L’embarras du choix


25 ou 26 joueurs, trois options à chaque poste : Didier Deschamps a dessiné les contours de sa liste pour la Coupe du monde. Voilà à quoi elle pourrait ressembler.

31 Mar 2026 - L'Équipe
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HUGO DELOM, VINCENT DULUC et LOÏC TANZI

WAHINGTON – Dans cette fenêtre internationale de mars, Didier Deschamps a répété qu’il n’était pas certain d’annoncer une liste de 26 joueurs, le 14 mai, comme il en a la possibilité, pour des raisons de gestion des entraînements et de la frustration, mais que son idée restera d’avoir trois solutions à chaque poste. Sur cette base et, en tenant compte de ce que les matches de mars ont confirmé ou infirmé, nous avons tenté de nous projeter sur ce que pourrait être cette liste de 25 ou de 26 joueurs pour la Coupe du monde. Puisque 25 joueurs ont fait le voyage aux États-Unis, et qu’il y avait quatre absents assurés du voyage (Barcola, Saliba, Koundé et Koné), on arrive à 29 prétendants, soit trois ou quatre joueurs en trop, selon l’arbitrage final du sélectionneur. Les favoris aux mauvais rôles ? Ce matin, Lacroix, Kalulu, Camavinga et plutôt Kolo Muani que Thuram, peut-être. Mais tout peut bouger, encore.Koundé Gusto Zaïre-Emery Dembélé D. Doué Akliouche Maignan Samba Chevalier (ou Areola) Saliba Konaté Upamecano Tchouaméni N. Kanté Zaïre-Emery Upamecano L. Hernandez Saliba Olise Cherki Dembélé Rabiot M. Koné N. Kanté Mbappé (cap.) Dembélé Ekitike / M. Thuram (si 26) T. Hernandez / Digne L. Hernandez Barcola Ekitike D. Doué

Gardiens : Chevalier toujours en danger

On pensait que c’était le poste où il y avait le moins de suspense. En appelant Lucas Chevalier, Didier Deschamps a montré qu’il pouvait à nouveau tendre la main au Parisien pour la Coupe du monde. En décidant de faire passer le gardien de numéro 2 à numéro 3, le staff de l’équipe de France a aussi pu juger la réaction de Chevalier, notamment lors des séances d’entraînement. Ils ont retrouvé un homme en manque de confiance et moins rassurant qu’en début de saison.


Didier Deschamps va devoir faire des choix, alors que certains Bleus appelés pour les matches aux États-Unis ne sont pas sûrs d’être dans la liste au Mondial.

« Il est dans une situation plus compliquée, disait Didier Deschamps au moment de donner sa liste. Il n’a pas de temps de jeu. Cette situation n’est pas idéale. En quatre mois, il n’a pas perdu sa valeur. » La hiérarchie peut-elle encore évoluer ? Mike Maignan et Brice Samba seront du voyage. La dernière place reste ouverte si Lucas Chevalier ne joue pas, à condition que la concurrence soit au rendez-vous. Alphonse Areola, qui ne joue plus à West Ham lui non plus, Robin Risser, Jean Butez, voire Guillaume Restes, ont fait preuve d’irrégularité ces dernières semaines.

Défense : sans surprise ?

Dans ce secteur, la hiérarchie n’est pas si difficile à établir. À droite, Jules Koundé, malgré une saison quelconque au Barça, part avec le statut de titulaire. Si elle a plutôt déçu contre le Brésil, sa doublure Malo Gusto dispose d’un profil offensif intéressant. Warren Zaïre-Emery a montré régulièrement ces derniers mois au PSG qu’il pouvait être une solution très crédible. En poussant un peu, le « Titi » est même – des trois – le meilleur latéral droit français de la saison. De l’autre côté, Lucas Digne, sur ce qu’il montre en bleu depuis plus d’un an, peut être vu comme un numéro 1 devant Theo Hernandez. Cela fait trop longtemps que l’ex-Milanais n’a plus été bon en bleu.

