Une semaine de luttes
En 2024, Jonas Vingegaard (à gauche) s’était
imposé au Lioran, battant Tadej Pogacar au sprint.
Les six jours à venir sur le Tour de France annoncent de nombreux tournants, pour les maillots distinctifs comme pour les victoires d’étapes, alors que l’équipe UAE Emirates-XRG de Tadej Pogacar a ciblé plusieurs journées. Dont l’arrivée au Lioran, aujourd'hui.
LA RUBRIQUE CYCLISME
14 Jul 2026 L'Équipe
La journée de repos, hier, a dû sembler bien courte pour le peloton du Tour, éreinté par neuf étapes courues pleins gaz sous la canicule. Surtout quand on voit le programme qui arrive. Une nouvelle classique, aujourd’hui dans le massif cantalien, qui avait déjà été le théâtre d’une étape de feu il y a deux ans, puis deux sprints comme deux dernières occasions garanties de briller pour les gros cuissots, avant le retour de la montagne dans les Vosges puis au plateau de Solaison. Une deuxième semaine coton qui s’annonce pourtant décisive, en particulier pour la lutte pour le classement par points et de la montagne.
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Tim Merlier a déjà remporté deux étapes sur le Tour cette année.
Red Bull, la paix jusqu’à quand ?
14 Jul 2026 - L'Équipe
P. Me.
Au départ de l’étape, dimanche matin, Remco Evenepoel a été faire un tour au car de son ancienne équipe Soudal-Quick Step. Sans évoquer une certaine nostalgie, nul doute que le Belge n’est pas encore tout à fait chez lui chez Red Bull-Bora-Hansgrohe. Ou pas entièrement. La stratégie à deux têtes, avec Florian Lipowitz (3e du dernier Tour) en coleader, a ses limites, qui ont été visibles dans l’étape de Gavarnie, jeudi, quand le double champion olympique avait reproché à « Lipo » de ne pas assurer un tempo qu’il lui avait pourtant réclamé. Le tacle devant les micros a été assez mal déminé, avec une vidéo des deux hommes tout sourire dans le car, rappelant les grandes heures de l’équipe Movistar époque Valverde, Quintana et Landa. Et, bien sûr, la question de « qui roule pour qui » se posera à nouveau. Peut-être dès aujourd’hui, avec un parcours en forme de classique à même de faire exploser le peloton des favoris et qui semble mieux taillé pour le Belge (3e de l’étape en 2024).
Une nouvelle crise couve
Mais l’Allemand acceptera-t-il de sacrifier ses forces alors que la haute montagne se pointe ce week-end ? Ce dernier a été chercher les bidons, dimanche, quand il ne restait plus que les deux leaders de Red Bull dans le peloton. Mais une nouvelle crise couve pour ces prochains jours, à moins que l’un des deux n’explose vraiment.
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Pogačar voudra-t-il laver l’affront du Lioran ?
14 Jul 2026 - L'Équipe
Y. H.
Le 10 juillet 2024, au sommet du Lioran, Jonas Vingegaard battait Tadej Pogačar au sprint. Une surprise au regard du scénario du jour : le Slovène, alors porteur du maillot jaune, était parti à 31,6 km de l’arrivée, à 600 m du sommet du Puy Mary. Il avait maintenu quatre secondes d’avance au moment d’attaquer la descente, et son pécule était même monté à 30 secondes à l’attaque du col du Pertus. Mais le Danois s’était accroché, d’abord avec Primoz Roglic, puis tout seul. Il avait gratté peu à peu, jusqu’à recoller au leader d’UAE. À 150 m de l’arrivée, il surprenait son rival et le devançait d’un boyau. Un affront pour le quadruple vainqueur du Tour. Pas du même niveau que l’humiliation collective du Granon (2022) ou que la morsure de Combloux (2023), mais assez pour que Pogacar s’en souvienne. Si le staff, par la voix de Simone Pedrazzini, l’un des directeurs sportifs, assure ne pas avoir parlé de l’étape du jour qui revient au Lioran, il n’exclut pas que « les coureurs l’ont peut-être évoquée entre eux ». Et il connaît trop bien son leader pour que la défaite de 2024 reste impunie : « On sait bien que c’est difficile, qu’il reste encore deux semaines avec des adversaires très forts. Et Jonas reste Jonas, il est toujours là. De la revanche ? Oui, dans la tête des grands champions, ça reste. »
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Merlier relancera-t-il la lutte pour le maillot vert ?
