L’ITALIE ENCORE À TERRE


Comme en 2018 et en 2022, la Nazionale ne participera pas à la Coupe du monde 
après son élimination à l’issue des tirs au but en Bosnie-Herzégovine. 
Une énorme désillusion pour toute une génération de joueurs italiens.

UNE CHUTE SANS FIN

Réduite à dix en première période, l’Italie a résisté mais a fini par céder et a perdu aux tirs au but, hier en Bosnie-Herzégovine.Elle va manquer une troisième phase finale d’affilée, et le coup est terrible.

1 Apr 2026 - L'Équipe
MÉLISANDE GOMEZ

ZENICA (BOS) – Le stade de Zenica n’accueillait que 9 000 supporters bosniens, hier, mais ils ont fait du bruit comme s’ils étaient cent mille, quand le dernier tir au but victorieux d’Esmir Bajraktarevic a filé hors de portée de Gianluigi Donnarumma pour envoyer la Bosnie-Herzégovine de l’autre côté de l’Atlantique et très haut dans les étoiles.

Les tirs de mortier ont continué de fuser depuis les fenêtres grandes ouvertes sur le stade, de larges gaillards entourés dans leur drapeau se sont laissés aller à quelques larmes, et les pauvres joueurs italiens, prostrés au milieu de la pelouse, ne pouvaient qu’observer toutes les couleurs de la joie, dont le destin les prive sans répit depuis trop longtemps.

Après « l’apocalypse » de novembre 2017, quand elle n’avait jamais trouvé la faille en deux matches contre la Suède, après le « tremblement de terre » de mars 2022, quand la petite Macédoine du Nord était venue s’imposer à Palerme à la surprise générale, il faudra trouver autre chose mais le dictionnaire va finir par manquer d’imagination, devant ce terrible tunnel dans lequel est plongée la Nazionale, un gouffre si sombre que plus personne ne voit briller les quatre étoiles qu’elle affiche sur le maillot.

La dernière fois que l’Italie a participé à une Coupe du monde, c’était en 2014, et la dernière fois qu’elle y a joué un match à élimination directe, c’était en finale, en 2006 : depuis, elle a creusé encore, encore et encore, et il faudra avoir des idées, maintenant, et pas mal de volonté, surtout, pour remonter la pente.

Et pourtant, les Italiens pensaient avoir fait le plus dur

On entend déjà les discours des dirigeants de la Fédération qui assurent que, vraiment, il faut tout changer, repenser le système, prendre ses responsabilités, et les Italiens vont se lasser un peu, à force d’entendre cela depuis près de dix ans, déjà. Ils pourront repenser longtemps à ces qualifications si mal entamées, par une claque contre la Norvège (0-3) qui avait donné le ton, et ils n’oublieront pas facilement, non plus, ce voyage en Bosnie-Herzégovine, dans le petit stade Bilino Polje, où ils ont été accueillis dans le vacarme et sur une pelouse aux nuances de vert presque impressionnistes, mais dans un esprit correct et même chaleureux, loin des insultes et des intimidations.

Ils pensaient même avoir fait le plus difficile, sans doute, quand ils ont ouvert le score dès le quart d’heure de jeu, après plusieurs occasions bosniennes, déjà, et après, surtout, une erreur bienvenue du gardien adverse : Nikola Vasilj relançait n’importe comment directement sur Nicolo Barella, qui servait Moise Kean, buteur d’une reprise enroulée imparable. C’était le scénario parfait, pour une équipe qui sait subir, mais c’était trop facile, surtout, et quand le sort s’acharne, il ne lâche pas sa proie.

À cinq minutes de la mi-temps, et alors que la Bosnie avait tenté mais sans réussir à trouver l’ouverture, Alessandro Bastoni taclait Amar Memic par derrière, sans aucune chance de prendre le ballon. M. Turpin n’hésitait pas et sortait le carton rouge qui s’imposait, et les tribunes, un peu refroidies par l’ouverture du score, se remettaient d’un coup à chanter, à crier et à sauter, pour tout le reste de la soirée.

À dix, les Italiens ont vite compris que la suite serait pénible et elle l’a été, mais ils ont tenu bon, solidaires, disciplinés, appliqués à bien défendre et sauvés, quand il l’a fallu, par les arrêts miraculeux de Donnarumma, comme sur la frappe de Tahirovic (72e). Ils auraient même pu mener 2-0, mais Kean a manqué le plus simple seul face au but et l’égalisation bosnienne, à dix minutes de la fin du temps réglementaire, était vraiment logique. La prolongation voyait Pio Esposito manquer l’occasion de changer la fin de l’histoire, mais tout s’est finalement joué aux tirs au but.

