UN APPÉTIT SANS FIN


Paul Seixas a répondu aux questions des journalistes hier 
dans les locaux de son équipe à La Motte-Servolex (Savoie).

Paul Seixas est revenu hier devant les médias sur sa participation au Tour de France en juillet prochain. À 19 ans, le coureur de Decathlon-CMA CGM ne s’interdit rien et a hâte de découvrir une course de trois semaines.

7 May 2026 - L'Équipe
THOMAS PEROTTO

LA MOTTE-SERVOLEX (SAVOIE) – Il y avait dix-neuf marches à descendre pour venir rejoindre les médias, dont dix-sept portant le nom d’une course du calendrier World Tour, et Paul Seixas n’a buté sur aucune d’elle, encore moins sur la septième où figurait l’inscription « Tour de France ».

Le Français de 19 ans, qui a officialisé lundi sa participation à la Grande Boucle (4-26 juillet), est revenu hier devant quelques médias sur cette décision et sur ce que cela va impliquer, dans les prochaines semaines, jusqu’au grand départ à Barcelone, le 4 juillet. Il s’est exprimé pendant une bonne demi-heure, pas stressé du tout par l’ampleur de la tâche qui l’attend. Mieux, il est impatient.

La décision
« Avant les ardennaises, elle était déjà prise »

La possibilité d’une participation au Tour de France remonte à assez loin, mais elle a été entérinée à la sortie du Tour du Pays basque (6-11 avril). « Le début de saison m’a apporté certaines certitudes, après le Pays basque aussi. C’était un peu l’événement déclencheur. Ça a été une confirmation. Sans ça, je partais sur autre chose, confirme Seixas.

C’était très dur tous les jours mais j’ai quand même réussi à bien finir, bien récupérer et terminer relativement frais. C’était vraiment le plus important. À partir de là, on s’est dit que toutes les étapes étaient validées et on a pu partir sur cette décision. J’ai senti que j’en avais les capacités. »

Avant mêmede prendre la route pour la Belgique, où il s’est imposé à la Flèche Wallonne (22 avril) avant de terminer deuxième de Liège-Bastogne-Liège derrière Tadej Pogacar (26 avril), il savait. « Avant les ardennaises, la décision était déjà prise, honnêtement, mais on voulait l’annoncer après, ça me laissait aussi le temps de respirer. C’était un bon timing » , a-t-il souri, confirmant au passage que ne pas faire de grand Tour cette année avait aussi été une option.

Seixas a surtout vu sa confiance grandir grâce à ses trois premiers mois de compétition. « Je voyais que je progressais sur les courses d’un jour et sur les courses par étapes, je voulais voir aussi comment mes capacités de récupération évoluaient, par rapport au Dauphiné l’an dernier où j’avais vraiment subi sur la fin (il a terminé 8e). J’ai senti que j’avais passé un cap là-dessus » , affirme-t-il.

La préparation et le Dauphiné
« L’ambition d’aller chercher la victoire »

Avant de penser au Tour de France, Seixas va continuer à se préparer. D’abord en reconnaissant quelques étapes, cette fin de semaine, probablement le chrono entre Évian-les-Bains et Thononles-Bains (étape 16, le 21 juillet) aujourd’hui, peut-être un petit tour dans les Vosges en fin de semaine, avant de s’envoler pour la Sierra Nevada (Espagne) pour trois semaines de stage en altitude.

Il prendra le départ du Tour Auvergne-Rhône-Alpes (7-14 juin), où il fera face à un contre-la-montre par équipes (comme lors de la première étape à Barcelone sur le Tour) puis à une arrivée au sommet, le dernier jour, au plateau de Solaison (comme la 15e étape du Tour, le 19 juillet), à une trentaine de kilomètres de chez ses grandsparents en Haute-Savoie. Sur l’exDauphiné, il n’affrontera ni Tadej Pogacar, ni Jonas Vingegaard, ni Remco Evenepoel. Et ses ambitions sont grandes. « Cette année, j’ai réussi à remporter le Tour du Pays basque, qui est aussi une course World Tour. Au Tour Auvergne-Rhône-Alpes, j’aurai vraiment l’ambition d’aller chercher la victoire. Je ne serai pas à la forme du Tour pour autant, ce n’est pas l’objectif. »

