Après la débâcle européenne, Marseille pique sa crise


Les Marseillais Geoffrey Kondogbia et Pierre-emile Hojbjerg 
lors du match contre Bruges, au stade Jan Breydel, mercredi.

Éliminé dès la première phase de la Ligue des champions après s’être encore sabordé, L’OM n’a plus atteint la phase à élimination directe depuis 2012. Retour sur un fiasco mémorable.

« Certains joueurs doivent aussi se regarder dans le miroir. 
J’espère qu’ils vont faire un vrai examen de conscience » 
   - Medhi Benatia directeur du football de L’OM

30 Jan 2026 - Le Figaro
Hugo De Ranter

Un fiasco », « un cataclysme », «une honte ». Les termes employés dans la presse ce jeudi sont nombreux pour qualifier l’élimination de l’olympique de Marseille de la Ligue des champions dès la phase de groupe, mercredi soir, au terme d’une soirée cauchemardesque et d’une campagne européenne ratée.

Une semaine après la lourde défaite subie contre Liverpool (3-0) au Vélodrome, Marseille avait malgré tout de grandes chances de figurer parmi les 24 barragistes. Mais une nouvelle claque subie en Belgique, contre le Club Bruges (3-0), combinée à un but invraisemblable du gardien du Benfica Lisbonne, Anatoliï Troubine, contre le Real Madrid (4-2 pour les Portugais), a mis fin au parcours européen des Phocéens.

Alors que le Paris Saint-Germain, tenant du titre, et L’AS Monaco joueront pour la deuxième année consécutive les barrages, dont le tirage au sort aura lieu ce vendredi à midi, Marseille devient la première équipe française à ne pas sortir de la poule unique sous la nouvelle formule de la Ligue des champions.

Pourtant, L’OM avait de quoi être confiant. Le 28 août dernier, les Marseillais pouvaient être satisfaits après un tirage au sort clément, qui laissait penser que le club pourrait enfin retrouver la phase à élimination directe de la Ligue des champions, pour la première fois depuis quatorze ans. Sur le papier, c’était jouable. Mais la réalité a vite pris le dessus.

Après un début de campagne prometteur (défaite encourageante 2-1 contre le Real Madrid puis victoire 4-0 contre l’Ajax Amsterdam), les Marseillais se sont sabordés. Les deux défaites évitables contre le Sporting Portugal (2-1) et contre l’atalanta Bergame (1-0) ont mis en avant leurs lacunes - inefficacité offensive, manque d’intensité, erreurs défensives - qui ne pardonnent pas à ce niveau et qui ont suivi les Phocéens tout au long de leur parcours.

Les deux victoires consécutives contre Newcastle (2-1) et l’Union Saint-Gilloise (3-2) avaient pourtant laissé une marge appréciable au club français pour atteindre - au moins - les barrages. Mais les deux défaites finales contre Liverpool et Bruges ont laissé toute une équipe et toute une ville à quai. Avec 5 défaites en 8 matchs de poule, Marseille est à sa place. Hors de l’élite européenne.

Cette Ligue des champions était pourtant un objectif important pour un club qui a investi près de 100 millions d’euros lors du dernier mercato d’été, avec le retour de Pierre-Emerick Aubameyang, l’arrivée de Benjamin Pavard en prêt et le transfert d’igor Paixão, devenu le joueur le plus cher acheté par L’OM (30 millions d’euros). Toutes ses recrues n’ont pas suffi pour porter l’olympique de Marseille vers les sommets européens. Et plus que l’effectif, c’est l’entraîneur, Roberto De Zerbi, qui est pointé du doigt, autant par les spectateurs que la presse, avec ses 30 compositions en autant de rencontres. À l’issue du match contre Bruges, il a luimême parlé d’un « profond sentiment de honte » après « l’élimination horrible » de son équipe. Mais pour Medhi Benatia et les dirigeants olympiens, le coach italien, qui porte le projet marseillais, n’est pas le seul responsable.

«Certains (joueurs) doivent aussi se regarder dans le miroir. J’espère qu’ils vont faire un vrai examen de conscience », a exigé le directeur du football de L’OM, qui a évoqué des « conséquences » à venir. « J’espère qu’il y en aura. Il faut que les joueurs se posent les bonnes questions. Certains ont tout donné, d’autres non. Et ceux-là doivent comprendre ce que représente ce club» , a fustigé le dirigeant de 38 ans, arrivé à Marseille en 2023.

Troisième en Ligue 1, L’OM - renforcé cet hiver par l’achat du milieu central Quinten Timber, en provenance de Feyenoord, et le prêt du jeune milieu offensif d’Arsenal Ethan Nwaneri peut aller chercher une qualification directe pour la prochaine Ligue des champions. Mais c’est surtout en Coupe de France que les Marseillais auront un beau coup à jouer, suite à l’élimination du PSG. « On a une Coupe de France à aller chercher, on doit au moins ça aux supporteurs », a promis Medhi Benatia. Aux joueurs de Roberto De Zerbi de réagir, et vite, pour rattraper ce fiasco européen et espérer mettre fin à une disette de trophées qui dure depuis… 2012. Une autre série qui doit prendre fin à Marseille.

Commenti

Post popolari in questo blog

I 100 cattivi del calcio

Dalla periferia del continente al Grand Continent

Chi sono Augusto e Giorgio Perfetti, i fratelli nella Top 10 dei più ricchi d’Italia?