Jacquet : « Ma formation n’est pas encore terminée »


Jérémy Jacquet avec les Bleuets 
contre la Slovaquie (4-0), le 24 mars.

Le défenseur de Rennes, âgé de 20 ans, revient sur son parcours de joueur à fort potentiel passé par Clermont et son choix de rester en Bretagne cette saison, sur fond de tempérament affirmé.

“Au début, je me suis un peu opposé à ça (jouer en défense), car je tenais à mon rôle de 6. Mais je m’en suis éloigné vos
“Je dois prendre plus de place dans le vestiaire et sur le terrain

13 Oct 2025 - L'Équipe
LOÏC TANZI ET JOHAN RIGAUD

Jérémy Jacquet est l’un des symboles de la génération 2005 à Rennes, avec Désiré Doué (PSG), Mathys Tel (Tottenham) ou encore Jeanuël Belocian (Bayer Leverkusen). Montéau printemps dernier cher les Espoirs, ce défenseur subtil s’est fait une place en Ligue 1 depuis février dernier, après un crochet singulier par Clermont. Mardi dernier, à Clairefontaine, il s’est raconté avec passion.

- Fin janvier 2024, à 18 ans, vous êtes un grand espoir de Rennes qui part en prêt à Clermont. Pourquoi?

C’était rester àRennesavec peu deminutes en perspective ou découvrir autre chose. J’ai opté pour dutempsdejeu, et ce fut le cas sur la fin de mon premier prêt (en L1). Après l’Euro U19 (finaliste, 0-2 contre l’Espagne, le 28 juillet 2024), j’ai compris queje n’étais toujours pas dans le projet. Je ne me suis pas inquiété, je suis reparti à Clermont (relégué en L2) et là je peux dire quemacarrière a commencé.Auvudemes performances et dela situation, Rennes m’arappelé (le 3 février). C’était mon moment.

- C’est rare qu’un joueur avec votre potentiel accepte d’aller jouer en L2. Aviez-vous des réticences?

Non, aucune. Quandtuesjeune, pour moi, l’essentiel est dejouer. C’est vraiment venu de moi même et de mes proches, en sachant quemoi, jeune, je n’ai pas beaucoup joué à cause de mes nombre uses blessures ( dos, talon, genou... lire par ailleurs). J’avais besoin de ça.

- Que raconte ce choix sur votre personnalité?

Queje suis ungarçon sûr delui, prêt àfaire certains sacrifices pour atteindre des objectifs.

- Necroyait-on pas assez en vous à Rennes?

Si, mais devant moiil y avait quand même du monde.Etquandtues défenseur, tu nerentres pas enfin de match comme un attaquant. Ça fait partie de mon début de carrière, je le trouve assez original, et j’en suis fier.

- Vous avez'év'oqué proches. Quelle est la force de votre socle familial dans votre cheminement?

Onest très proches, avec mon frère de 24ans, monpèreetma mère. Avec mon frère, onjouait à Joinville (Val-de-Marne). Mes parents faisaient les allers retours Melun–Joinville, 40 minutes tous les jours, car on n’avait pas les mêmeshoraires, plus les matches le week-end. Et ils ont toujours été là. J’ai hérité dusensdurespect et de l’humilité. Avec eux, je nepeuxpas paraître comme un joueur qui prend la grosse tête ouneveut plus bosser. Après, je suis très taquin. ( sourire) Déjà petit, avec mon frère comme avec des cadres, avec un (Seko) Fofana ou (Ludovic) Blas, mais toujours dans le respect.

- Débriefez-vous vos matches en famille?

Avant, oui. Et j’ai toujours besoin deleurs conseils. Mais, maintenant, j’ai aussi unanalyste qui mefait des retours sur mes matches.

- Avez-vous préféré rester à Rennes plutôt que partir cet été?

