Okobo show


Elie Okobo (à gauche) a inscrit 23 points 
pour Monaco hier face à Paris (99-94).

Particulièrement efficace et lucide, le meneur-arrière de Monaco a porté les siens vers un précieux succès à Paris, son bourreau de la dernière finale du Championnat.

"Je suis en confiance, je joue en rythme"
   - ÉLIE OKOBO

13 Oct 2025 - L'Équipe
AMAURY PERDRIAU

Lorsqu’il s’est élevé, libre de tout marquage, avec quarante-neuf secondes à jouer dans le finish haletant de ce Paris-Monaco disputé hier soir à l’Adidas Arena, premier remake de l’étouffante finale remportée sous les yeux de ses fans dans le même écrin par le club de la capitale la saison dernière (3 victoires à 2), Elie Okobo a fait parler sa patte gauche. Si soyeuse. Le ser vice (97-92), suivi de l’addition livrée aux lancers francs par l’homme du match (23 points, à 7 sur 8 au tir, 5 passes) à l’heure de parachever un précieux succès pour la « Roca Team » (99-94).

Une victoire enlevée sans dissimuler le plaisir d’avoir gâché la fête Porte de la Chapelle (voir cidessous). « Merci à Paris, c’était une super motivation pour les gars » , piaffait un membre du staff de la Principauté dans les coursives. « C’est un drôle de timing, mais du coup ils n’ont pu célébrer qu’à moitié » , enchérissait Okobo.

Poussifs sur la première mitemps (45-55, 20e), plombés par de trop nombreuses fautes (20 à la pause contre 8 sifflées à Monaco), les Parisiens ont failli tout renverser dans ce choc qui aura tenu ses promesses. Ils se sont transcendés au cours du troisième quart-temps, qu’ils ont animé d’un 25-13 synonyme de retour aux commandes (70-68, 29e). Paris les avait lâchées après un 8-0 initial que les changements rapides opérés par l’entraîneur Francesco Tabellini avaient peut-être perturbé.

La nouvelle mise en action d’Okobo, déjà percutant sur les deux premiers actes, aura eu pour principal bénéfice de faire oublier que son équipe galérait à compenser la perte de son cerbère Alpha Diallo, renvoyé au vestiaire avant la mi-temps pour deux fautes techniques de contestation.

En quatre-vingt-dix secondes, l’international français, vu à l’Eurobasket cet été (12,7 points de moyenne), livrait un florilège : deux lancers francs, une pénétration, un tir primé puis un caviar pour Jaron Blossomgame (16 points) au buzzer de la période, histoire de remettre les pendules à l’heure (77-72, 30e).

«Je suis en confiance, je joue en rythme, avançait ensuite le héros du soir. Le reste, c’est de la lecture de jeu. Je sais que j’ai ce talent offensif qui fait que je peux créer pour les autres et pour moi-même. Il faut ensuite faire les bons choix, et ça a plutôt été le cas. »

Une perspicacité indéniable qu’il aura agrémentée d’un plaisant duel face au scoreur maison Nadir Hifi (24 points à 7 sur 14), qu’il ne manqua pas de taquiner après un tir inscrit au buzzer d’une possession (83-76, 33e). «Il m’a mis un tir sur la tête lui aussi, souriait l’ancien Palois. Nadir c’est mon gars, et le chambrage n’est l’histoire que d’un match.»

Tandis que l’étreinte entre les deux hommes se voulait chaleureuse au coup de sifflet final, Monaco fêtait d’avoir enfin enchaîné une deuxième victoire cette saison (hors Supercoupe), ce que leurs rivaux n’ont pas encore accompli.

« J’espère que c’est le début d’une belle série parce qu’on a une grosse semaine devant nous » (à Bologne puis contre Valence en Euroligue, chez l’Asvel dimanche), anticipait encore Okobo.

Et ce n’est pas son pouce gauche strappé qui suscitera la moindre inquiétude dans les rangs de Monaco, bien heureux de pouvoir s’appuyer sur son sixième homme de luxe. «Depuis le dernier match de la finale de l’année dernière, c’est un oedème osseux qui a du mal à partir. Ça ne m’empêche pas de bien shooter, concluait le Bordelais, malicieux. Vous l’avez vu ce soir. » Et on le reverra probablement encore.

Commenti

Post popolari in questo blog

I 100 cattivi del calcio

Dalla periferia del continente al Grand Continent

Chi sono Augusto e Giorgio Perfetti, i fratelli nella Top 10 dei più ricchi d’Italia?