Brigitte Bardot, l’icône française qui a réinventé sa vie


Plus qu’une actrice, Brigitte Bardot, décédée à 91 ans, a été une star planétaire incarnant la liberté sexuelle dans les années 1960 avant de s’inventer une autre vie où elle s’est illustrée par un combat, la défense des animaux, et des positions réaction

Usée par la gloire, à la fois « formidable et invivable », l’actrice met brutalement fin à sa carrière en 1973 pour se consacrer aux animaux

29 Dec 2025
L'Union

Connue mondialement, Brigitte Bardot, dont la mort a été annoncée hier par sa fondation, a façonné la légende de Saint-tropez, de Buzios au Brésil, a imposé un style vestimentaire fait de ballerines, d’imprimés vichy et de marinières et popularisé l’image d’une femme libre «qui n’a besoin de personne ».

« Je suis très fière de ma première partie d’existence que j’ai réussie et qui me permet maintenant d’avoir une notoriété mondiale qui m’aide beaucoup pour la protection animale», racontait la star en 2024, à l’occasion de ses 90 ans. En rupture avec sa famille bourgeoise, celle qui va bientôt être connue par ses seules initiales (B.B.) perce au cinéma dès l’âge de 18 ans, après une formation de danseuse et du mannequinat. En 1956, elle a 22 ans et crève l’écran dans un film réalisé pour elle par Roger Vadim, son mari : Et Dieu… créa la femme.

CUne scène mythique dans le film « Et Dieu… créa la femme »

Pieds nus et cheveux dénoués, elle y danse un mambo fiévreux sur une table alors que sa longue jupe s’ouvre jusqu’à la taille. Le film fait scandale, est d’abord mal accueilli en France, mais devient un phénomène aux États-unis. Un mythe est né.

L’actrice, que les jeunes filles de l’époque rêvent d’imiter, va contribuer à la libération sexuelle dans une société encore très corsetée. Et devient la cible des ligues de vertus.

Même Simone de Beauvoir est subjuguée. « Elle va pieds nus, elle tourne le dos aux toilettes élégantes, aux bijoux, aux parfums, au maquillage, à tous ses artifices. Elle fait ce qui lui plaît et c’est cela qui est troublant », écrit l’icône féministe. Poursuivie par des hordes de photographes, Bardot perd toute vie privée (le titre d’un de ses films) même lors de son accouchement en 1960.

« L’hystérie autour de moi, c’était de la folie. La chambre d’accouchement installée dans ma maison, les photographes derrière les fenêtres, ceux qui se déguisaient en médecins pour me surprendre », racontait-elle des années après.

« J’ai associé la naissance de mon fils à ce traumatisme », confiait-elle, revenant sur sa relation qui ne s’est développée que tardivement avec son fils unique, Nicolas, élevé par son père, l’acteur Jacques Charrier.


Des maris, l’icône en aura quatre : Roger Vadim, Jacques Charrier, le millionnaire de la jet-set Gunter Sachs et l’industriel Bernard d’ormale, compagnon des derniers jours.

Ainsi que des aventures, dont une avec Serge Gainsbourg qui donnera naissance à un des titres les plus sulfureux de la chanson française : Je t’aime moi non plus.

Elle affiche dans la vie la même liberté que son personnage dans Et Dieu... créa la femme : « Une fille de son temps, qui s’est affranchie de tout sentiment de culpabilité, de tout tabou imposé par la société », disait d’elle Roger Vadim. Un détachement qu’elle incarne à l’écran dans Le Mépris (1963) de Jean-luc Godard, où, sous le soleil de Capri, face à Michel Piccoli, elle prononce, nue, la réplique devenue culte : « Tu les trouves jolies, mes fesses? Et mes seins, tu les aimes ? » Sa prestation demeure une de ses compositions les plus célèbres. Le film, interdit aux moins de 18 ans à sa sortie, fut en terme de spectateurs (235 000 en 1963) un succès à l’échelle de Godard mais un échec à celle de Bardot.

