Destins liés


Maghnes Akliouche entre Gabriel Sara et Lucas Torreira lors 
du succès de Monaco sur Galatasaray (1-0), le 9 décembre.

S’il veut encore espérer disputer la Coupe du monde avec les Bleus, Maghnes Akliouche a tout intérêt à voir l’AS Monaco se qualifier pour les play-offs afin de ne pas disparaître des radars.

"Il est à la recherche d’une certaine constance"
   - SÉBASTIEN POCOGNOLI, 
     ENTRAÎNEUR DE MONACO

28 Jan 2026 - L'Équipe
RÉGIS TESTELIN (avec A. M. L.)

Le 16 novembre, à Bakou, Maghnes Akliouche avait profité de l’énorme turnover effectué par Didier Deschamps pour réussir pleinement sa première titularisation en équipe de France, face à l’Azerbaïdjan (3-1). Cette cinquième cape en bleu, il l’avait disputée dans le couloir droit. Il avait joué soixante et une minutes, inscrit son premier but en sélection sur une passe de Malo Gusto et marqué les points qu’il fallait dans la course aux 26 pour la Coupe du monde.

Deschamps s’était félicité qu’il se soit « lâché » , lui l’introverti, il avait loué « sa montée en puissance » en estimant qu’il « avait su bonifier son temps de jeu et su franchir un palier » . Bref, un dernier rassemblement annuel suffisamment réussi pour s’imaginer être retenu l’été prochain, alors que la concurrence est énorme, entre les attaquants assurés d’y être (Barcola, Dembélé, Doué, Mbappé, Olise) et les nombreux candidats aux seconds rôles (Cherki, Coman, Ekitike, Kolo Muani, Nkunku, Thauvin, Marcus Thuram).

Tantôt à droite, tantôt meneur de jeu dans un 4-4-2 losange

C’était il y a dix semaines et cela paraît loin au regard de la dynamique prise par le joueur au sein de son club. Depuis le retour de Bakou, le milieu offensif de l’ASM (23 ans) n’a pas fait grand-chose. Il a joué 11 matches avec Monaco et en a gagné trois, sans inscrire le moindre but et en donnant deux passes décisives, en Ligue des champions à Paphos (2-2, le 26 novembre) et en Coupe de France à Auxerre (2-1, le 21 décembre). C’est peu pour un garçon qui comptait augmenter ses données personnelles dans l’espoir d’aller plus haut.

Le marasme est collectif à l’ASM, il touche tous les joueurs dans toutes les zones et Akliouche n’est pas plus fautif qu’un autre. Mais il est le seul international français de la bande (avec Paul Pogba, toujours indisponible), un joueur en pleine ascension et l’une des plus grosses valeurs marchandes du club. Le voir s’enliser avec les autres n’est bon pour personne. Ni pour son club, qui espérait le vendre 70 M€ l’été dernier mais a rapidement déchanté. Ni pour l’intéressé, qui risque de rater quelques jolis trains l’été prochain.

Depuis le début de l’année, Akliouche joue tantôt à droite dans le 4-4-2 à plat de Sébastien Pocognoli, et tantôt en numéro 10 derrière les deux attaquants, lorsque le 4-4-2 est disposé en losange. Sa préférence du moment irait à cette position axiale, pour toucher plus de ballons, rayonner davantage, faire jouer l’équipe et maximiser ses chances d’être décisif. Depuis plusieurs semaines, ses matches se ressemblent beaucoup: il bouge, il court, il participe au repli défensif, il réclame le ballon, prend ses responsabilités, tente des frappes, invente des passes. Mais il ne se passe rien ou pas grand-chose, et il ne faudrait pas qu’il se résigne.

Pas ce soir en tout cas, alors que l’ASM joue sa saison européenne, avec le risque qu’elle se referme et que ses joueurs internationaux n’intéressent vraiment plus personne. « Maghnes est à l’image de l’équipe, il a de bonnes périodes et des périodes où il peut faire mieux, il est à la recherche d’une certaine constance, disait Pocognoli hier, à la veille d’accueillir la Juventus. La prochaine étape pour lui, c’est d’être assez neutre par rapport au déroulement du match, tout en essayant de rester au-dessus du lot. Parce que c’est un joueur de qualité dont on est en droit d’attendre ça. »

Ne pas surjouer, ne pas vouloir sauver l’équipe, semble vouloir dire son coach. « Après, c’est une période difficile, peut-être une des premières qu’il vit ainsi en termes de collectif » , estime le technicien belge. Oui, mais c’est un soir à en sortir absolument, d’une manière ou d’une autre.

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