LE DÉFI D’ALAF


Alors que Totalenergies souhaitait également le recruter cette saison, 
le Français s’est engagé pour trois ans avec la formation suisse.

Après onze saisons chez Quick-step, Julian Alaphilippe s’est lancé un nouveau défi en rejoignant Tudor Pro Cycling durant l’hiver, avec qui il espère disputer le Tour de France prochainement.

«J’AI TOUT DE SUITE SENTI SA MOTIVATION. ÇA M’A IMPRESSIONNÉ» 
   - FABIAN CANCELLARA, MANAGER DE L’ÉQUIPE TUDOR

Par Robin Wattraint
31 Jan 2025 - Vélo Magazine

Tout ou presque a changé pour Julian Alaphilippe cet hiver. Mais il y a des choses qui restent : son bouc et ses blagues, notamment. Recrue phare de Tudor Pro Cycling durant l’intersaison, le Français de 32 ans était l’une des attractions de la sphère cycliste, début janvier en Espagne lors de la conférence de presse de l’équipe suisse. Interrogé sur sa relation avec l’autre transfuge hivernal de renom, Marc Hirschi, il a étalé sa répartie pour surprendre l’audience : « Horrible. » Rigolard, il a ensuite expliqué tout le bien qu’il pense de son nouveau coéquipier. Au moment de débuter sa nouvelle aventure, Julian Alaphilippe affiche le sourire qu’on lui a toujours connu, même dans les moments compliqués.

« J’ai tout simplement écouté mon coeur, mon instinct, comme je l’ai toujours fait, disait-il en août dernier dans les colonnes de L’équipe, juste après l’officialisation de son arrivée chez Tudor. Et à partir de là, ça m’a libéré. » Il en a dit un peu plus, début janvier, après avoir rencontré ses coéquipiers lors d’un premier stage au mois de décembre. « C’était le bon moment pour moi. Au cours de ma carrière, j’ai connu beaucoup d’émotions. Je sentais que c’était le moment de voir quelque chose de nouveau, qui me motive d’une nouvelle façon. » Le Français avait quelques connaissances au sein de la formation suisse : Matteo Trentin, un de ses proches coéquipiers durant quatre saisons chez Quick-step, et Ricardo Scheidecker, membre du staff de l’équipe belge entre 2019 et 2022. Deux personnes qui l’ont aidé à faire son choix et à savoir où il mettrait les pieds en signant avec Tudor.

Choix cornélien

Il y a aussi eu quelques discussions avec le patron de l’équipe, Fabian Cancellara. Retraité depuis 2016, le Suisse a peu croisé Alaphilippe sur la route. Les deux hommes ne se sont côtoyés en course que lors du Tour de France 2016 et des JO qui ont suivi. Mais ils parlent le même langage. Cancellara l’appelle déjà « Loulou », le surnom dont a hérité le Français ces dernières années. « Je n’étais pas intéressé pour recruter quelqu’un qui allait juste nous ouvrir des portes ou qui a un gros palmarès, détaille-t-il. Je voulais savoir quelle était sa motivation. J’ai donc passé quelques coups de téléphone à “Loulou”, et ma question c’était : “Que veux-tu ? Pourquoi tu fais du vélo ?” J’ai tout de suite senti sa motivation. Ça m’a impressionné. »

Pour Alaphilippe, choisir n’a pas été évident. « Le fait que je pense souvent beaucoup aux autres a rendu cette décision difficile, par rapport aux équipes, aux personnes que j’allais décevoir, racontait-il l’été dernier. Ça m’a pris beaucoup d’énergie, ça m’a embêté aussi. Je suis reconnaissant de l’intérêt qu'il y a eu pour moi, avec de beaux projets, mais à la fin, il a fallu que je pense à moi pour prendre la bonne décision. » Il reconnaît que le projet de Totalenergies a été le plus difficile à refuser.