Usée par la gloire, à la fois « formidable et invivable », l’actrice née le 28 septembre 1934 met brutalement fin à sa carrière en 1973 pour se consacrer aux animaux.

Plusieurs condamnations pour incitation à la haine raciale

Sa deuxième vie se déroule dans le sud de la France entre sa propriété de La Madrague à Saint-tropez, tranquille village de pêcheurs qu’elle a contribué à transformer en haut lieu de la jet-set, et l’arrière-pays dans une deuxième résidence à l’abri des regards, La Garrigue. «La Garrigue c’est mon bureau, la Madrague c’est ma détente », résumait-elle. Elle a confié à plusieurs reprises vouloir y être enterrée.

Dans la discrétion, Bardot y recueille des animaux en perdition et y gère sa Fondation, créée en 1986.

Avec pour combat : la défense des bébés phoques, l’abolition de l’abattage rituel, la fermeture des abattoirs de chevaux ou encore la défense des éléphants d’afrique.

En vieillissant, l’effrontée du XXE siècle a épousé les thèses d’extrême droite et revendiqué sa proximité avec Marine Le Pen, patronne du parti Front national (devenu RN), qu’elle soutient publiquement lors de la présidentielle de 2012, la qualifiant de « Jeanne d’arc du XXIE siècle ». Des déclarations sur l’homosexualité, les musulmans et l’immigration lui ont valu plusieurs condamnations pour incitation à la haine raciale, brouillant durablement son image. 

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La passionaria des animaux

En 1973, Brigitte Bardot faisait donc une croix sur le cinéma pour se consacrer entièrement au combat de sa vie, la cause animale.

« Ma première partie de vie fut comme le brouillon de mon existence », la deuxième a apporté « les réponses aux questions que je me posais jusque-là », Larmes de combat « Tout est parti d’une conviction que j’avais : l’humanité n’est pas au centre du monde, l’animal n’est pas esclave de l’homme, l’asservir et le maltraiter nous rend inhumains », expliquait B.B. Sa première bataille remonte à 1962. Au sommet de sa gloire, elle est sensibilisée aux conditions d’abattage du bétail notamment par des photos de Jeanpaul Steiger, fondateur du club des Jeunes amis des animaux.

« Ces clichés m’ont horrifiée. Je devais faire quelque chose», raconte Brigitte Bardot. Elle dénonce à la télévision les égorgements d’animaux conscients, « des traitements dignes du Moyen Âge ». En 1977, avec sa spectaculaire arrivée sur la banquise pour sauver les bébés phoques et sa photo avec un nouveau-né en Une de Paris Match, elle affiche sa nouvelle image. « J’ai tout appris de mon sacerdoce de défenseur des animaux avec cette bataille », confiait-elle. De 1989 à 1992, elle présente sur TF1 SOS animaux, qui enregistrait un taux exceptionnel d’écoute malgré l’heure tardive. « Ce côté pionnier m’a coûté cher. On m’a ridiculisée, on m’a méprisée pour cela », estimait-elle. S’appuyant sur son image et sa popularité, elle crée en 1986 sa Fondation, pour laquelle elle a tout donné, « son nom, son temps et ses revenus ». Elle mène une lutte tenace contre la chasse à courre, la vivisection, les pièges à mâchoires, la corrida, les delphinariums…

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Cinq rôles au cinéma pour la postérité

L’histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise, de Nina Companeez. Voici cinq rôles qui ont contribué à faire d’elle un mythe.AFPBrigitte Bardot, ici à New York en 1965, a très vite acquis un statut de star internationale.

– Et Dieu… créa la femme (1956) : tourné à Saint-tropez (Var), ce drame, interdit aux moins de 16 ans à sa sortie, est accueilli avec réserve par la critique et une franche hostilité des milieux conservateurs. Triomphant aux États-unis, il marque le début de la « Bardotmania » et va faire de la jeune femme un sex-symbol. – La vérité (1960) : une jeune fille est accusée du meurtre de son ancien amant. Au cours de son procès, l’histoire de sa relation avec la victime est reconstituée. Le tournage du film d’henri-georges Clouzot est pénible mais ce sera selon elle, « le chef-d’oeuvre de (sa) vie d’actrice ». Nommé aux Oscars 1961 à Hollywood, il attire 5 millions de spectateurs en France.

