GRAND CHELEM


Intense et terriblement efficace, le PSG a marché sur Stuttgart et affrontera soit Monaco, soit Brest en play-offs. Ensuite, si tout va bien ? Liverpool ou Barcelone.

La supériorité du PSG, presque embarrassante, a fait passer les joueurs de Stuttgart pour des petits garçons

Lille 6-1 Feyenoord Rotterdam / Inter Milan 3-0 Monaco / Brest 0-3 Real Madrid / VfB Stuttgart 1-4 Paris-SG

Les quatre clubs françaisança en lice poursuivent leur campagne européenne. Lille, impressionnant vainqueur de Feyenoord, accède directement aux 8 es de finale. Le PSG, porté par un triplé de Dembélé à Stuttgart, affrontera en play-offs Brest ou Monaco. 

UN DOUBLE HORIZON

30 Jan 2025 - L'Équipe
VINCENT DULUC

STUTTGART (ALL) – C’était bien la peine d’avoir fait attendre son monde jusqu’à la dernière journée et de ne même pas se faire peur, d’éparpiller Stuttgart (4-1) en quelques minutes, pour passer la soirée, plutôt, à envisager son nouvel horizon et ses adversaires possibles en play-offs de la Ligue des champions, en essayant de comprendre quelque chose à cet univers inédit.

Le PSG aura, d’abord, réussi à renverser une situation bancale et inquiétante en remportant ses trois dernières rencontres de C1, en s’arrachant au reproche de son déclassement et en donnant, surtout, des signes que sa jeune équipe était en train de grandir. Il aura, d’un même élan, écarté de son chemin immédiat d’autres grands d’Europe, en terminant à une 15e place qui lui va un peu mieux au teint, et en se voyant proposer soit Monaco, soit Brest, incroyable chance, incroyable poisse, toutes les lectures sont possibles selon les affections.

Mais s’il est toujours le moment de rappeler que Paris a perdu un seul match contre une équipe française depuis septembre 2023, face à Toulouse (1-3), en mai dernier, alors qu’il était déjà champion, il n’y a pas de monde parfait : les Parisiens, en cas de qualification, reverraient Barcelone ou Liverpool, et ce serait une autre histoire. Cinq fois éliminé en huitièmes de finale de la C1 lors des huit dernières saisons, le PSG aurait probablement à croiser d’anciens fantômes, alors, considérant l’opposition, et Luis Enrique avoir une chance sur deux de revivre ce qu’il avait appelé «un cauchemar» , la saison dernière, à l’occasion de son retour en Catalogne. Mais ni le club parisien ni son entraîneur n’en sont là, et en attendant, ils croiseront plutôt Brest, dès samedi, histoire de visiter de près l’un de leurs deux adversaires possibles.

Il y avait un gouffre, hier soir, entre le PSG et Stuttgart, qui a plutôt semblé moins fort qu’Espaly, mais surtout entre cette équipe parisienne intense, efficace, transformée par la capacité soudaine de ses attaquants à s’occuper de tout, et le Paris étriqué de l’automne. Le PSG, qui aborde la fin de l’hiver et ses matches européens sur un fil, a bien changé, et joliment grandi : ce n’est plus la même vie, dans ce jeu, quand on marque en fermant les yeux, que la cage semble soudain immense, et que l’on mène 3-0 au bout d’une demi-heure après avoir tiré quatre fois au but.

Depuis si longtemps attendue, l’efficacité du PSG aura valorisé tout le reste, le pressing, le contre-pressing, cette manière de torturer une équipe ordinaire dans les grandes largeurs, le plus souvent, et dans la profondeur, presque toujours. On savait que Stuttgart n’avait pas une équipe à casser trois pattes à un canard, mais la supériorité parisienne aura été presque embarrassante, par moments, faisant passer les joueurs allemands pour des petits garçons, dominés techniquement, volatils dans les duels, asphyxiés par la pression.