« Pour remonter un peu le fil, ça fait quelques années que je connais leur intérêt pour moi. C’était un peu l’année ou jamais pour que je les rejoigne, ils avaient vraiment beaucoup d’ambitions. Je savais qu’ils seraient déçus, après ils l’ont pris d'une manière très professionnelle. Ils m’ont compris.

C’était dur parce que je sais qu'ils avaient vraiment envie que le projet aboutisse. » Ce fut le prix à payer pour débuter cette idylle avec Tudor et tourner la page d’une histoire d’amour mal terminée avec Quick-step. Passé professionnel dans l’équipe belge en 2014, il y a connu ses plus grands succès avant de terminer, depuis trois ans, avec des résultats moins flamboyants et une relation très compliquée avec son manager, Patrick Lefevere. Au printemps 2021, au sommet de son art entre ses deux titres de champion du monde, il avait pourtant signé un nouveau contrat.

Nouveau chapitre

Son salaire annuel était alors estimé à 2,3 millions d’euros. Mais une grave chute sur Liège-Bastogne-liège un an plus tard, puis des résultats en berne, ont déclenché les premières piques de Lefevere dès la fin de saison 2022. Début 2023, le manager de Quick-step, habitué à chahuter publiquement ses leaders, en remettait alors une couche dans la presse locale. « Il me doit une revanche, disait-il. Julian a un salaire de champion mais il doit confirmer qu’il en est toujours un. » Mais Julian Alaphilippe ne gagne que deux courses dans la saison, dont une étape du Dauphiné. L’équipe se recentre autour de Remco Evenepoel et Patrick Lefevecompris. re semble vouloir se débarrasser de son double champion du monde. En février 2024, il se livre à une attaque personnelle sur l’hygiène de vie de son coureur et sa relation avec Marion Rousse. La sortie médiatique de trop. Après onze saisons, il devient évident que l’histoire avec Quickstep n’ira pas plus loin.

Chez Tudor, « Alaf » ouvre donc un nouveau chapitre qui pourrait être le dernier de sa carrière. « Je ne le sais pas encore et je n’y pense pas vraiment », avance-t-il. En attendant d’y réfléchir, il a un défi devant lui : aller sur le Tour de France avec sa nouvelle équipe. Écarté de la sélection de Quick-step pour la Grande Boucle en 2022 et 2024, il n’a disputé qu’une seule des trois dernières éditions. « Plus je me rapproche de la fin de ma carrière, plus j’ai envie d’y être », assure le Français. L’équipe suisse, elle, s’y verrait bien dès 2025. « On espère y participer et on est des compétiteurs, donc on serait déçus de ne pas y être, souligne Sylvain Blanquefort, l’un des directeurs sportifs. Mais si c’est le cas, on se remettra au travail pour montrer nos qualités et notre état d’esprit sur les courses. »

Tudor a une bonne tête de favori, avec le recrutement d’alaphilippe et Hirschi en plus d’une invitation déjà validée sur Paris-nice, où le sprinteur maison Arvid de Kleijn avait levé les bras l’an passé. Depuis 2020, l’organisation du Tour de France a toujours communiqué le nom des équipes invitées avant la mi-février. L’heure est donc à l’attente, sans doute plus pour très longtemps. Mais Fabian Cancellara promet que l’arrivée d’alaphilippe n’a pas été pensée pour être invité sur la Grande Boucle dès cette année. « Évidemment, ça aide, reconnaît-il. Mais si on s’arrête à ça, on n’atteindra pas les objectifs que l’on a, on n’ira pas où on veut aller. Ne voir que le fait qu’il nous ouvre des portes ferait s’écrouler le reste. »