– Le Mépris (1963) : B.B. partage avec Michel Piccoli l’affiche de ce film culte de Jean-luc Godard, tourné à Rome et à Capri. Les producteurs exigent, après avoir visionné un premier montage, de

De nombreuses personnalités ont rendu hommage à Brigitte Bardot, hier après l’annonce de son décès.

« Une légende du siècle »

Emmanuel Macron, président de la République. « Ses films, sa voix, sa gloire éblouissante, ses initiales, ses chagrins, sa passion généreuse pour les animaux, son visage devenu Marianne, Brigitte Bardot incarnait une vie de liberté. Existence française, éclat universel. Elle nous touchait. Nous pleurons une légende du siècle. »

« Icône parmi les icônes »

Rachida Dati, ministre de la Culture. « Inlassable défenseuse de la cause animale, elle est une légende qui aura contribué à façonner nos imaginaires, sans jamais s’y laisser enfermer cependant. Une icône parmi les icônes. »

« Une femme exceptionnelle »

Marine Le Pen, patronne des députés RN. « Une femme exceptionnelle, par son talent, son courage, sa franchise, sa beauté. Une femme qui fit le choix de rompre avec une carrière incroyable pour se consacrer aux animaux qu’elle défendit jusqu’à son dernier souffle avec une énergie et un amour inépuisables. »

« Destin unique »

Pierre Lescure, ancien président du Festival de Cannes. « Sa beauté dingue et comme nouvelle, absolue et effrontée… Destin unique : icône tellement intelligente, courageuse et libre. » voir B.B. davantage déshabillée. Ce qui aboutira à la scène entrée dans la légende dans laquelle elle se dévoile dans le plus simple appareil. – Viva Maria (1965) : dans cette parodie de western, Louis Malle dirige B.B. et Jeanne Moreau, qui se respectent mais restent néanmoins professionnellement concurrentes. L’accueil critique a été mitigé mais le film a attiré en France près de 3,5 millions de spectateurs.

L’ours et la poupée (1970) : le réalisateur Michel Deville réussit une comédie charmante autour de deux êtres que tout sépare, aux accents résolument féministes.

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Cheveux détachés et ébouriffés, en chignon crêpé ou en choucroute, 
la coiffure, toujours volumineuse, de la star a été abondamment copiée.

Une longue proximité avec l’extrême droite

Politique. Brigitte Bardot, décédée hier à 91 ans, a longtemps flirté avec l’extrême droite et voyait en Marine Le Pen, patronne du Front national devenu RN, « la Jeanne d’arc du XXIE siècle », tout en assurant que ses choix politiques étaient avant tout dictés par la cause animale. 

29 Dec 2025 - L'Union

On m’a fermement collé une image de frontiste » pour avoir répondu au début des années 1990 à un questionnaire du quotidien catholique d’extrême droite Présent, affirmait Brigitte Bardot en 2018 dans son livre testament Larmes de combat.AFPCheveux détachés et ébouriffés, en chignon crêpé ou en choucroute, la coiffure, toujours volumineuse, de la star a été abondamment copiée.

« N’ayant jamais fait de politique de ma vie, je ne savais tout simplement pas ce qu’était l’extrême droite », assurait l’icône du cinéma français devenue militante de la cause animale. « À partir de ce jour-là, je fus considérée comme raciste, FN, égérie de Jean-Marie Le Pen et j’en passe. » « Je n’ai jamais demandé à personne d’être raciste et je ne pense pas nourrir de haine raciale », affirmait-elle en dépit de plusieurs condamnations, notamment pour des propos contre les musulmans.

