TAVENOT - Un travail d’Hercule
Benoît Tavenot, de retour dans le vestiaire de Metz, quatre ans
après la fin de ses fonctions d’entraîneur adjoint du FCM.
La tâche du nouvel entraîneur de Metz, dernier de L1, qui succède à Stéphane Le Mignan, limogé, apparaît colossale.
25 Jan 2026 - L'Équipe
LUC HAGÈGE et ARTHUR VERDELET
D’un côté, il faut de la « câlinothérapie », inévitable pour relancer la confiance en berne du dernier de L1. Mais de l’autre, la rigueur sera aussi indispensable. Surtout quand l’urgence consiste à stopper l’hémorragie défensive (40 buts encaissés en 18 journées de L1). Voilà le casse-tête chinois proposé à Benoît Tavenot (49 ans), entraîneur nommé mardi par Metz pour succéder à Stéphane Le Mignan, débarqué la veille. Ce Parisien de naissance devenu un authentique Corse, lui-même limogé fin octobre par Bastia, dernier de L2, connaît la maison lorraine. Car il a officié dans le staff de Frédéric Antonetti (et de Vincent Hognon) chez les Grenats de 2019 à 2022.
Alors il a commencé par les « câlins ». En s’entretenant avec chaque joueur, mercredi et jeudi : « Je voulais avoir le ressenti de tout le monde, en particulier ceux déjà présents la saison dernière (majoritaires) poursavoir, audelà de la différence de niveau (le FCM est promu), pourquoi ce qui avait alors bien fonctionné marche moins. L’objectif est de gagner un maximum de temps. Mais ce qui m’a rassuré, c’est qu’il n’y a pas de gros problèmes (relationnels) dans ce vestiaire. J’ai senti des gars déterminés dans le discours et investis dans les séances. Je ne les vois pas en perdition en termes de confiance ». Il ne peut de toute façon pas affirmer le contraire…
Mais la joie salutaire insufflée par le retour des attaquants Habib Diallo et Cheikh Sabaly, sacrés champions d’Afrique avec le Sénégal, de qui il attend « une bonne performance » dès aujourd’hui contre Lyon, ne suffira pas. Il sait qu’il doit révolutionner mentalement ce groupe, qui s’effondre trop facilement à la moindre contrariété.
Un bloc plus bas et Benjamin Stambouli relancé ?
Le nouveau coach a laissé entendre que cela passerait par une autre philosophie, moins joueuse que celle de son prédécesseur : « Mes demandes seront sûrement différentes. On va changer notre manière de défendre, en particulier sur le premier rideau défensif ». Quel que soit le système, sans doute pas figé, le bloc évoluera plus bas : « Ça exigera beaucoup d’engagement et de courses. Je ne sais pas si on sera capables de tenir 45, 60, 75 ou 90 minutes devant l’OL, mais on va commencer par ça ! »
Et ce, toujours avec Gauthier Hein comme capitaine, malgré ses états d’âme : « Quand on joue ou entraîne chez soi, et je l’ai vécu à Bastia, tout est plus compliqué. C’est un enfant du club qui peut cristalliser des choses et il doit faire attention. Mais c’est notre joueur le plus décisif ( six buts, quatre offran des en L1) et personne ne m’a dit que ce n’était pas un bon capitaine ».
Forcément en quête d’autres leaders sur le terrain, Tavenot devrait relancer Benjamin Stambouli, milieu expérimenté (35 ans) délaissé par Le Mignan, dont il a été « agréablement surpris par la semaine d’entraînement » : « C’est un type très droit, pas aigri du tout, qui a une énorme connaissance du foot de haut niveau. Il aura un rôle très important à jouer par son exemplarité ». Le redressement n’est pas assuré, mais au moins, le message est limpide.
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