EVENEPOEL En souvenir de l’an passé
Remco Evenepoel ne laisse aucune chance au Danois Mattias Skjelmose dans
le sprint à deux et laisse éclater sa joie sur la ligne d’arrivée, hier après-midi.
L’an dernier, Remco Evenepoel (à gauche) s’était incliné dans un sprint à trois face à
Tadej Pogacar (au centre, 2e) et Mattias Skjelmose (à droite, vainqueur).
La revanche d’Evenepoel
Battu en 2025 dans un sprint à trois par Mattias Skjelmose, le Belge, plein de maîtrise et de sang-froid hier, a pris sa revanche en décrochant l’Amstel Gold Race face au même Danois.
“L’an dernier je n’avais eu qu’un jour de course de la saison avant l’Amstel. C’est une grosse différence de puissance ''
REMCO EVENEPOEL
20 Apr 2026 - L'Équipe
THOMAS PEROTTO
BERG EN TERBLIJT (HOL) – Les longues lignes droites sont des tunnels de réflexion et de mauvais souvenirs qui remontent à la surface, dans lesquelles il faut avoir la tête solide et du sang-froid dans les veines pour ne pas trop cogiter ou perdre les pédales. Remco Evenepoel a remporté hier l’Amstel Gold Race au même endroit qu’il l’avait perdue l’an dernier, parce qu’il est un animal habité par la victoire et le goût de la revanche, quoi qu’’il en dise. La photo n’est p a s t o u t à f a i t l a m ê m e qu’en 2025, mais les personnages et le scénario invitent à déceler dans cette affaire du mimétisme.Et une occasion de réécrire l’histoire, en mieux.
Il y a un an, sur cette ligne droite, le Belge avait terminé troisième au sprint derrière Mattias Skjelmose et Tadej Pogacar. Il avait enragé, pesté et soufflé, frustré de laisser passer pour trois fois rien un succès qu’il considère comme prestigieux. Cette fois, ils n’étaient plus que deux, le Slovène ne s’étant pas joint à la fête, et Evenepoel (26 ans) n’a pas tremblé face au Danois, dernier homme à lui avoir résisté.
Les sprints à deux lui correspondent peut-être mieux, un exercice dans lequel il avait déjà triomphé face à Wout Van Aert (Flèche Brabançonne 2025) et Matteo Jorgenson (dernière étape de ParisNice 2024, sur la Promenade des Anglais). « À deux, c’est plus simple qu’à trois, tu n’as qu’un seul adversaire à surveiller. J’étais confiant » , sourit le troisième du dernier Tour des Flandres.
Après avoir vu qu’il ne lâcherait pas Skjelmose dans le dernier passage du Cauberg, Evenepoel s’est concentré sur sa partition à réciter le long de la Rijksweg de Berg en Terblijt.
« Nous avons quasiment fait la course parfaite, assure le Belge de Red Bull-Bora-Hansgrohe. J’étais en contrôle, et c’était une tactique de prendre Skjelmose avec moi pour aller jusqu’au sprint. J’avais les jambes plus fraîches que l’année passée, on a pu savoir que j’étais plus fort. La différence est là, c’est simple, l’an dernier je n’avais eu qu’un jour de course de la saison avant l’Amstel. C’est une grosse différence de puissance. »
Cet hiver, il a énormément axé son entraînement sur les efforts courts et intenses, au détriment des longues ascensions, ce qui était d’ailleurs perceptible à l’UAE Tour (10e du général), mais les fruits récoltés sont à la hauteur de ses espérances. « On a beaucoup travaillé les sprints, notamment après des entraînements de six ou sept heures, pour être capable d’être encore très rapide malgré beaucoup de fatigue dans les jambes, explique-t-il. On l’a travaillé et ça paie, je suis très heureux d’avoir pu mettre beaucoup de force aujourd’hui dans cette arrivée. »
Le Brabançon avait aussi à l’esprit le déroulé de l’an dernier, lorsqu’il avait commencé le sprint en tête, puis traversé la route de gauche à droite, avant de se faire dépasser. Hier, il a laissé le soin à Skjelmose de prendre le vent, il s’est calé dans son dos et l’a mangé en puissance, sans changer de trajectoire sur la chaussée.
