"Il ne fait pas beaucoup de bruit, mais il parle avec le ballon": rencontre avec Maghnes Akliouche, révélation de l'équipe de France Espoirs


Maghnes Akliouche lors d'un match avec les moins de 21 ans de l'Équipe de France 
(FLORIAN FRISON / FLORIAN FRISON)


Le milieu de terrain de l’AS Monaco est l’une des révélations de ce début de saison en Ligue 1. Avec trois buts – dont deux contre l’OM – et une passe décisive, Maghnes Akliouche s’installe aussi chez les Bleuets de Thierry Henry. 

Article rédigé par Julien Froment
Radio France

Publié le 13/10/2023 06:30
Mis à jour le 13/10/2023

Ce qui frappe en premier quand on rencontre Maghnes Akliouche pour la première fois, c’est son regard. Un bleu perçant : celui d’un requin. "Si vous regardez dans ses yeux, il y a quelque chose qui vous dit qu’il ne faut pas faire n’importe quoi avec lui", glisse à son sujet le sélectionneur des Espoirs Thierry Henry.

Une détermination que Maghnes Akliouche, né le 25 février 2002, a travaillée en région parisienne. "J’ai commencé comme tout le monde, en bas de mon bâtiment vers 4-5 ans", explique-t-il à franceinfo, sous l’impulsion de son père, grand fan de foot. "Puis je suis rentré à l’Institut national du football Clairefontaine, j’y suis resté deux ans avant de rejoindre Monaco. Une étape très importante, qui m’a beaucoup aidé dans la discipline et la régularité de la performance. Quand je reviens, je revois les bâtiments, ça me rappelle de bons souvenirs."

"Thierry Henry nous a demandé de revenir avec des chaussures"

Le joueur grandit sur le Rocher, à Monaco : arrivé à l’âge de 15 ans, en 2017, il franchit les étapes une à une. Il y croise même un certain… Thierry Henry, pas encore coach de l’ASM. "J’ai un souvenir de lui quand j’étais au centre de formation. Il était venu à la cafétéria. On était en claquettes. Il nous avait demandé de revenir avec des chaussures", sourit-il. Désormais, il s’assoit à la même table que "Titi" et boit ses paroles : "On est très à l’écoute des conseils qu’il peut nous donner."

Après avoir gravi les échelons, être passé par le groupe élite – l’équipe réserve a été enlevée du championnat national, désormais l’équipe composée que de jeunes du centre de formation, enchaîne les matches amicaux en France et à l’étranger -, Maghnes Akliouche toque à la porte de l’équipe première du club monégasque. Sa première apparition en Ligue 1, c'était en 2021, au Groupama Stadium de Lyon : neuf apparitions cette saison-là, puis 22 la suivante avec un premier but, lors de l’élimination contre Rodez, en 32e de finale de la Coupe de France.
Un créatif à l’appétit collectif

Plutôt discret, c’est sur le terrain qu’il exprime pleinement son talent : un profil qui colle parfaitement avec ce que souhaite Thierry Henry. Un numéro 10, à l’ancienne, qui ajoute à sa panoplie des atouts un peu moins habituels. "Ce qui m’impressionne le plus c’est la façon dont il presse, dont il veut toujours la balle, son activité, son envie, son intention", détaille le sélectionneur des Espoirs, lors de la conférence de presse, lundi.

Et de préciser : "Je ne parle pas de ses qualités qui sont énormes, notamment se tourner, aller vers l’avant, faire la dernière passe. Ce qui m’impressionne, c’est son travail sans ballon. Cette intelligence de s’arrêter à deux mètres avant de se faire manger par un dribble. Et non se jeter bêtement dans le pressing. Il a cette faculté de compréhension avec et sans la balle."

L’entraîneur adjoint des Espoirs, Gérald Baticle, interrogé par franceinfo, sur le milieu, est aussi sous le charme : "C’est un joueur qui a faim, c’est très important dans un groupe d’avoir ce type de profil, qui transmet son appétit aux partenaires, souligne l’ex-coach d’Angers. Pour nous, c’est un bonheur d’avoir ce type de joueur, ça ne fait pas beaucoup de bruit, mais ça parle avec le ballon et c’est ça le plus important dans le football." Un portrait qui sied au joueur de 21 ans. "C’est très élogieux", glisse-t-il, les yeux qui pétillent, sourire en coin, "et c’est ce que j’essaye de véhiculer, cette détermination. On me donne une minute, deux minutes, j’essaye d’être tout le temps à 200%."

