Burn sur son nuage


Dan Burn célèbre son but, celui du 1-0 pour Newcastle, le 16 mars 
à Wembley en finale de la Coupe de la Ligue contre Liverpool (2-1).

Depuis quelques semaines, le défenseur de Newcastle bénéficie d’une popularité grandissante, qui doit autant à ses performances récentes qu’à la simplicité de son caractère.

2 Apr 2025 - L'Équipe
PIERRE-ÉTIENNE MINONZIO

Ce soir, à St James’Park, Dan Burn devrait renouer avec une forme de normalité en disputant un match de Premier League face à Brentford. Sa précédente apparition en Championnat remonte à un succès glané par Newcastle sur la pelouse de West Ham (1-0) le 10 mars. Depuis cette date, le grand défenseur central (1,98m), comme il l’a admis à Sky, vit « un rêve réveillé » en raison d’un enchaînement d’évènements ahurissants, qui ont fait de lui une idole inattendue en Angleterre, et pas seulement au sein des fans des Magpies.

La preuve ? Il a été désigné la semaine dernière citoyen d’honneur du Northumberland, le comté dont il est originaire, grâce notamment au soutien d’un élu local, David Bawn, un supporter assumé de Sunderland (le rival absolu de Newcastle), qui a admis « les dents serrées » que Burn s’apparentait à «un exemple pour les jeunes sportifs». Un statut acquis en un temps record, à l’issue d’une séquence commencée le 14 mars, quand Thomas Tuchel l’a sélectionné – contre toute attente – pour la première fois en équipe d’Angleterre, à l’âge de 32 ans. Deux jours plus tard, «Big Dan » a contribué à offrir à Newcastle son premier titre majeur depuis 1955 en ouvrant le score, d’une tête smashée, en finale de la Coupe de la ligue face à Liverpool (2-1), à Wembley.

La star du bus à impériale

Le 21 mars, il a retrouvé l’enceinte londonienne, à l’occasion de ses débuts en sélection, très encourageants, face à l’Albanie (2-0). Enfin, samedi dernier, dans les rues de Newcastle, le néo-international a été le plus acclamé des Magpies lorsque ceux-ci ont fendu une foule de 300 000 fans, dans un bus à impériale, pour présenter la Le agueCup.Àl’ issue de la célébration, Burn lâchait, presque hébété, à la BBC: «Ça n’a duré qu’une heure, mais c’est une heure que je n’oublierai jamais.»

De sorte que si le joueur a séduit les amateurs de foot outre Manche, c’est parce qu’il a su témoigner, avec une candeur rafraîchissante, de la douce euphorie dans laquelle il baigne actuellement, et rappeler que sa réussite récente n’avait rien de programmée, lui qui avait été mis à la porte du centre de formation des Magpies à 11 ans, qui a travaillé dans un supermarché à l’adolescence et qui a longtemps navigué dans les divisions inférieures. « On a toujours douté de moi… Peu de gens imaginaient quand j’évoluais à Darlington (au 5e échelon, en 2010-2011) que je donnerais un jour une conférence de presse avec l’Angleterre», a-t-il confié, tout sourire, lors du rassemblement avec les Trois Lions, précisant à cette occasion qu’il a conservé le même numéro de portable depuis qu’il a 16 ans. Une manière d’affirmer qu’il ne changerait pas, malgré sa nouvelle popularité, ce que le Magpie a démontré ces derniers jours en se rendant dans une ferme du Northumberland, où un adorable chevreau a été dénommé « Little Dan Burn », et en assistant à un tournoi de fléchettes àNew castle, au cours duquel il a effectué les étranges déhanchements chaloupés qui accompagnent désormais ses manifestations de joie. Burn pourrait les reproduire ce soir, s’il venait à marquer de nouveau, et prolonger ainsi son improbable état de grâce.

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