Koleosho, vue de profil


Luca Koleosho entre Warren Zaïre-Emery et Vitinha lundi 
lors de PSG-PFC (0-1) en 16es de finale de la Coupe de France.

Le nouveau milieu du Paris FC, international Espoirs italien, possède un style de jeu atypique, que décrypte son sélectionneur.

"Balle à terre, il fait la différence, il est très rapide"
   - SILVIO BALDINI,SÉLECTIONNEUR 
     DES ESPOIRS ITALIENS

15 Jan 2026 - L'Équipe
VALENTIN PAULUZZI

MILAN (ITA) – Jusqu’à maintenant, le pic de la jeune carrière de Luca Koleosho (21 ans), la nouvelle recrue du Paris FC (où il a été prêté jusqu’à la fin de saison par Burnley, avec qui il est sous contrat jusqu’en 2029) a eu lieu en sélection. Pas celle des États-Unis, dont il a porté le maillot U15, ni celle du Canada, avec qui il a été convoqué chez les seniors (sans débuter) à l’âge de 17 ans, mais avec les « Azzurrini ».

Né dans le Connecticut, Koleosho, entré en jeu à la 61e minute lundi lors de la victoire en 16es de finale de la Coupe de France contre le Paris-SG (1-0), possède même un quatrième passeport, celui du Nigeria, pays d’origine de son père. Pour le moment, son choix se porte sur la patrie de ses grands-parents maternels, qui ont immigré à Montréal. La Fédération italienne l’avait repéré grâce aux scouts du « Club Italia », une structure notamment chargée de lister les talents étrangers d’origine italienne.

En mars 2023, Koleosho a endossé pour la première fois le maillot bleu azur. Quatre mois plus tard, il était sacré champion d’Europe U19, quelques semaines après avoir inscrit son premier but chez les professionnels, en Liga, avec l’Espanyol, où il a peaufiné sa post-formation. Après deux saisons (une en Premier League, une en Championship) relativement anonymes à Burnley (3 buts, 1 passe décisive en 45 apparitions), on a de nouveau entendu parler de Koleosho, l’été dernier, à l’Euro U21, où son style de jeu a séduit.

C’est qu’en Italie, les joueurs de son profil ne courent pas les terrains. Silvio Baldini, actuel sélectionneur des Espoirs italiens, dresse son portrait: « Techniquement, c’est très fort. Il n’est pas très grand ( 1,75 m) donc il pèche dans le jeu aérien, mais balle à terre il fait la différence, il est très rapide. Ce qui m’a le plus surpris, c’est son comportement en phase de non-possession : il est intelligent tactiquement, au bon endroit au bon moment. Et il aide beaucoup l’équipe, on a fini plusieurs matches à dix, il courait énormément, il est très résistant. »

En sélection, il est aligné ailier gauche dans un 4-3-3. Avec Burnley – d’où il est donc arrivé en prêt au Paris FC –, il jouait sur le côté opposé. « C’est à gauche qu’il s’exprime le mieux, mais je l’aime bien aussi derrière l’attaquant » , poursuit Baldini.

En poste depuis septembre, le sélectionneur découvre encore Koleosho, qui apprend l’italien lors des mises au vert: « C’est un garçon très réservé, qui tend à se mettre à l’écart. Et, lors des séances, il s’entraîne bien, mais parfois, quand il rate quelque chose, il a une façon peu commune de s’exprimer, ça traduit une sorte d’impatience. C’est un gamin qui a peu de repères, ça se voit qu’il a grandi en cherchant son identité. »

À 11 ans, Koleosho était catapulté en Catalogne, loin de sa famille, pour multiplier les détections: un parcours atypique pour un style atypique. « Selon moi, le principal problème est qu’on le juge sur son apparence, un peu extravagante, et pas sur ce qu’il fait sur le terrain. C’est impossible qu’il ne joue pas dans un top Championnat, car il a des qualités extraordinaires » , conclut Baldini.

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