Evenepoel en campagne


Remco Evenepoel va tenter aujourd’hui d’inscrire son nom, 
pour la première fois, au palmarès de l’Amstel Gold Race.

Battu l’an dernier au sprint sur l’Amstel Gold Race, le Belge retrouve les routes du Limbourg en grand favori, sans Tadej Pogacar ni quelques autres gros poissons.

«Je veux atteindre la meilleure version de moi-même, 
qui n’a jamais été vue»
   - REMCO EVENEPOEL 

19 Apr 2026 - L'Équipe
DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL THOMAS PEROTTO

MAASTRICHT (HOL) – Il n’y a pas que du mauvaisàtourner enrond puisque cela permet de passer et repasser devant les terrasses qui pullulent le long du Cauberg, du Geulhemmerberg et du Bemelerberg, et tourner en rond permet aussi d’en conclure que Remco Evenepoel est lecentre des attentionsdel’Amstel Gold Race. Les cyclos ont ouvert la route hier sous lesoleil, mais c’est bien le Belge de Red Bull-Bora- Hansgrohe qui espère entrer férocement à grands coups de pédales dans ces montées du Limbourg où les gens seront massés dès la première heure.

L’an dernier, le Brabançon avait terminé troisième pour sa première participation à cette course qui fait véritablement entrer le peloton dans les ardennaises. Il avait expulsé sa frustration et sa rage sur la ligne, battu par Mattias Skjelmose et Tadej Pogacar après être revenu de très loin avec le Danois sur le Slovène.

Evenepoel retrouve donc l’Amstel avec un costume de grandissime favori. « C’est une course que je veux gagner, a-t-il sobrement assumé vendredi, à la télévision flamande VTM, après avoir reconnu le final. J’avais déjà le sentiment l’an dernier que je pouvais y gagner un jour, d’où ma grande motivation. Je pense avoir été vraiment malchanceux l’an dernier ici avec cette chute qui a ralenti le peloton, puis cette longue poursuite. Je ne vais donc pas forcément aborder cette course avec un esprit de revanche, mais avec une forte motivation pour tenter de la gagner. C’est une course unique en son genre, pleine de rebondissements. » Le Belge avait aimé les toboggans qui serpentent autour de Valkenburg, ces routes étroites si piégeuses et ces montées sèches, jamais longues, jamais spectaculaires en pourcentage, mais dont l’enchaînement peut éreinter. Après sa troisième place au Tour des Flandres le 5 avril, il est rentré se reposer et s’entraîner en Espagne, à Calpe, pour être prêt.

Evenepoel court beaucoup et plus que les autres en 2026

« L’Amstel et Liège sont deux courses très spécifiques, confiait Sven Vanthourenhout, un des directeurs sportifs de Red Bull, la semaine dernière. Il a bien utilisé ces dix à quatorze jours pour se préparer aux classiques ardennaises. Sur le Tour des Flandres, il était clairement explosif, très bon sur les efforts de cinq à dix minutes. Mais sur les efforts plus longs, il y avait peut-être un manque, il était un peu moins performant. »

Evenepoel a le mérite d’être au départ de l’Amstel alors qu’un certain nombre de ses adversaires ont fait l’impasse (Pogacar notamment, Van Aert, Van der Poel) ou ont été empêchés par une blessure ou de la méforme (Pidcock, Healy, Del Toro, Ayuso). Le Belge est sur le pont aujourd’hui et il s’affiche beaucoup pour sa première saison sous les couleurs de Red Bull-Bora-Hansgrohe. Avec un objectif assumé cet hiver de travailler les efforts courts plutôt que les longues ascensions intenses.

Il en sera à vingt-six jours de course fin avril après Liège-Bastogne-Liège, dont 3 courses par étapes (Tour de Valence, UAE Tour, Tour de Catalogne) quand Tadej Pogacar n’en comptera par exemple que 4, Jonas Vingegaard 15 (8 à Paris-Nice et 7 au Tour de Catalogne), comme Paul Seixas. Aucun membre du top 10 du dernier Tour de France ou du dernier Tour des Flandres n’aura un total plus élevé que lui. « Je me concentre avant tout sur moi-même, sur ce que je peux faire. Et par rapport aux saisons précédentes, mon intention est de concourir davantage » , a expliqué Evenepoel cette semaine dans la Gazzetta dello Sport.