Le Pen, « un homme charmant »

Brigitte Bardot, qui prêta ses traits à la Marianne républicaine dans les années 1960, se revendiquait « conservatrice » en politique et « patriote ». La droite est le « seul remède urgentissime à l’agonie de la France », écrivait-elle dans son Bbcédaire paru en 2025.

En 1996, dans sa biographie Initiales B.B., elle rendait hommage à Jean-marie Le Pen, « un homme charmant, intelligent, révolté comme moi par certaines choses » et ne cachait pas partager les idées du fondateur du FN contre «la poussée terrifiante de l’immigration ». C’est chez lui qu’elle avait rencontré son quatrième mari, Bernard d’Ormale.

Des hommages réguliers de la part 
de Jean-Marie et Marine Le Pen

En 2012, B.B. appelait les maires de France à apporter leurs parrainages à Marine Le Pen, candidate à la présidentielle, et annonçait voter pour cette « femme admirable ». Avant la présidentielle de 2017, elle affirmait encore: «Marine Le Pen, je l’aime beaucoup et depuis longtemps. »

Brigitte Bardot, qui se disait «contre le vivre ensemble», voyait en elle une responsable politique capable de « reprendre la France en main, de remettre des frontières et de redonner la priorité aux Français ». « Le départ de Brigitte est un chagrin immense », a écrit hier Marine Le Pen sur X, tandis que Jordan Bardella, président du RN, rendait hommage à « une ardente patriote ». Dans le passé, Jean-marie Le Pen et sa fille ont régulièrement rendu hommage à l’ancienne actrice. « Les plages françaises sont celles de Bardot et Vadim », affirmait Marine Le Pen en pleine polémique sur le burkini à l’été 2016, en allusion au film Et Dieu… créa la femme. «La référence à Bardot est faite dans une perspective identitaire » et permet au parti de gagner en légitimité, alors qu’il est dans l’ensemble boudé par les artistes, décryptait en 2018 Sylvain Crépon, enseignant-chercheur en sciences politiques. Souvent reçue à l’élysée, Brigitte Bardot a pu avoir la dent dure avec les chefs de l’état, pas assez engagés, selon elle, dans la protection des animaux. De Charles de Gaulle à Emmanuel Macron. Dans une lettre ouverte, elle fustigeait encore son « inutilité », sa « lâcheté » et son « mépris des Français ». « Je juge les politiques à l’aune de ce qu’ils proposent pour la cause animale. C’est aussi simple que ça », disait-elle au Monde en 2017.

« J’ai eu un espoir insensé quand le Front national a fait des propositions concrètes pour réduire la souffrance animale. Mais j’ai aussi sollicité Mélenchon. Si demain un communiste reprend les propositions de ma fondation, j’applaudis et je vote », assurait-elle.

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Société
Brigitte Bardot, un style éclectique qui a créé des tendances

Elle avait l’art de sublimer la simplicité : Brigitte Bardot n’a cessé d’inspirer par son style décontracté des pieds à la tête, magnifiant des pièces simples comme la marinière ou les ballerines devenues grâce à elle cultes.

Mélange masculin-féminin

Outre ces intemporels du vestiaire féminin, le style Brigitte Bardot, c’est aussi des silhouettes à la fois sexy et émancipées, un mélange de masculin-féminin, de western et de glamour, plus que jamais dans l’air du temps. Danseuse classique avant de devenir actrice et chanteuse mondialement connue, Brigitte Bardot avait l’habitude des chaussons de danse Repetto. En 1956, elle demande à la marque de lui fabriquer une ballerine aussi légère et agréable, mais plus seyante et sexy. Cette ballerine, baptisée Cendrillon, s’immortalise en rouge carmin dans Et Dieu… créa la femme de Roger Vadim.

