Pogacar déjà à l’heure
Largement en tête du classement général avant la dernière étape,
Tadej Pogačar a remporté hier lors du contre-la-montre
sa deuxième victoire sur ce Tour de Suisse.
Vainqueur hier du chrono, seulement 4 centièmes devant Mathieu Van der Poel, le Slovène a parfaitement préparé le Tour de France sur les routes suisses.
21 Jun 2026 - L'Équipe
YOHANN HAUTBOIS
YOHANN HAUTBOIS
AARBURG (SUI) – Même s’il n’avait pas remporté deux étapes du Tour de Suisse, en attendant probablement l’étape reine du jour et le classement général qu’il domine, Tadej Pogačar aurait connu une préparation parfaite pour le Tour de France tant le peloton a été passé à la vapeur depuis le début de semaine.
Mais au-delà de ces considérations moites, il a lancé sa campagne vers une cinquième Grande Boucle et tous les feux semblent au vert, même après son succès étriqué, hier, lors du contre-la-montre individuel où il a devancé Mathieu van der Poel de 4 centièmes seulement. « Un très bon test » , selon lui.
Un collectif surpuissant
Les UAE sont assez monomaniaques quand ils déchiquettent le goudron avec Felix Grossschartner, Tim Wellens ou Nils Politt face à un peloton qui résiste comme il peut. Hier, encore, les trois coureurs cités juste avant, sans oublier Brandon McNulty, ont intégré le top 15 du chrono en compagnie de leur leader. À part Domen Novak, tous avaient pour consigner d’y aller à fond. « C’est chouette d’avoir la confirmation que tout le monde était bien, apprécie Wellens. Mes valeurs étaient très bonnes, tout va comme prévu. Quand je demande à mon entraîneur, il me dit que je suis plus fort que l’an dernier quand on regarde mes chiffres. »
À Barcelone le 4 juillet, Politt et Wellens devraient être rejoints par Adam Yates et Isaac del Toro pour sa première participation. João Almeida, hors de forme sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes, et Marc Soler, blessé, ne seront pas au casting et il resterait deux places à attribuer. Mais l’effectif est tellement large qu’UAE, une fois de plus, a un problème de riches sans que cela ne crée de problème d’ego, poursuit le champion de Belgique : « C’est surtout grâce à Tadej, car il diffuse de la confiance à tout le monde et il rend le groupe fort, soudé. »
Un niveau physique supérieur à l’an dernier ?
Deux victoires, peut-être une troisième aujourd’hui, et le classement général, le Slovène gère sa saison au scalpel: « C’est une très bonne préparation pour le Tour, estimet-il. Ces cinq jours ici sont intenses, rapides et sous la chaleur. » Des températures dont il souffrait par le passé mais qu’il a appris à assimiler depuis deux ans.
Est-il plus fort que l’an dernier?
« Pendant le stage d’entraînement (en Sierra Nevada), il y a une montée que j’avais testée l’an dernier, sourit-il. J’y avais réalisé un très bon temps. Je m’étais dit: “Waouh, je ne pourrai jamais aller plus vite que ça.” Et cette année, pour plaisanter, je me suis dit : “Bon, à la fin du stage, j’y retourne.” Et finalement, j’ai été nettement plus rapide cette année. Donc oui, du point de vue de l’entraînement, je dirais que je suis plus fort. » Son ami Wellens ne doute pas du niveau de son leader: « Avec Tadej, on croit automatiquement à la victoire. On savait qu’il allait beaucoup gagner ici, car on avait tous vu son niveau au stage d’altitude. »
Une ferveur et une pression qui ne faiblissent pas
Sans atteindre les sommets de folie de juillet, l’épreuve helvète a été une bonne répétition de ce qui attend le Slovène. Pas un jour sans que la foule ne se presse autour de son car, gardé par un agent de sécurité. « Je n’ai jamais vu ça » , s’est montré surpris un vieux chasseur de bidons et d’autographes venu de Besançon. Et si cela n’avait pas suffi, un autre aléa est venu accentuer le stress qui l’entoure déjà en permanence: la spectaculaire chute de sa compagne Urška Žigart, victime d’une fracture de la mâchoire mercredi lors de la 2e étape de l’édition féminine.