Cela restera la grande soirée d’Ousmane Dembélé, auteur d’un triplé magnifique : caviar de Bradley Barcola (17e), frappe puissante du droit (35e), une-deux avec Achraf Hakimi et joliment fini, sans élan (54e), l’ailier international adore jouer dans l’axe, à l’évidence, et sa série de 12 buts sur les 8 derniers matches lui fait passer la meilleure période de sa vie devant le but, ce qu’il doit aussi à la manière dont Luis Enrique l’a poussé à se réinventer.

Des attaquants qui ont comblé progressivement le vide laissé par Mbappé

Alors même que le football européen a l’habitude de se transformer en monde impitoyable, après sa première phase, qui a distancé à peu près les mêmes battus que d’habitude, le PSG a presque pris un peu d’avance pour la suite, face à l’urgence, en retrouvant la puissance offensive qui lui manquait. Par-delà le constat que Paris ne parvient toujours pas à ne pas prendre de but, quel que soit le contexte (un seul clean sheet sur les dix derniers matches), le club parisien va s’avancer vers l’Europe avec des attaquants qui ont fini par combler progressivement, à deux, une partie du vide laissé par Kylian Mbappé.

Barcola, buteur de la tête sur son premier ballon (6e), hier soir, après un corner de Dembélé dévié par Désiré Doué, a retrouvé de la légèreté et de la confiance devant le but, et même s’il a toujours été un attaquant cyclique, comme beaucoup de jeunes hommes de son âge (22 ans), il peut espérer que ce cycle le mène au pied du printemps.

Avec un milieu qui a franchi un palier, lui aussi, dans l’impact au niveau européen, le PSG semble armé, ainsi équipé, pour demeurer quelque temps encore trop fort pour les autres équipes françaises, et faire mal dormir celui qui rêvait de grands horizons et prendra un vol intérieur.

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Grande Slam

Intenso e terribilmente efficace, il PSG ha battuto lo Stoccarda e ora affronterà il Monaco o il Brest negli spareggi. Poi, se tutto va bene, Liverpool o Barcellona.

La superiorità quasi imbarazzante del PSG ha fatto sembrare i giocatori dello Stoccarda dei ragazzini.

Lilla 6-1 Feyenoord Rotterdam / 
Inter Milano 3-0 Monaco / 
Brest 0-3 Real Madrid / 
Stoccarda 1-4 Paris-SG

I quattro club francesi in lizza continuano la loro campagna europea. Il Lille, che ha vinto in modo impressionante contro il Feyenoord, passa direttamente agli ottavi. Il PSG, forte della tripletta di Dembélé a Stoccarda, affronterà il Brest o il Monaco negli spareggi. 

30 gennaio 2025 - L'Équipe
VINCENT DULUC

STUTTGART (GER) - È valsa la pena di far aspettare tutti fino all'ultima giornata di campionato e senza nemmeno spaventarsi, liquidando lo Stoccarda (4-1) nel giro di pochi minuti, per passare invece la serata a contemplare il nuovo orizzonte e i possibili avversari negli spareggi di Champions League, cercando di capire qualcosa di questo nuovo universo.

Innanzi tutto, il PSG è riuscito a ribaltare una situazione traballante e preoccupante vincendo le ultime tre partite di Champions League, scrollandosi di dosso il rimprovero per l'eventuale eliminazione e, soprattutto, mostrando segni di crescita della sua giovane squadra. Allo stesso tempo, il club ha spinto altri giganti europei fuori dal suo percorso immediato, concludendo con un 15° posto leggermente migliore e ricevendo la possibilità di giocare a Monaco o a Brest.

Ma se è sempre bene sottolineare che il Paris ha perso solo una partita contro una squadra francese dal settembre 2023, contro il Tolosa (1-3) lo scorso maggio, quando già era campione, non esiste un mondo perfetto: se i parigini si qualificassero, vedrebbero di nuovo il Barcellona o il Liverpool, e sarebbe un'altra storia. Essendo stato eliminato dagli ottavi di Champions League cinque volte nelle ultime otto stagioni, il PSG dovrebbe probabilmente affrontare alcuni vecchi fantasmi, considerando l'avversario, e Luis Enrique avrebbe il 50% di possibilità di rivivere quello che ha definito “un incubo” la scorsa stagione al suo ritorno in Catalogna. Ma né il club parigino né il suo allenatore sono arrivati a questo punto, e nel frattempo sabato affronteranno il Brest per vedere da vicino uno dei due possibili avversari.