Pour le plaisir

Le patron espère surtout retrouver le Julian Alaphilippe d’il y a quelques années, virevoltant sur le vélo. « Je lui ai dit que je le voulais heureux, qu’on le supporterait et que le reste viendrait, explique Cancellara. Si Julian sourit, s’il est heureux quand il rentre chez lui et quand il vient en course, alors je suis heureux. Parce qu’il aura encore plus de motivation et il nous amènera où on veut aller. » Une philosophie qui correspond bien au principal intéressé, dont la reprise est prévue au Portugal pour la Figueira Champions Classic et le Tour de l’algarve, avant d’aller à Paris-nice. « Le vélo a encore besoin de panache, de choses qui sortent du scénario, dit-il. Les chiffres, les calculs sont de plus en plus importants mais j’aime toujours courir à l’instinct et je vais garder ça jusqu’à ce que j’arrête. Aujourd’hui, il y a moins de place pour l’instinct, la joie, le bonheur. Tout tourne autour des chiffres. Certains gars, ça me rend triste, ils finissent une course et ne s’intéressent même pas à ce qu’il s’est passé, à leur place. Ils regardent seulement leurs chiffres, combien de watts ils ont fait et s’ils ont battu leur record sur 5 minutes. Pour moi, ce n’est pas ça le cyclisme. Le cyclisme, c’est faire la course, s’amuser. »

Au sein de l’équipe, son arrivée a déjà fait son effet. « Il a beaucoup de fraîcheur, remarque Sylvain Blanquefort. C’est Julian Alaphilippe, un grand champion, mais dans l’effectif on ne le ressent pas. Il a une simplicité, une attitude qui est assez exceptionnelle et naturelle. » Cancellara confirme : « On a des coureurs qui le regardent avec des yeux ébahis, et la façon dont il vient les voir va aussi les aider à devenir meilleurs. » Ne reste plus qu’à être performant. « Je pense avoir encore de belles choses à faire sur un vélo », assure Julian Alaphilippe. De l’extérieur, on est tentés de dire que ce serait la meilleure des réponses à son ancien patron. Mais on imagine volontiers que lui n’y pense même pas. Il veut seulement prendre du plaisir. Le reste viendra. Comme depuis toujours.

***

LA SFIDA DI ALAF

31 gennaio 2025
Robin Wattraint - Vélo magazine

Dopo undici stagioni con la Quick-step, Julian Alaphilippe ha accettato una nuova sfida unendosi durante l'inverno alla Tudor Pro Cycling, con la quale spera di partecipare presto al Tour de France.

“HO SUBITO SENTITO LA SUA MOTIVAZIONE. 
MI HA IMPRESSIONATO » 
   - FABIAN CANCELLARA, TEAM MANAGER TUDOR

Per Julian Alaphilippe quest'inverno è cambiato quasi tutto. Ma ci sono cose che restano: in particolare il pizzetto e le sue battute. Una delle reclute più promettenti della Tudor Pro Cycling fuori stagione, il trentaduenne francese è stato una delle attrazioni del mondo del ciclismo all'inizio di gennaio in Spagna, durante la conferenza stampa della squadra svizzera. Alla domanda sul suo rapporto con l'altro famoso disertore invernale, Marc Hirschi, ha dato sfoggio della sua arguzia per sorprendere il pubblico: "Orribile. » Ridendo, ha poi spiegato tutte le cose positive che pensa del suo nuovo compagno di squadra. Mentre inizia la sua nuova avventura, Julian Alaphilippe sfoggia il sorriso di sempre, anche nei momenti difficili.

"Ho semplicemente ascoltato il mio cuore, il mio istinto, come ho sempre fatto", aveva dichiarato lo scorso agosto sulle colonne del quotidiano L'Équipe, subito dopo che il suo arrivo a Tudor era stato ufficializzato. E da lì mi ha liberato. » Ne aveva parlato un po' di più all'inizio di gennaio, dopo aver incontrato i compagni di squadra durante un primo allenamento a dicembre. "Era il momento giusto per me. Nel corso della mia carriera ho vissuto molte emozioni. Sentivo che era giunto il momento di vedere qualcosa di nuovo, qualcosa che mi avrebbe motivato in un modo nuovo. » Il francese aveva alcune conoscenze all'interno del team svizzero: Matteo Trentin, uno dei suoi compagni di squadra più stretti durante le quattro stagioni alla Quick-step, e Ricardo Scheidecker, membro dello staff del team belga tra il 2019 e il 2022. Due persone che lo hanno aiutato a fare la sua scelta e a sapere dove avrebbe messo piede firmando con Tudor.

