BB Initiales sportives


Brigitte Bardot et Pelé avec l’un de ses coéquipiers à Santos, 
lors d’un match de gala le 31 mars 1971 à Colombes.

L’icône du cinéma français est morte hier à 91 ans. Au cours de sa vie, l’actrice de « Et Dieu… créa la femme » et du « Mépris » avait croisé les plus grands champions, d’Éric Tabarly à Pelé, en passant par François Cevert.

"Lorsque j’ai donné le coup d’envoi, le ballon a atterri sur le visage d’un photographe à quatre pattes (…) Pelé, adorable, était mort de rire, et moi aussi"
   - BRIGITTE BARDOT

"J’ai un peu appris à monter pour des films mais ça a toujours été une catastrophe, pauvres chevaux « objets » dans les manèges qui tournent en rond toute la journée"
   - BRIGITTE BARDOT

29 Dec 2025 - L'Équipe
VINCENT HUBÉ

Un mythe, un vrai. « Movie Icon », comme l’a écrit le New York Times en une de son site hier, à l’annonce de la mort de Brigitte Bardot, à 91 ans. Toujours libre dans sa vie et ses propos, au prix d’excès assumés, capable d’abandonner le cinéma à même pas 40 ans, militante acharnée de la cause animale jusqu’à ses derniers jours, « BB » a imposé dans le monde entier un style, une allure et un physique inoubliables. De Claudia Schiffer à Kate Moss, en passant par Lætitia Casta – qui l’avait incarnée dans Gainsbourg (Vie héroïque), de Joann Sfar, en 2010 –, on ne compte plus celles qu’elle a inspirées ou qui ont été présentées comme « la nouvelle Bardot » .

Sa disparition suit celles de Jean-Paul Belmondo, en 2021, et d’Alain Delon l’an passé. Deux autres monstres sacrés du cinéma français, issus de la même génération : Bardot était née en 1934, Belmondo en 1933, Delon en 1935.

Si elle partage avec Bébel une enfance parisienne et très bourgeoise, elle restera toute sa vie très proche du banlieusard Delon, qu’elle fréquente dès les débuts de ce dernier au cinéma, à la fin des années 1950. Une amitié de plus de soixante-cinq ans. En août 1968, en marge du tournage de la Piscine (de Jacques Deray), Delon emmène ainsi son amie sur un voilier, au large de Saint-Tropez. Le capitaine ? Éric Tabarly, qui déclarera à Bardot dans Paris Match: «Vous avez au moins une qualité d’un bon matelot: la patience.»

Le vainqueur de la Transat anglaise (1964) n’est pas le seul champion que l’actrice de Et Dieu… créa la femme (de Roger Vadim, 1956) croise dans sa vie. Dans une interview par mail à L’Équipe, en 2023, BB confiait : «Oh, vous savez les sportifs! Cela dépend souvent des sports qu’ils pratiquent. Ceux que j’ai connus étaient encore élégants (golf, tennis, ski, bobsleigh, plongée sous-marine, régates, ski nautique, automobile) mais tout ce qui est ballon rond, ovale, ou carré me laisse indifférente. »

Pourtant, le 31 mars 1971, la voilà qui rencontre la plus grande star du «ballon rond» , Pelé. Le Brésilien doit disputer un match de gala au profit de la lutte contre le cancer, à Colombes (Hauts-de-Seine), avec son club de Santos. Et le coup d’envoi est donné par Bardot... Forcément, c’est l’émeute. « C’était rigolo mais, malheureusement, il y avait un mur de photographes et lorsque j’ai donné le coup d’envoi, le ballon a atterri sur le visage d’un photographe à quatre pattes qui l’a pris en pleine figure ! se souvenait-elle en 2023.

Pelé, adorable, était mort de rire, et moi aussi.» Dans ses mémoires, Initiales B.B. ( éditions Grasset, 1996), la star raconte aussi qu’elle était «glacée de trac» ce jour-là et qu’elle avait dû se réfugier dans les vestiaires du stade Yves-du-Manoir.

À l’époque, Bardot ne vit pas complètement retirée à La Madrague (Var) et ses moindres faits et gestes se déroulent sous les flashes des photographes. Un mois avant sa rencontre avec Pelé, Bardot suscite déjà leur émoi en s’affichant au côté de François Cevert, lors d’une visite au Salon de la voiture de course, au Grand Palais. Entre le pilote de F1 et la vedette, une idylle est née. Après Marilyn Monroe et Joe DiMaggio, un nouveau couple mythique alliant sport et cinéma est-il en train de naître ? Pas vraiment… Cette histoire s’achève à peine après avoir commencé et, dans son livre, Bardot n’est pas tendre avec celui qui décédera lors des essais du GP des États-Unis 1973. « Il (Cevert) n’avait peut-être pas inventé le fil à couper le beurre mais qui s’en souciait? Pas moi !», écrit-elle, avant d’éclairer crûment leur aventure: «L’amour ne se commandait pas et je ne l’aimais pas.»

