Une Étoile en suspens


Ewen Costiou et Paul Lapeira ont eu beau ferrailler, 
ils ne sont pas parvenus à décanter la course hier.

Les formations Groupama-FDJ United et Decathlon-CMA CGM se sont neutralisées, hier à Bessèges, rendant le verdict final encore plus indécis.

"J’aurais aimé qu’on y voie plus clair 
au général mais ce n’était pas assez dur"
   - PAUL LAPEIRA

7 Feb 2026 - L'Équipe
YOHANN HAUTBOIS

BESSÈGES (GARD) – Tom Crabbe mercredi, Mathieu Kockelmann le lendemain et Henri Uhlig, hier… Sans rentrer dans des débats de fin de nuit (« la course fait-elle le coureur ou est-ce l’inverse ? » ), ni faire injure àl’Allemand d’AlpecinPremier Tech qui a passé la ligne de Bessèges avec une rage non contenue, le casting de l’épreuve a pris quand même un petit coup de pelle en comparaison des trois premiers vainqueurs de l’an passé: Paul Magnier, Soren Waerenskjold et Arnaud De Lie.

Au moins, les équipes comme Flanders Baloise, Lotto-Intermarché et Alpecin Premier Tech profitent du vide laissé par les équipes World Tour absentes et les favorites qui se neutralisent. Deuxième du général l’an dernier, Dylan Teuns, pour Cofidis, n’a pas semblé impérial hier, Unibet Rose Rockets bute sur la même deuxième place depuis le milieu de semaine (Dylan Groenewegen et Lukas Kubis, encore battu hier mais leader du général) et, malgré des offensives dans les soixante derniers kilomètres, Groupama-FDJ United et Decathlon-CMA CGM laissent la course dans le même brouillard qui surplombait la forêt de pins de Salzmann, à Bessèges.

Dans ce décor de fougères roussies, personne n’est sorti du bois, Groupama garde deux cartes, Ewen Costiou et Maxime Decomble, Decathlon, une, avec Paul Lapeira et tout ce petit monde (dans le même temps, à 14 secondes de Kubis) pourrait être cueilli par le Rocket Niklas Larsen (à trois secondes des Français) que le chrono de demain favorise (10,3 km).

Conscient d’avoir mis des cartouches pour rien, Lapeira ruminait encore un final où son équipe s’est aussi ratée dans le sprint (Noa Isidore, 9e) : « J’aurais aimé qu’on y voie plus clair au général mais ce n’était pas assez dur. Quand on est arrivés sur le circuit, je me sentais bien, j’ai demandé à Jordan (Labrosse) d’attaquer, il a bien durci la course ce qui a obligé les autres équipes à prendre des responsabilités. Après, comme souvent, je n’ai pas compris la tactique des FDJ. Ils étaient trois devant (Costiou, Decomble et Victor Loulergue), ils auraient dû rouler jusqu’à la bosse d’après au lieu de laisser tout le monde rentrer. Ewen était fort, on l’a tous senti. Je ne pouvais pas rouler pour tout le monde. »

« On n’a rien à se reprocher, estime Costiou. On a mis en route dans l’avant-dernière bosse et quand, dans la dernière, c’est monté très fort, j’ai contré sur le haut mais malheureusement, je me suis fait reprendre en fin de descente. » Decomble avouait aussi son impuissance: « On aurait aimé faire plus d’écart, Decathlon aussi. Avec Ewen, on a essayé de ressortir dans un pétard à trois bornes et c’est encore revenu. »

Chez leurs adversaires du jour, le directeur sportif Nicolas Guillé regrettait presque l’absence au programme « du mont Bouquet. On se doutait que cela allait être compliqué de se départager, il fallait une course de mouvement. On a essayé, Groupama aussi ».

Demain, à Alès, ils rouleront chacun dans leur coin, car, sauf catastrophe (on est à Bessèges, on ne sait jamais), le général ne bougera pas aujourd’hui à Vauvert si les cols des Brousses et de Trélis n’ont pas pu élaguer, hier. Un scénario dont pourrait profiter « une surprise » , craignait Lapeira. Depuis le départ à Bellegarde, on est habitué.

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