Le grand ménage
Jonas Vingegaard est parti de plus loin que prévu hier, dans l’ultime ascension, pour remporter l’étape et écraser le Tour de Catalogne. De retour à son meilleur niveau.
«Quand Jonas est passé, pffff… »
- LENNY MARTINEZ, 3e DE L’ÉTAPE HIER
28 Mar 2026 - L'Équipe
PIERRE MENJOT
COLL DE PAL (ESP) - Si bon élève quand il s’agit de suivre les plans, ne pas batailler pour des bonifications les premiers jours, ne pas collaborer avec Remco Evenepoel jeudi, Jonas Vingegaard a dû faire une petite entorse, hier. « Red Bull nous a mis dans une situation difficile tactiquement, j’ai dû attaquer pour rejoindre (Florian) Lipowitz, un peu plus tôt que je l’avais imaginé, avouait le Danois. Quand j’ai réussi à le reprendre, j’ai vu que Remco (Evenepoel) commençait à reculer, à perdre les roues, donc je me suis dit ‘’OK, je remets une attaque.’’ À partir de là, je me suis retrouvé seul, j’aurais préféré que ça arrive plus tard car c’est encore long, mes poumons brûlaient à la fin à cause de l’altitude. Mais je peux être vraiment fier de moi. »
Attendu sur la première étape de montagne du Tour de Catalogne, amputée de 2 kilomètres dans le final en raison du vent, le favori n’a donc pas déçu. Deux attaques lui ont suffi à distancer tout le monde et à creuser un écart définitif au classement général, sans doute, qu’il domine avec 57 secondes d’avance sur Felix Gall (Decathlon-CMA CGM), lointain dauphin hier, arrivé alors que le leader de Visma-Lease a bike était déjà au chaud dans le camion du protocole. « Jonas est incroyable, il est très fort depuis Paris-Nice » , louait son équipier Davide Piganzoli, parti dans l’échappée comme « satellite » mais sans pouvoir vraiment aider, alors que les choses sérieuses étaient enclenchées. « Quand Jonas est passé, pffff » , soufflait Lenny Martinez, parti avec Lipowitz pour avoir un petit coup d’avance et finalement 3e de l’étape (et du général), après « une journée où les sensations n’étaient pas très bonnes, avec beaucoup de hauts et de bas, j’ai eu super chaud à un moment, puis c’est un peu revenu », tentait-il de positiver.
Le Cannois n’a pas pu résister. Personne ne put. Remco Evenepoel était attendu, deux jours après sa chute, souvent le délai où le corps ressent le contrecoup. « Les images parlent d’elles-mêmes : il a été très fort, a bien attaqué et fait un très beau final », répondait le Belge (6e), « pas à 100 % mais content de [son] ressenti ».
João Almeida et Tom Pidcock? Tombés dans la dernière descente avant l’ultime ascension et arrivés loin (16e à 1’59’’ pour le Portugais, 116e à 29’04’’ pour le Britannique, sérieusement amoché côté droit).
Circonstances atténuantes ou pas, Vingegaard a fait le grand ménage malgré un plateau dont on vantait la densité. Avec l’impression que son niveau est remonté d’un cran, deux ans après sa chute au Tour du Pays basque qui l’avait fauché et mis à l’arrêt pendant plusieurs mois. Les chiffres confirment ce grand pas en avant, selon son équipe, et le grimpeur, qui prit le temps d’embrasser l’autocollant représentant sa famille sur son guidon avant de franchir la ligne bras ouverts, poursuit sa moisson.
Deux étapes et le général (avec le plus gros écart de l’aprèsguerre) sur Paris-Nice début mars, déjà une étape et plus qu’une option sur le général en Catalogne, avant une nouvelle opportunité, aujourd’hui. « De nos jours, dans le cyclisme, il faut gagner autant que possible, n’est-ce pas ? » , souriait-il.
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Pulizie di primavera
Jonas Vingegaard è partito da una posizione più arretrata del previsto ieri, sull'ultima salita, per aggiudicarsi la tappa e dominare il Giro di Catalogna. È tornato al suo massimo livello.
«Quando è passato Jonas, pffff…»
- LENNY MARTINEZ, TERZO NELLA TAPPA DI IERI
28 mar 2026 - L'Équipe
PIERRE MENJOT
COLL DE PAL (ESP) - Solitamente così diligente nel seguire i piani, nel non lottare per gli abbuoni nei primi giorni e nel non collaborare con Remco Evenepoel giovedì, Jonas Vingegaard ha dovuto fare una piccola deviazione ieri. «La Red Bull ci ha messo in una situazione difficile dal punto di vista tattico, ho dovuto attaccare per raggiungere (Florian) Lipowitz, un po’ prima di quanto avessi immaginato», ha ammesso il danese. «Quando sono riuscito a riprenderlo, ho visto che Remco (Evenepoel) cominciava a rallentare, a perdere le ruote, quindi mi sono detto “OK, lancio un altro attacco’’. Da quel momento mi sono ritrovato da solo, avrei preferito che succedesse più tardi perché la strada era ancora lunga, alla fine mi bruciavano i polmoni a causa dell’altitudine. Ma posso essere davvero orgoglioso di me stesso. »
Atteso nella prima tappa di montagna del Giro di Catalogna, accorciata di 2 chilometri nel finale a causa del vento, il favorito non ha deluso le aspettative. Gli sono bastati due attacchi per distanziare tutti e crearsi un vantaggio decisivo nella classifica generale, che lui sta dominando con 57 secondi su Felix Gall (Decathlon-CMA CGM), ieri secondo ma staccato, e arrivato quando il leader della Visma-Lease a bike era già al sicuro nel camion del protocollo. «Jonas è incredibile, è molto forte dalla Parigi-Nizza», lo ha elogiato il suo compagno di squadra Davide Piganzoli, partito nella fuga come «satellite» ma senza però poterlo davvero aiutare, mentre le cose "serie" erano già iniziate. «Quando è passato Jonas, pffff», sospirava Lenny Martinez, partito con Lipowitz per guadagnare un po’ di vantaggio e arrivato infine terzo di tappa (e in classifica generale), dopo «una giornata in cui le sensazioni non erano molto buone, con tanti alti e bassi, a un certo punto ho avuto un gran caldo, poi mi sono ripreso un po’», cercava di vedere il lato positivo.