C'è stato un abisso ieri sera tra il PSG e lo Stoccarda, apparso più debole dell'Espaly, ma soprattutto tra questa squadra parigina intensa, efficiente, trasformata dall'improvvisa capacità dei suoi attaccanti di occuparsi di tutto, e il Paris dell'autunno. Il PSG, che si avvia alla fine dell'inverno e alle partite europee sul filo del rasoio, è cambiato molto, ed è cresciuto bene: non è la stessa vita, in questo gioco, quando si segna a occhi chiusi, quando il gol sembra improvvisamente immenso, e quando si è in vantaggio per 3-0 dopo mezz'ora dopo quattro tiri in porta.

L'efficienza tanto attesa del PSG non è stata solo il pressing, il contro-pressing, questo modo di torturare una squadra normale negli spazi per gran parte del tempo e in profondità per quasi tutto. Sapevamo che lo Stoccarda non era una squadra con cui scherzare, ma la superiorità dei parigini è stata a tratti quasi imbarazzante, facendo sembrare i giocatori tedeschi dei ragazzini, dominati tecnicamente, incostanti nei duelli e soffocati dalla pressione.

È stata però la grande serata di Ousmane Dembélé, autore di una splendida tripletta: passaggio di Bradley Barcola (17°), destro potente (35°), uno-due con Achraf Hakimi e conclusione deliziosa, senza slancio (54°), l'ala della nazionale ama chiaramente giocare in mezzo e la sua serie di 12 gol nelle ultime 8 partite gli ha regalato il miglior periodo della sua vita davanti alla porta, e che deve anche al modo in cui Luis Enrique lo ha spinto a reinventarsi.

Attaccanti che hanno gradualmente riempito il vuoto lasciato da Mbappé

In un momento in cui il calcio europeo ha l'abitudine di trasformarsi in un mondo spietato, dopo una prima fase in cui ha superato gli stessi di sempre, il PSG ha quasi preso il largo riscoprendo la potenza d'attacco che gli mancava. Al di là del fatto che i parigini non riescano ancora a mantenere un clean sheet, in qualsiasi contesto (solo uno nelle ultime dieci partite), il club parigino avanza in Europa con attaccanti che hanno gradualmente, in coppia, riempito un po' del vuoto lasciato da Kylian Mbappé.

Barcola, che ieri sera ha segnato con un colpo di testa al primo pallone (6°) dopo che un corner di Dembélé era stato deviato da Désiré Doué, ha ritrovato leggerezza e sicurezza davanti alla porta e, pur essendo sempre stato un attaccante ciclico, come molti giovani della sua età (22 anni), può sperare che questo ciclo lo porti all'inizio della primavera.

Con un centrocampo che ha raggiunto un nuovo livello di impatto anche a livello europeo, il PSG sembra destinato a rimanere troppo forte per le altre squadre francesi ancora per un po', e a far dormire chi sognava grandi orizzonti e prenderà il volo interno.

