Lapeira, une première au scalpel


Le coureur de Decathlon-CMA CGM, qui a fait le pari de ne pas suivre Lenny Martinez et Marco Brenner, s’est appuyé sur son équipe pour reprendre le duo sur le fil, avant de s’imposer en costaud sur les hauteurs de Biot, hier.

“La dernière montée n’a été que de la souffrance ''
   - PAUL LAPEIRA

23 Feb 2026 - L'Équipe
J. C., à Biot

C’est au bout d’un « sprint d’assassin » , selon les mots du local Clément Champoussin (9e), que Paul Lapeira, « tueur méthodique » dixit son ancien coach Clément Dupuy, a découpé ses adversaires pour remporter, hier, le Tour des Alpes-Maritimes.

Plutôt une évidence, sur le papier, tant l’arrivée à Biot était acérée comme les crocs du Normand (1,6 km à 5,6 %). « Un final punchy comme ça, c’est pour lui. C’est vraiment l’un des meilleurs au monde pour ça », admire Antoine L’Hote, son jeune coéquipier chez Decathlon-CMA CGM.

« Je ne dis pas que c’est normal qu’il gagne aujourd’hui (hier), car c’est toujours difficile de gagner, poursuit un autre acolyte, Aurélien Paret-Peintre. En World Tour, il est déjà capable de gagner. Donc aujourd’hui, c’est juste la confirmation.»

PAUL LAPEIRA « Je ne parlerais pas de soulagement, car nous ne sommes que fin février, mais plutôt de satisfaction, car je savais que j’avais les jambes, souffle Lapeira, 25 ans, qui se languissait d’ouvrir son compteur cette saison. Ce n’est pas passé loin à Bessèges (2e du général et 3e des deux dernières étapes). Et là, je suis vraiment content car j’ai cru que ça n’allait pas le faire. Mais Antoine ( L’Hote) et Aurélien ( Paret-Peintre) ont fait un super boulot. Sans eux, je ne gagnais pas. »

Car avant de pouvoir surclasser l’autre favori, Christian Scaroni (2e), sur la ligne, il fallait bien reprendre les deux fuyards partis dans la dernière grande difficulté, la côte de Gourdon, à une quarantaine de kilomètres du but. Lenny Martinez (Bahrain Victorious) et Marco Brenner (Tudor) ont longtemps tenu en respect le groupe de treize poursuivants dans lequel Decathlon était en surnombre.

Lapeira, qui avait fait le pari de ne pas suivre le Français et l’Allemand, pouvait alors compter sur L’Hote et Paret-Peintre pour rouler. « J’ai cru que ça n’allait pas rentrer car on restait à 20-30ʼʼ, raconte la champion de France 2024.

C’est pour ça que j’ai démarré dès le pied. La dernière montée n’a été que de la souffrance. Mais ça valait le coup ! »

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