« Ces deux derniers jours ont été difficiles pour Urska, explique-t-il, le sourire retrouvé. J’ai essayé d’aller la voir aussi souvent que possible lorsqu’elle était à l’hôpital. Ce n’est jamais quelque chose qu’on veut voir, surtout quand il s’agit de la personne la plus importante de sa vie. Mais maintenant, elle va beaucoup mieux. Quand je lui ai parlé ce matin (hier) et avant le départ, j’étais plus détendu et je me sentais un peu mieux. »
Un message envoyé à la concurrence
Dès le premier jour, il a sorti sa masse, à 70 kilomètres de l’arrivée, et terminé le travail de sape entamé par son équipe un peu plus tôt. Ses adversaires ont beau le connaître, personne n’a vu venir le coup, et après trois semaines en altitude et quelques jours de repos, Pogacar a rappelé qu’il n’y aurait pas de temps d’acclimatation. Le soir même, on a senti les équipes sonnées, notamment chez Lidl-Trek et Visma-Lease a bike. Si les deux formations ne s’imaginaient pas remporter le général face au quadruple vainqueur du Tour, elles espéraient au moins le titiller.
« Cela montre qu’il est très en forme, c’est une bonne indication pour nous en vue du Tour de France » , remarquait Gaëtan Pons, directeur sportif de la formation néerlandaise. Inquiet? « Non, Jonas ( Vingegaard) a montré qu’il était très fort aussi sur le Giro, il va y avoir un vrai match cette année. » En pliant l’affaire dès la première étape suisse, « Pogi » a tout de même envoyé un message assez clair, relayé par Simone Pedrazzini : « On a encore une petite marge à aller chercher mais on est tranquilles. On arrive prêts à deux semaines du grand Tour, avec un super moral. C’est une semaine parfaite. »
***
Ampiamente in testa alla classifica generale prima dell’ultima tappa,
Tadej Pogačar ha conquistato ieri, nella cronometro,
la sua seconda vittoria in questo Tour de Suisse.
Pogačar è già in orario
Vincitore ieri della cronometro, con un vantaggio di soli 4 centesimi su Mathieu van der Poel, lo sloveno si è preparato alla perfezione per il Tour de France sulle strade svizzere.
21 giugno 2026 - L'Équipe
YOHANN HAUTBOIS
AARBURG (SUI) – Anche se non avesse vinto due tappe del Tour de Suisse, in attesa probabilmente della tappa regina di oggi e della classifica generale che sta dominando, Tadej Pogačar avrebbe comunque fatto una preparazione perfetta per il Tour de France, visto che il gruppo è stato messo a dura prova dall’inizio della settimana.
Ma al di là di queste considerazioni un po’ retoriche, ha dato il via alla sua campagna verso la quinta vittoria del Tour de France e tutti i semafori sembrano essere sul verde, anche dopo la sua vittoria di misura, ieri, nella cronometro individuale, dove ha preceduto Mathieu van der Poel di soli 4 centesimi (in realtà 3,1 - ndr). «Un ottimo test», secondo lui.
Una squadra potentissima
Gli UAE sono piuttosto implacabili quando sfrecciano sull’asfalto con Felix Grossschartner, Tim Wellens o Nils Politt contro un gruppo che resiste come può. Anche ieri, i tre corridori appena citati, senza dimenticare Brandon McNulty, sono entrati nella top 15 della cronometro insieme al loro leader. A parte Domen Novak, tutti avevano l’ordine di dare il massimo. «È bello avere la conferma che tutti stavano bene», commenta Wellens. «I miei valori erano ottimi, tutto sta andando come previsto. Quando chiedo al mio allenatore, mi dice che, a giudicare dai numeri, sono più forte rispetto all’anno scorso».
A Barcellona, il 4 luglio, Politt e Wellens dovrebbero essere affiancati da Adam Yates e Isaac del Toro, alla sua prima partecipazione. João Almeida, fuori forma al Tour Auvergne-Rhône-Alpes, e Marc Soler, infortunato, non faranno parte della rosa e resterebbero due posti da assegnare. Ma la rosa è talmente ampia che l’UAE, ancora una volta, si trova in una situazione di «ricchezza» senza che ciò crei problemi di ego, prosegue il campione nazionale del Belgio: «È soprattutto grazie a Tadej, perché infonde fiducia a tutti e rende il gruppo forte e affiatato».