14 Jul 2026 - L'Équipe
L. C.
Tim Merlier ne se rase pas tous les jours les jambes en pensant au maillot vert. Ce qui l’intéresse en premier lieu, c’est la victoire d’étape. Sur ce Tour, il en a déjà raflé deux, ce qui lui permet, selon un barème de points revu à la hausse sur le plat, de figurer avec 213 unités à la 3e place du classement par points, derrière Mads Pedersen (268 points) et Biniam Girmay (223). Au regard de sa domination implacable dans les sprints massifs, Merlier peut aussi espérer s’imposer cette semaine, à Nevers (demain) et à Chalon-sur-Saône (jeudi), et ainsi revenir sur les talons ou dépasser Pedersen et Girmay. Pourrait-il alors faire de la tunique verte un objectif prioritaire ?
Davantage impliqué dans les sprints intermédiaires ?
Il faudrait, pour cela, qu’il se mêle un peu plus aux sprints intermédiaires, ce qu’il a commencé à faire, sans y mettre la même conviction qu’à l’arrivée d’une étape. « Je rêve de rouler un jour avec ce maillot vert sur le Tour, Mais Pedersen est tellement fort qu’il va encore prendre beaucoup de points. » Il aura encore deux occasions de scorer en troisième semaine : à Voiron (17e étape, le 22 juillet), à condition de résister à un début d’étape très accidenté, et sur les Champs-Élysées (21e et dernière étape), à condition de survivre aux trois montées de la Butte Montmartre (1 km à 6,5 %). L’ancien sprinteur Tom Steels, l’un de ses directeurs sportifs, l’en croit tout à fait capable, surtout sur terrain sec.
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Paul Seixas occupe la 6e place du classement général.
Seixas tentera-t-il quelque chose à Solaison ?
14 Jul 2026 - L'Équipe
Th. P.
«C’est forcément particulier pour moi d’y aller sur le Tour»
- PAUL SEIXAS, AU SUJET DE SOLAISON
Le 14 juin, Paul Seixas, pas assez remis de sa chute de la veille, a manqué son rendez-vous avec le plateau de Solaison. Il avait abandonné un peu plus tôt dans la journée, lors de la dernière étape du Tour Auvergne-Rhône-Alpes. Cinq semaines plus tard, le Tour de France lui offre une autre occasion de briller sur des terres loin de lui être inconnues, dimanche.
Il a passé toute son enfance en Haute-Savoie, chez ses grandsparents paternels, dans une maison située à quinze bornes à vol d’oiseau de la ligne d’arrivée de la 15e étape. Il connaît les routes par coeur, a reconnu le final avant de partir pour Barcelone, et nombreux pensent qu’il a coché la date pour tenter d’entrer dans la légende du Tour.
11,3 km d’ascension à 9,2 % de moyenne et une route très étroite tout le long de la montée, une vue imprenable sur la pointe d’Andey et les rochers de Leschaux : si la forme de Seixas continue de monter d’un cran durant cette deuxième semaine, le Français tentera quelque chose dans le final, après Brison. « C’est le coin où j’ai commencé le vélo, mais c’est aussi là où j’ai fait mes premières randonnées. La montagne a toujours été un paysage qui me plaisait, où j’aimais aller, donc c’est forcément particulier pour moi d’y aller sur le Tour » , confiait-il avant de rejoindre le Grand Départ à Barcelone.
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Les Français se mêleront-ils à la bataille pour le maillot à pois ?