L’an dernier, en se présentant à l’Amstel, il ne totalisait… qu’un seul jour de course, sa victoire à la Flèche Brabançonne, mais c’était la faute à un accident à l’entraînement lorsqu’il s’était pris de plein fouet la portière d’une voiture quatre mois plus tôt. En 2024, Evenepoel s’était concentré sur les courses par étapes en début de saison (Tour d’Algarve, ParisNice et Tour du Pays basque), affichant dix-huit jours sur le vélo fin avril.

En épinglant davantagededossards, le champion du monde et d’Europe du chrono en titre collectionne un peu plus les succès, ce dont il a besoin pour avancer. Il en a enchaîné trois en trois jours dès sa reprise fin janvier 2026 (Trofeo Ses Salines, Trofeo Serra Tramuntana) avant de poursuivre

avec le chrono, une étape et le général du Tour de Valence début février, puis le chrono de l’UAE Tour.

Son changement d’équipe à l’intersaison, de Soudal - QuickS t e p à R e d Bull-BORA-hansgrohe a fait parler, forcément, tout comme sa rivalité avec Tadej Pogacar, qui le bat plus souvent que l’inverse. « Je veux atteindre la meilleure version de moimême, qui n’a jamais été vue, a-t-il aussi confié au quotidien sportif italien. Je crois qu’il y a beaucoup de place pour grandir et je pense que je suis dans le bon environnement pour essayer d’atteindre mon objectif. »

Favori de l’Amstel Gold Race, toujours épié par les médias et ses supporters, Evenepoel (26 ans) n’a plus peur des attentes, assume-t-il: « Je suis dans le cyclisme professionnel depuis sept ou huit ans, et cela aide. Déjà à mes débuts, je me suis retrouvé au centre de l’attention, mais maintenant, la pression et les attentes ne sont plus un problème. »

***

Remco Evenepoel cercherà oggi di scrivere il proprio nome, 
per la prima volta, nell'albo d'oro dell'Amstel Gold Race.

La campagna di Evenepoel

Battuto allo sprint lo scorso anno alla Amstel Gold Race, il belga torna sulle strade del Limburgo come grande favorito, in assenza di Tadej Pogacar e di altri big

«Voglio raggiungere la miglior versione di me stesso, 
che ancora non si è mai vista»
   - REMCO EVENEPOEL 

19 aprile 2026 - L'Équipe
DEL NOSTRO INVIATO SPECIALE THOMAS PEROTTO

MAASTRICHT (OL) – Non c’è solo di negativo nel girare in tondo, poiché ciò permette di passare e ripassare davanti alle terrazze che pullulano lungo il Cauberg, il Geulhemmerberg e il Bemelerberg, e girare in tondo permette anche di concludere che Remco Evenepoel è al centro dell’attenzione della Amstel Gold Race. I corridori hanno fatto la ricognizione ieri sotto il sole, ma è proprio il belga della Red Bull-BORA-hansgrohe che spera di lanciarsi con ferocia, a colpi di pedale, su queste salite del Limburgo dove la gente si accalcherà fin dalle prime ore del mattino.

L'anno scorso, il corridore del Brabante si era classificato terzo alla sua prima partecipazione a questa gara che segna il vero arrivo del gruppo nelle Ardenne. Aveva sfogato la sua frustrazione e la sua rabbia sul traguardo, battuto (in volata) da Mattias Skjelmose e da Tadej Pogacar dopo aver recuperato da molto indietro insieme con il danese sullo sloveno.

Evenepoel torna quindi alla Amstel nei panni - stavolta - del grande favorito. «È una gara che voglio vincere», ha dichiarato con sobrietà venerdì alla televisione fiamminga VTM, dopo aver provato il finale. «Già l’anno scorso avevo la sensazione che un giorno avrei potuto vincerla, da qui la mia grande motivazione. Penso di essere stato davvero sfortunato l’anno scorso qui, con quella caduta che ha rallentato il gruppo, e poi quella lunga rimonta. Non affronterò quindi necessariamente questa gara con spirito di rivincita, ma con una forte motivazione per cercare di vincerla. È una gara unica nel suo genere, piena di colpi di scena». Al belga erano piaciute le discese che serpeggiano intorno a Valkenburg, quelle stradine strette e insidiose e quelle salite brevi, mai troppo lunghe, mai spettacolari in termini di pendenza, ma la cui successione può essere estenuante. Dopo il terzo posto al Giro delle Fiandre il 5 aprile, è tornato a riposarsi e ad allenarsi in Spagna, a Calpe, per essere pronto.

