Décisif avec le PSG, Chevalier met les points sur les i…
Le portier parisien a apporté la meilleure des réponses jeudi, offrant le Trophée des champions au club de la capitale.
« Je sais de quoi je suis capable,
je sais que je peux aider le PSG
et je ne lâcherai pas »
- Lucas Chevalier - Gardien du PSG
10 Jan 2026 - Le Figaro
Christophe Remise
Savoir faire et faire savoir. Mis sur le gril après un début de saison moyen, la polémique du like prorn et l’intérim réussi de Matvey Safonov après sa blessure à Monaco (1-0), Lucas Chevalier a le champ libre en ce début d’année, avec la fracture de la main de son rival russe. Encore fallait-il en profiter pour marquer des points, retrouver de sa superbe et… faire fermer des bouches. Le néo-international français (1 sél.) de 23 ans était attendu au tournant face à L’OM, jeudi, au Koweït, pour le Trophée des champions.
Il a répondu présent. Si le PSG est venu à bout de son rival marseillais (2-2, 4-1 tab), c’est en grande partie grâce à Chevalier, auteur de plusieurs parades décisives et qui a stoppé les deux premières tentatives de L’OM lors de la séance de tirs au but. « Il a fait un très bon match et a été décisif pour nous », résume Luis Enrique, qui n’a jamais perdu une séance de tirs au but sur le banc parisien. Cinq sur cinq, avec trois gardiens différents (Safonov, Donnarumma, Chevalier). « Le PSG est très bon sur les tirs au but depuis l’année dernière. Ça vient aussi d’un travail avec le staff. Après, c’est à nous de prendre la bonne décision», juge l’ex-lillois, recruté pour 55 M€ l’été dernier.
« Certains disent que c’est de la chance. Il y a peut-être une partie de chance. Mais tous les entraîneurs de gardiens ont des informations sur les adversaires. On a de grands joueurs pour tirer et aussi des gardiens de haut niveau, comme Safonov et Chevalier. La combinaison est fantastique pour nous »,
juge le coach espagnol, qui ne fait pourtant « pas énormément travailler » cet exercice à ses joueurs. «Mais nous avons de grands gardiens. Et les tireurs ont marqué aussi », note Fabian Ruiz, qui n’avait pas de doute quant à «la qualité de Lucas. Il l’a déjà démontré et on lui fait confiance. Pareil pour Safonov et Renato Marin. Lucas le mérite, c’est un mec incroyable, il travaille normément. Je suis content de son match, qui nous offre le trophée. »
Une performance majuscule, pleine d’autorité. Rassurant. «Ça faisait longtemps qu’il n’avait pas fait un aussi gros match », peste le directeur sportif marseillais, Medhi Benatia. Pas faux. Dernièrement, il y avait bien eu PSG-LE Havre (2-0), mais Lucas Chevalier avait bien besoin de prendre ce bol de confiance, pour lui, ses coéquipiers, les observateurs et les supporteurs. Et les journalistes. Jeudi soir, c’était l’occasion de mettre les points sur les i.
«Sur les derniers mois, il y a eu un changement d’atmosphère, de dimension, et j’ai appris beaucoup de cela. Mais vous, les journalistes, en êtes les premiers acteurs : vous ne m’avez pas rendu la vie facile, il faut le dire», tacle-t-il, reconnaissant s’être «peut-être senti un peu déstabilisé. J’ai juste encaissé la chose. Mais ne vous inquiétez pas, je vais très bien», sourit-il, jugeant qu’il s’agissait de son meilleur match avec le Paris SG. « J’ai été sollicité du début à la fin et eu des arrêts importants à faire. Tout n’a pas été parfait », analyse-t-il, rappelant que « le travail de gardien, ce n’est pas que faire des arrêts ».
Dans son interview au Figaro, en début de saison, il avait déjà regretté cette évaluation trop restrictive et l’impatience des observateurs. Il est vrai que le poste est particulier et qu’il demande un regard différent, un regard de spécialiste que tout le monde n’a pas, se limitant à compter les parades et les boulettes, comme celle qu’il avait commise… à Marseille (1-0) en septembre.
La réponse apportée jeudi n’en est que plus forte, plus symbolique. Et le natif de Calais a tenu à marquer son territoire. « J’ai beaucoup de qualités. On les a encore vues aujourd’hui », affirme-t-il, se disant « bien dans (ses) baskets. Je sais de quoi je suis capable, je sais que je peux aider le PSG, et je ne lâcherai pas, quoi qu’il arrive. Les gens peuvent penser ce qu’ils veulent, ça ne changera rien pour moi. » Et d’ajouter : « Il faut être bon tous les trois jours, ici. Si je suis bon, on va dire que je suis le meilleur gardien du monde, et, la semaine suivante, l’un des plus mauvais. Je vais toujours donner le maximum. »
Le PSG et Luis Enrique n’en attendent pas moins. C’est pour cela qu’ils ont misé sur lui pour succéder à Gigio Donnarumma. « Ils m’ont choisi. Ils me voulaient. Ils ont tout fait pour que je vienne et j’ai tout fait pour venir », se souvient-il. Une performance XXL qui en appelle d’autres et lance vraiment la saison de Lucas Chevalier. « Quand tu as de la qualité et que tu en as dans le crâne aussi, ça finit toujours par payer. » Il est temps de passer à la caisse.

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