Une pépinière pour demain


Lennart Karl, 17 ans, illustre la volonté du Bayern 
de miser sur des joueurs de son centre de formation.

Afin de mieux résister aux grands clubs de Premier League, le Bayern a décidé de miser de plus en plus sur les jeunes de son centre de formation. Une stratégie renforcée par l’éclosion de Lennart Karl.

"Sans nos talents, on n’aura aucun avenir au plus haut niveau"
   - JAN-CHRISTIAN DREESEN, PRÉSIDENT  DU 
     CONSEIL D’ADMINISTRATION DU BAYERN

17 Jan 2026 - L'Équipe
ALEXIS MENUGE

MUNICH (ALL) – Harry Kane (100 M€), Luis Diaz (65), Michael Olise (53), Kim Min-jae (42) : ces dernières années, les dirigeants du Bayern ont mis la main à la poche sur le marché des transferts afin de conserver un effectif ultra-compétitif au plus haut niveau. Mais pour continuer de résister à moyen et long terme aux cadors de la Premier League, qui ont pris une belle longueur d’avance financière grâce à l’explosion des revenus télévisuels, les Munichois doivent trouver d’autres moyens de rester en haut de l’affiche.

L’avenir du club se situe dans un mélange entre stars internationales et talents formés au Campus, le centre de formation du Bayern.

Un nom symbolise cette nouvelle orientation: Lennart Karl, 17 ans, considéré comme un signal fort en interne. Jan-Christian Dreesen juge que la percée du jeune ailier allemand (7 buts en 23 matches) a un impact énorme sur l’ensemble du centre de formation bavarois. « Grâce à l’exemple qu’incarne Lennart, les talents s’aperçoivent que le chemin vers le professionnalisme est faisable et non une simple utopie, a indiqué le président du conseil d’administration du Bayern. Il leur montre qu’ils peuvent eux aussi réussir. »

Ces dernières semaines, Vincent Kompany a lancé d’autres jeunes tels que Wisdom Mike (5 matches) et Cassiano Kiala (1), et il compte la saison prochaine sur ceux de retour de prêt (Ibrahimovic à Heidenheim, Kusi-Asare à Fulham). « C’est la marche à suivre idéale, estime Stefan Effenberg, l’ex-capitaine (1990-1992, 1998-2002), désormais ambassadeur du club. Économiquement, c’est impossible de résister aux clubs anglais. Il faut donc être créatif et, avec son campus, le Bayern peut y parvenir. Kompany a décidé de lancer de plus en plus de jeunes joueurs, c’est un signal fort. » Depuis plusieurs années, le Bayern investit des sommes importantes dans la formation. Des investissements qui doivent porter leurs fruits, sur les plans sportif et économique. L’objectif des dirigeants est double : éviter les dépenses trop coûteuses et avoir un noyau de jeunes joueurs auxquels les fans s’identifient.

À l’heure actuelle, près d’un tiers de l’équipe type de Kompany est composé de joueurs provenant du centre de formation (Musiala, Stanisic, Pavlovic, en attendant Karl). Karl est la preuve que la méthode du Bayern peut fonctionner, à condition d’allier courage, patience et qualité. Pour Dreesen, une chose est sûre : « Sans les talents issus de notre centre de formation, le Bayern n’aura aucun avenir au plus haut niveau. »

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