« La préparation sera différente de ce que j’ai fait jusqu’ici, ajoute Seixas. Le premier bloc de courses était autour des Strade, le deuxième autour de Liège-Bastogne-Liège, des efforts typés quatre ou cinq minutes. Là, les blocs d’intensité seront différents, on va plus spécifiquement travailler les fibres lentes. »

Les objectifs sur le Tour
« J’ai les capacités de faire de belles choses »

La réponse à la question de son objectif au Tour de France a commencé par une phrase prudente. « Je ne me suis pas fixé un objectif précis, mais vraiment de donner le meilleur de moi-même. Sur la première semaine, je serai encore dans un effort que je connais, après on basculera quand même dans la découverte. »

Mais son esprit de compétiteur acharné a vite pris le dessus, quelques instants plus tard: « Je ne me dis pas que je viens pour découvrir pour autant. J’espère briller. Dans les tous cas, on va tout mettre en oeuvre pour ça. J’ai les capacités de faire de belles choses. Je vise le meilleur classement général possible. Il n’y aura pas de stratégie de perdre du temps sur les premières étapes. Dès le début, on va jouer pour le général. Après, ce sera se tester et on verra en fonction de ce qu’il se passe. » S’il se dit confiant dans la capacité de son équipe à bien l’entourer pendant le Tour, à ses côtés sur la route et pour ce qui relève de l’extrasportif, il concède quand même : « Je sais qu’il y a plein de trucs ( qui se disent sur lui) mais je ne regarde pas trop… Je me prépare pour ce qui va arriver. Tout ne sera pas forcément confortable. Le plus marquant, c’est l’inconnue des trois semaines. »

Il n’a pas parlé du maillot blanc du meilleur jeune, ni d’étapes cochées. Simplement évoqué une volonté de fer, de se battre avec les meilleurs, et dès le départ à Barcelone. « Je n’ai pas de pression, je suis content de pouvoir faire le Tour, c’est un rêve de gosse, confie-t-il encore avant de quitter le siège de son équipe, en Savoie. Je vais profiter du moment. Ça sera dur, je m’y attends, c’est la base du Tour. Mais je n’ai pas peur de ça. Je vais profiter de chaque instant. »

***

Paul Seixas ha risposto alle domande dei giornalisti ieri 
nella sede della sua squadra a La Motte-Servolex (Savoia).


UNA FAME INSAZIABILE

Paul Seixas è tornato ieri davanti ai media sulla sua partecipazione al Tour de France il prossimo luglio. A 19 anni, il corridore della Decathlon-CMA CGM non si nega niente e non vede l'ora di scoprire una corsa di tre settimane.

LA MOTTE-SERVOLEX (SAVOIA) – C'erano diciannove gradini da scendere per raggiungere i media, di cui diciassette con il nome di una gara del calendario del World Tour, e Paul Seixas non si è imbattuto in nessuna di esse, tanto meno sulla settima dove figurava la scritta "Tour de France". 

Il francese di 19 anni, che lunedì ha ufficializzato la sua partecipazione alla Grande Boucle (4-26 luglio), è tornato ieri davanti ad alcuni media su questa decisione e su cosa comporterà, nelle prossime settimane, fino alla Grand Départ a Barcellona, il 4 luglio. Si è espresso per una buona mezz'ora, per niente stressato dalla portata del compito che lo attende. Meglio ancora, ne è impaziente.

La decisione
«Prima delle Ardennesi, era già stata presa»

La possibilità di partecipare al Tour de France risale abbastanza lontano, ma è stata ratificata all'uscita del Tour du Pays Basque (6-11 aprile). «L'inizio della stagione mi ha portato alcune certezze, dopo anche i Paesi Baschi. È stato un po' l'evento scatenante. È stata una conferma. Senza questo, sarei partito per qualcos'altro», conferma Seixas.

Ogni giornata è stata molto dura ma sono comunque riuscito a finire bene, recuperare bene e chiudere relativamente fresco. Era davvero la cosa più importante. Da lì, ci siamo detti che tutte le fasi erano state superate e abbiamo potuto partire da questa decisione. Ho sentito di averne le doti».