Oui, car je trouve quej’en avais besoin et quele projet duclub me convenait. Pour moi, ma formation n’est pas encore terminée. Des discussions avec le coach (Habib Beye) m’ont plu, comme celles avec mes coéquipiers.

- Vous parliez de blessures. Comment s’est passée votre croissance?

J’ai grandi d’un coup (il mesure 1,90 maujourd’hui), j’ai dû prendre bien 10cm en un an. Honnêtement, c’était dur, car je suis arrivé à Rennes avec unan d’avance enpréformation, à 12 ans, et j’ai peut-être joué dix matches sur unesaison.
J’ai enchaîné blessures audos, à untalon, àungenou… À un moment donné, je me suis fait opérer, on m’a en levé un bout de cartilage qui se baladait.
J’ai réellement commencé à enchaîner lors dema3e année de formation, avec la réserve, et ça s’est bien passé. Tout ça afait aussi maforce.

- Vous avez longtemps évolué milieu, avant de passer derrière. Est-ce à cause de votre taille?

Oui, je pense. J’étais milieu à Joinville. Et endétection à Rennes, onm’adit: “Jérémy, va défenseur central.” Au début, je me suis un peu opposé à ça, car je tenais à mon rôle de 6. Mais je m’ensuis éloigné. Ils connaissaient mieux le foot que moi à ce moment-là, donc j’y suis allé et ça s’est bien passé.

- Redevenir milieu, dans le jeu, ça vous tenterait?

Oui, sentinelle, c’est aussi un poste qui pourrait m’aller.

- Qui vous a inspiré, petit?

Commedéfenseur, j’aime bien (Virgil) van Dijk, et récemment (Ibrahima) Konaté. Après, mon joueur préféré, c’est ( Paul) Pogba, commejejouais milieu. J’ai toujours voulu jouer commelui.

- Voir vos camarades de promo 2005 (Doué, Tel, Belocian) évoluer dans de grands clubs européens, qu’est-ce que ça vous inspire?

Çadonneenvie d’y croire. Je suis fier d’en faire partie. Avec Joinville, je jouais contre Rennes en U10. Désiré, c’était au-dessus, il mettait des coups francs de n’importe où. Mathys, je le connaissais par rapport àl’Île-deFrance (Montrouge, Clairefontaine), et avec Jeanuël, au fil dutemps, par rapport aussi à nos liens d’origine (Guadeloupe), onest devenus devrais amis. On se parle souvent, nos parents se connaissent très bien, onapassé des vacances ensemble.

- Comment décririez-vous votre style?

Undéfenseur assez calme avec le ballon, qui peut paraître parfois un peuailleurs ounonchalant – on mel’a déjà dit –, alors queje suis particulièrement concentré, en ayant l’esprit àbien analyser les situations. Et puis, ce qui fait partie demoi, c’est bien ressortir le ballon, trouver la bonnepetite passe, casser la ligne.

- Votre coach, Beye, disait aussi vous attendre plus dans la communication et le leadership.

Oui, monrôle aévolué. Je dois prendre plus deplace dans le vestiaire et sur le terrain. Et puis, onm’adit parfois queje manquais d’agressivité, donc j’essaie d’en mettre unpeuplus. ( sourire) Enfin, je dois trouver le bondosage entre enmettre et pas trop. »

***

ZACK NANI, NOUVEAU DIFFUSEUR

Zack Nani, streamer et créateur de contenu, devient le nouveau diffuseur officiel de l'équipe de France Espoirs pour les deux prochaines saisons, a annoncé la Fédération française de football (FFF), hier. À partir d’aujourd’hui, Zack Nani proposera en direct et en exclusivité l'intégralité des matches des Bleuets sur ses chaînes YouTube, Twitch et sur les Freebox, jusqu'à l'Euro 2027 (hors phase finale). Cette collaboration s'inscrit dans la volonté de la FFF de moderniser la diffusion de sa sélection Espoirs et de toucher les jeunes supporters via des plateformes adaptées à leurs habitudes de consommation.

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