Quand le sort est contraire, tout va de travers et les Italiens ont évidemment perdu, aussi, le toss avant la séance, qui les obligeait à frapper du côté des supporters bosniens et de ces immeubles juste derrière eux, où les fumigènes sortaient des fenêtres. La concentration était forcément plus difficile, Esposito a frappé audessus, Cristante a trouvé la barre, et Donnarumma, cette fois, n’a pas réussi de miracle.

Comme face au pays de Galles, en demi-finales, les Bosniens l’emportent aux tirs au but et ils n'ont pas volé la deuxième Coupe du monde de leur histoire. Gattuso, lui, finissait en larmes : « Je demande pardon à l’Italie, j’ai échoué, et c’est dur, parce que nous avions besoin de cette Coupe du monde, pour nous, pour les familles, pour toute l’Italie, c’est difficile à digérer. » Il n’a pas voulu parler de son avenir, encore, mais le débat s’invitera vite dans les débats des jours à venir, en Italie, qui va donc passer seize ans – voire plus – sans goûter à la Coupe du monde.

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TOPS

Tabakovic 7 - Entré à la 71e pour remplacer Basic (5), l’attaquant du Borussia Mönchengladbach a arraché l’égalisation en étant le plus rapide pour reprendre un ballon repoussé par Donnarumma (79e) avant de réussir son tir au but. Au-delà de ça, il a gêné des défenseurs italiens émoussés, grâce à son impact pour se démarquer.

Calafiori 7 - C’était un match à souffrir, pour un défenseur, et il a tenu la maison avec beaucoup de sérénité et de sens du jeu. Des dégagements brûlants, des sauvetages in extremis, et un sang-froid à toute épreuve, même quand tout le stade bouillait. Il est en train de s’imposer comme un leader de cette équipe.

FLOPS

Dimarco 4 - Il avait enflammé l’avant-match en célébrant la victoire des Bosniens contre le pays de Galles en demifinales, il n’a rien enflammé du tout, cette fois. Il n’a pas été assez en vue dans son couloir, même à onze contre onze, et il a souvent été à la peine défensivement.

Bastoni non noté -  Il y avait vraiment mieux à faire que de se jeter dans ce tacle inconsidéré qui ne méritait rien d’autre qu’un carton rouge, quand Memic lui a filé sous le nez (41e). Il y avait danger, mais rien de désespéré, et son expulsion a changé le cours du match. Les doutes sur sa capacité à résister à la pression des gros matches ne vont pas s’éteindre de sitôt… (M. Go., J. B.)

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DONNARUMMA Si impuissant

Le gardien italien a d’abord repoussé les assauts bosniens avant de céder lors de la séance de tirs au but.

1 Apr 2026 - L'Équipe
JOSÉ BARROSO

C’était une soirée pour envoyer valser les vieux démons, pour tous les Italiens mais encore plus pour lui. Malheureux lors de l’incroyable barrage de la Coupe du monde 2022 contre la Macédoine du Nord (0-1), Gianluigi Donnarumma a vécu une nouvelle cruelle désillusion hier en Bosnie. À 27 ans, le gardien de la Nazionale, meilleur gardien de l’Euro 2021, voit une nouvelle fois s’échapper la possibilité de disputer une Coupe du monde.

Sur la pelouse de Zenica, « Gigio » s’est pourtant longtemps employé pour retarder l’échéance. Après une première période plutôt sereine, où il avait fait le boulot sur des tentatives de Basic (20e) et de Katic (24e), il a été sacrément mis à contribution à partir de la pause, du fait de l’infériorité numérique de son équipe à la suite de l’expulsion de Bastoni (41e).

Sur les innombrables centres bosniens, il a observé ses défenseurs aller au combat et il a signé les arrêts qu’il fallait sur une frappe d’Alajbegovic (51e), un tir placé de Tahirovic (72e). Sur le long centre de Dedic repris de la tête par Dzeko, l’ex-Milanais était encore là pour opposer une main ferme. Mais il ne pouvait empêcher Tabakovic d’être plus prompt que ses partenaires pour reprendre et égaliser à bout portant (1-1, 79e). Furieux, il a piqué une colère sur le coup et a récolté un avertissement de la part de Clément Turpin.