Prima ancora di mettersi in viaggio per il Belgio, dove si è imposto alla Freccia Vallone (22 aprile) prima di finire secondo alla Liegi-Bastogne-Liegi dietro Tadej Pogačar (26 aprile), già lo sapeva. «Prima delle Ardenne, la decisione era già stata presa, sinceramente, ma abbiamo voluto annunciarla dopo, mi lasciava anche il tempo di respirare. È stata un buona scelta di tempo», ha sorriso, confermando di sfuggita che anche non disputare un grande giro quest'anno era stata un'opzione.

Seixas ha visto soprattutto crescere la sua fiducia grazie ai suoi primi tre mesi di competizioni. «Ho visto che stavo progredendo sulle gare di un giorno e sulle corse a tappe, volevo anche vedere come si evolvevano le mie doti di recupero, rispetto al Delfinato l'anno scorso, gara nella quale alla fine avevo davvero sofferto (arrivò 8°). Ho sentito di aver fatto un passo avanti su questo», afferma.

La preparazione e il Delfinato
«L'ambizione di andare a cercare la vittoria»

Prima di pensare al Tour de France, Seixas continuerà la preparazione. Prima di tutto facendo la ricognizione di alcune tappe, questo fine settimana, probabilmente la cronometro individuale da Évian-les-Bains a Thononles-Bains (tappa 16, il 21 luglio) oggi, forse un breve giro sui Vosgi nel fine settimana, prima di volare in Sierra Nevada (Spagna) per tre settimane di stage in quota.

Prenderà il via al Tour Auvergne-Rhône-Alpes (7-14 giugno), nel quale affronterà una cronosquadre (come nella prima tappa di Barcellona al Tour de France) e poi un arrivo in vetta, l'ultimo giorno, sull'altopiano di Solaison (come la 15a tappa del Tour, il 19 luglio), a una trentina di chilometri da casa dei suoi nonni in Alta Savoia. All'ex Delfinato, non affronterà né Tadej Pogačar, Jonas Vingegaard, né Remco Evenepoel. Le sue ambizioni però sono grandi. «Quest'anno ho vinto il Giro dei Paesi Baschi, che è anche una gara World Tour. Al Tour Auvergne-Rhône-Alpes, avrò davvero l'ambizione di andare a cercare la vittoria. Non sarò ancora nella forma per il Tour però, non è questo l'obiettivo».

«La preparazione sarà diversa da quelle che ho fatto finora», aggiunge Seixas. «Il primo blocco di corse era verso la Strade Bianche, il secondo per la Liegi-Bastogne-Liegi, per sforzi in salita di quattro-cinque minuti. Là, i blocchi di intensità saranno diversi, lavoreremo più specificamente le fibre lente».

Gli obiettivi sul Tour
«Ho la capacità di fare cose belle»

La risposta alla domanda sul suo obiettivo al Tour de France è iniziata con una frase prudente. «Non mi sono posto un obiettivo preciso, ma di dare davvero il meglio di me. Nella prima settimana, sarò ancora in uno sforzo che conosco, poi passeremo comunque alla scoperta».

Ma il suo spirito di agonista accanito ha subito preso il sopravvento, pochi istanti dopo: «Non mi dico che vengo per scoprire. Spero di brillare. In ogni caso, faremo di tutto per questo. Ho la capacità di poter fare cose belle. Miro alla migliore classifica generale possibile. Non ci sarà la strategia di perdere tempo nelle prime tappe. Fin dall'inizio, correremo per la generale. Dopo, ci metteremo alla prova e vedremo in base a cosa succede». Seixas si dice fiducioso nella capacità della sua squadra di proteggerlo bene durante il Tour, al suo fianco su strada e per quanto riguarda l'extra-sportivo, comunque ammette: «So che ci sono molte cose (che si dicono su di me) ma non ci bado troppo... Mi sto preparando per ciò che accadrà. Non tutto sarà necessariamente agevole. La cosa più importante è l'incognita delle tre settimane».

Seixas non ha parlato della maglia bianca di miglior giovane, né di tappe spuntate con un circoletto rosso. Ha semplicemente evocato una volontà di ferro, di voler lottare con i migliori, fin dall'inizio a Barcellona. «Non ho pressioni, sono contento di poter disputare il Tour, è il mio sogno di bambino», ha confidato ancora prima di lasciare la sede della sua squadra, in Savoia. «Approfitterò del momento. Sarà dura, me lo aspetto, è la base del Tour. Ma questo non mi fa paura. Mi godrò ogni momento».

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