PAUL SEIXAS « Ça montre que je peux jouer parmi les meilleurs cette année »
Paul Seixas, épuisé et ému, juste après le passage de la ligne,
hier à Sienne. « C’était horrible » furent ses premiers mots.
Fier de sa deuxième place hier, Paul Seixas appréciait la confiance que cette performance lui donnait pour la suite.
"À la fin, j’ai réussi à faire la différence
et c’est le plus important"
8 Mar 2026 - L'Équipe
A. Ro., à Sienne
Quel bilan faites-vous de ces Strade Bianche ?
Il est très bon. Onnel’avait pas dit en interview, mais on avait quand même comme objectif de faire le podium aujourd’hui (hier). C’est sûr que c’était très ambitieux, je n’avais jamais fait la course, je ne connaissais quasiment pas les secteurs, donc voilà. J’ai joué un peu avec mes talents de cyclo-crossman retraité (il rit). J’ai arrêté il y a deux ans, j’ai réussi à piloter un peu quand même. Je me suis battu toute la journée pour aller chercher ce résultat, mais c’est sur tout le travail d’équipe qui a été très impressionnant.
Quand Tadej Pogacar a démarré, que s’est-il passé dans votre tête et dans vos jambes?
Dans mes jambes, ça s’est bien passé. J’avais des petits problèmes d’estomac, j’avais un peu des crampes toute la journée, je ne sais pas trop pourquoi, mais ça ne m’a pas gêné, j’étais tellement concentré sur ma course que c’est passé à la trappe. J’ai essayé de suivre au début, il a attaqué juste avant la descente, après ils ont joué le jeu d’équipe, del Toro m’a bloqué, il nevoulait vraiment pas que je le passe, je le doublais et il mere doublait et me freinait devant. Donc dans la descente, j’ai perdu du temps. Et après, j’ai dûboucher le trou que Pogacar avait fait, il m’amanqué quelques mètres. J’ai tout donné pour essayer de le suivre, mais c’est sûr que j’avais beaucoup à perdre par ce quesi je megrillais dès ce moment-là, à 80 bornes de l’arrivée, ça risquait d’être dur après, mais voilà j’ai réussi à m’accrocher.
Au moment de revenir, est-ce Pogacar qui en remet ou vous qui calez ?
Je pense qu’il était plus engestion que moi parce que, moi, j’étais à bloc. Ducoup, il réaccélérait. Il me manque 500 mètres, c’est tout l’effort que j’ai fait dans le vent, après lui aussi était dans le vent, donc c’est comme ça. Il était juste plus fort, ça reste le meilleur coureur du monde, donc pas de regrets.
Vous aviez hâte de vous mesurer à lui cette saison ?
Forcément, après il est parti tout seul devant, j’ai essayé de m’accrocher, je n’étais pas loin dele faire. Çamontrequeje progresse et c’est ça le plus important.
Quels enseignements tirez vo'us'àchaud ?
J'ai vu comment ça courait sur cette course, c'est vraiment une course qui me convient. Après, il y a des moments où c'est pour ça que parfois je préfère attaquer dans les bosses plus longues parce que sur les efforts d'une minute je restais un peu diesel. Sur les secteurs, je me sentais vraiment bien et à des moments, j'ai eu des doutes quand les autres sont rentrés mais à la fin, j’ai réussi à faire la différence et c’est le plus important".
Où pensez-vous en être par rapport aux meilleurs mondiaux ?
Ça donne vraiment la confiance, surtout sur unecourse commelà, où je ne connaissais pas trop les chemins, je savais que j’avais des aptitudes techniques, mais c’est unecourse queje découvrais. Faire deuxième, battre tous les autres coureurs solides qu’il y avait au départ excepté Pogacar, ça donne vraiment de la confiance pour la suite et ça montre quele travail paie. Queje peux jouer parmi les meilleurs cette année. »
Commenti
Posta un commento