14 Jul 2026 - L'Équipe
E. Th.
Avant la 10e étape, aujourd’hui, au cours de laquelle 23 points seront à prendre, les prétendants tricolores sont déjà nombreux pour le maillot de meilleur grimpeur. Lenny Martinez (3e, 16 points, notre photo), Alex Baudin (4e, 13), Valentin Paret-Peintre et Paul Seixas (5es ex aequo, 12) se tiennent prêts. Alors oui, les chances existent, mais pas besoin de tourner autour du pot : le niveau affiché par Tadej Pogacar dans le Tourmalet risque d’être une sacrée épine dans le pied.
Baudin a une carte à jouer
Surtout que le Slovène, leader du classement du meilleur grimpeur (28 points), pourrait encore avoir faim cette semaine avec l’arrivée inédite au plateau de Solaison (hors catégorie, dimanche 19 juillet) où 34 points seront à distribuer sur la journée. Seixas et Martinez sont peut-être encore trop proches au général pour se glisser dans une échappée. Si le premier vise le meilleur classement possible, le second, qui avait fait des pois un objectif, envisage de revoir ses plans.
« Si jamais Tadej est trop dominateur pour le maillot à pois, on va essayer de switcher », expliquait-il à Gavarnie. Le salut tricolore pourrait alors venir d’Alex Baudin. 4e à Ussel dimanche et déjà dans l’échappée vers Les Angles (3e étape), le coureur d’EF Education-Easy Post a montré d’excellentes jambes depuis le départ. Loin au général (36e), il aura sans doute plus de liberté.
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UAE voudra-t-elle contrôler toute la semaine ?
14 Jul 2026 - L'Équipe
Y. H.
À quoi va ressembler la traversée de la France en diagonale, avec une reprise violente dans le Massif central ? Tout dépendra de la volonté de l’équipe UAE Emirates-XRG de sortir la masse ou les aiguilles et le fil, ce qui est moins dans ses habitudes.
Sûre de sa force, de sa surpuissance même avec Nils Politt, Florian Vermeersch et Tim Wellens, qui rabotent le peloton dans un premier temps avant que Felix Grossschartner, Adam Yates ou Brandon McNulty ne terminent la besogne pour Isaac Del Toro et Tadej Pogacar, la formation émirienne va vouloir taper fort dès aujourd’hui, en souvenir de 2024. Une remise en route, avant de laisser le contrôle de la course aux équipes de sprinteurs pour les deux arrivées promises aux grosses cuisses.
Le répit, en prévision de la troisième semaine dans les Alpes, pourrait se poursuivre jusqu’à Belfort pour la plus longue journée du Tour (205,8 km). Ensuite ? Le rouleau compresseur reprendra sa marche en avant avec le retour de la montagne ce weekend, du côté du Markstein, où Pogacar s’était imposé en 2023, puis il y aura l’arrivée inédite au plateau de Solaison. Dans l’idéal, voici le plan pas toujours lisible de la tactique établie par le staff d’UAE, qui se félicite de n’avoir connu jusque-là « aucun blessé et aucune chute » .
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Soudal-Quick Step va changer de nom
14 Jul 2026 - L'Équipe
L. He.
Soudal-Quick Step changera de nom en 2027. Quick Step va être remplacé par Safety Joggers (spécialisé dans les équipements de protection personnelle), qui est déjà engagé dans l’équipe depuis 2021. Le contrat court pour au moins deux ans. Quick Step sera, de son côté, toujours visible sur les tenues de compétition. Cela permet à l’équipe « de grandir et de rester indépendante » , indiqueJürgen Foré, le manager belge. « Cela nous donne un budget entre 30 et 35 M€ pour l’ensemble des équipes (masculine, féminine et développement), c’est un peu plus qu’avant. On n’a pas les moyens d’être à 50 ou 60 M€ mais ce n’est pas forcément l’objectif. Avec le travail des années passées et de cette saison, la force de notre cellule de performance, on montre qu’on est capables d’avoir des résultats. »
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Nel 2024, Jonas Vingegaard (a sinistra) si era
imposto a Le Lioran, battendo Tadej Pogacar in volata.