Rendez-vous à la Flèche Wallone
Vexé il y a un an, il a cette fois pu expulser toute sa rage en passant la ligne, avant d’embrasser sa compagne quelques mètres plus loin. « J’ai eu un bon dernier mois, mais gagner est toujours différent, avait-il vite lâché devant les micros après avoir retrouvé ses esprits. J’aime cette course, ces bosses courtes et difficiles qui ont décanté la course à peu près au même endroit que d’habitude. C’est la plus belle victoire de ma saison. C’est l’une de mes courses préférées du calendrier, elle est juste en dessous des Monuments donc elle est très haute dans mon classement. »
La Flèche Wallonne et son mur de Huy, mercredi, sont peut-être un peu moins propices à ses qualités, mais sa forme va le conduire, sauf retournement de situation ce lundi matin en se levant, à prendre le départ de cette autre Ardennaise de prestige. Avant de basculer sur Liège-Bastogne-Liège, dimanche. « Pour le moment, le temps semble plutôt beau mercredi. C’est déjà un point positif pour se lancer et, bien sûr, je me sens motivé, annonce le
Belge. Je suis plutôt en bonne forme et prêt à enchaîner les deux, les jambes sont là. J’espère être là, nous verrons comment ça se passe. Ce sont plutôt des bons signes. » Et si sprint à deux il devait encore y avoir, cette fois sur de terrifiants pourcentages, Evenepoel pourra toujours repenser à il y a un an puis à ce dimanche.
***
Blasi piège les favorites
20 Apr 2026 - L'Équipe
J. Ca.
Jamais une coureuse ne s'était imposée sur l'Amstel Gold Race en partant d'aussi loin. À 23 ans, l’Espagnole Paula Blasi a créé la surprise et piégé les favorites hier en attaquant dans l'avant-dernière ascension du Cauberg (0,5 km à 8,6 %). La Néerlandaise Nienke Vinke (SD Worx-Protime), avec qui elle avait pris quelques secondes d'avance en tête de la course, n'a pas pu la suivre. Derrière, le peloton s'est livré à un jeu de poker menteur et a laissé trop de marge à l'ancienne triathlète, championne d'Europe Espoirs en 2025, pour espérer jouer la gagne. Demi Vollering (FDJ United-Suez), battue au sprint pour la deuxième place par Kasia Niewiadoma (Canyon//SRAM zondacrypto), pourra nourrir des regrets, alors que ses coéquipières s'étaient mises à son service tout au long de la course. L'équipe FDJ United-Suez, qui avait parfaitement entamé sa campagne des classiques, n'a pas trouvé la faille dans cette course très tactique, pas plus que les Lidl-Trek et les SD Worx-Protime. Blasi, elle, a crânement joué sa chance à l'avant et tenu jusqu'au bout malgré quelques signes de nervosité et une petite erreur de parcours, à l'approche de l'arrivée. « Je vais avoir besoin de plusieurs semaines, même des mois, pour m'en rendre compte, a lâché l'Espagnole, chaudement félicitée par ses coéquipières à l'arrivée. Je savais que ça allait être dur. Au début, j'ai même été lâchée. Je ne sais pas comment j'ai fait. C'était une question de positionnement, j'étais un peu nerveuse, le peloton était assez fou. J'ai été décrochée plusieurs fois, je revenais, puis je me suis placée devant pour être dans une échappée. Je n'étais même pas censée être là, on a eu des absentes. J'ai besoin d'un peu de temps pour digérer tout ça. »
***
Remco Evenepoel non ha lasciato scampo al danese Mattias Skjelmose nel
sprint a due, sfogando la sua gioia sul traguardo ieri pomeriggio.
L'anno scorso, Remco Evenepoel (a sinistra) era stato sconfitto in uno sprint a tre contro
Tadej Pogacar (al centro, 2°) e Mattias Skjelmose (a destra, vincitore).
EVENEPOEL In ricordo dell'anno scorso
La rivincita di Evenepoel
Sconfitto nel 2025 in uno sprint a tre da Mattias Skjelmose, il belga, ieri pieno di padronanza e sangue freddo, si è preso la rivincita aggiudicandosi l'Amstel Gold Race contro lo stesso danese.
«L'anno scorso avevo disputato solo una giornata di gara
in tutta la stagione prima dell'Amstel.
È una grande differenza in termini di potenza»
- REMCO EVENEPOEL
20 aprile 2026 - L'Équipe
THOMAS PEROTTO
BERG EN TERBLIJT (HOL) – I lunghi rettilinei sono tunnel di riflessione e di brutti ricordi che riaffiorano in superficie, nei quali bisogna avere la testa a posto e sangue freddo nelle vene per non rimuginare troppo o perdere il controllo. Remco Evenepoel ha vinto ieri l'Amstel Gold Race nello stesso punto in cui l'aveva persa l'anno scorso, perché è un animale posseduto dalla vittoria e dal gusto della rivincita, qualunque cosa ne dica. La foto non è proprio la stessa del 2025, ma i personaggi e la sceneggiatura invitano a individuare in questa vicenda un certo mimetismo. E un'occasione per riscrivere la storia, in meglio.