Scelta di corniola

Ci sono state anche delle discussioni con il capo squadra Fabian Cancellara. In pensione dal 2016, lo svizzero ha incontrato raramente Alaphilippe per strada. I due uomini hanno gareggiato insieme solo durante il Tour de France del 2016 e alle successive Olimpiadi. Ma parlano la stessa lingua. Cancellara lo chiama già "Loulou", soprannome ereditato dal francese negli ultimi anni. "Non mi interessava reclutare qualcuno che ci avrebbe semplicemente aperto le porte o che avesse una grande esperienza", spiega. Volevo sapere quali fossero le sue motivazioni. Così ho fatto qualche telefonata a "Loulou" e la mia domanda è stata: "Cosa vuoi?" Perché vai in bicicletta?" Ho percepito subito la sua motivazione. Mi ha impressionato. »

Per Alaphilippe la scelta non è stata facile. "Il fatto che io pensi spesso molto agli altri ha reso questa decisione difficile, per quanto riguarda le squadre e le persone che avrei deluso", ha detto la scorsa estate. Mi ha preso un sacco di energia e mi ha dato fastidio. Sono grato per l'interesse dimostrato nei miei confronti, con grandi progetti, ma alla fine ho dovuto pensare a me stesso per prendere la decisione giusta. "Riconosce che il progetto Total Energie è stato il più difficile da rifiutare.

"Penso di avere ancora grandi cose da fare in bici" 
   - Julian Alaphilippe

“Per tornare un po' indietro, sapevo del loro interesse nei miei confronti già da diversi anni. Ci è voluto un anno o mai più per unirmi a loro, avevano davvero molte ambizioni. Sapevo che sarebbero rimasti delusi, ma poi hanno preso la cosa in modo molto professionale. Mi hanno capito.

È stato difficile perché sapevo che volevano davvero che il progetto avesse successo. "Questo è stato il prezzo da pagare per iniziare questo idillio con Tudor e voltare pagina su una storia d'amore finita male con la Quick-step. Diventato professionista nella nazionale belga nel 2014, ha ottenuto lì i suoi maggiori successi prima di concludere, tre anni fa, con risultati meno brillanti e un rapporto molto complicato con il suo allenatore, Patrick Lefevere. Nella primavera del 2021, all'apice della sua carriera tra i due titoli di campione del mondo, aveva comunque firmato un nuovo contratto.

Nuovo capitolo

Il suo stipendio annuo era allora stimato in 2,3 milioni di euro. Ma una grave caduta nella Liegi-Bastogne-Liegi un anno dopo, seguita da scarsi risultati, ha scatenato le prime frecciate di Lefevere alla fine della stagione 2022. All'inizio del 2023, il manager della Quick-step, abituato a criticare pubblicamente i suoi dirigenti, ha poi aggiunto un altro strato sulla stampa locale. "Mi deve una rivincita", ha detto. Julian ha uno stipendio da campione, ma deve dimostrare di esserlo ancora. » Ma Julian Alaphilippe vinse solo due gare nella stagione, tra cui una tappa del Delfinato. La squadra si sta riconcentrando su Remco Evenepoel e Patrick Lefevecompris. sembra volersi liberare del suo due volte campione del mondo. Nel febbraio 2024, ha lanciato un attacco personale allo stile di vita del suo corridore e alla sua relazione con Marion Rousse. Un comunicato stampa di troppo. Dopo undici stagioni, è ormai chiaro che la storia con Quickstep non andrà oltre.

