HARPER Sauveur des Spurs


Discret lors des deux premiers matches de la série, le rookie a choisi le moment parfait pour exploser. Auteur de 27 points et 10 rebonds dans la nuit de vendredi à samedi sur le parquet de Portland, il a conduit San Antonio à la victoire en l’absence de

"Les play-offs, c’est ce qui se fait de mieux dans le basket. 
C’est ce que j’ai toujours voulu réaliser. 
J’attends ce moment depuis que je suis gamin"
   - DYLAN HARPER

26 Apr 2026 - L'Équipe
MAXIME AUBIN

PORTLAND (USA) – Victor Wembanyama et ses coéquipiers ne sont pas vraiment du genre chambreur. Tous, sauf peut-être un. Vendredi, sur le parquet de Portland, on pouvait entendre Dylan Harper provoquer le banc adverse depuis la tribune de presse, pourtant située à plusieurs dizaines de rangées de sièges de là, y ajoutant parfois les gestes, comme ces trois doigts tendus après un tir primé réussi dans le troisième quart-temps.Vendredi soir, Dylan Harper a fait basculer le match 3 de la série (2-1) en faveur de San Antonio face à Portland.

« On est là pour être des compétiteurs. Même si des mots sont échangés, au bout du compte, ça reste du basket-ball », commentait le rookie de 20 ans après ses 27points inscrits en sortie de banc, dont 22 après la pause, qui ont permis aux Spurs de renverser Portland (108-120) lors de ce match 3 du premier tour, joué sans leur intérieur français, qui se remet d’une commotion cérébrale subie au match précédent.

Jusque-là discret, voire maladroit, lors de ses deux premiers matches de play-offs face à Portland (6 et 10 points, 5 balles perdues), l’ancien meneur de Rutgers University, dans le New Jersey, a apporté exactement ce qui manquait à son équipe, vendredi : de l’énergie et de l’insolence en sortie de banc, surtout quand San Antonio a été mené de 15 points dans le troisième quarttemps (82-67), et semblait complètement apathique.

Grâce à lui, San Antonio a fini par repasser en tête au bout du quart-temps (88-87), avant de prendre le large dans les minutes suivantes et assurer la victoire. « Dylan est une bête. Il travaille dur et veut être au sommet. On ne s’attendait à rien de moins de sa part », a réagi son coéquipier Stephon Castle, 21 ans, autre grand bonhomme de cette victoire texane (33 points et 5 passes).

Deuxième choix de la draft en juin dernier, derrière Cooper Flagg (Dallas), Harper est arrivé avec un statut de future star à San Antonio. Ça ne l’a pas empêché de s’asseoir sur le banc pour ses premiers mois dans la grande ligue américaine, utilisé dans un rôle de scoreur dans l a second unit (11,8 points et 3,9 passes en 22,6 minutes en moyenne).

Très à l’aise pour se créer des paniers en un-contre-un près du cercle, le meneur, qui peut aussi jouer arrière, a beaucoup progressé à trois points ces derniers mois, et possède des facilités naturelles au rebond grâce à son gabarit (1,96 m, 98 kg). « Il met déjà des paniers importants à chaque match. Il est stable, il contrôle le jeu. Ce sont des choses qui ne s’apprennent pas », résumait Wembanyama à son sujet en novembre dernier.

Face aux Trail Blazers, et malgré l’enjeu, il a rendu une copie aussi propre que complète. Audelà de ses 27 points à 9/12 au tir dont 4/5 derrière l’arc, il a ajouté 10rebonds et 3 passes décisives. De quoi devenir le plus jeune meneur de l’histoire à réaliser un double-double en play-offs, et le premier rookie à inscrire 25 points et 10 rebonds en sortie de banc lors d’un match de play-offs depuis 1987. Une performance en forme d’évidence, pour celui qui a grandi dans une famille de basketteurs: son père, Ron Harper, a remporté cinq titres NBA avec les Bulls et les Lakers dans les années 19902000, et son grand frère, Ron Jr, 26 ans, joue aussi en NBA chez les Celtics. « Les play-offs, c’est ce qui se fait de mieux dans le basket. C’est ce que j’ai toujours voulu réaliser. J’attends ce moment depuis que je suis gamin. »

Du talent à tous les niveaux chez les Spurs

Entre Harper et Castle, les Spurs doivent leur salut dans ce match 3 à deux jeunes pousses de première et deuxième années dans la Ligue, qui découvrent les play-offs. Inquiétant ou rassurant? Cette victoire arrachée dans la douleur confirme en tout cas que l’équipe texane regorge de talents, même sans Wembanyama.

L’autre bonne nouvelle ? Mitch Johnson pourrait récupérer son géant tricolore (2,24 m) dès ce soir, pour le match 4 prévu à Portland. «Il va bien et est en progrès » , a confirmé son entraîneur vendredi, alors que le joueur doit encore passer des tests et recevoir la validation du directeur du programme de gestion des commotions cérébrales en NBA pour revenir à la compétition. Désormais mené 2-1 dans la série, Portland aurait toutes les raisons de trembler si Castle, Harper et Wembanyama étaient tous alignés dès le début de ce match 4.

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