Un anno fa, su questo rettilineo, il belga era arrivato terzo allo sprint dietro a Mattias Skjelmose e Tadej Pogacar. Si era infuriato, aveva imprecato e sbuffato, frustrato per essersi lasciato sfuggire per un soffio una vittoria che considera prestigiosa. Questa volta erano solo in due, dato che lo sloveno non si era unito alla festa, ed Evenepoel (26 anni) non ha esitato di fronte al danese, l'ultimo ad avergli resistito.
Forse gli sprint a due gli si addicono di più, un esercizio in cui aveva già trionfato contro Wout Van Aert (Freccia del Brabante 2025) e Matteo Jorgenson (ultima tappa della Parigi-Nizza 2024, sulla Promenade des Anglais). «In due è più semplice che in tre, hai solo un avversario da tenere d’occhio. Ero fiducioso», sorride il terzo classificato dell’ultimo Giro delle Fiandre.
Dopo aver visto che Skjelmose non avrebbe mollato nell’ultimo passaggio sul Cauberg, Evenepoel si è concentrato sulla sua parte da recitare lungo la Rijksweg di Berg en Terblijt.
«Abbiamo corso una gara praticamente perfetta», assicura il belga della Red Bull-BORA-hansgrohe. Ero in controllo, ed è stata una tattica portare Skjelmose con me per arrivare allo sprint. Avevo le gambe più fresche rispetto l’anno scorso, si vedeva che ero più forte. La differenza sta qui, è semplice: l’anno scorso avevo disputato solo una gara in tutta la stagione prima dell’Amstel. È una grande differenza in termini di potenza».
Quest'inverno (Evenepoel) ha concentrato gran parte del suo allenamento su sforzi brevi e intensi, a scapito delle lunghe salite, cosa che del resto si è notata già all'UAE Tour (10° nella classifica generale), ma i risultati ottenuti sono all'altezza delle sue aspettative. «Abbiamo lavorato molto sugli sprint, in particolare dopo allenamenti di sei o sette ore, per riuscire a essere ancora molto veloci nonostante la grande stanchezza nelle gambe», spiega. «Ci abbiamo lavorato e sta dando i suoi frutti, sono molto felice di aver potuto mettere molta forza oggi in questo arrivo».
Il corridore del Brabante aveva in mente anche lo svolgimento della gara dell’anno scorso, quando aveva iniziato lo sprint in testa, per poi attraversare la carreggiata da sinistra a destra, prima di farsi superare. Ieri, ha lasciato a Skjelmose il compito di fare da frangivento, gli si è posizionato alle spalle e lo ha superato con potenza, senza cambiare traiettoria sull’asfalto.
Appuntamento alla Freccia Vallone
Deluso un anno fa, questa volta ha potuto sfogare tutta la sua rabbia tagliando il traguardo, prima di baciare la sua compagna pochi metri più avanti. «Ho avuto un buon ultimo mese, ma vincere è sempre diverso», ha subito dichiarato ai microfoni dopo aver ripreso fiato. Mi piace questa gara, con queste salite brevi e difficili che hanno deciso la corsa più o meno nello stesso punto del solito. «È una delle mie gare preferite del calendario; si colloca appena sotto le Monumento, quindi occupa un posto molto alto nella mia classifica.»
La Freccia Vallone e il suo muro di Huy, in programma mercoledì, sono forse un po’ meno adatti alle sue caratteristiche, ma la sua forma lo porterà, salvo imprevisti al risveglio di lunedì mattina, a prendere il via di quest’altra prestigiosa classica delle Ardenne. Prima di passare alla Liegi-Bastogne-Liegi, domenica. «Per il momento, il tempo sembra piuttosto bello per mercoledì. È già un punto a favore per partire e, ovviamente, mi sento motivato», annuncia il belga. «Sono piuttosto in forma e pronto ad affrontare entrambe le gare, le gambe ci sono. Spero di esserci, vedremo come andrà. Sono segnali piuttosto positivi». E se dovesse esserci ancora uno sprint a due, questa volta su pendenze terrificanti, Evenepoel potrà sempre ripensare a un anno fa e poi a questa domenica.
