Le temps des promesses


24 Feb 2025 - L'Équipe
Y.H.

Un an après son arrivée chez UAE, Pavel Sivakov a retrouvé la victoire, une première depuis 2023.

"C’était une grande semaine. 
J'avais la meilleure équipe autour de moi"
   - PAVEL SIVAKOV

Au coeur de l’hiver, au temps des promesses qu’on s'impose, Pavel Sivakov avait plutôt coché des courses à venir, « Paris-Nice, le Tour de Catalogne et les ardennaises », mais le coureur francorusse (27 ans) a fini par scorer plus tôt, au terme d’un Tour d’Andalousie qu’il a remporté devant Clément Berthet, Tom Pidcock et du beau monde (Maxim Van Gils, son coéquipier Tim Wellens, Marc Soler, Johannes Staune Mittet, tous dans le top 10).Bien entouré par son équipe, Pavel Sivakov (au centre) a renoué avec la victoire hier en Andalousie

Une renaissance pour l’un des lieutenants de Tadej Pogacar chez UAE Team Emirates, lui qui n’avait plus gagné depuis septembre 2023 et le Tour de Toscane. Et il faut même remonter à( beaucoup) plus loin pour se souvenir qu’il avait levé les bras sur une épreuve World Tour. En août 2019, sous les couleurs d’Ineos – ce qui se faisait de mieux à l’époque –, Sivakov avait terminé en tête du classement général du Tour de Pologne, au terme de sa saison la plus riche et prometteuse (9e du Giro). Ensuite, le garçon né à San Dona di Piave (Italie), de parents russes avant de migrer en France à l’âge de six mois avec sa famille, avait perdu le fil de sac arrière, émotionnelle ment touché par sa précocitéau plus haut niveau, des variations de poids qu’il ne parvenait pas à gérer et une place qu’il ne trouvait plus au sein de la formation britannique. Jusqu’à son départ, il y a un an, pour la for mat io né mi rien ne, qui le suivait depuis un moment. La saison dernière, de son propre aveu, Si- vakov a « passé un cap. Malgré une tendinite en début de saison, j’ai très bien fini, je n’ai que du positif à retenir de mon changement (d’équipe), cela m’a fait du bien. Je retrouve de la confiance, c’est clair, plus mentalement encore que physiquement. Je retrouve cet esprit d’attaquant que j’avais chez les Espoirs et que j’avais perdu ces dernières années. »

En janvier, lors d’un stage de préparation à Calpe, celui qui est suivi par un coach mental avait alors « hâte de débuter 2025 ». Débarrassé de cette obsession de la perfection qui pouvait le miner, il se voulait ambitieux et pas seulement sur le plan collectif : « La victoire, ça me manque, j’ai perdu un peu ça alors que je gagnais beaucoup chez les jeunes. Il me manque ce petit truc dans le final, cet instinct de vainqueur. La prochaine étape, plus qu’un objectif, c’est de retrouver la victoire. Gagner un Tour avec Tadej (Pogacar, comme l’été dernier), j’aime ça mais si je n’ai pas mes propres opportunités, je ne serai pas heureux. »

Hier, il a terminé avec le peloton et une marge suffisante au général sur Clément Berthet, acquise au terme de la deuxième étape à Torre del campo : « C’était une grande semaine. Les deux premiers jours d'ouverture ont été les plus difficiles et c'est là que j'ai réussi à prendre (il a terminé leejaune deux fois à la 3 place). Après ça, j'avais la meilleure équipe autour de moi. Ils ont fait un travail incroyable. Il y a eu des moments stressants, mais l’équipe m’a bien entouré et nous avons pu ramener le maillot. Je suis super heureux .»

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