Pas de quoi l’abattre pour autant, et il est reparti au combat, conscient que rien n’était joué. Depuis longtemps, la Nazionale avait choisi de laisser l’orage bosnien s’abattre sur son but, s’aventurant rarement de l’autre côté du terrain, et Donnarumma avait encore une chance de jouer les héros à mesure que se rapprochait la séance de tirs au but. Pendant la prolongation, il ne se laissait pas perturber par un coup du foulard de Bajraktarevic (101e). À la 119e minute, il était trop court pour stopper une frappe lointaine de Tahirovic. Mais le ballon passait à côté pour quelques centimètres.

Son histoire contrariée avec la Coupe du monde se poursuit

Donnarumma tenait son moment et à l’amorce de la séance, il rameutait les siens, visage grave. Rien n’était fait et une partie du sort de l’Italie allait se jouer dans ses gants. Dans cet exercice qu’il affectionne et qui lui a valu une renommée planétaire lors de l’Euro 2021 où il avait largement participé au sacre transalpin en stoppant un tir au but en demi-finales contre l’Espagne puis deux autres face aux Anglais en finale. Avant d’être à nouveau décisif il y a un an avec le PSG sur la route du couronnement en Ligue des champions. Cette fois, il n’a pas connu le même dénouement.

Pris à contrepied par Tahirovic et Begovic, battu par le tir en lucarne de Tabakovic, le gardien de Manchester City a bien touché la dernière tentative de Bajraktarevic mais sans l’empêcher de rentrer. Impuissant à sauver les siens, il assistait dans le même temps au naufrage de ses coéquipiers, qui craquaient un à un sous la pression à l’exception de Tonali. Quatre ans après la Macédoine du Nord, le scénario est différent mais il poursuit son histoire contrariée avec la Coupe du monde. En 2030, il aura 31 ans.

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L'ITALIA ANCORA A TERRA

Come nel 2018 e nel 2022, la Nazionale non parteciperà ai Mondiali, 
dopo l’eliminazione ai rigori in Bosnia-Erzegovina. 
Una delusione enorme per un’intera generazione di calciatori italiani.

UNA CADUTA SENZA FINE

Ridotta in dieci nel (finale di) primo tempo, l'Italia ha resistito ma alla fine ha ceduto e perso ai rigori, ieri in Bosnia-Erzegovina. Salterà la terza fase finale consecutiva, e il colpo è terribile.

1 aprile 2026 - L'Équipe
MÉLISANDE GOMEZ

ZENICA (BOS) – Lo stadio di Zenica ieri ospitava solo 9.000 tifosi bosniaci (in realtà 8800, capienza ridotta del 20% in seguito a una sanzione FIFA, ndr), ma hanno fatto un gran baccano come se fossero centomila, quando l'ultimo tiro vincente di Esmir Bajraktarevic è sfrecciato fuori dalla portata di Gianluigi Donnarumma per mandare la Bosnia-Erzegovina dall'altra parte dell'Atlantico e molto in alto tra le stelle.

I colpi di mortaio hanno continuato a esplodere dalle finestre spalancate dello stadio, grossi omaccioni avvolti nella loro bandiera si sono lasciati andare a qualche lacrima, e i poveri giocatori italiani, prostrati in mezzo al campo, non potevano che osservare tutti i colori della gioia, di cui il destino li priva senza tregua da troppo tempo.

Dopo «l’apocalisse» del novembre 2017, quando non era riuscita a sfondare la difesa in due partite contro la Svezia, dopo il «terremoto» del marzo 2022, quando la piccola Macedonia del Nord era riuscita a imporsi a Palermo con grande sorpresa di tutti, bisognerà trovare qualcos’altro, ma il dizionario finirà per esaurire la sua immaginazione, di fronte a questo terribile tunnel in cui è sprofondata la Nazionale, un abisso così buio che nessuno vede più brillare le quattro stelle che sfoggia sulla maglia.

L'ultima volta che l'Italia ha partecipato a un mondiale è stata nel 2014, e l'ultima di cui ha disputato una partita a eliminazione diretta è stata in finale, nel 2006: da allora ha scavato ancora, ancora e ancora, e ora ci vorranno delle idee, e soprattutto una buona dose di volontà, per risalire la china.

