MAGNIER Un avenir classique


Paul Magnier, hier, lors de la présentation de l’équipe SoudalQuick Step, 
à Calpe en Espagne, où les coureurs de la formation belge sont en stage.

Symbole de la confiance de son équipe, le Français de 21 ans a prolongé jusqu’en 2029 avec Soudal-Quick Step. Le projet ? Le façonner en spécialiste des courses d’un jour.

« Cette saison, il doit mieux ressentir les sensations, 
dans son corps et dans sa tête, autour des classiques »
   - TOM STEELS, SON DIRECTEUR SPORTIF

9 Jan 2026 - L'Équipe 
YOHANN HAUTBOIS

CALPE (ESP) – Il se passe toujours quelque chose dans l’ascenseur avec Paul Magnier. Si on l’avait découvert blagueur potache l’an passé, le coureur de SoudalQuick Step semble avoir été, cette fois, la victime d’une entourloupe à la galette des rois qu’il goûtait moyennement en marge de la présentation de son équipe, à Calpe : « Regarde, il y a un trou, quelqu’un a enlevé la fève, j’en suis sûr.»

Ses dirigeants ont peut-être préféré s’épargner tout risque d’ingestion maladroite avec leur pépite qui leur a rapporté 19 victoires, la saison dernière. Ils le dorlotent à un tel point qu’ils l’ont prolongé jusqu’en 2029 et Jurgen Foré, le patron de la formation belge, avait du mal à cacher son excitation avant l’annonce officielle : « Il a 21 ans mais c’est déjà un super athlète et un super leader.» Pour le Français, ce contrat longue durée autour duquel les deux parties discutaient depuis trois mois relevait presque de l’anecdotique: «Cela représente à la fois beaucoup et peu car cela ne change pas grand-chose pour la saison prochaine. Mais signer jusqu’en 2029, c’est bien pour moi et pour l’équipe, cela prouve qu’elle a confiance en moi et que j’ai confiance en elle. On a encore beaucoup de choses à faire ensemble.»

Son programme, il l’avait déjà dessiné il y a un mois mais on sait aujourd’hui qu’au Tour d’Algarve, au Nieuwsblad, à Tirreno-Adriatico, Milan-San Remo, Gand-Wevelgem et À Travers la Flandre, il a ajouté le Giro, découvert en mai dernier «comme un bloc d’entraînement», dans la difficulté (nonpartant à la 16e étape) et sans lever les bras : « Je serai prêt cette fois et il n’y aura plus qu’à espérer que les résultats suivent.»

Sa saison à rallonge (5 succès sur le Tour de Guangxi) a retardé sa préparation, il est « un peu moins en forme » qu’à la même époque mais il prévenait, hier : « Cela n’annonce que du bon pour mars-avril. » On sera alors en plein dans les classiques, une culture avec laquelle les Quick Step aspirent à renouer, et s’il a du jus, il pourrait être tenté de se rendre sur le Tour des Flandres, peut-être Paris-Roubaix : « On verra en fonction de la forme car après Tirreno l’an dernier, j’étais vraiment cramé. On veut faire ça bien et la prolongation montre aussi qu’on prend le temps et que, si ce n’est pas cette année, j’aurai d’autres occasions.»

En attendant d’offrir un Monument à l’équipe belge, Magnier est programmé plutôt pour monter en régime sur des épreuves plus prestigieuses, culturellement, que celles où il s’est imposé ces derniers mois. Tom Steels, son directeur sportif, le verrait bien enlever Gand-Wevelgem, par exemple, « car il aura l’équipe avec lui. Il a les qualités pour devenir l’un des meilleurs coureurs mais il est jeune. Cette saison, il doit mieux ressentir les sensations, dans son corps et dans sa tête, autour des classiques. Mais il aime souffrir et c’est indispensable sur ces courses».

Nouvelle recrue, Jasper Stuyven en connaît un rayon sur les pavés et s’il n’hésitera pas à se mettre au service du deuxième du Nieuwsblad l’an dernier, il a remarqué, également, que son cadet a «commis beaucoup de petites erreurs et dans les grandes courses, tu le paies. Au Tour de Croatie et de Slovaquie, il a fait des erreurs mais il est si fort qu’il a gagné quand même d’être poli auprès de Stuyven, mais aussi de Dylan van Baarle, et d’un staff étoffé et clairement marqué classiques (Niki Terpstra, Sep Vanmarcke), Magnier va s’aiguiser les crocs sur « le Nieuwsblad, l’E3 ou À Travers la Flandre et finir un grand Tour. Mais il peut aussi nous surprendre, rit Foré. Avec Paul, on ne sait jamais!»

Pour sa reprise, sur la Classica Comunitat Valenciana (le 25 janvier), il annonce pourtant déjà : « J’aime bien commencer la saison par une victoire. »

Commenti

Post popolari in questo blog

I 100 cattivi del calcio

Dalla periferia del continente al Grand Continent

Chi sono Augusto e Giorgio Perfetti, i fratelli nella Top 10 dei più ricchi d’Italia?