Un bandeau pour marque de fabrique

Ce modèle est depuis ce jour une chaussure culte de Repetto, déclinée en divers coloris et matières. Dans les années 1960, les femmes se marient en blanc, mais B.B. casse les codes. En 1959, elle dit oui à l’acteur Jacques Charrier en robe vichy rose aux manches troisquarts garnie de broderie anglaise. Le tout auréolé d’une crinière blonde volumineuse, sans aucun accessoire. L’imprimé carreaux était jusque-là associé aux torchons de cuisine ou aux pots de confiture.

Si Chanel a converti la marinière, ce vêtement militaire et masculin, au féminin, c’est BB qui a donné une renommée mondiale à ce Tshirt rayé qu’elle a porté ample ou près du corps.

C’est Jean-luc Godard qui a habillé B.B. en marinière dans Le Mépris en 1963. Elle y arbore également un bandeau, devenu son autre marque de fabrique. L’actrice a également donné son nom à un décolleté qui dévoile les épaules et le haut du buste, parfois en forme de coeur : l’encolure Bardot. 

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La suite Brigitte Bardot est la plus réservée de celles que compte le très beau siège de Besserat de Bellefon à Épernay. Et la cuvée à son nom ? assure Marine


Champagne.
Brigitte Bardot n’est pas qu’un nom de cuvée chez Besserat de Bellefon

Ce n’est pas seulement parce que la maison d’épernay et l’actrice décédée hier ont les mêmes initiales qu’elles sont proches, même si ça a pu aider lors des premiers contacts, en 2018. Retour sur l’histoire d’une collaboration de prestige.

29 Dec 2025 - L'Union
Yann Tourbe - ytourbe@lunion.fr

On ne sait pas si elle ne portait rien d’autre qu’un peu d’essence de Guerlain dans ses cheveux, par contre, on sait qu’entre Brigitte Bardot et Besserat de Bellefon, les liens ont été plus profonds que le simple « naming » d’une cuvée. Bien sûr, il y a ce hasard des initiales communes : après tout, toutes les marques de champagne n’ont pas cette chance. S’il n’y avait que cela, cette simple opération marketing mériterait déjà qu’on s’y intéresse pour son aspect identitaire.

Mais il y a plus. Comme l’explique Marine Gantet, la directrice marketing de Besserat de Bellefon, une ligne de communication régulière existe entre le couple Bardot et la maison.

« Nathalie Doucet a des messages très régulièrement de son mari, je prends des nouvelles », explique-telle. Au moment des 180 ans de la maison, en 2024, l’actrice a envoyé des messages audio et les notes qu’elle expédie sont souvent signées d’une marguerite, un des marqueurs de l’identité visuelle de l’actrice.

Virage stratégique

Mais d’où vient cette relation ? « On l’a contactée en 2018 parce qu’on cherchait quelqu’un comme elle », souligne Marine Gantet. À ce moment-là, la maison d’épernay était en train d’opérer un virage stratégique en termes de communication, virage confirmé par Nathalie Doucet quand elle a pris en main la maison du groupe Lanson BCC. Quelqu’un comme elle ? « C’est comme Delon, un symbole de l’élégance à la française, avec son audace, son engagement, son impertinence », assure Marine Gantet.

Sensation BB

En d’autres termes, la maison cherchait une figure de proue pour renouveler son image, en France comme à l’étranger. Et Brigitte Bardot s’est prêtée au jeu. L’identification est nette quand on visite le si joliment refait siège de la maison, à Épernay. D’ailleurs, ce siège ne s’appelle-t-il pas « Sensation BB » ? Des clichés de Léonard de Raemy, le photographe suisse qui a suivi Brigitte Bardot tout au long de sa carrière, accueillent le visiteur. Ces photographies, l’actrice les a validées, remarque Marine Gantet. Manière de souligner que l’actrice prend garde à son image et à l’utilisation qui en est faite, certes. Mais aussi un rappel supplémentaire des liens entre l’actrice et la maison.

Un atout charme

La renommée internationale de la star française, passée en quelques années de gamine tropézienne à icône de la féminité, continue de jouer, en France comme l’étranger.