Una settimana di lotte
I prossimi sei giorni del Tour de France promettono numerosi colpi di scena, sia per quanto riguarda le maglie di classifica sia per le vittorie di tappa, mentre la UAE Emirates-XRG di Tadej Pogačar ha puntato su diverse giornate. Tra cui l’arrivo a Lioran, oggi.
LA RUBRICA CICLISMO
14 luglio 2026 L'Équipe
La giornata di riposo di ieri deve essere sembrata davvero breve al gruppo del Tour, sfinito da nove tappe percorse a tutto gas sotto il caldo torrido. Soprattutto se si considera il programma che ci aspetta. Una nuova classica, oggi nel massiccio del Cantal, già teatro di una tappa infuocata due anni fa, seguita da due volate che rappresentano le ultime occasioni garantite per i grandi sprinter di brillare, prima del ritorno in montagna sui Vosgi e poi sull’altopiano di Solaison. Una seconda settimana impegnativa e decisiva, in particolare per la classifica a punti e quella del GPM.
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Tim Merlier ha già vinto
due tappe al Tour quest’anno.
Red Bull, pace fino a quando?
14 luglio 2026 - L'Équipe
P. Me.
Alla partenza della tappa, domenica mattina, Remco Evenepoel è andato a fare un giro intorno al pullman della sua ex squadra, la Soudal-Quick Step. Senza voler evocare una certa nostalgia, non c’è dubbio che il belga non si senta ancora proprio a casa alla Red Bull-BORA-hansgrohe. O almeno non del tutto. La tattica a due punte, con Florian Lipowitz (terzo nell’ultimo Tour) come co-capitano, ha i suoi limiti, che sono emersi chiaramente nella tappa di Gavarnie, giovedì, quando il due volte campione olimpico aveva rimproverato a «Lipo» di non aver mantenuto il ritmo che lo stesso remco gli aveva chiesto. La frecciatina davanti ai microfoni è stata gestita piuttosto male, con un video dei due tutti sorridenti sul pullman, il che ricordava i momenti d’oro della Movistar ai tempi di Alejandro Valverde, Nairo Quintana e Mikel Landa. E, naturalmente, la domanda su «chi corre per chi» si riproporrà. Forse già oggi, con un percorso in stile classica in grado di far esplodere il gruppo dei favoriti e che sembra più adatto al belga (terzo nella tappa nel 2024).
Si profila una nuova crisi
Ma il tedesco accetterà di sacrificare le proprie energie quando questo fine settimana si profila l’alta montagna? Domenica è andato a prendere le borracce, quando nel gruppo erano rimasti solo i due leader della Red Bull. Si profila duqnue una nuova crisi per i prossimi giorni, a meno che uno dei due non crolli davvero.
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Pogačar vorrà vendicare l’affronto di Le Lioran?
14 luglio 2026 - L'Équipe
Y. H.
Il 10 luglio 2024, in cima a Le Lioran, Jonas Vingegaard batté Tadej Pogačar allo sprint. Una sorpresa, considerando lo scenario della giornata: lo sloveno, allora in maglia gialla, era partito a 31,6 km dall’arrivo, a 600 m dalla vetta del Puy Mary. Aveva mantenuto quattro secondi di vantaggio all’inizio della discesa, e il suo vantaggio era addirittura salito a 30 secondi all’inizio del Col du Pertus. Ma il danese aveva tenuto duro, prima insieme con Primož Roglič, poi da solo. Aveva recuperato poco a poco, fino a ricongiungersi al leader della UAE. A -150 m dall’arrivo, ha sorpreso il suo rivale e lo ha superato di una ruota. Un affronto per il quattro volte vincitore del Tour. Non allo stesso livello dell’umiliazione collettiva del Granon (2022) o della batosta di Combloux (2023), ma abbastanza perché Pogačar se ne ricordi. Sebbene lo staff, per bocca di Simone Pedrazzini, uno dei direttori sportivi, assicuri di non aver parlato della tappa odierna che torna a Le Lioran, non esclude che «i corridori ne abbiano forse parlato tra loro». E conosce troppo bene il suo leader perché la sconfitta del 2024 rimanga impunita: «Sappiamo bene che è difficile, che restano ancora due settimane con avversari molto forti. E Jonas resta Jonas, è sempre lì. La rivincita? Sì, nella mente dei grandi campioni, rimane».