Il corridore di Cannes non è riuscito a resistere. Nessuno ci è riuscito. Remco Evenepoel era atteso, due giorni dopo la sua caduta, spesso il tempo in cui il corpo ne risente. «Le immagini parlano da sole: è stato molto forte, ha attaccato bene e ha fatto un ottimo finale», ha risposto il belga (6°), «non al 100% ma contento di come mi sono sentito».
João Almeida e Tom Pidcock? Sono caduti nell’ultima discesa prima della salita finale e sono arrivati molto indietro (16° a 1’59’’ per il portoghese, 116° a 29’04’’ per il britannico, gravemente ferito al fianco destro).
Circostanze attenuanti o no, Vingegaard ha fatto piazza pulita nonostante un gruppo di cui si vantava la densità. Con l’impressione che il suo livello sia salito di un gradino, due anni dopo la caduta al Giro dei Paesi Baschi che lo aveva messo fuori gioco e costretto a uno stop di diversi mesi. I numeri confermano questo grande passo avanti, secondo la sua squadra, e lo scalatore, che si è preso il tempo per baciare l'adesivo che rappresenta la sua famiglia sul manubrio prima di tagliare il traguardo a braccia aperte, continua la sua messe.
Due tappe e la classifica generale (con il vantaggio più ampio del Dopoguerra*) alla Parigi-Nizza all'inizio di marzo, già una tappa e più di una possibilità per la classifica generale in Catalogna, prima di una nuova opportunità, oggi. «Al giorno d'oggi, nel ciclismo, bisogna vincere il più possibile, no?», ha sorriso.
* 4'23" su Daniel Felipe Martínez, ndr.
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5e étape, La Seu d'Urgell-La Molina/ Coll de Pal
1. Vingegaard (DAN, Visma Lease a Bike), les 153 km en 4h13'44'' (moy. : 36,180 km/h)
2. Gall (AUT, Decathlon CMA GGM) à 51'' ;
3. L. Martinez (Bahrain Victorious) à 1'1'' ;
4. Lipowitz (ALL, RedBull-BoraHansgrohe) m.t. ; 5. V. Paret Peintre (Soudal-Quick Step) à 1'3'' ; 6. Evenepoel (BEL, RedBull - Bora-Hansgrohe) à 1'38'' ; 7. Skjelmose (DAN, Lidl-Trek) à 1'39'' ; 8. Fortunato (ITA, XDS Astana) ; 9. Uijtdebroeks (BEL, Movistar) ; 10. O'Connor (AUS, Jayco AlUla) t.m.t. ;
11. Buitrago (COL, TBV) à 1'45'' ; 12. Riccitello (USA, DCT) ; 13. E. Mas (ESP, Movi) t.m.t. ; 14. Landa (ESP, SOQ) à 1'51'' ; 15. G. Bennett (NZL, NSN) m.t. ; 16. Almeida (POR, UAE Emirates-XRG) à 1'59'' ; 17. Piganzoli (ITA, TVL) à 2'12'' ; 18. Onley (GBR, Ineos Grenadiers) à 2'27'' ; 19. Kuss (USA, TVL) à 3'10'' ; 20. JP Lopez (ESP, Movistar) à 3'16''.
145 classés. 2 non-partants. 6 abandons.
Classement général
1. Vingegaard (DAN, Visma Lease a Bike) en 19h44'45''
2. Gall (AUT, Decathlon CMA GGM) à 57'' ;
3. L. Martinez (Bahrain Victorious) à 1'9'' ;
4. Lipowitz (ALL, RedBull-BoraHansgrohe) à 1'13'' ; 5. V. Paret-Peintre (Soudal Quick Step) à 1'15'' ; 6. Evenepoel (BEL, RedBullBora-Hansgrohe) à 1'38'' ; 7. O'Connor (AUS, Jayco AlUla) à 1'51'' ; 8. Skjelmose (DAN, Lidl - Trek) ; 9. Uijtdebroeks (BEL, Movistar) ; 10. Fortunato (ITA, XDS Astana) t.m.t. ;
11. Riccitello (USA, DCT) à 1'57'' ; 12. Buitrago (COL, TBV) ; 13. E. Mas (ESP, Mov) t.m.t. ; 14. G. Bennett (NZL, NSN) à 2'3'' ; 15. Landa (ESP, SOQ) m.t. ; 16. Almeida (POR, UAE Emirates-XRG) à 2'11'' ; 17. Piganzoli (ITA, TVL) à 2'22'' ; 18. Onley (GBR, Ineos Grenadiers) à 2'39'' ; 19. Kuss (USA, TVL) à 3'22'' ; 20. JP Lopez (ESP, Movistar) à 3'28''...
AUJOURD’HUI
6e étape : Berga-Queralt (158,2 km).
En direct sur Eurosport 2 à 15 h (disponible sur le site L’Équipe).
DEMAIN
7e et dernière étape : Barcelone-Barcelone (95,1 km).
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