Pavel Šulc: « Les vêtements, la coiffure, ça vient de ma copine »
Pavel Šulc, meilleur buteur de l’OL, décrypte son profil atypique et explique comment son capitaine Corentin Tolisso est l’élément-clé de son équipe.
25 Jan 2026 - L'Équipe
RÉGIS DUPONT
DÉCINES-CHARPIEU (RHÔNE) – Avant que le mercatod’hiver nemodifie enprofondeur l’effectif lyonnais, avec les arrivées d’Endrick et de Noah Nartey, Pavel Šulc (25 ans) symbolise le recrutement réussi de l’OL, l’été dernier. Mi-attaquant, mimilieu, le Tchèque est le meilleur buteur du club à la mi-saison (12, en plus de 5 passes décisives). Avec sa personnalité singulière et son look affirmé, il est même devenu un des chouchous des supporters, pas seulement ceux qui attendent son post quotidien avec Franta, sa chatte.
Comment va Franta? Vous pouvez nous raconter votre histoire avec elle?
Je n’ai jamais eu d’animal domestique quand j’étais jeune. C’était il y a cinq ou six ans, elle vivait dehors, elle venait beaucoup chez les parents de ma copine, onluidonnaitdelanourriture. Macopine m’adit que si j’avais en vie de la garder, je devais aller chez le vétérinaire, la vacciner. Elle pensait que je n’allais jamais faire ça, mais le lendemain, je suis allé chez le vétérinaire.
"Le coach a compris que je sais quand aller et où aller.
Et si je ne sais pas quoi faire, je cours ! Que voulez- et j’attaque
Elle ne me par le pas, donc je ne sais pas. Mais je pense que oui. Nous avons un appartement beaucoup plus grand qu’à Plzen. Elle est un peu perdue, mais elle l’aime bien, je crois. Ici, elle estpluscélèbre que moi.
"Les gens pensent que ce sont des buts faciles,
mais beaucoup de joueurs n’ont pas cette capacité
à être dans un endroit où le ballon vient
et tu dois le pousser au fond des filets"
Elle fait part'ie d'evotre personnage, comme la coupe mulet ou les lunettes de soleil?
Les vêtements, la coiffure, ça vient de ma copine. Elle veut que j’aie mon propre style au quotidien, et ça m’ai de aussi dans le jeu. Quand je mets mes lunettes et que je me coiffe à l’hôtel, je sais quec’est le moment de me concentrer, c’est une façon d’entrer dans mon match.
Êtes-vous un “football addict” qui passe son temps à regarder des matches? Les entraîneurs parlent d’un joueur différent.
Je ne sais pas, je pense que je suis le type de joueur qui n’a pas une compétence où il excelle. Je pense que j’ai une bonne condition, je peux courir beaucoup, je mets des buts, je peux défendre, je peux même défendre très bien par ce qu’il y a un an, je jouais arrière latéral. Je pense que c’est cequ’ils veulent dire. Si on me demande de faire ça, ça ou ça avant un match, je vais le faire.
Vous êtes un soldat?
Un bon soldat, oui.
Et quand Corentin Tolisso vous compare à Thomas Müller?
Je pense que c'est positif, non? Quand les gens te comparent à un champion du monde, qui a gagné 50 fois le Championnat d'Allemagne, c'est bien! Je suis content que "Coco" parle de cette façon parce que c'est une personne importante ici. Ça signifie beaucoup pour moi.
Mais toutes proportions gardées, vous êtes un peu comme Müller, inclassable. vou'sd'ire quand vous dites que vous êtes “tout”?
"Le coach a compris que je sais quand aller et où aller.
Et si je ne sais pas quoi faire, je cours ! Que voulez- et j’attaque
Quand le coach me dit qu’aujourd’hui, je jouer ai à droite, je ne suis pas le type de personne qui varé pondreque non, je ne joue pasàdroite. À Plzen, jejouaisauposte de Coco. Quand je suis arrivé ici et que j’aivu qu’il y jouait, j’aurais pu être en colère. Ou je pouvais montrer au coachque je pouvais faire du bien comme attaquant, sur un côté, ou peut-être dans une autre position au milieu. De toute façon, Coco jouera, donc je dois montrer au coachque je peux travailler pour l’équipe ailleurs. Voilà, je suis comme ça.