Con Tudor, “Alaf” apre quindi un nuovo capitolo che potrebbe essere l’ultimo della sua carriera. "Non lo so ancora e non ci penso molto", dice. Mentre ci pensa, lo aspetta una sfida: andare al Tour de France con la sua nuova squadra. Escluso dalla selezione Quick-step per la Grande Boucle nel 2022 e nel 2024, ha gareggiato solo in una delle ultime tre edizioni. "Più mi avvicino alla fine della mia carriera, più desidero essere lì", assicura il francese. La squadra svizzera, da parte sua, vorrebbe vedersi lì già nel 2025. "Speriamo di partecipare e siamo dei concorrenti, quindi saremmo delusi di non esserci, sottolinea Sylvain Blanquefort, uno dei direttori sportivi. Ma se così fosse, torneremo al lavoro per dimostrare le nostre qualità e il nostro stato d'animo in gara. »

Tudor ha buone probabilità di essere il favorito, con l'ingaggio di Alaphilippe e Hirschi che si aggiungono all'invito già convalidato per la Parigi-Nizza, dove lo scorso anno aveva alzato le braccia il velocista di casa Arvid de Kleijn. Dal 2020, l'organizzazione del Tour de France ha sempre comunicato i nomi delle squadre invitate prima di metà febbraio. Quindi è tempo di aspettare, probabilmente non ancora per molto. Ma Fabian Cancellara assicura che l'arrivo di Alaphilippe non è stato concepito come un invito alla Grande Boucle di quest'anno. "Ovviamente aiuta", ammette. Ma se ci fermiamo qui, non raggiungeremo gli obiettivi che ci siamo prefissati, non andremo dove vogliamo andare. Vedere solo il fatto che ci apre delle porte farebbe crollare tutto il resto. »

Per divertimento

Il boss spera soprattutto di ritrovare il Julian Alaphilippe di qualche anno fa, che volteggia sulla bici. "Gli ho detto che volevo che fosse felice, che lo avremmo sostenuto e che il resto sarebbe venuto da sé", spiega Cancellara. Se Julian sorride, se è felice quando torna a casa e quando viene alla gara, allora sono felice. Perché avrà ancora più motivazione e ci porterà dove vogliamo andare. "Una filosofia che ben si sposa con la principale parte interessata, il cui recupero è previsto in Portogallo per la Figueira Champions Classic e il Tour dell'Algarve, prima di approdare alla Parigi-Nizza. "Il ciclismo ha ancora bisogno di un po' di brio, di cose fuori dal copione", dice. I numeri, i calcoli sono sempre più importanti, ma mi piace ancora seguire l'istinto e continuerò a farlo finché non smetterò. Oggi c'è meno spazio per l'istinto, la gioia, la felicità. È tutta una questione di numeri. Alcuni ragazzi, e mi dispiace, finiscono una gara e non gli importa nemmeno di cosa è successo, al loro posto. Guardano solo i loro numeri, quanti watt hanno prodotto e se hanno battuto il loro record di 5 minuti. Per me questo non è andare in bicicletta. Andare in bici significa gareggiare e divertirsi. »

All'interno della squadra il suo arrivo ha già avuto i suoi effetti. "Ha molta freschezza", nota Sylvain Blanquefort. È Julian Alaphilippe, un grande campione, ma non lo sentiamo in squadra. Ha una semplicità e un atteggiamento del tutto eccezionali e naturali. » Cancellara conferma: «Abbiamo corridori che lo guardano con occhi stupiti, e il modo in cui lui arriverà a vederli aiuterà anche loro a diventare migliori. "Non resta che esibirsi. "Penso di avere ancora grandi cose da fare in bici", assicura Julian Alaphilippe. Dall'esterno, si sarebbe tentati di dire che questa sarebbe la risposta migliore al suo ex capo. Ma possiamo facilmente immaginare che non ci pensi nemmeno. Lui vuole solo divertirsi. Il resto verrà. Come sempre.

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