Rodriguez redémarre


Sur la touche depuis son abandon lors du Tour 2025, le talent espagnol est, à partir d’aujourd’hui, la tête d’affiche du Tour de la Provence, où il espère s’illustrer et reprendre sa progression.

“Je me sens à 100 %''
   - CARLOS RODRIGUEZ 

13 Feb 2026 - L'Équipe
PIERRE MENJOT

AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE) – Son chemin s’était arrêté à Valence, un peu plus au nord d’Aixen-Provence, où le car de son équipe Ineos s’est garé cette semaine, pour le Tour de la Provence. Sept mois après son dernier dossard, accroché sur la 17e étape du Tour de France dura nt l aquelle i l avai t c huté deux fois sur les routes drômoises alors qu’il était 10e du général, Carlos Rodriguez est de retour à la compétition, aujourd’hui, belle tête d’affiche pour la course sudiste au plateau moelleux (Riccitello, Martin-Guyonnet, Powless, Geoghegan Hart, Godon, Laurance, etc.) et aux profils variés (cabossé aujourd’hui, montagneux demain avec l’arrivée à Lure, plat dimanche).

Son palmarès le désignerait même en favori naturel, lui qui a déjà gagné le général du Tour de Romandie, en 2024, en plus de belles étapes (Tour de France, Pays basque, Dauphiné). Mais, déjà pas du genre à fanfaronner, le placide Andalou préfère se montrer prudent. « Cette course est un peu une reprise de contact avec la compétition, le rythme, mais j’ai l’ambition de faire du mieux possible et, si je peux, de gagner, en sachant qu’il faudra être attentif tout le temps pour profiter des opportunités », a expliqué hier l’ancien champion d’Espagne (2022). « Carlos est souriant, bien sur son vélo, s’entraîne normalement, abondait son directeur sportif, Kurt-Asle Arvesen. Il doit encore se réhabituer au peloton. »

Faire « du mieux possible », c’està-dire? Personne n’a encore vraiment la réponse au sein de l’écurie britannique, alors que le garçon (25 ans) a souffert de fractures au niveau du pelvis (bassin), pas l’endroit le moins gênant quand on doit passer des heures assis sur une selle. Cela l’avait contraint à déclarer forfait pour la dernière Vuelta et les Mondiaux au Rwanda, afin de prendre le temps de se reconstruire en fin d’année 2025. « Ma récupération a été un peu plus longue que ce à quoi j’étais habitué, a-t-il convenu.

Mais l’équipe m’a accompagné, on a respecté le process pas à pas, et je peux attaquer cette saison sans avoir eu le moindre contretemps, en ayant totalement récupéré. Je me sens à 100 % et j’espère le montrer dès ce début de saison, profiter de tout le travail fourni. »

Après sa rentrée, Rodriguez devrait enchaîner avec ParisNice (8 au 15 mars) et le Tour de Catalogne (23 au 29 mars), selon Marca, un solide programme qui doit dessiner un retour au top niveau. Car en son absence, les lignes ont bougé au sein de son écurie. Voilà des années qu’Ineos se cherche un nouveau leader capable de gagner un grand Tour, et elle pensait le tenir avec l’ancien membre de la fondation Contador, passé directement de Juniors à professionnel, à 18 ans, et vite à la hauteur des promesses semées dans ses jeunes années (6e de la Vuelta 2022 à 21 ans, 5e du Tour l’année suivante).

Son développement « progressif, sans avancée hyper importante d’un coup » , disait-il, laissait augurer de belles choses, quand bien même d’autres précoces lui passaient devant, « mais tout le monde est différent et essaie de faire du mieux possible, tu ne dois pas te comparer aux autres ».

Jusqu’à cette saison 2025 qui a marqué une rupture, puisque ses premiers mois, avant le Tour, avaient déjà été moyens, avec notamment une chute à l’UAE Tour qui lui avait causé une fracture d’une clavicule.

Cet hiver, l’équipe britannique a ainsi recruté le Français Kévin Vauquelin et Oscar Onley (respectivement 7e et 4e du dernier Tour), plus jeunes (24 et 23ans) et au potentiel encore indéterminé. Alors l’Espagnol, sous contrat jusqu’en 2027, aurait une bonne idée en s’illustrant très vite. « Il a déjà montré qu’il pouvait gagner des étapes face aux meilleurs, comme au Tour ( vainqueur à Morzine, en 2023, devant Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard), calme Arvesen. On va voir comment se passe le début de saison. Le plan est qu’il lutte à nouveau avec les meilleurs pour gagner des étapes. Et maintenant, il a en plus de bons équipiers, ce qui peut l’aider à se mettre en bonne position. Mais pas de précipitation avec Carlos.»

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