***
Blasi sorprende le favorite
20 aprile 2026 - L'Équipe
J. Ca.
Mai prima d'ora una ciclista era riuscita a vincere l'Amstel Gold Race partendo da così lontano. A 23 anni, la spagnola Paula Blasi ha creato la sorpresa e messo in difficoltà le favorite ieri, attaccando nella penultima salita del Cauberg (0,5 km all'8,6%). La neerlandese Nienke Vinke (SD Worx-Protime), con cui aveva guadagnato qualche secondo di vantaggio in testa alla corsa, non è riuscita a seguirla. Dietro, il gruppo si è lanciato in un gioco al massacro e ha lasciato troppo margine all'ex triatleta, campionessa europea Under 23 nel 2025, per sperare di giocarsi la vittoria. Demi Vollering (FDJ United-Suez), battuta allo sprint per il secondo posto da Kasia Niewiadoma (Canyon//SRAM zondacrypto), potrà nutrire qualche rimpianto, visto che le sue compagne di squadra si erano messe al suo servizio per tutta la gara. La squadra FDJ United-Suez, che aveva iniziato alla grande la sua stagione delle classiche, non è riuscita a trovare il varco in questa gara molto tattica, così come la Lidl-Trek e la SD Worx-Protime. Blasi, dal canto suo, ha coraggiosamente tentato la sorte in testa e ha tenuto duro fino alla fine, nonostante alcuni segni di nervosismo e un piccolo errore di percorso in prossimità dell'arrivo. «Mi ci vorranno diverse settimane, forse anche mesi, per rendermene conto», ha dichiarato la spagnola, calorosamente congratulata dalle compagne di squadra all’arrivo. «Sapevo che sarebbe stata dura. All’inizio sono stata addirittura staccata. Non so come ci sia riuscita. Era una questione di posizionamento, ero un po' nervosa, il gruppo era piuttosto frenetico. Sono rimasta indietro diverse volte, poi sono riuscita a rientrare e alla fine mi sono posizionata in testa per entrare in una fuga. Nemmeno avrei dovuto esserci, c'erano alcune assenti. Ho bisogno di un po' di tempo per metabolizzare tutto questo».
***
Romain Grégoire a voulu forcer le destin en se portant
aux avantpostes à une qurantaine de kilomètres de l’arrivée.
« C’est comme ça qu’il faut courir »
Quatrième hier, comme à La Flèche Brabançonne vendredi et aux Strade Bianche début mars, Romain Grégoire retient son tempérament offensif. Même s’il s’est un peu brûlé les ailes face à Remco Evenepoel.
«Trois fois quatrième sur trois belles courses cette saison,
ça commence à faire beaucoup»
- ROMAIN GRÉGOIRE
20 Apr 2026 - L'Équipe
Th. P.
BERG EN TERBLIJT – Le comportement de Romain Grégoire hier dans le tournicoti-tournicoton du Limbourg dit beaucoup de la dimension prise par le leader de Groupama-FDJ United, capable d’attaquer Remco Evenepoel à 42 kilomètres de l’arrivée, dans le Kruisberg, convaincu que c’était la meilleure manière d’aller jouer le podium, a minima, et quelque chose de plus grand, dans l’idéal.
« J’ai pris les choses en main, je me suis dit que j’avais meilleur temps de poser l’attaque plutôt que de subir celle de Remco, et voir ce que ça donnait, racontait le Bisontin de 23 ans après s’être douché et habillé et après sa course. Je me suis retrouvé dans la situation idéale, j’avais tout pour aller chercher le podium. »
Le matin, à Maastricht (PaysBas), il n’avait pas fait de mystères sur sa stratégie et sa détermination, affirmant « qu’il faut être actif, il faut y aller sans complexe, il faut essayer, peu importe Remco » . Mais distancé par Mattias Skjelmose et surtout Evenepoel dans le deuxième passage du Cauberg, à 22 kilomètres de l’arrivée, Grégoire s’est un peu brûlé les ailes.
L’énergie laissée dans la première attaque a forcément manqué pour boucher les mètres qui auraient suffi pour basculer au sommet et filer vers le podium.
« Le but, c’était de suivre Remco, car on savait qu’il pouvait nous emmener loin. Finalement, Romain le sentait comme ça, et c’est lui qui a déclenché plus tôt. Il a très bien fait, estimait Benoît Vaugrenard, l’un des directeurs sportifs de Groupama-FDJ United. Si ce n’était pas Romain, c’était Remco qui attaquait. Sortir avec lui, c’était une bonne option. Il a manqué dix-huit kilomètres… » « Il ne m’a pas manqué grand-chose pour basculer, oui, un peu de puissance dans les jambes au Cauberg… », soupirait Grégoire. Comme vendredi à Overijse, le quatrième de la Flèche Brabançonne s’est persuadé qu’il fallait attaquer plutôt que simplement suivre. « Ça montre pas mal de choses, notamment que j’ai plus confiance en moi, j’ose, admettait-il hier soir. Même si ça ne paie pas forcément au niveau des résultats cette année, je pense que c’est comme ça qu’il faut courir pour aller chercher une grande victoire un jour. » L’attitude et la gestion d’Evenepoel doivent en partie le conforter dans sa stratégie. « Je sentais bien que Remco avait envie de me faire sauter, il montait vraiment vite chaque bosse » , relevait Grégoire. « Après avoir pris cinq mètres, Remco se retournait souvent pour voir où il était et il a réaccéléré, il ne voulait pas l’avoir lors du sprint, je pense qu’il se méfiait quand même de lui » , affirmait Vaugrenard.
