di aggiungere.

I giornalisti presenti non erano più una provocazione. Ad Artois, l'asturiano ha interpretato il ruolo del piccolo chimico in una misura senza precedenti. Non meno di cinque giocatori sono stati spostati dal loro ruolo preferito, tra cui il terzino sinistro Nuno Mendes posizionato a centrocampo, come staffettista, per la prima volta nella sua vita. "È la sua versatilità che mi ha spinto a utilizzarlo in quella posizione", ha detto Luis Enrique. È uno dei giocatori che provoca più squilibri. È capace di triangolare [con due compagni, ndr], di dare ampiezza al gioco, di giocare da centravanti [posizione che il portoghese neanche ha mai occupato]... Per me è il giocatore che offre più opzioni e lo adoro.

LUNGO APPRENDIMENTO

Lo capiamo bene, ma le iniziative di Luis Enrique aprono due possibili letture. A volte sostiene l'indebolimento del giocatore come mezzo per costringerlo a riscoprire se stesso e trovare risposte in situazioni scomode. Se i giocatori restano in silenzio, alcuni dei loro agenti avvisano off the record di una forma di contesa volta a indebolire gli stessi giocatori, la statura e la potenza di Luis Enrique emergono più forti al confronto. Guardiola, che ha preceduto il suo connazionale di sei stagioni sulla prestigiosa panchina del Barcellona dove giocava Lionel Messi, non l'ha mai sperimentato. Il catalano è la sua antitesi. Il suo ex attaccante del Barça, Thierry Henry, lo ha addirittura definito il campione del gioco "di posta", dove nessuno mette mai piede nella zona del vicino perché quest'ultimo la occupa molto meglio del compagno. Luis Enrique gioca con la versatilità. Iper-specializzazione di Guardiola. Dobbiamo guardare oltre.

Se la reale portata della caduta del castello mancuniano negli ultimi mesi è difficile da misurare, il quadro è noto: sei degli ultimi sette titoli di Premier League, che rappresenta (di gran lunga) il campionato più competitivo e impegnativo del pianeta, un'eccellenza esportata in tutti questi anni sul fronte di una Champions League dove nessuno avrà dominato gli “Sky Blues” nel gioco e un allenatore che avrà fondato la propria chiesa, il “Guardiolismo”. Consacrando, per dirla in breve, il primato del disegno collettivo in ogni fase dello sviluppo della squadra, dall'ingaggio alla partita passando per la progressione del giocatore in una direzione esclusiva tracciata dall'allenatore. Da diversi mesi i Citizens remano controcorrente. Vincere solo una partita su due (11 su 22 in Premier League, due su sei in Champions League), subire sconfitte (1-4 in campo allo Sporting Lisbona a inizio novembre) e vedere in panchina un allenatore, Guardiola, che si tortura.

Il naso e il cranio graffiati e sanguinanti dopo il pareggio con il Feyenoord a fine novembre: “Volevo farmi del male”. Se negli ultimi quindici anni si è sempre tenuto lontano dalle conferenze stampa, il catalano ha mostrato la sua sofferenza mentale anche in interviste inedite. La settimana scorsa, a Brendford, quando la sua squadra era in vantaggio di due gol (2-2 alla fine) nei minuti finali, l'allenatore catalano ha stupito il pubblico invocando l'assenza di... giocatori alti. Un campione del possesso palla (80% nelle sue grandi serate), del gioco rasoterra e della gestione meticolosa degli spazi, tutte cose che richiedono un lungo apprendistato e un'immensa capacità di lettura e comprensione nei giocatori incaricati di interpretare i suoi princìpi, che improvvisamente si affida alla preistoria del gioco? O a giocatori alti 1,90m che vanno a raccogliere i palloni lunghi che sono la norma nel calcio amatoriale di tutto il mondo? È difficile dirlo.

PICCOLA MORTE

Ogni consulente in Inghilterra si è cimentato in questa impresa. Per dire che i Citizens si sono salvati grazie al declino dei loro giocatori più forti. Ilkay Gundogan ha 34 anni, un'età non da poco in un campionato inglese estremamente esigente.

Kevin De Bruyne ha 33 anni e viene da un'annata piena di infortuni. Il vincitore del Pallone d'Oro Rodri è in riabilitazione almeno fino ad aprile dopo la rottura del legamento crociato anteriore del ginocchio destro. E Bernardo Silva, che stagione dopo stagione è diventato una via di mezzo tra il primo violino di Guardiola e la sua controfigura in campo, si sta lamentando sia dietro le quinte sia in campo. La morte di una fantasia: e se Guardiola non fosse mai stato granché senza di loro? Se il tecnico mancuniano fosse esistito solo grazie alle loro qualità individuali e a un senso collettivo che ha saputo certamente esasperare (nessuno dei suoi uomini era forte la metà di quelli arrivati nel nord dell'Inghilterra) ma che apparteneva prima di tutto ai giocatori, visto che non ce ne sono molti a questo livello capaci di assumere l'auto-dimenticanza professata dal loro allenatore?

