Tout donner sans s’abîmer
Victor Wembanyama est rentré au vestiaire en boitant alors
qu’il restait onze minutes de jeu le 31 décembre lors de la
victoire des Spurs face aux Knicks (134-132).
Sorti du terrain à cause d’une hyperextension du genou gauche lors de la victoire des Spurs face aux Knicks le 31 décembre, Victor Wembanyama a passé une IRM rassurante hier. Mais il pourrait manquer les deux prochains matches, relançant la question : comment préserver son corps tout en continuant à montrer l’exemple sur le parquet ?
"Quand je repense à comment je me fais cette extension,
je me dis que je pourrais être plus prudent sur ce genre d’action"
- VICTOR WEMBANYAMA
2 Jan 2026 - L'Équipe
MAXIME AUBIN
SAN ANTONIO (USA) – On ne s’attendait pas à voir sa grande silhouette débarquer en salle de presse après le match, seulement quelques minutes après être sorti du terrain lors de la victoire des Spurs à domicile face aux Knicks, le 31 décembre (134-132). « Je me sens bien. C’est juste un peu douloureux », a tout de suite voulu rassurer Victor Wembanyama, rentré au vestiaire en boitant alors qu’il restait moins de 11 minutes de jeu dans ce dernier match de l’année 2025. « C’est juste une hyperextension du genou, donc ça devrait être minime » , a-t-il précisé, en référence à cette fameuse action où il s’est mal réceptionné et sa jambe gauche s’est soudainement tendue en reprenant son appui.
L’international français (21ans, 15 sélections) a eu raison de se montrer rassurant, puisque son IRM passée hier n’a rien montré d’inquiétant. Reste que la douleur était encore vive au lendemain du match, et que le joueur est d’ores et déjà forfait pour le déplacement des Spurs à Indiana cette nuit (match à 1 heure du matin en France). Il pourrait également rater la réception de Portland à domicile, le jour suivant, soit 14 matches manqués sur 35 depuis la reprise.
Après une deuxième saison NBA coupée net en février par une thrombose veineuse détectée dans son épaule droite, « Wemby » est revenu en pleine forme au moment de commencer l’exercice 2025-2026, avant de se blesser à nouveau au mollet gauche le 14 novembre face à Golden State (défaite 108-109).
Bénigne, la blessure n’a pas empêché le staff médical des Spurs de le laisser près d’un mois au repos, avant un retour à la compétition le 13 décembre lors de la victoire en demi-finales de NBA Cup face à Oklahoma City (109-111). Depuis, il revenait progressivement au jeu dans un rôle de remplaçant, puis de titulaire au temps de jeu limité : pas plus 30 minutes par match.
Au-delà de son physique hors norme, dont il prend le plus grand soin (2,24 m, 107 kg), cette nouvelle alerte à un genou peut aussi s’expliquer par les défenses très rugueuses auxquelles l’ancien joueur de Boulogne-Levallois est confronté, prêtes à tout pour lui barrer l’accès au cercle. Son envie d’en découdre davantage dans la peinture cette saison, après avoir passé beaucoup de temps loin de la raquette lors des deux exercices précédents, ne fait qu’accentuer cette exposition au contact.Enfin, sa débauche d’énergie folle tous les soirs, des deux côtés du terrain, dans une Ligue où le rythme du jeu ne cesse d’augmenter, l’expose également à des pépins physiques.
« Effectivement, quand je repense à comment je me fais cette extension, je me dis que je pourrais être plus prudent sur ce genre d’action, a-t-il reconnu à l’issue de la victoire face aux Knicks, Et d’un autre côté, il faut avoir cette responsabilité de tout donner pour l’équipe. On a besoin aussi de ce surplus d’énergie parfois. » Entre prudence et exigence, à lui de trouver la bonne formule pour faire de 2026 une année pleine, sans coupure.
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