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CHAPEAU BAS

La première édition de la nouvelle formule de la Ligue des champions, façon saison régulière, aura donc été remportée par Liverpool, qui aurait sans doute réalisé le Grand Chelem si Arne S lot n’ avait pas aligné son équipe bisau PSVE indhov en. Le FC Barcelone, pourtant battu dès lapremière journée par l’ AS Monaco, a terminé sur les talons des Reds. Un soir où Manchester City, le champion d’ Europe 2023, a sauvé sa peau et son honneur après avoir frôlé l’humiliation. Les vingt-quatre premiers sont à peu près ceux qu’ on attendait, mais pas forcément dans cet ordre-là, et le RB Leipzig est sans doute l’éliminé le moins attendu. Chacun appréciera la nouvelle donne, son Championnat et son multiplex en bouquet final. Mais vu de notre fenêtre, il n’y a que quelques mots à dire aux quatre représentants français: chapeau bas, bravo et encore merci. La France est ce matin le seul pays du top 5 européen, avec l’Angleterre, à avoir qualifié l’intégralité de ses clubs. C’est un exploit considérable et il faudra un peu de temps pour comprendre et ré écrire ce qu’il s’est vraiment passé depuis la première journée de cette compétition, àl ami-septembre. Maison se souviendra de la jeunesse et du panache des pépites Monégasques, de la fraîcheur et de l’envie des magnifiques Brestois, du parcours totalement décomplexé et hallucinant des Lillois, finalement septièmes, un point devant le Real, le Bayern et l’AC Milan. Et du sursaut d’orgueil des Parisiens, dont le savoir-faire et les croyances les auront sortis du précipice et du crash industriel, en allant chercher neuf points sur neuf dans le mo ne y-ti me. En quelques flashs et pour faire court, l’histoire a été la suivante et personne n’aurait songé à l’écrire ainsi. Le L OS C de Bruno G en es io, l’ homme qui a réussi partout et battu les meilleurs entraîneurs du monde, s’est offert le Real et l’Atlético. Il a étrillé le Feyenoord, il a fait match nul contre la Juventus et a tenu Liverpool en échec à Anfield jusqu’à trente minutes de la fin. Brest a gagné à Salz bourg, à Prague et contre Eind hov en. Le club breton a accroché le Bayer Lever ku sen, champion d’ Allemagne, et a été à un genou de revenir à 1-1 contre le Real, hier soir, à Guingamp (0-3). Tout cela lors de sa première campagne européenne et sans pouvoir jouer dans son stade. Les Monégas qu es? Ils auront été les seuls à battre le Barça, avant de renverser Bologne, l’Étoile Rouge de Belgrade et Aston Villa. Et si Paris n’a sans doute fait que son boulot–mais ni plus ni moins quele Real, le Bayern ou City–, i la su revenir de nulle part, et notamment d’ un temps de passage quasiment éliminatoire, avec ses quatre points en cinq match es. Et maintenant, place aux play-offs, et au BrestParis-SGouauMonaco-Paris-SGquinous attend bientôt. Celui-là non plus, on ne sait pas trop ce qu’il nous réserve…

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Giù il cappello

La prima edizione del nuovo formato di stagione regolare della Champions League è stata vinta dal Liverpool, che avrebbe ottenuto il Grande Slam se Arne Slot non avesse schierato il PSV Eindhoven versione seconda squadra. 

Il Barcellona, battuto nella giornata inaugurale dall'AS Monaco, ha chiuso alle spalle dei Reds. In una serata in cui il Manchester City, campione d'Europa 2023, ha salvato la pelle e l'onore dopo aver sfiorato l'umiliazione. 

Le prime ventiquattro classificate sono più o meno quelle che ci aspettavamo, ma non necessariamente in quest'ordine, e il Lipsia è probabilmente la squadra meno attesa tra quelle eliminate. 

Tutti apprezzeranno la nuova situazione, il suo campionato e il suo multiplex come bouquet finale. Ma visti dalla nostra finestra, ci sono solo poche parole da dire alle quattro rappresentanti francesi: tanto di cappello, brave e grazie ancora. 

Questa mattina, la Francia è l'unico Paese della top 5 europea, insieme all'Inghilterra, ad aver qualificato tutti i suoi club. È un risultato notevole, e ci vorrà del tempo per capire e riscrivere ciò che è realmente accaduto dal primo giorno di questa competizione a settembre. 

La Maison ricorderà la gioventù e il brio delle pepite del Monaco, la freschezza e la voglia dei magnifici giocatori del Brest, la prestazione totalmente disinibita e incredibile del Lille, che alla fine si è classificato settimo, un punto davanti a Real Madrid, Bayern e Milan. E un sussulto d'orgoglio dei parigini, il cui know-how e la cui determinazione sono stati determinanti per il successo. 

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