Fan de Zidane et d’Iniesta, Akliouche se définit comme un "créatif", qui "peut et permet d’aider les coéquipiers dans les 30 derniers mètres". Et d’ajouter : "Marquer ou faire la passe ? Les deux sont importants, l’objectif, c’est d’être décisif, s’il y a les deux, c’est bien", fait-il remarquer, tout sourire.

Cela tombe bien, contre l’OM, pour sa première titularisation de la saison, il a réalisé les deux : un doublé, et une passe décisive. "Une fierté, face à un tel adversaire" et des maux de tête pour son entraîneur Adi Hütter : "Il s’entraîne de manière fantastique, ce n’est pas facile pour moi, car j’ai beaucoup de joueurs qui postulent pour débuter dans le onze." 

Du temps de jeu à Monaco malgré la concurrence

Avec un effectif pléthorique, la concurrence du Russe Golovin, du Japonais Minamino – tous deux internationaux titulaires dans leurs sélections -, voire de son ami de formation Eliesse Ben Seghir, Maghnes Akliouche a fort à faire. "Il y a une concurrence très forte, dans un grand club comme Monaco, c’est logique, concède-t-il à Franceinfo. Mais elle est très saine, elle nous pousse vers le haut, à être très performants à l’entraînement et lors des matches, c’est une très bonne chose". 

Et de conclure : "Aujourd’hui à mon poste il y a un joueur comme Golovin qui fait partie des tous meilleurs en Ligue 1. Rien que de m’entraîner avec lui, j’apprends beaucoup au quotidien l’un de l’autre. C’est important de le regarder, mais aussi de montrer quand on en a l’opportunité."

Et des opportunités, Maghnes Akliouche en aura cette saison : si Monaco compte sur lui, Lille est venu aux renseignements et a même proposé un peu plus de 10 millions d’euros pour s’attacher ses services. Refus du club de la Principauté. "Le club me fait confiance, j’y ai été formé, et il m’a donné ma chance dans le haut niveau, c’est clairement ce qui a pesé dans la balance. J’espère faire de grandes choses avec ce club." Et de continuer à faire ce qu’il sait faire de mieux : parler avec le ballon.

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Maghnes Akliouche durante una partita con la Nazionale Under 21 francese
(FLORIAN FRISON / FLORIAN FRISON)

“Non fa molto rumore, ma parla con il pallone”:
incontro con Maghnes Akliouche, rivelazione della squadra francese Espoirs

Il centrocampista del Monaco è una delle rivelazioni di questo inizio di stagione in Ligue 1. Con tre gol, di cui due contro l'OM, e un assist, Maghnes Akliouche si è guadagnato un posto anche nella squadra Bleuets di Thierry Henry.

Articolo scritto da Julien Froment
Radio France

Pubblicato il 13/10/2023 alle 06:30
Aggiornato il 13/10/2023

La prima cosa che colpisce quando si incontra Maghnes Akliouche per la prima volta è il suo sguardo. Un blu penetrante: quello di uno squalo. “Se lo guardi negli occhi, c'è qualcosa che ti dice che non devi fare sciocchezze con lui”, dice di lui il selezionatore delle Espoirs Thierry Henry.

Una determinazione che Maghnes Akliouche, nato il 25 febbraio 2002, ha coltivato nella regione parigina. “Ho iniziato come tutti, sotto casa mia, all'età di 4-5 anni”, spiega a franceinfo, sotto l'impulso di suo padre, grande appassionato di calcio. “Poi sono entrato all'Istituto nazionale di calcio di Clairefontaine, dove sono rimasto due anni prima di passare al Monaco. Una tappa molto importante, che mi ha aiutato molto nella disciplina e nella regolarità delle prestazioni. Quando torno, rivedo gli edifici e mi tornano in mente bei ricordi”.

“Thierry Henry ci ha chiesto di tornare con le scarpe”

Il giocatore cresce nel Rocher, a Monaco: arrivato all'età di 15 anni, nel 2017, supera una tappa dopo l'altra. Lì incontra anche un certo... Thierry Henry, non ancora allenatore dell'ASM. “Ho un ricordo di lui quando ero al centro di formazione. Era venuto alla caffetteria. Eravamo in ciabatte. Ci aveva chiesto di tornare con le scarpe”, sorride. Ora si siede allo stesso tavolo di ‘Titi’ e beve le sue parole: “Siamo molto attenti ai consigli che ci dà”.

