LE RETOUR DU MESSIE Victor Wembanyama
Pour son premier match de la saison à domicile au Frost Bank Center,
Victor Wembanyama s’est encore montré infiniment précieux en
marquant 31 points (14 rebonds, 4 passes, 6 contres).
Plus de huit mois après son dernier match en saison régulière à San Antonio, a marqué les esprits : 31 points, 14 rebonds et 6 contres pour guider les Spurs vers une victoire laborieuse mais précieuse face à Brooklyn.
La première des « Jackals » et une bannière pour « Pop »
“Merci à tous ! Je savais que vous alliez répondre présents,
alors il fallait que nous aussi, on soit au rendez-vous !
- VICTOR WEMBANYAMA, À L’ADRESSE
DU PUBLIC APRÈS LE MATCH
27 Oct 2025 - L'Équipe
MAXIME AUBIN
SAN ANTONIO (USA) –3,2,1… Le compte à rebours terminé sur l’écran géant, le Frost Bank Center a été plongé dans le noir complet, hier à 13 heures pile (heure du Texas, 19 heures en France), marquant le moment tant attendu : le retour des Spurs à domicile lors de cette nouvelle saison NBA.
Une attente insoutenable pour Victor Wembanyama, qui ne tenait plus en place pendant le Star- Spangled Banner, l’hymne national américain, très impatient de retrouver son public après plus de huit mois d’absence et sa thrombose à l’épaule.
Est-ce l’enchaînement de trois matches en cinq jours qui a empêché les Spurs de trouver leur rythme en début de rencontre (victoire à Dallas le 22 octobre puis à New Orleans le 24) ? Opposés à un faible effectif des Nets, ils ont d’abord semblé chercher leur souffle, à l’ image de « Wemby », souvent aperçu les mains sur les genoux pendant les arrêts de jeu. Brooklyn avait préparé un défi physique à l’intérieur français et ses troupes, une stratégie assumée par leur coach espagnol Jordi Fernandez. « J’ai dit à mes joueurs de jouer agressif sur Wembanyama. Et en attaque, de ne surtout pas le défier en un-contre-un. »
Inarrêtable lors des deux premiers matches de sa troisième saison en NBA (moyenne de 34,5 points, 13 rebonds et 6 contres), le natif du Chesnay (Yvelines) a fini par se mettre en jambes. À l’approche de la pause, on l’a vu enchaîner deux contres coup sur coup qui ont tutoyé le ciel, puis réussir un tir primé très lointain de l’autre côté du terrain, finissant de chauffer le public qui venait de lancer une ola.
Dans cette ambiance électrique, les Spurs sont rentrés au vestiaire avec une avance confortable au score (69-48). L'ancien joueur de Boulogne-Levallois cumulait déjà 18 points, 8 rebonds et 4 contres.
Wembanyama a repris la partie comme il avait fini, avec un dunk à deux mains en restant accroché au panier avec les jambes en l’air, façon Shaquille O’Neal. Il pensait passer une fin de soirée tranquille, San Antonio prenant jusqu’à 26 points d’avance dans le troisième quart-temps (81-55). Mais Brooklyn est revenu peu à peu au score, faisant preuve d’une adresse au tir remarquable, notamment derrière l’arc (46 % en deuxième mitemps).
Ce retour des Spurs à domicile marquait également la première des «Jackals», le groupe de supporters créé par Victor Wembanyama. Ces « ultras » étaient une soixantaine à se faire entendre dans la section 114 (située une trentaine de rangs au-dessus du panier), debout pendant toute la rencontre dans leurs costumes de Viking, catcheur et autre pompom girl. En levant les yeux vers le plafond, on pouvait également apercevoir une nouvelle bannière blanche, flottant en l’honneur de Gregg Popovich. Installée juste à côté du maillot retiré de Tony Parker, elle affiche le nombre 1 390, soit le total de victoires remportées par l’entraîneur emblématique en près de trente années sur le banc. Aucun hommage public n’a en revanche eu lieu hier : une volonté de celui qui demeure le président des Spurs.
Les Nets auront finalement poussé Wembanyama et ses coéquipiers dans leurs derniers retranchements, le Français assurant la victoire sur un dunk à 36 secondes du terme (117-107), avant d’ajouter un lancer franc pour fixer le score final à 118-107. « Merci à tous ! Je savais que vous alliez répondre présents, alors il fallait que nous aussi, on soit au rendez-vous », a-t-il lancé au micro de la salle, après le buzzer final. Wembanyama a terminé avec 31 points, 14 rebonds et 6 contres, malgré un 9/21 au tir. L’essentiel était ailleurs : enchaîner avec une troisième victoire d’affilée pour des Spurs toujours invaincus à l’Ouest.
Les Toronto Raptors de Sandro Mamukelachvili, ancien coéquipier de Wembanyama aux Spurs, seront les prochains à se déplacer à San Antonio dans la nuit de lundi à mardi (match à 1 heure du matin en France).
« Est-ce que je suis content de retrouver Mamu? Bien sûr. Mais je sais que lui n’est pas aussi impatient que nous », plaisantait le géant tricolore après le match, bien décidé à faire du Frost Bank Center une forteresse imprenable cette saison.
Commenti
Posta un commento