Ganna prend son temps


L’Italien a beau avoir remporté le contre-la-montre, il a dosé son entraînement cet hiver pour être prêt de Milan-San Remo à Paris-Roubaix.

10 Mar 2026 - L'Équipe
ALEXANDRE ROOS

LIDO DI CAMAIORE (ITA) – Cela peut paraître paradoxal pour un des meilleurs rouleurs du monde, mais Filippo Ganna a décidé de mettre un peu le pied sur le ballon, cet hiver et en ce début de saison, pour être prêt quand cela comptera vraiment. Bien sûr, le champion d’Italie de la spécialité a facilement remporté, hier, le contre-la-montre d’ouverture de Tirreno-Adriatico, sa quatrième victoire sur la côte toscane, et s’est offert un peu d’avance sur les favoris pour le général, de son équipier Thymen Arensman, 2e à 22’’, à Matteo Jorgenson, 16e à 44’’, mais il estimait à l’arrivée qu’il n’était pas dans la forme souhaitée. « Mais j’ai appris que quand la jambe n’ est pas la meilleure, la tête peut compenser pour faire la différence, analysait-il. Ça peut être d’une grande aide dans des moments de difficulté. » Il s’attend à en vivre sur les classiques et c’est pour cela que le Piémontais a quelque peu modifié son approche. « L’an dernier, j’étais vraiment en très bonne forme sur Tirreno, mais nous avons remarqué que ma condition a ensuite commencé à décliner et surtout que je suis arrivé un peu à bout de forces à Roubaix (13e), expliquait-il dimanche. Alors, avec mon entraîneur, nous avons volontairement choisi de partir un peu plus doucement. D’autant plus que si je veux gagner Milan-San Remo, il faudra que je souffre encore plus que d’habitude. » Après le Tour de l’Algarve, Ganna est allé s’entraîner au chaud, à Gran Canaria, souvent seul. « Dans les moments où j’ai pensé à me relâcher, je me remettais en tête San Remo, pour suivait-il hier, mais je ne voulais pas trop en faire. Plusieurs fois, mon entraîneur m’a freiné en me rappelant que les objectifs étaient plus tard. »

Ganna va donc défendre son maillot de leader, mais sans exagérer non plus. « Je suis venu ici pour trouver les meilleures “vibes” possibles, poursuit-il. Je n’ai peutêtre plus la fraîcheur musculaire et l’élasticité que je pouvais avoir il y a quelques années, l’âge se fait sentir, les anciens diraient que je suis encore jeune mais je suis l’un des doyens du peloton (29 ans). J’espère que cette Tirreno me fera arriver au top quand ça compte. » Cela comptera dans dix jours sur la Classicissima.

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