Un livello fisico superiore rispetto all’anno scorso?
Due vittorie, forse una terza oggi, e la classifica generale: lo sloveno gestisce la sua stagione con precisione chirurgica: «È un’ottima preparazione per il Tour», afferma. «Questi cinque giorni qui sono intensi, veloci e sotto il caldo». Temperature che in passato gli davano fastidio, ma che ha imparato ad affrontare negli ultimi due anni.
È più forte rispetto all’anno scorso?
«Durante il ritiro (nella Sierra Nevada), c’è una salita che avevo provato l’anno scorso», sorride. «Avevo fatto un ottimo tempo. Mi ero detto: “Wow, non potrò mai andare più veloce di così”. E quest’anno, per scherzo, mi sono detto: “Beh, alla fine del ritiro ci torno.” E alla fine sono stato nettamente più veloce quest’anno. Quindi sì, dal punto di vista dell’allenamento, direi che sono più forte.» Il suo amico Wellens non ha dubbi sul livello del suo capitano: «Con Tadej, si crede automaticamente nella vittoria. Sapevamo che avrebbe vinto alla grande qui, perché avevamo tutti visto il suo livello al ritiro in altitudine.»
Un fervore e una pressione che non accennano a diminuire
Senza raggiungere i livelli di follia di luglio, la gara svizzera è stata una buona prova generale di ciò che attende lo sloveno. Non è passato neppure un giorno senza che la folla si accalcasse attorno al suo pullman, sorvegliato da un addetto alla sicurezza. «Non ho mai visto niente del genere», ha commentato sorpreso un anziano cacciatore di borracce e autografi proveniente da Besançon. E come se non bastasse, un altro imprevisto è venuto ad accentuare lo stress che lo circonda già costantemente: la spettacolare caduta della sua compagna Urška Žigart, vittima di una frattura alla mandibola mercoledì durante la seconda tappa dell’edizione femminile.
«Questi ultimi due giorni sono stati difficili per Urška», spiega, ritrovando il sorriso. «Ho cercato di andare a trovarla il più spesso possibile mentre era in ospedale. Non è mai una cosa che si vorrebbe vedere, soprattutto quando si tratta della persona più importante della propria vita. Ma ora sta molto meglio. Quando le ho parlato stamattina (ieri) e prima della partenza, ero più rilassato e mi sentivo un po’ meglio.»
Un messaggio lanciato alla concorrenza
Fin dal primo giorno ha sferrato il suo attacco, a 70 chilometri dal traguardo, portando a termine il lavoro di logoramento iniziato dalla sua squadra poco prima. Per quanto i suoi avversari lo conoscessero bene, nessuno si aspettava quella mossa e, dopo tre settimane in altitudine e alcuni giorni di riposo, Pogačar ha ricordato che non ci sarebbe stato tempo per l’acclimatazione. La sera stessa, si percepiva che le squadre erano sotto choc, in particolare alla Lidl-Trek e alla Visma-Lease a bike. Se le due formazioni non si illudevano di poter vincere la classifica generale contro il quattro volte vincitore del Tour, speravano almeno di dargli filo da torcere.
«Questo dimostra che è in ottima forma, è un buon segnale per noi in vista del Tour de France», ha osservato Gaëtan Pons, direttore sportivo della squadra olandese. Preoccupato? «No, Jonas (Vingegaard) ha dimostrato di essere molto forte anche al Giro, quest’anno ci sarà una vera e propria sfida». » Chiudendo la partita già nella prima tappa svizzera, «Pogi» ha comunque lanciato un messaggio piuttosto chiaro, ripreso da Simone Pedrazzini: «Abbiamo ancora un piccolo margine da recuperare, ma siamo tranquilli. Arriviamo pronti a due settimane dal grande Giro, con un morale alle stelle. È stata una settimana perfetta.»
Commenti
Posta un commento