Dopo aver scalato le gerarchie, aver fatto parte del gruppo d'élite (la squadra riserve è stata eliminata dal campionato nazionale, ora la squadra composta solo da giovani del centro di formazione disputa partite amichevoli in Francia e all'estero), Maghnes Akliouche bussa alla porta della prima squadra del club monegasco. La sua prima apparizione in Ligue 1 risale al 2021, al Groupama Stadium di Lione: nove presenze in quella stagione, poi 22 nella successiva con un primo gol, durante l'eliminazione contro il Rodez, nei trentaduesimi di finale della Coppa di Francia.

Un creativo con un grande spirito di squadra

Piuttosto discreto, è sul campo che esprime appieno il suo talento: un profilo che si adatta perfettamente a ciò che desidera Thierry Henry. Un numero 10 vecchio stile, che aggiunge al suo repertorio alcune qualità un po' meno comuni. “Ciò che mi colpisce di più è il modo in cui pressa, il suo desiderio di avere sempre la palla, la sua attività, la sua voglia, la sua determinazione”, ha spiegato il selezionatore della Under 21 in conferenza stampa lunedì.

E ha precisato: "Non parlo delle sue qualità, che sono enormi, in particolare la capacità di girarsi, andare avanti, fare l'ultimo passaggio. Ciò che mi colpisce è il suo lavoro senza palla. L'intelligenza di fermarsi due metri prima di farsi superare con un dribbling. E non buttarsi stupidamente nella pressione. Ha questa capacità di comprensione con e senza palla".

Anche l'allenatore in seconda della squadra giovanile, Gérald Baticle, intervistato da franceinfo, è rimasto affascinato dal centrocampista: “È un giocatore affamato, ed è molto importante in un gruppo avere questo tipo di profilo, che trasmette la sua voglia di vincere ai compagni”, sottolinea l'ex allenatore dell'Angers. Per noi è una gioia avere questo tipo di giocatore, non fa molto rumore, ma parla con il pallone ed è questo che conta di più nel calcio". Un ritratto che calza a pennello al giocatore ventunenne. “È molto lusinghiero”, dice con gli occhi che brillano e un sorriso ironico, “ed è quello che cerco di trasmettere, questa determinazione. Mi danno un minuto, due minuti, cerco di dare sempre il 200%”.

Fan di Zidane e Iniesta, Akliouche si definisce un “creativo”, che “può e permette di aiutare i compagni di squadra negli ultimi 30 metri”. E aggiunge: “Segnare o fare un passaggio? Entrambe le cose sono importanti, l'obiettivo è essere decisivi, se ci sono entrambe, bene”, osserva sorridendo.

Per fortuna, contro l'OM, alla sua prima partita da titolare della stagione, ha fatto entrambe le cose: una doppietta e un assist. “Un orgoglio, contro un avversario del genere” e un grattacapo per il suo allenatore Adi Hütter: “Si allena in modo fantastico, non è facile per me, perché ho molti giocatori che aspirano a giocare titolari”.

Tempo di gioco a Monaco nonostante la concorrenza

Con una rosa molto ampia, la concorrenza del russo Golovin, del giapponese Minamino – entrambi titolari nelle rispettive nazionali – e persino del suo compagno di formazione Eliesse Ben Seghir, Maghnes Akliouche ha molto da fare. “C'è una concorrenza molto forte, in un grande club come il Monaco, è logico”, ammette a Franceinfo. Ma è una concorrenza molto sana, ci spinge a dare il meglio, ad allenarci e a giocare al massimo, ed è una cosa molto positiva".

E conclude: "Oggi nel mio ruolo c'è un giocatore come Golovin, che è uno dei migliori della Ligue 1. Solo allenandomi con lui, imparo molto ogni giorno l'uno dall'altro. È importante osservarlo, ma anche mettersi in mostra quando se ne presenta l'occasione".

E Maghnes Akliouche avrà molte occasioni in questa stagione: se il Monaco conta su di lui, il Lille ha chiesto informazioni e ha persino offerto poco più di 10 milioni di euro per assicurarsi i suoi servigi. Il club del Principato ha rifiutato. “Il club ha fiducia in me, mi ha formato e mi ha dato la possibilità di giocare ad alto livello, questo è chiaramente ciò che ha fatto pendere la bilancia. Spero di fare grandi cose con questo club”. E di continuare a fare ciò che sa fare meglio: parlare con il pallone.

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