Corentin Tolisso est-il vraiment au-dessus? Et Paulo Fonseca, est-ce difficile au début de comprendre et mettre en pratique ce qu’il veut?
À Plzen, on jouait un peu plus simple. On ne construisait pas de l’arrière à partir du gardien. On envoy ait des balles longues vers nos attaquants et les deuxièmes ballons. Aucun risque pris par le gardien ou les défenseurs centraux. Mais je pense que je me suis vite habitué. Et le coach a compris que je sais quand aller et où aller. Si je ne sais pas quoi faire, je courset j’attaque (rires)! Je pense que je suis un joueur intelligent.
Vous avez marqué 12 buts et donné 5 passes décisives. On peut dire que c’est une bonne demi-saison, ou plus que ça?
Pavel Sulc échappe à l’intervention du gardien brestois Grégoire Coudert,
le 18 janvier à DécinesCharpieu (2-1).
C’est une très bonne de mi-saison pour moi. Ma vie a changé ce tété, je devais déjà m’adapter. J’ai commencé lentement mais au bout d’un mois et demi, j’ai commencé à jouer plus souvent et à marquer. Je ne m’attendais pas à atteindre 12 buts. Ça me pous seàne pas arrêter de travailler fort, à pous se rencore.
Vous avez vraiment changé de monde cet été?
Plzen, c’est un grand club à l’échelle tchèque, mais c’est une petite ville et c’est comme une famille. Après l’entraînement, vous allez boire un café ensemble avec les coéquipiers. Après chaque match, vous allez dîner ensemble, vous allez au bar ensemble. Ici, ce n’est pas comme ça, tout le monde veut jouer et montrer que c’est lui qui va jouer. L’ambiance est super, mais c’est bien plus intense, un tout autre niveau, on travaille beaucoup plus la tactique, on commence même toujours par la tactique!
Comment imaginez-vous votre utilisation avec Endrick?
Il nous apporte une nouvelle opportunité de gagner le sun-contre-un. Afonso (Moreira), à gauche, est très bondans le un-contre-un. Moi, quand je suis à droite, je suis moins à l’aise dans ce domaine. Pour Endrick, c’est plus simple. En plus il est gaucher, quand il entre à l’intérieur, il a le ballon sur son pied plus fort. Il a beaucoup de qualités avec leballon, il représente une nouvelle arme offensive, qui va changer l’équipe.
Mais vous, où pensez-vous jouer?
À droite, à gauche,commeunattaquant, je m’enfiche. Si je suissurleterrain, je suis content. Vous savez, j’ai commencé à jouer en Première Ligue en Tchéquie quand j’avais 18 ans. Je rêvais d’aller àl’étranger, par ce que la Tchéquie est un petit pays de football. Au début, j’étais un peu malheureux par ce que je ne convertissais pas mes occasions, j’étais remplaçant, j’ai été prêté plusieurs fois. Mais je n’ai pas perdu la tête, j’ai persévéré, j’ai commencé à marquer et aujourd’hui je suis à Lyon, où je suis très heureux et engagé à 100% dans le projet. Alors mon rêveat ou jour sété la Premier League, mais je sais que j’ai encore besoin de prendre un peu de muscle (rires). »
***
Lyon vise le grand 8
L'OL a arraché un nul la dernière fois qu'il s'était rendu chez le dernier de L1, à Auxerre (0-0, 23 novembre). « À l'issue du match, nous avions beaucoup parlé avec les joueurs, confiait Paulo Fonseca vendredi. Nous étions bons contre les gros, pas au niveau contre les moins forts. L'attitude mentale doit être la même. Depuis, nous avons également progressé tactiquement. Nous utilisons plusieurs animations qui nous rendent moins prévisibles. Je suis surpris mais nous avons des qualités et un groupe très équilibré.» Gagné par la confiance, protégé par la rotation à Berne jeudi (1-0), Lyon tentera d'obtenir son 8e succès de rang. « Mon travail est de maintenir les joueurs dans la réalité, poursuivait Fonseca, privé de Tagliafico un mois (cheville), et d'Abner, laissé au repos (adducteurs). Il ne sert à rien de mettre une pression sur cette équipe jeune. » Revenu vendredi après la CAN, Moussa Niakhaté ne démarrera pas, au contraire d'Endrick qui n'était pas qualifié en C3.

Commenti
Posta un commento