Pourquoi le PSG doit recruter


La défaite du PSG face au Paris FC (0-1), lundi, a montré une nouvelle
 fois certaines limites de l’effectif des champions d’Europe.

Certaines prestations récentes du champion d’Europe, fruit d’états de forme incertains et d’un effectif en manque de ressources, relancent le débat autour de la nécessité d’un mercato hivernal plus intense que prévu.

15 Jan 2026 - L'Équipe
HUGO DELOM, EMERY TAISNE et LOÏC TANZI (avec J. Ba.)

Avec les seules arrivées d’Illia Zabarnyi, Lucas Chevalier et Renato Marin, le PSG a fait le pari, l’été dernier, de ne pas bouleverser l’équilibre d’un effectif entré, avec la victoire en Ligue des champions, dans l’histoire du club. Un choix un peu forcé par un marché fermé autour des profils identifiés. Alors que le mercato hivernal a débuté depuis deux semaines, Paris n’a toujours pas concrétisé d’arrivée. Comme l’été dernier, la direction ne souhaite pas se précipiter et ne bougera qu’en cas d’ouverture dans l’un des dossiers souhaités – un profil jeune dont le nom n’a pas filtré est ciblé.

En janvier dernier, Khvitcha Kvaratskhelia avait pourtant permis d’apporter un nouvel élan au groupe parisien. Paris doit-il tenter de nouveau le coup cet hiver? En interne, on repousse toujours fermement cette hypothèse, restant sur un modèle de « 14, 15 joueurs de très haut niveau qui peuvent jouer à différents postes associés à des jeunes de l’académie ». Sur ce qu’on a vu depuis des semaines, le débat reste pourtant ouvert.

Une concurrence à renforcer

« Il y a un manque d’envie de gagner sa place, 
des joueurs trop installés »

Les matches contre l’OM lors du Trophée des champions (2-2, 4-1 aux t.a.b.) et, à un (large) degré moindre, face au Paris FC en 16es de finale Coupe de France (0-1), qui intervenaient après une séquence pas toujours aboutie dans le jeu en décembre, ont mis en lumière des états de forme incertains. Notamment dans un secteur de jeu central lors du titre européen l’an dernier : le milieu de terrain.

Si Vitinha garde ses standards habituels, les productions de Joao Neves et de Fabian Ruiz interrogent. Un contrecoup physique lié à l’absence de préparation ou une forme – parfois inconsciente – de confort ? Le retour à venir d’Achraf Hakimi de la CAN permettra de relancer Warren Zaïre-Emery dans l’entrejeu. Pas sûr que cela soit suffisant. Illustration de l’absence de réflexion autour d’un recrutement dans ce secteur : le PSG a coché le nom d’Enzo Fernandez parmi ses cibles. L’Argentin (24 ans) se pose des questions à Chelsea après le départ d’Enzo Maresca, avec qui il avait noué une bonne relation. Or, Paris ne s’est pas activé pour essayer de le faire venir cet hiver.

Même constat derrière, où Zabarnyi et Lucas Beraldo n’apportent pas de solutions viables, alors même que Marquinhos n’est pas indétrônable. Devant, à l’exception de Kvaratskhelia, qui a retrouvé des sensations techniques, le trio Barcola-Dembélé-Doué, pas épargné par les bless u re s , man queen core d e continuité. Le Golden Boy 2025 reste par exemple sur une entrée à l’envers face au PFC.

Oui, Ibrahim Mbaye va apporter quand il sera revenu de la CAN avec le Sénégal, mais une recrue offensive pourrait-elle faire bouger les lignes ? « Ne pas avoir amené plus de concurrence est une erreur, estime-t-on dans l’entourage d’un joueur parisien.

Il aurait fallu amener des mecs qui ont envie de jouer leur carte. Là, on sent des mecs qui jouent de façon plus tranquille. Le coup de moins bien, il est dans l’envie. Dans le contre-pressing, on sent que ce n’est plus tout à fait la même équipe. Il y a un manque d’envie de gagner sa place, des joueurs trop installés. »

Une régénération mentale à enclencher

« Il y a une différence en termes d’engagement entre 
les compétitions nationales et la Ligue des champions »

Dès les premières heures après le sacre européen au printemps, ce groupe-là entendait marquer l’histoire en réalisant un doublé en Ligue des champions. L’état d’esprit n’a pas changé lors de ces dernières semaines. Mais cet effectif inchangé en a-t-il les ressources mentales? « Sur ce que je vois, il y a une différence en termes d’engagement entre les compétitions nationales et la Ligue des champions, où il y a un supplément d’âme, estime l’ancien Lyonnais Benoît Pedretti, qui détaille les ressources mentales de l’OL de l’époque. À Lyon (2005-2006), les Coupet, Juninho, Govou, Wiltord, ils avaient tout gagné, mais ils avaient tout le temps faim. Il y avait une exigence totale en séance. Et puis on avait un groupe sans doute plus étoffé que Paris. Mentalement, tu ne pouvais pas te relâcher. Tu avais le président (Jean-Michel Aulas) qui te mettait une sacrée pression (rires). »

Un déficit physique à combler 

« Une volonté d’amener tout l’effectif à 100 % »

La question est simple : ce Paris-là, très peu modifié par rapport à l’an dernier, va-t-il souffrir jusqu’en mai d’un déficit athlétique né de l’absence de préparation? Dans les faits, l’élimination en Coupe, associée à une possible qualification directe pour les 8es de finale de la C1 grâce à une place dans le top 8 de la phase de ligue, pourrait permettre à Paris d’avoir des séquences plus légères en février et d’intégrer éventuellement une préparation foncière. L’enjeu pour la cellule performance du club est de récupérer tous les joueurs dans les meilleures conditions au printemps. « Nous sommes toujours dans une réflexion similaire, avec une volonté d’amener tout l’effectif à 100 % », glisse-t-on en interne, écartant une nouvelle fois toute idée de recrutement. Aujourd’hui, cette équipe-là ne semble pas, concernant ce qui a fait longtemps sa force – un contre-pressing hyper efficace –, dans un état optimal. Et dans un ou deux mois?

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