Eppure, gli italiani pensavano di aver superato il momento più difficile

Pare già di sentire i discorsi dei dirigenti federali che assicurano che, davvero, bisogna cambiare tutto, ripensare il sistema, assumersi le proprie responsabilità, e gli italiani finiranno per stancarsi un po’, a forza di sentirselo ripetere ormai da quasi dieci anni. Potranno ripensare a lungo a queste qualificazioni iniziate così male, con una batosta contro la Norvegia (0-3) che aveva dato il tono, e non dimenticheranno facilmente, d’altronde, quel viaggio in Bosnia-Erzegovina, nel piccolo stadio Bilino Polje, dove sono stati accolti tra il frastuono e su un prato dalle sfumature di verde quasi impressionistiche, ma in uno spirito corretto e persino caloroso, lontano dagli insulti e dalle intimidazioni.

Pensavano addirittura di aver superato il momento più difficile, quando hanno aperto le marcature già al quarto d’ora di gioco, dopo diverse occasioni bosniache e, soprattutto, dopo un provvidenziale errore del portiere avversario: Nikola Vasilj ha rilanciato alla cieca direttamente su Nicolò Barella, che ha servito Moise Kean, autore di un imparabile destro a giro. Era lo scenario perfetto per una squadra che sa subire, ma era soprattutto troppo facile, e quando la sfortuna si accanisce, non molla la presa.

A cinque minuti dall'intervallo, mentre la Bosnia aveva tentato senza successo di sbloccare il risultato, Alessandro Bastoni ha falciato Amar Memic alle spalle, senza alcuna possibilità di intercettare il pallone. L'arbitro Turpin non ha esitato a estrarre il cartellino rosso che si imponeva, e le tribune, un po' smorzate dal gol iniziale, hanno ripreso all'improvviso a cantare, urlare e saltare per tutto il resto della serata.

In dieci, gli italiani hanno capito subito che il seguito sarebbe stato difficile, e così è stato, ma hanno tenuto duro, uniti, disciplinati, concentrati sulla difesa e salvati, quando necessario, dalle miracolose parate di Donnarumma, come sul tiro di Tahirovic (72'). Avrebbero potuto anche portarsi sul 2-0, ma Kean (calciando alto da solo la lanciato in contropiede da un errore di Basic, ndr) ha sbagliato il gol più semplice a porta vuota e il pareggio bosniaco, a dieci minuti dalla fine dei tempi regolamentari, era davvero logico. Nei tempi supplementari Pio Esposito (destro alto dal limite, ndr) ha mancato l’occasione di cambiare il finale della storia, ma alla fine tutto si è deciso ai rigori.

Quando la sorte è avversa, tutto va storto e gli italiani hanno perso anche il sorteggio prima della sessione, che li ha costretti a tirare sotto la curva dei tifosi bosniaci e di quei palazzi proprio dietro di loro, da cui uscivano fumogeni dalle finestre. La concentrazione era inevitabilmente più difficile, Esposito ha tirato alto, Cristante ha colpito la traversa e Donnarumma, questa volta, non è riuscito a compiere un miracolo.

Come contro il Galles, in semifinale-playoff, i bosniaci hanno vinto ai rigori e si sono meritati appieno la seconda partecipazione mondiale della loro storia. Gattuso, dal canto suo, è scoppiato in lacrime: «Chiedo scusa all’Italia, ho fallito, ed è dura, perché avevamo bisogno di questo mondiale, per noi, per le nostre famiglie, per tutta l’Italia, è difficile da digerire. » Non ha voluto parlare del suo futuro, ancora, ma la questione entrerà presto nel dibattito dei prossimi giorni, in Italia, che dovrà quindi passare sedici anni – o anche di più – senza gustarsi il mondiale.

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TOP

Tabakovic 7 - Entrato al 71’ al posto di Basic (5), il centravanti del Borussia Mönchengladbach ha strappato il pareggio essendo il più veloce a riprendere un pallone respinto da Donnarumma (79’) prima di andare a segno. Oltre a questo, ha messo in difficoltà i difensori italiani, grazie alla sua capacità di smarcarsi.

Calafiori 7 - È stata una partita difficile per un difensore, ma lui ha retto con grande serenità e senso del gioco. Rimpalli fulminanti, salvataggi all'ultimo secondo e un sangue freddo a prova di bomba, anche quando tutto lo stadio era in fermento. Si sta affermando come leader di questa squadra.

