Coupe de France : en souffrance, le PSG en finale
Reuters/stephanie Lecocq Désré Doué a permis au
PSG de reprendre les devants dans cette demi-finale.
Les hommes de Luis Enrique ont éliminé Dunkerque (4-2), pensionnaire de Ligue 2, mardi soir au stade Pierre-Mauroy.
2 Apr 2025 - Le Figaro
Jérémy Vasseur
En ce 1er avril, les supporters du Paris Saint-germain ont longtemps cru à une blague... De très mauvais goût. Le club de la capitale a finalement validé sa qualification pour la finale de la Coupe de France, en s’employant bien plus que prévu face à Dunkerque, pensionnaire de Ligue 2 (2-4). Sans Kvaratskhelia, malade et forfait, Luis Enrique avait pourtant sorti l’artillerie lourde dès le coup d’envoi, avec son équipe (presque) type. C’est néanmois à l’usure que les Parisiens ont fait respecter la hiérarchie, face à l’actuel cinquième de deuxième division, qui pourra nourrirquelques regrets mais qui sort de la compétiton la tête haute. L’exploit n’était pas loin...
La magie de la Coupe de France a bien failli opérer au Stade Pierre-mauroy de Villeneuve d’ascq. Annoncé comme une victime expiatoire, face à la puissance d’un PSG inarrêtable en 2025, Dunkerque a fait mieux que résister. Beaucoup mieux, même. Les Nordistes pourront au moins se targuer d’avoir fait vaciller les futurs champions de France - même s’il restera un match face à Angers -, durant une entame de match au scénario des plus inattendus. Repliés, ils ont laissé les visiteurs faire tourner le ballon et ont su profiter de l’étonnante passivité parisienne pour mener 2 à 0 avant la demi-heure de jeu. Le Nordiste Sasso a créé la sensation en ouvrant le score d’entrée, d’une belle reprise sur coup franc (1-0, 7e). Puis Al Saad, plus prompt qu’un Nuno Mendes complètement spectateur, a fait chavirer les 45000 supporters de L’USLD (2-0, 27e).
Dembélé, encore lui
Menés de deux buts, et rarement dangereux en première période malgré leur nette domination, les Parisiens ne se sont jamais affolés. Sûrs de leur force. Et de nouveau portés par un Ousmane Dembélé des grands soirs. Aligné dans l’axe de l’attaque, l’international français a remis son équipe en selle au meilleur moment. D’un enchaînement foudroyant dans la surface, il a réduit l’écart avant le temps additionnel du premier acte (2-1, 45e). Avant d’offrir le but égalisateur au défenseur central brésilien Marquinhos dès le retour des vestiaires (2-2, 48e). En deux actions, le joueur formé à Rennes a confirmé son état de grâce du moment. Et calmé les ardeurs d’une formation dunkerquoise usée physiquement face à la vitesse et l’expérience parisienne. Son deuxième but du soir, inscrit dans les ultimes instants de cette demi-finale (2-4, 90+3), symbolise à merveille l’efficacité nouvelle et redoutable dont il fait preuve ces dernières semaines, qu’importe la compétition.
Malmené, Paris a su s’appuyer sur ses hommes forts dans le Nord. Dans le sillage de Dembélé, Désiré Doué a lui aussi participé à la réaction renversante du club de la capitale. D’abord utilisé sur l’aile droite, puis repositionné dans l’entrejeu après la pause, le nouveau capé en équipe de France a aimanté de nombreux ballons, prouvant à nouveau son importance dans le collectif. C’est lui-même qui a offert l’avantage au PSG peu après l’heure de jeu, d’une frappe déviée (2-3, 62e).
Tombeurs de vaillants Dunkerquois, le PSG s’apprête à vivre une fin de saison aussi riche que palpitante. À commencer par la réception d’angers samedi, qui devrait lui permettre d’assurer mathématiquement un nouveau titre de champion de France. Le tout avant d’affronter Aston Villa en quarts de finale de la Ligue des champions, le 9 avril prochain au Parc des Princes pour le match aller. Toujours aussi ambitieux, sur la scène nationale comme continentale, les Parisiens auront l’occasion de glaner leur seizième trophée en Coupe de France, le 24 mai prochain. Ce sera face à Cannes, dernier petit poucet de la compétition, ou Reims, pensionnaire de Ligue 1. Réponse ce mercredi soir.
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