DROGBA : « Tout ce que j’avais prévu, je l’ai tenté et réussi. Enfin presque »


Pour l’attaquant ivoirien, la demi-finale retour de Coupe de l’UEFA, le 6 mai 2004 face à Newcastle, ressemble à « l’apogée » de sa carrière à l’OM. Une soirée marquée par un but inoubliable.

"Je vous dis : les choses viennent ce jour-là… 
Si c’est pas divin, je ne sais pas ce que c’est"

24 Nov 2025 - L'Équipe
BENJAMIN HENRY

LE MANS – Il régnait une douce euphorie dans la zone mixte du stade Marie-Marvingt quand Didier Drogba est arrivé pour célébrer les 40 ans de son club formateur, le 11 octobre. Celle-ci s’est transformée en nostalgie quand l’ ancien attaquant ,47 ans, a pris quelques instants pour revenir sur ses souvenirs d’une soirée magique. Ce n’était certes pas de la Ligue des champions, mais, le 6 mai 2004, en demi-finales retour de Coupedel’UEFA, undoublé del’Ivoirien face à Newcastle (2-0; aller : 0-0) avait qualifié l’OM pour sa quatrième finale de Coupe d’Europe (perdue face au Valence CF deux semaines plus tard, à Göteborg, 0-2). Un match resté dans la mémoire des supporters marseillais qui a sans doute fini de hisser Drogba au rang de légende du club, lui qui amarqué32buts lors de sa seule saison sous les couleurs de l’ O M.

« L’OM qui reçoit Newcastle, cela doit vous rappeler de bons souvenirs!

Ce sont des souvenirs impérissables. Il n’ y a pas longtemps encore, je regardais le résumé de ce match et, plus de vingt ans plus tard, c’ est toujours aussi puissant pour moi. Je suis vraiment content de revoir l’ Olympique de Marseille en Ligue des champions. Surtout de recevoir Newcastle (demain). Pensez-vous, avec le recul, que cette demi-finale retour de C3 constitue l’apogée de votre passage à Marseille?

Oui, je pense que c’ est ça, l’ apogée de cette carrière à Marseille. Je ne sais pas comment le décrire: c’ était une inspiration, uneplanification. Enfait, tout cequej’avais prévu, je l’ai tentéetréussi. Enfinpresque: j’ aurais dû faire un ha t-trick ce jour-là. Mais je n’avais plusdejambes, j’étais cuit. J’ai tenté une action où je pars( àla88e minute, depuislaligne detouche, il élimine trois joueurs mais voit sa frappe détour née par S ha yGiv en, le gardien des Mag pi es ). Si je marque, ça aurait encore été autre chose, jepense. Une image en particulier est restée, celle du premier but, ce dribble derrière votre jambe d’appui. Une action mémorable. Oui, mais j’ aurais dû en mettre deux (sourire ). La première, elle passe, mais la deuxième… Ce crochet derrière la jambe aprèsqueCamel( Meriem) melanceen profondeur( pourl’ouverture duscore, 18 e minute ), j’ enchaîne sur un dribble que j’ avais prévu de faire ce jour-là. Onlevoit: je passe devant le défenseur( AaronHughes) mais je l’ attends pour pouvoir faire mon dribble. J’ avais envie de me faire plaisir.

On a du mal à concevoir qu’on p'uis'se “programmer” ce genre de geste. C’ est ce qui rend la chose folle. Je ne sais pas comment l’ expliquer mais je pars du principe qu’ on est là pour donner du spectacle au public. Donc si j’ ai l’ occasion de faire un geste qui va me permettre de marquer, d’ être efficace, et en même temps…( Il s’interrompt.) Enfait, toutétait calculé: il y ace dribble pour aller dans le contre-pied du défenseur et ensuite la frappe. Elle est un peu écrasée parceque je veux la mettre du côté faible du gardien, qui est son côté gauche. Au lieu de la mettre plat du pied intérieur, je suis obligé de refermer, j’écraseunpeu ma frappe, mais tout ça, c’ est calculé. C’ est en ça que pour moi, c’ est une oeuvre (rire). Vous souvenez-vous de la réaction du Vélodrome? C’ est la folie! Je pense que ça lance le match. Ça nous dés inhibe. Le deuxième but nous emmène en finale de Coupe d’ Europe.

Et même ce deuxième but( une combinaison sur un coup franc tiré au sol par Laurent Batlles, 82e ), ce sont des choses que j’ ai vues, je me suis dit :“Tiens, ça serait bien si je faisais ça .” On avait essayé une fois avec Lolo Batl les. Àl’ entraînement, on essayait, on essayait. Je vous dis: les choses viennent cejour-là…Sic’estpas divin, je ne sais pas ce que c’ est. Cette saison européenne, vous l’aviez achevée en finale de Coupe de l’UEFA après l’avoir commencée en Ligue des champions. Une compétition que vous avez remportée plus tard avec Chelsea (en 2012) mais que vous découvriez alors. Quels souvenirs en gardez-vous? Mon premier but en Ligue des champions, c’ est à Berna beu(2-4c ont releReal Madrid, le 16 septembre 2 003). Pourquelq u’unqui regardait les match es à la télé, c’ est incroyable. Puis il y ace match à domicile faceauPartizan( 3-0, le 1eroctobre): là, c’est ce triplé venu d’ ailleurs… C’ est une semaine où je marque un doublé contre Nice (2-1, le samedi), ensuite, je fais le triplé ( le mercredi, enC1), puis on joue contre Bastia et je marqueencore( 3-1,ledimanche). Je pense que c’ est là qu’ a démarré, entre guillemets, la“Drogbamania”. Inoubliable. Je suis en pull maisj’ai desfrissons, encore!»


Même s’il ne sera resté qu’une saison à l’OM, 
les supporters marseillais avaient vite fait de Didier Drogba leur héros.

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