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Merlier rilancerà la lotta per la maglia verde?
14 luglio 2026 - L'Équipe
L. C.
Tim Merlier non si rade le gambe ogni giorno pensando alla maglia verde. Ciò che gli interessa in primo luogo è la vittoria di tappa. In questo Tour ne ha già conquistate due, il che gli permette, grazie a un sistema di punteggio rivisto al rialzo sui tratti pianeggianti, di figurare con 213 punti al terzo posto nella classifica a punti, dietro a Mads Pedersen (268) e Biniam Girmay (223). Considerato il suo inarrestabile dominio negli sprint di gruppo, Merlier può anche sperare di imporsi questa settimana, a Nevers (domani) e a Chalon-sur-Saône (giovedì), e così avvicinarsi o superare Pedersen e Girmay. Potrebbe allora fare della maglia verde un obiettivo prioritario?
Maggiore coinvolgimento negli sprint intermedi?
Per farlo, dovrebbe partecipare un po’ di più agli sprint intermedi, cosa che ha iniziato a fare, senza però metterci la stessa convinzione che mette all’arrivo di una tappa. «Sogno di correre un giorno con questa maglia verde al Tour, ma Pedersen è talmente forte che conquisterà ancora molti punti». Avrà ancora due occasioni per guadagnare punti nella terza settimana: a Voiron (17ª tappa, il 22 luglio), a condizione di resistere a un inizio di tappa molto vallonato, e sugli Champs-Élysées (21ª e ultima tappa), a condizione di superare le tre ascese della Butte Montmartre (1 km al 6,5%). L’ex velocista Tom Steels, uno dei suoi direttori sportivi, lo ritiene in grado di farlo, soprattutto su terreno asciutto.
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Paul Seixas occupa il 6°
posto nella classifica generale.
Seixas tenterà qualcosa a Solaison?
14 luglio 2026 - L'Équipe
Th. P.
«È un momento speciale per me affrontarlo al Tour»
- PAUL SEIXAS, A PROPOSITO DI SOLAISON
Il 14 giugno, Paul Seixas, non ancora del tutto ripresosi dalla caduta del giorno prima, ha mancato l’appuntamento con l’altopiano di Solaison. Si era ritirato poco prima, durante l’ultima tappa del Tour Auvergne - Rhône-Alpes. Cinque settimane dopo, domenica il Tour de France gli offre un’altra occasione per mettersi in luce su un territorio che gli è tutt’altro che sconosciuto.
Ha trascorso tutta la sua infanzia nell’Alta Savoia, a casa dei nonni paterni, in una casa situata a quindici chilometri in linea d’aria dal traguardo della 15ª tappa. Conosce le strade a memoria, ha effettuato la ricognizione del finale prima di partire per Barcellona, e molti pensano abbia segnato la data sul calendario per tentare di entrare già nella leggenda del Tour.
11,3 km di ascesa con una pendenza media del 9,2% e una strada molto stretta per tutta la salita, una vista mozzafiato sulla Pointe d’Andey e sulle rocce di Leschaux: se la forma di Seixas continuerà a migliorare durante questa seconda settimana, il francese tenterà qualcosa nel finale, dopo Brison. «È il posto dove ho iniziato ad andare in bici, ed è là che ho fatto le mie prime escursioni. La montagna è sempre stata un paesaggio che mi piaceva, dove mi piaceva andare, quindi è inevitabilmente speciale per me tornarci durante il Tour», aveva confidato prima di raggiungere la Grand Départ di Barcellona.
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I francesi si uniranno alla battaglia per la maglia a pois?