FLOP

Dimarco 4 - Aveva infiammato la vigilia della partita esultando per la vittoria dei bosniaci contro il Galles in semifinale-playoff, ma stavolta non ha infiammato proprio niente. Non si è fatto vedere abbastanza sulla sua fascia (la sinistra, ndr), nemmeno in undici contro undici, e in difesa ha spesso faticato.

Bastoni n.g. - C'era davvero di meglio da fare che lanciarsi in quel tackle sconsiderato che non meritava altro che un cartellino rosso, quando Memic gli è sfrecciato sotto il naso (41'). C'era pericolo, ma nulla di disperato, e la sua espulsione ha cambiato il corso della partita. I dubbi sulla sua capacità di resistere alla pressione delle partite importanti non si dissolveranno presto... (M. Go., J. B.)

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DONNARUMMA: così impotente

Il portiere italiano ha inizialmente respinto gli attacchi bosniaci, per poi cedere nei calci di rigore.

1 aprile 2026 - L'Équipe
JOSÉ BARROSO

Era una serata in cui scacciare gli antichi demoni, per tutti gli italiani ma ancora di più per lui. Sfortunato durante l'incredibile spareggio per i Mondiali 2022 contro la Macedonia del Nord (0-1), Gianluigi Donnarumma ha vissuto ieri in Bosnia una nuova crudele delusione. A 27 anni, il portiere della Nazionale, miglior portiere di Euro 2021, vede sfuggirsi ancora una volta la possibilità di disputare un Mondiale.

Sul campo di Zenica, «Gigio» si è comunque impegnato a lungo per ritardare l’inevitabile. Dopo un primo tempo piuttosto tranquillo, in cui ha neutralizzato i tentativi di Basic (20') e Katic (24'), è stato messo a dura prova dopo l'intervallo, a causa della inferiorità numerica della sua squadra in seguito all'espulsione di Bastoni (41').

Sui numerosi cross bosniaci, ha visto i suoi difensori andare in contrasto e ha compiuto le parate decisive su un tiro di Alajbegovic (51') e su un tiro preciso di Tahirovic (72'). Sul lungo cross di Dedic deviato di testa da Dzeko, l'ex milanista era ancora lì a opporre una mano ferma. Ma non ha potuto impedire a Tabakovic di essere più pronto dei suoi compagni nel ribattere e pareggiare a bruciapelo (1-1, 79'). Furioso, ha dato in escandescenze sul momento e si è beccato un cartellino giallo da parte di Clément Turpin.

Niente che potesse abbatterlo, però, ed è tornato in campo, consapevole che nulla era ancora deciso. Da tempo la Nazionale aveva scelto di lasciare che la tempesta bosniaca si abbattesse sulla porta avversaria, avventurandosi raramente dall’altra parte del campo, e Donnarumma aveva ancora una possibilità di diventare il protagonista della partita man mano che si avvicinavano i calci di rigore. Durante i tempi supplementari, non si è lasciato turbare da un colpo di testa di Bajraktarevic (101'). Al 119', non è riuscito a fermare un tiro dalla distanza di Tahirovic. Ma la palla è passata a pochi centimetri dal palo.

Continua la sua storia tormentata con i Mondiali

Donnarumma era pronto a dare il meglio di sé e, all’inizio della sessione, radunava i compagni con espressione seria. Nulla era ancora deciso e parte del destino dell'Italia si sarebbe giocata tra i suoi guantoni. In questo ruolo che ama e che gli è valso fama mondiale durante Euro 2021, quando ai rigori ha contribuito in modo determinante alla vittoria della Nazionale parandone uno in semifinale contro la Spagna e poi due contro gli inglesi in finale. Prima di essere di nuovo decisivo un anno fa con il PSG verso la conquista della Champions League. Questa volta, non ha avuto lo stesso epilogo.

Messo in difficoltà da Tahirovic e Begovic, battuto dal tiro sotto l'incrocio dei pali di Tabakovic, il portiere del Manchester City ha toccato il pallone nell'ultimo tentativo, quello di Bajraktarevic, senza però impedirne l'ingresso in porta. Incapace di salvare la sua squadra, ha assistito al crollo dei suoi compagni, che hanno ceduto uno dopo l'altro sotto pressione, ad eccezione di Tonali. Quattro anni dopo la Macedonia del Nord, lo scenario è diverso, ma continua la sua storia travagliata con i Mondiali. Nel 2030 avrà 31 anni.

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