Timide première
Léopold Cavalière, Daulton Hommes, Enzo Shahrvin, Nadir Hifi, Kevarrius Hayes,
Yakuba Ouattara et Sebastian Herrera, hier à l’Adidas Arena.
Quittée dans la fièvre du titre de champion il y a quatre mois, l’Adidas Arena est restée tiède lors de ce premier choc de la saison, notamment pour la remise des bagues aux Parisiens.
"On commence à s’installer à Paris,
comme une vraie équipe"
- YAKUBA OUATTARA
13 Oct 2025 - L'Équipe
ARNAUD LECOMTE
Si le Championnat de France a pris du volume ces dernières saisons avec trois équipes d’Euroligue et des locomotives aux moyens enfin dignes des plus grosses écuries du continent, la passion du public reste un axe de progression majeure dans ses gros chocs. Surtout lorsqu’ils sont placés très (trop ?) prématurément en début de saison régulière.
À Chalon, Cholet, Limoges évidemment, Saint-Quentin et d’autres fiefs, ça bout dès les premières journées d’octobre. Chez les cadors, dans ces centres urbains aux distractions permanentes, à Monaco, Lyon ou Paris, la mayonnaise monte sur le tard, en play-offs le plus souvent. Hier, à l’Adidas Arena, moins de quatre mois après la fête qui avait suivi le premier titre de champion de France de Paris Basketball, la cérémonie de la remise des bagues de champions fut aussi chaleureuse que les matches NBA dans la bulle d’Orlando pendant le Covid.
Pour rester élégant, l’ambiance fut feutrée. Yakuba Ouattara, Léopold Cavalière, Sebastian Herrera, Enzo Shahrvin, Daulton Hommes et Nadir Hifi, auxquels s’est joint le néo-Monégasque Kevarrius Hayes, ont reçu leur récompense au centre du terrain, des mains du président du club David Kahn, juste avant le coup d’envoi, sous les seuls vivats du kop Pariisi. Autour d’eux, des tribunes encore peu remplies et des Monégasques probablement irrités par ce rappel, sous leur nez, de la défaite (3-2) en finale du Championnat dans cette même salle. Plus de T.J. Shorts ou de Tyson Ward cette saison pour ambiancer les travées mais un nouvel écran géant de 18mètres sur 10 derrière un panneau et des effets lumineux pour en mettre plein les yeux.
Pour les oreilles, en revanche, il a fallu attendre la fin du match. Ouattara reste persuadé que la refonte importante de l’équipe et la perte de l’attraction T.J. Shorts n’obligera pas son équipe à reconquérir le coeur des fans de l’Arena. «Je sens qu’il y a un engouement autour du club. Dans l’image qu’il véhicule, les gens prennent plaisir à nous voir jouer, même si c’est un peu fou par moments. On commence à s’installer à Paris, comme une vraie équipe» , insistait l’ancien Monégasque.
Au coeur d’une série de cinq matches à domicile en onze jours, ils étaient malgré tout 7032 hier, dont Omar Sy, le nouvel actionnaire. Encore en attente des frissons des deux dernières saisons.
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