Parmi les amours sportives de BB, on peut aussi citer son premier mari, Roger Vadim, grand fan de ski qui l’emmènera passer leur lune de miel sur les pistes de Megève. Ou encore le troisième, Gunter Sachs, milliardaire suisse et ancien champion juniors de bobsleigh. Dans les années 1960, elle partage un temps la vie de Robert Zagury. «Cigares, marcels, ambiance glauque, géniale, folklo et poker à toutva, un personnage » , selon le parolier Jean-Max Rivière, cité par Yves Bigot dans Brigitte Bardot, la femme la plus belle et la plus scandaleuse au monde (éd. Don Quichotte, 2014). Né au Maroc, «Bob» Zagury est un ancien international de basket, passé par le PUC. Importateur Volkswagen à Rio, ce FrancoBrésilien rencontre Bardot en 1963, l’année de la sortie de ce que beaucoup considèrent comme son plus grand film, le Mépris, de Jean-Luc Godard.

Sa carrière au cinéma se révèle moins sportive que sa vie privée. Encore que. Dès sa deuxième apparition à l’écran, dans Manina, la fille sans voiles, en 1952, l’ancienne ballerine joue les plongeuses sous-marines dans les eaux corses, devant la caméra de Willy Rozier. Un vrai sportif qui avait participé aux Jeux d’Amsterdam, en 1928, sur 200 mbrasse.

Plus tard, les spectateurs la découvrent cavalière dans Babette s’en va-t’en guerre ( de Christian-Jaque, 1959), Shalako ( d’Edward Dmytryk, 1968) ou les Pétroleuses ( de Christian-Jaque, 1971). « J’ai un peu appris à monter pour des films mais ça a toujours été une catastrophe, pauvres chevaux “objets” dans les manèges qui tournent en rond toute la journée, assurait-elle en 2023. Je monte très mal à cheval, c’est dommage car j’aurais adoré partir seule avec mon cheval, me promener au calme dans des endroits désertés par l’humanité.» Tel Lucky Luke, Brigitte Bardot se rêvait en poor lonesome cow-boy.

***

Brigitte Bardot e Pelé con un suo compagno di squadra al Santos,
durante una partita di gala il 31 marzo 1971 a Colombes.

BB Iniziali sportive

L'icona del cinema francese è morta ieri all'età di 91 anni. Nel corso della sua vita, l'attrice di “E Dio creò la donna” e “Il disprezzo” aveva incontrato i più grandi campioni, da Éric Tabarly a Pelé, passando per François Cevert.

"Quando ho dato il calcio d'inizio, il pallone è finito in faccia a un fotografo a quattro zampe (...) Pelé, adorabile, moriva dal ridere, e anch'io".
   - BRIGITTE BARDOT

“Ho imparato un po' a montare per i film, ma è sempre stato un disastro, poveri cavalli ‘oggetti’ nelle giostre che girano in tondo tutto il giorno”.
   - BRIGITTE BARDOT

29 dicembre 2025 - L'Équipe
VINCENT HUBÉ

Un mito, un vero mito. “Movie Icon”, come ha scritto ieri il New York Times in prima pagina sul suo sito, annunciando la morte di Brigitte Bardot, a 91 anni. Sempre libera nella sua vita e nelle sue parole, al prezzo di eccessi assunti, capace di abbandonare il cinema a meno di 40 anni, fino ai suoi ultimi giorni militante accanita della causa animalista, “BB” ha imposto in tutto il mondo uno stile, un'allure e un fisico indimenticabili. Da Claudia Schiffer a Kate Moss, passando per Lætitia Casta – che l'aveva interpretata in Gainsbourg ("Vie héroïque") di Joann Sfar nel 2010 – sono innumerevoli quelle che ha ispirato o che sono state presentate come “la nuova Bardot”.

La sua scomparsa segue quella di Jean-Paul Belmondo, nel 2021, e di Alain Delon l'anno scorso. Altri due grandi nomi del cinema francese, appartenenti alla stessa generazione: Bardot era nata nel 1934, Belmondo nel 1933, Delon nel 1935.

Pur condividendo con Bébel un'infanzia parigina e molto borghese, rimase per tutta la vita molto vicina al perifero Delon, che frequentava sin dagli esordi nel cinema, alla fine degli anni '50. Un'amicizia durata più di sessantacinque anni. Nell'agosto 1968, durante le riprese di La piscina (di Jacques Deray), Delon porta la sua amica in barca a vela al largo di Saint-Tropez. Il capitano? Éric Tabarly, che dirà a Bardot su Paris Match: «Lei ha almeno una qualità di un buon marinaio: la pazienza».