Grégoire ayant du mal à accepter la défaite ou le moindre demiéchec, il n’a pas pu s’empêcher de laisser filtrer sa frustration. « Bon, ça fait trois fois quatrième sur trois belles courses cette saison, ça commence à faire beaucoup, il y a un peu de déception. »
***
Romain Grégoire ha voluto sfidare il destino portandosi
in testa a una quarantina di chilometri dall’arrivo.
«È così che si deve correre»
Quarto ieri, come alla Freccia del Brabante venerdì e alla Strade Bianche all’inizio di marzo, Romain Grégoire mantiene il suo temperamento offensivo. Anche se si è un po’ bruciato le ali contro Remco Evenepoel.
«Tre volte quarto in tre belle gare in questa stagione,
comincia a essere davvero tanto»
- ROMAIN GRÉGOIRE
20 aprile 2026 - L'Équipe
Th. P.
BERG EN TERBLIJT – Il comportamento di Romain Grégoire ieri nel tortuoso percorso del Limburgo la dice lunga sulla statura raggiunta dal leader della Groupama-FDJ United, capace di attaccare Remco Evenepoel a 42 chilometri dall’arrivo, sul Kruisberg, convinto che fosse il modo migliore per puntare al podio, come minimo, e a qualcosa di più grande, nell’ideale.
«Ho preso in mano la situazione, mi sono detto che era meglio sferrare l’attacco piuttosto che subire quello di Remco, e vedere come andava», ha raccontato il ventitreenne di Besançon al termine della gara dopo essersi fatto la doccia e cambiato. «Mi sono ritrovato nella situazione ideale, avevo tutto per puntare al podio».
In mattinata, a Maastricht (Paesi Bassi), non aveva fatto mistero della sua strategia e della sua determinazione, affermando che «bisogna essere proattivi, correre senza complessi, provarci, non importa se c'è Remco». Ma staccato da Mattias Skjelmose e soprattutto da Evenepoel nel secondo passaggio sul Cauberg, a 22 chilometri dall’arrivo, Grégoire si è un po’ bruciato le ali.
L’energia spesa nel primo attacco gli è poi inevitabilmente mancata per colmare i metri che sarebbero bastati per ribaltare la situazione in cima e filare verso il podio.
«L’obiettivo era seguire Remco, perché sapevamo che poteva portarci lontano. Alla fine, Romain la pensava così, ed è stato lui a scattare per primo. Ha fatto molto bene», ha commentato Benoît Vaugrenard, uno dei direttori sportivi della Groupama-FDJ United. «Se non fosse stato Romain, ad attaccare sarebbe stato Remco. Scattare con lui era una buona opzione. Mancavano diciotto chilometri...» «Mi è mancato poco per ribaltare la situazione, sì, un po' di potenza nelle gambe sul Cauberg...», sospirava Grégoire. Come venerdì a Overijse, il quarto classificato della Freccia del Brabante si è convinto che fosse meglio attaccare piuttosto che limitarsi a seguire. «Questo dimostra molte cose, in particolare che ho più fiducia in me stesso, ho il coraggio di osare», ha ammesso ieri sera. «Anche se quest’anno sin qui non si sono tradotti necessariamente in risultati, penso sia così che bisogna correre per conquistare un giorno una grande vittoria». Il suo atteggiamento e la sua gestione di Evenepoel devono in parte confortarlo nella sua strategia. «Sentivo bene che Remco voleva staccarmi, saliva davvero veloce ogni ascesa», ha osservato Grégoire. «Dopo aver guadagnato cinque metri, Remco si girava spesso per vedere dove (Grégoire) fosse e poi accelerava di nuovo, non voleva averlo addosso allo sprint, penso che diffidasse comunque di lui», ha affermato Vaugrenard.
Grégoire, che fatica ad accettare la sconfitta o anche solo un mezzo insuccesso, non ha potuto fare a meno di lasciar trasparire la propria frustrazione. «Beh, sono arrivato tre volte quarto su tre belle gare in questa stagione, cominciano a essere tante, c’è un po’ di delusione».
Commenti
Posta un commento