D’ailleurs, un signe qui ne trompe pas sur l’atout charme qu’elle représente : la suite à son nom, au siège de Besserat de Bellefon, est celle qui affiche le taux de réservation le plus élevé.

Le lit symbolise la démarche : il a été fait à l’image de celui de l’actrice, qui en avait envoyé une photo « avec tous ses chiens dessus ». Bien sûr, les amis à quatre pattes sont bienvenus. « C’est comme une personne de la famille », assure Marine Gantet : « Depuis l’ouverture, le 1er avril, on a reçu une cinquantaine ou une soixantaine d’animaux ».

« C’est plus qu’une bouteille », Gantet : « C’est un engagement et des liens qu’on tisse ». Et si l’actrice a posé sa signature manuscrite sur l’étiquette, c’est après avoir validé le vin et l’habillage.

Et si une partie des gains est reversée à sa fondation, ce n’est qu’un signe de plus que le partenariat entre ces deux BB va bien au-delà des initiales. 

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Société
L’ancienne actrice avait apporté son soutien à des animaux de nos régions

Que ce soit via des membres de sa fondation, ou plus rarement directement, Brigitte Bardot a été présente dans plusieurs combats dans nos départements. Ces dernières années, Elle avait mis en cause la pratique de la chasse à courre, citant notamment, le drame de la forêt de Retz (Aisne) en novembre 2019 avec la mort d’elisa Pilarski. Un an plus tard, la responsabilité des chasseurs écartés, les soupçons se portaient sur Curtis, le propre chien de la victime. Dans une lettre adressée à Éric Dupond-moretti, alors ministre de la Justice, BB demandait que Curtis ne soit pas exécuté, faute de preuve suffisante.

En août 2023, c’est une Ardennaise, Christelle Gallet, qui avait reçu une réponse de l’icône. Après avoir adopté plusieurs chiens dans les pays d’europe de l’est, l’habitante d’aiglemont avait sollicité l’ancienne actrice afin de médiatiser le sort de ces chiens abandonnés et mutilés.

« Merci d’avoir récupéré tous ces pauvres animaux »

Depuis la Côte d’azur qu’elle ne quittait plus depuis des décennies, BB avait pris sa plume : « Merci d’avoir récupéré tous ces pauvres animaux martyres de la cruauté humaine. C’est magnifique tous ces sauvetages ».

Enfin, en décembre 2024, Brigitte Bardot avait pris la vague de soutien à Rillette, une laie menacée d’euthanasie car hébergée chez des particuliers dans l’aube. Une situation interdite pour un animal sauvage. « Au secours »… C’est par ces mots que l’actrice avait commencé son courrier, publiée sur X (ex-twitter) le 16 décembre. En quelques lignes, elle y dénonçait le traitement de l’animal : « Quels sont les monstres qui demandent son euthanasie ? Ça me dégoûte du mot « humain ». Ce petit animal a le droit de vivre, c’est même un devoir, elle est innocente, elle ! » Après un combat judiciaire, la laie a pu poursuivre son existence chez sa maîtresse d’adoption.

Brigitte Bardot était également intervenue à plusieurs reprises dans nos régions pour défendre une cause qui lui était chère, celle des phoques.

C’était le cas notamment en 2013 comme le rappellent nos confrères du Courrier Picard. Les pêcheurs suggéraient à l’époque d’en « prélever » quelques-uns histoire de limiter leur nombre, les phoques étant capables d’engloutir une tonne de poisson par an. BB dénonçait alors « la connerie, la lâcheté et la cruauté humaine ». « Tant que je vivrai, pauvre ‘collectif’ et autre petit député minables, personne ne touchera aux phoques de France ». En 2016, Brigitte Bardot avait pris sa plume pour interpeller Xavier Bertrand, président de Région, et Ségolène Royal, ministre de l’environnement alors que le centre de soins des phoques de Picardie Nature était menacé de fermeture.

L’actrice était également intervenue en 2012 dans le projet de ferme des 1 000 vaches à Drucat, près d’abbeville. 
Frédéric Gouis

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