Derrière ces deux-là, Lucas Hernandez apparaît comme une solution. Au PSG, l’aîné des frères Hernandez affiche un niveau plutôt consistant à ce poste. Et si Eduardo Camavinga est convoqué, il peut dépanner aussi. Dans l’axe, le constat est limpide. William Saliba et Ibrahima Konaté couvrent le poste à droite. Une position que connaît aussi bien sûr le droitier Dayot Upamecano. En cas d’épidémie de blessures, Aurélien Tchouaméni a montré au Real Madrid qu’il avait une culture défensive suffisante pour – ponctuellement – assumer ce poste.

Pour l’axe gauche, le titulaire – Dayot Upamecano – a confirmé lors de l’Euro allemand qu’il pouvait assumer cette position non naturelle chez lui. Lucas Hernandez apportera, lui, son expérience du très haut niveau. Ibrahima Konaté et William Saliba ont déjà joué à ce poste en club. Derrière, Maxence Lacroix sort d’un rassemblement abouti et apparaît, avec Loïc Badé, comme l’une des premières options.

Milieux : Zaïre-Emery peut y croire, Camavinga peut trembler

Une liste élargie à 25 ou 26 noms doit permettre à Didier Deschamps d’emmener cinq milieux de terrain. Là encore, la polyvalence de certains va permettre de faire la différence. À ce petit jeu, Warren Zaïre-Emery semble avoir gagné du terrain pour se faire une place. Appelé comme milieu de terrain, le Parisien peut aussi jouer le rôle de troisième latéral droit derrière Jules Koundé et Malo Gusto. Eduardo Camavinga peut évoluer à gauche de la défense, mais Deschamps a déjà ses trois éléments (voir par ailleurs). Le joueur de 20 ans était d’ailleurs titulaire contre la Colombie, alors que le Madrilène est entré en jeu.

Adrien Rabiot, Aurélien Tchouaméni, Manu Koné et N’Golo Kanté ont presque une place assurée, sauf blessure. Tchouaméni pourra aussi dépanner comme défenseur central côté droit derrière Dayot Upamecano et Ibrahima Konaté. Youssouf Fofana est un joueur complet, capable d’évoluer dans différentes animations, voire en numéro 10, mais il n’a plus été appelé depuis octobre 2024. Khephren Thuram a également des arguments, mais moins de vécu en équipe de France. Corentin Tolisso et Ayyoub Bouaddi partent de très – trop ? –loin.

Attaquants : Thuram à point nommé

Sur la base du 4-2-3-1 auquel Didier Deschamps est majoritairement fidèle depuis un an, et qui accompagne l’émergence de Michael Olise, il y aura au moins huit attaquants dans la liste. Sept d’entre eux semblent sûrs d’être partants : Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Bradley Barcola, Hugo Ekitike, Michael Olise et Rayan Cherki. Si le sélectionneur prend 25joueurs, il ne restera qu’une place. S’il en prend 26, il en reste deux, dans une liste qui compterait neuf attaquants, ce qui n’est pas si énorme, sur la base de quatre titulaires, d’autant que le coaching est majoritairement offensif en phase finale.

Depuis plusieurs semaines, le match pour le ou les strapontins semblent concerner Marcus Thuram, Randal Kolo Muani et Maghnes Akliouche. En inscrivant un joli but de la tête, après 17 sélections sans marquer, Thuram a maintenu ses chances, et sa popularité dans le vestiaire, où il est très proche de Mbappé et de Dembélé, n’est sûrement pas un handicap. Après des moments difficiles, Akliouche revient assez fort avec Monaco, et il a été très bon en Ligue des champions face au PSG, ce qui est toujours un critère aux yeux du sélectionneur.

C’est sans doute Kolo Muani, pas toujours titulaire dans une équipe de Tottenham à la dérive, et joueur de champ le moins utilisé de la tournée, qui est le plus décroché, mais il ne faut pas oublier non plus qu’il a inscrit 8 buts lors de ses 20 dernières sélections, depuis novembre 2023, ce qui est très supérieur à tous les autres attaquants, hors Mbappé. S’agissant des trois solutions par poste, le concept est simplifié pour les attaquants, puisque la plupart d’entre eux peuvent occuper n’importe quelle position.

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