Il vincitore della Transat anglaise (1964) - la Transatlantica in solitario, ndr - non è l'unico campione che l'attrice di Et Dieu... créa la femme (di Roger Vadim, 1956) incontra nella sua vita. In un'intervista via e-mail a L'Équipe, nel 2023, BB confidava: «Oh, sapete come sono gli sportivi! Dipende spesso dagli sport che praticano. Quelli che ho conosciuto erano ancora eleganti (golf, tennis, sci, bob, immersioni subacquee, regate, sci nautico, automobilismo), ma tutto ciò che riguarda un pallone rotondo, ovale o quadrato mi lascia indifferente. »

Eppure, il 31 marzo 1971, ecco che incontra la più grande star del calcio, Pelé. Il brasiliano deve disputare una partita di gala a favore della lotta contro il cancro, a Colombes (Hauts-de-Seine), con il suo club, il Santos. E il calcio d'inizio viene dato da Bardot... Inevitabilmente, scoppia il finimondo. «È stato divertente, ma purtroppo c'era un muro di fotografi e quando ho dato il calcio d'inizio, il pallone è finito in faccia a un fotografo a quattro zampe che se l'è preso in pieno!», ricordava nel 2023. Pelé, adorabile, moriva dal ridere, e anch'io». Nelle sue memorie, Initiales B.B. (edizioni Grasset, 1996), la star racconta anche che quel giorno era «gelata dal nervosismo» e che aveva dovuto rifugiarsi negli spogliatoi dello stadio Yves-du-Manoir.

All'epoca Bardot non viveva completamente ritirata a La Madrague (Var) e ogni suo minimo gesto era immortalato dai flash dei fotografi. Un mese prima di incontrare Pelé, Bardot aveva già suscitato scalpore apparendo al fianco di François Cevert durante una visita al Salone dell'auto da corsa al Grand Palais. Tra il pilota di F1 e la star nacque una storia d'amore. Dopo Marilyn Monroe e Joe DiMaggio, stava nascendo una nuova coppia mitica che univa sport e cinema? Non proprio... Quella storia finì appena iniziata e, nel suo libro, Bardot non è tenera con colui che morì durante le prove del GP degli Stati Uniti del 1973. “Forse lui (Cevert) non aveva inventato nulla di straordinario, ma a chi importava? A me no!”, scrive, prima di chiarire crudamente la loro avventura: “L'amore non si comanda e io non lo amavo”.

Tra gli amori sportivi di BB possiamo citare anche il suo primo marito, Roger Vadim, grande appassionato di sci che la porterà a trascorrere la luna di miele sulle piste di Megève. O ancora il terzo, Gunter Sachs, miliardario svizzero ed ex campione juniores di bob. Negli anni '60 condivide per un periodo la vita di Robert Zagury. «Sigari, canottiere, atmosfera squallida, geniale, folcloristica e poker a tutto campo, un personaggio», secondo il paroliere Jean-Max Rivière, citato da Yves Bigot in Brigitte Bardot, la femme la plus belle et la plus scandaleuse au monde (Brigitte Bardot, la donna più bella e più scandalosa al mondo, ed. Don Quichotte, 2014). Nato in Marocco, «Bob» Zagury è un ex nazionale di basket, passato dal PUC. Importatore di Volkswagen a Rio, questo franco-brasiliano incontra Bardot nel 1963, l'anno dell'uscita di quello che molti considerano il suo film più importante, Il disprezzo, di Jean-Luc Godard.

La sua carriera cinematografica si rivela meno sportiva della sua vita privata. Tuttavia, già dalla sua seconda apparizione sullo schermo, in Manina, la fille sans voiles, nel 1952, l'ex ballerina interpreta una subacquea nelle acque della Corsica, davanti la macchina da presa di Willy Rozier. Un vero sportivo che aveva partecipato ai Giochi di Amsterdam nel 1928, nei 200 metri a rana.

Più tardi, gli spettatori la scoprono come cavallerizza in Babette s’en va-t’en guerre (di Christian-Jaque, 1959), Shalako (di Edward Dmytryk, 1968) o Les Pétroleuses (di Christian-Jaque, 1971). «Ho imparato un po' ad andare a cavallo per i film, ma è sempre stato un disastro, poveri cavalli “oggetti” nei maneggi che girano in tondo tutto il giorno», ha affermato nel 2023. «Cavalco molto male, è un peccato perché mi sarebbe piaciuto partire da sola con il mio cavallo, passeggiare tranquillamente in luoghi deserti dall'umanità». Come Lucky Luke, Brigitte Bardot sognava di essere una povera cowboy solitaria.

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