Evenepoel sta correndo molto e più degli altri nel 2026

«La Amstel e la Liegi sono due gare molto specifiche», ha confidato la scorsa settimana Sven Vanthourenhout, uno dei direttori sportivi della Red Bull. «(Evenepooel) ha sfruttato bene questi dieci-quattordici giorni per prepararsi alle classiche delle Ardenne. Al Giro delle Fiandre era chiaramente esplosivo, molto tonico negli sforzi da cinque-dieci minuti. Ma negli sforzi più lunghi qualcosa forse gli mancava, era un po' meno performante».

Evenepoel ha il merito di essere al via della Amstel, mentre diversi suoi (grandi) avversari hanno deciso di saltare la gara (in particolare Pogačar, Van Aert e van der Poel) o sono stati costretti a rinunciare a causa di infortuni o di una forma non ottimale (Pidcock, Healy, Del Toro, Ayuso). Il belga è in gara oggi e si sta mettendo in mostra nella sua prima stagione con i colori della Red Bull-Bora-Hansgrohe. Con l'obiettivo, dichiarato quest'inverno, di lavorare sugli sforzi brevi piuttosto che sulle salite lunghe e dure.

A fine aprile, dopo la Liegi-Bastogne-Liegi, avrà all’attivo già ventisei giorni di gara, di cui 3 corse a tappe (Giro di Valencia, UAE Tour, Giro di Catalogna), mentre Tadej Pogačar ne avrà ad esempio solo 4, Jonas Vingegaard 15 (8 alla Parigi-Nizza e 7 al Giro di Catalogna), come Paul Seixas. Nessun membro della top 10 dell’ultimo Tour de France o dell’ultimo Giro delle Fiandre avrà un totale più alto del suo. «Mi concentro soprattutto su me stesso, su ciò che posso fare. E rispetto alle stagioni precedenti, la mia intenzione è quella di gareggiare di più», ha spiegato Evenepoel questa settimana alla Gazzetta dello Sport.

L'anno scorso, quando si è presentato all'Amstel, aveva all'attivo… soltanto un giorno di gara, la vittoria alla Freccia del Brabante, ma la colpa era stata di un incidente in allenamento, quando quattro mesi prima (il 4 dicembre 2024, ndr) era finito contro la portiera di un van postale. Nel 2024, Evenepoel si era concentrato sulle corse a tappe all’inizio della stagione (Tour dell’Algarve, Parigi-Nizza e Giro dei Paesi Bassi), totalizzando diciotto giorni in sella a fine aprile.

Indossando più maglie, il campione del mondo e d’Europa in carica a cronometro colleziona un po’ più di successi, ciò di cui ha bisogno per andare avanti. Ne ha centrati tre in tre giorni sin dal suo ritorno a fine gennaio 2026 (Trofeo Ses Salines, Trofeo Serra Tramuntana) prima di proseguire con la cronometro, una tappa e la classifica generale del Giro di Valencia all’inizio di febbraio, poi la cronometro dell’UAE Tour.

Il suo cambio di squadra durante la pausa invernale, dalla Soudal - Quick-Step alla Red Bull-BORA-hansgrohe, ha fatto discutere, inevitabilmente, così come la sua rivalità con Tadej Pogačar, che lo batte più spesso di quanto non accada il viceversa. «Voglio raggiungere la miglior versione di me stesso, che ancora non si è mai vista», ha anche confidato allo stesso quotidiano sportivo italiano. Credo ci sia ancora molto margine di crescita e penso di trovarmi nell’ambiente giusto per cercare di raggiungere il mio obiettivo».

Favorito di questa Amstel Gold Race, sempre sotto i riflettori dei media e dei suoi tifosi, Evenepoel (26 anni) non teme più le aspettative, come lui stesso ammette: «Sono nel ciclismo professionistico da sette-otto anni, e questo mi aiuta. Sin dall’inizio della mia carriera mi sono trovato al centro dell’attenzione, ma ora la pressione e le aspettative non sono più un problema».

Commenti

Post popolari in questo blog

I 100 cattivi del calcio

Echoes' Cycling Biography #4: Jean-Pierre Monseré

Chi sono Augusto e Giorgio Perfetti, i fratelli nella Top 10 dei più ricchi d’Italia?