14 luglio 2026 - L'Équipe
E. Th.
Prima della decima tappa di oggi, durante la quale saranno in palio 23 punti, i contendenti francesi per la maglia di miglior scalatore sono già numerosi. Lenny Martinez (3°, 16 punti), Alex Baudin (4°, 13), Valentin Paret-Peintre e Paul Seixas (5° a pari merito, 12) sono pronti a dare battaglia. Quindi sì, le possibilità ci sono, ma inutile girarci intorno: il livello dimostrato da Tadej Pogačar sul Tourmalet rischia di essere una vera spina nel fianco.
Baudin ha una carta da giocare
Soprattutto perché lo sloveno, leader della classifica degli scalatori (28 punti), potrebbe avere ancora fame di punti questa settimana con l’arrivo inedito sull’altopiano di Solaison (fuori categoria, domenica 19 luglio), dove saranno in palio 34 punti nell’arco della giornata. Seixas e Martinez sono forse ancora troppo vicini in classifica generale per inserirsi in una fuga. Se il primo punta alla migliore posizione possibile, il secondo, che aveva come obiettivo la maglia a pois, sta valutando di rivedere i propri piani.
«Se mai Tadej dovesse rivelarsi troppo dominante per la maglia a pois, proveremo a cambiare strategia», spiegava a Gavarnie. La salvezza tricolore potrebbe quindi arrivare da Alex Baudin. Quarto domenica a Ussel e già nella fuga verso Les Angles (3ª tappa), il corridore dell’EF Education-Easy Post ha dimostrato sin dall’inizio di avere ottime gambe. Lontano in classifica generale (36°), avrà più libertà.
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L’UAE vorrà controllare per tutta la settimana?
14 luglio 2026 - L’Équipe
Y. H.
Come si presenterà l’attraversamento diagonale della Francia, con una ripresa violenta nel Massiccio Centrale? Tutto dipenderà dalla volontà della UAE Emirates-XRG di controllare il gruppo o di ricorrere a tattiche più intricate, cosa che non rientra nelle sue abitudini.
Sicura della propria forza, anzi della propria superiorità, con Nils Politt, Florian Vermeersch e Tim Wellens che inizialmente scremeranno il plotone prima che Felix Grossschartner, Adam Yates o Brandon McNulty portino a termine l’opera per Isaac del Toro e Tadej Pogačar, la squadra emiratina vorrà colpire forte già da oggi, in ricordo del 2024. Una ripartenza, prima di lasciare il controllo della gara alle squadre dei velocisti per i due arrivi riservati ai grandi fondisti.
La tregua, in vista della terza settimana sulle Alpi, potrebbe protrarsi fino a Belfort per la tappa più lunga (205,8 km). E poi? Il “rullo compressore” riprenderà la sua marcia in avanti con il ritorno in montagna questo fine settimana, sul versante del Markstein, dove Pogačar si era imposto nel 2023 (20ª tappa, il 22 luglio, ndr), per poi arrivare all’arrivo inedito sull’altopiano di Solaison. Idealmente, ecco il piano – non sempre chiaro – della tattica elaborata dallo staff della UAE, che si congratula con se stesso per non aver registrato finora «nessun infortunio e nessuna caduta».
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Soudal-Quick Step cambierà nome
14 luglio 2026 - L'Équipe
L. He.
La Soudal-Quick Step nel 2027 cambierà nome. "Quick Step" sarà sostituito da "Safety Joggers" (azienda specializzata in dispositivi di protezione individuale), già partner della squadra dal 2021. Il contratto avrà una durata di almeno due anni. Il marchio Quick Step continuerà a essere visibile sulle divise da gara. Ciò permetterà alla squadra «di crescere e rimanere indipendente», afferma Jürgen Foré, il manager belga. «Questo ci garantisce un budget compreso tra 30 e 35 M€ per tutte le squadre (maschile, femminile e di sviluppo), un po’ di più rispetto a prima. Non abbiamo i mezzi per arrivare a 50 o 60 milioni di euro, ma non è necessariamente quello l’obiettivo. Grazie al lavoro svolto negli anni passati e in questa stagione, e alla forza della nostra struttura tecnica, stiamo dimostrando di essere in grado di ottenere risultati».

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