Anche Luis Enrique ha affrontato questo sospetto dal suo arrivo al Paris-SG nel luglio 2023 e anche prima, durante il suo mandato in due fasi (2018, poi 2019-2022) alla guida della nazionale spagnola. Predica il collettivo al di sopra dei giocatori, cioè di se stesso. È una narrazione che si adatta a quella ispirata da Doha, dopo il circo costante degli anni in cui Neymar e Kylian Mbappé hanno convissuto nel club, ed è per questo che l'asturiano ha il posto. Tuttavia, la realtà del campo e le dimensioni modeste della squadra stanno erodendo questa immagine. Con meno di un gol a partita in Champions League, anche il cammino interno in Ligue 1 (14 vittorie e 4 pareggi in 18 partite) viene descritto come una farsa, con la disparità di risorse che esalta meccanicamente le prestazioni dei parigini. E si dice che la narrazione ufficiale, “vincere è più facile senza Lionel Messi o Mbappé che con”, per dirla in breve, non va oltre i confini della Francia. Ed è proprio questo l'obiettivo del City. A quanto pare, a Luis Henrique non importa. 

A metà novembre, a un giornalista che gli faceva notare l'inefficacia dell'attacco parigino: “C'est la vie, mon amour”. Il 15 gennaio, dopo una desolante qualificazione agli ultimi 16 anni della Coupe de France per mano dei dilettanti dell'Espaly (N3, 5° livello): “La squadra sta attraversando uno dei momenti migliori della stagione”. Sabato a Lens: “Cerco di aiutare la squadra. A volte ci riesco, a volte no”. Spostatevi, non c'è niente da vedere. Di fronte alle difficoltà, Guardiola si è dimostrato un seduttore, cercando di tenere insieme le cose suscitando una forma di empatia. Anche la sofferenza fa parte della vita e non la apprezziamo abbastanza”, ha spiegato a Sky Sport. La gente pensa che si debba sempre essere felici. Ma è un'idea sbagliata. La vita è fatta di alti e bassi”. L'allenatore parigino, invece, vuole essere provocatorio, come se mettesse alla prova la sua indipendenza di spirito e il suo potere. L'onestà impone di non correre alcun rischio. Secondo L'Equipe, l'allenatore parigino ha prolungato il suo contratto fino al 2027 in ottobre (1), il che lo renderebbe un uomo immensamente ricco in termini di indennità di licenziamento nell'improbabile caso in cui il club decidesse di separarsi da lui. E non c'è giocatore parigino che non sottolinei le difficoltà della squadra della capitale sul fronte europeo.

INTENSITÀ ATLETICA

A Manchester, invece, si parla solo di cose concrete. L'ala sinistra Phil Foden ha indicato nelle carenze fisiche la ragione delle ricorrenti difficoltà nel finale di partita. A posteriori, fa luce su un aspetto troppo spesso messo in ombra dalla dedizione collettiva e dalla qualità tecnica accecante dei Citizens: l'intensità atletica dei giocatori. E la loro volontà di fare male. È tutto merito della forza mentale e del ritorno di quella “fiducia” di cui Guardiola non può fare a meno. Nel frattempo, ha messo un po' d'acqua nel suo vino. Il gioco è più diretto. E l'attenzione è più che mai rivolta al centravanti norvegese Erling Haaland, che ha appena firmato un prolungamento del contratto fino al 2034 (!) con uno stipendio di quasi 1 milione di sterline (1,18 milioni di euro) a settimana. Un contratto a tempo indeterminato che non dice il suo nome. E il messaggio che viene lanciato è che Haaland dovrà sopravvivere al suo allenatore al Manchester City, visto che Guardiola ha più volte parlato di una sorta di stanchezza e del fatto che non sarebbe rimasto al club per sempre. Il corso dei pianeti si sta lentamente invertendo. Qualunque sia il verdetto della partita contro il City o della trasferta di Stoccarda tra una settimana, Luis Enrique potrà comunque svegliarsi al mattino per scoprire che il sole parigino è sorto solo per lui e bombardare un terzino destro di sinistra. L'indifferenza di Doha per i risultati secchi, la consapevolezza che la politica del Paris-SG si gioca in misteri a cui lui non è più invitato del biotopo parigino che ospita il club, e l'intuizione che durerà finché durerà: potrebbe anche trarne una sorta di libertà. E, chissà, divertirsi un po'.

(1) Non è ancora stato ufficializzato dal club.

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