PSG et PFC, deux clubs aux destins croisés


L’attaquant du PFC, Willem Geubbels (en bleu), lors des 32es de 
finale de Coupe de France face à Raon, le 20 décembre (victoire 3- 0).

DERBY - Le Paris Saint-Germain affronte le Paris Football Club, ce dimanche, pour la 17e journée de L1, après une éternité sans se croiser. Une période qui a vu les deux équipes connaître des fortunes diverses.

2 Jan 2026 - L'Humanité
NICOLAS GUILLERMIN

Quarante-sept ans que ce n'était plus arrivé. Le Paris Saint- Germain affronte, ce dimanche 4 janvier (20 h 45, Ligue 1+), le Paris Football club au Parc des Princes ( 17e journée). Il faut remonter à la saison 1978-1979 de 1re division pour trouver trace du dernier et éphémère derby entre « frères ennemis » né d'une fusion ratée en 1970. Depuis, les deux clubs ont connu des fortunes diverses, le PSG devenant le club le plus titré de l'élite et un grand d'europe, et le PFC plongeant dans les échelons inférieurs pour y végéter pendant 46 années avant d'être promu en mai dernier.

La saison 1978-1979 marque un basculement pour les deux équipes qui, à l'époque, se partagent le Parc des Princes. Si aucune des deux ne l'emporte ni au match aller, le 8 août (PSG-PFC : 2-2), ni au match retour, le 17 décembre (PFC-PSG : 1-1), le Paris Saint- Germain finit à la 13e place tandis que le Paris Football Club termine 19e et se voit relégué en 2e division. Le PSG se stabilise parmi l'élite et remporte la Coupe de France en 1982, le premier de ses 56 trophées. Le PFC, lui, reste quatre saisons en D2 puis descend progressivement jusqu'en division d'honneur au milieu des années 1980, avant de se stabiliser en National pour finalement retrouver la Ligue 2 en 2015.

Curieux destins que ceux de ces deux clubs qui avaient pourtant fusionné en 1970 pour donner naissance au Paris Saint- Germain Football Club ( PSGFC). À l'époque, le Paris Football Club, né un an plus tôt sous l'impulsion de la Fédération française de football, qui veut créer un grand club parisien, ne dispose ni de terrain ni d'équipe et fusionne avec la section football du Stade SaintGermanois (Yvelines), alors en 3e division.

Mais, à peine deux ans après leur union, la nouvelle entité, tout juste arrivée en D1, se scinde à nouveau, les dirigeants ne voulant pas perdre les subventions de la Ville de Paris, qui refuse de financer un club portant le nom de « Saint-germain ». Le PFC retrouve alors son indépendance en reprenant son nom originel et reste en D1 en gardant l'équipe professionnelle, tandis que l'ex-stade Saint-germanois retrouve le niveau amateur en 3e division et conserve l'identité de « Paris Saint- Germain » . Alors que le PFC avait tout pour connaître une glorieuse existence, contrairement au PSG, c'est l'inverse qui va se produire. La saison 1973-1974 marque l'apogée du PFC avec une 13e place. Le PSG, lui, accède à la Ligue 1 en 1974 pour ne plus jamais la quitter.

DES STADES DISTANTS D’UNE CINQUANTAINE DE MÈTRES

Avec son rachat par la famille Arnault en octobre 2024, suivi de la montée en L1 quelques mois plus tard, le Paris Football Club peut se permettre de rêver à nouveau. Mais, malgré ses gros moyens (130 millions d'euros, 4e budget), le club se rapproche dangereusement de la zone de relégation après une nouvelle et lourde défaite à domicile contre Toulouse (3-0), lors de la 16e journée, le 13 décembre. Autant dire que l'opposition face au PSG (2e à 1 point de Lens), tombe mal. Inoffensif en attaque, fébrile en défense, le club de la famille Arnault et de Red Bull n'a pris que deux points sur les cinq derniers matchs et ne compte que quatre longueurs d'avance sur le barragiste, Auxerre.

Le promu a présenté en décembre le projet d'agrandissement de son centre d'entraînement d'orly, signe de ses ambitions, mais encore faut-il qu'il reste parmi l'élite. Si le maintien est considéré comme l'objectif de la saison, le but affiché est bel et bien d' « installer progressivement » le club en Europe, comme l'a expliqué son président, Pierre Ferracci, et tenter de se faire une place dans la capitale aux côtés du mastodonte qu'est devenu le PSG.

Pour ne rien arranger, le PFC, qui a accumulé huit défaites cette saison, pour seulement quatre victoires et quatre nuls, foulera la pelouse du Parc des Princes, distant d'une cinquantaine de mètres du Stade Jean-bouin où il évolue cette saison, avec au moins cinq joueurs absents. Ilan Kebbal et Samir Chergui (Algérie), Hamari Traoré (Mali), Moses Simon (Nigeria) et Jean-philippe Krasso (Côte d'ivoire) jouent en effet la Coupe d'afrique des nations au Maroc. Conscient du préjudice, l'entraîneur, Stéphane Gilli, prend la situation avec philosophie : « C’est vrai qu’on ne s’attendait pas à avoir autant de sélectionnés. Samir n’avait jamais été désigné avec l’algérie, Ilan avait effectué une apparition il y a quelques années et, depuis septembre, il est régulièrement appelé. Hamari revient après un an et demi d’absence avec le Mali, a-t-il énuméré avant la trêve. Mais quelque part, c’est gratifiant pour le club et je suis fier. »

Si le maintien est loin d'être acquis, l'avenir en Coupe de France s'est également assombri. Après tant d'années sans se croiser, les deux clubs ne se quittent plus et se retrouveront dès le 12 janvier en 16es de finale. Une compétition dont le PSG a fait sa spécialité avec un record de 16 victoires.

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