VAN DER POEL Un petit tour avant le Grand
Mathieu van der Poel, a subi, comme l’ensemble du peloton,
les aléas d’une météo capricieuse lors de la 3e étape hier.
Assez effacé en Suisse, malgré sa cinquième place hier, le Néerlandais est venu d’abord pour préparer sa grande échéance de cet été, le Tour de France.
“Mathieu a bien travaillé.
La chaleur ici, le fait qu’il arrive d’un stage d’altitude,
il y a plusieurs petites raisons qui peuvent expliquer la situation"
- CHRISTOPH ROODHOOFT, DIRECTEUR
SPORTIF DES ALPECIN-PREMIER TECH
20 Jun 2026 - L'Équipe
YOHANN HAUTBOIS
BAD RAGAZ (SUI) – En haut du Schwägalp Passhöhe, à 1 300 mètres d’altitude, quand la lumière s’est éteinte sur les verts pâturages, qu’au loin la foudre frappait les massifs du Canton de Saint-Gall et que les premières gouttes ont résonné comme des billes sur un parquet, Mathieu van der Poel est apparu au sein d’un peloton groupé, s’échinant à patienter derrière le duo d’échappés Jhonatan Narváez et Xandro Meurisse et d’un groupe de poursuivants dans lequel se trouvait son équipier, le prometteur Emiel Verstrynge. Assez loin à ce moment-là, donc, d’une victoire d’étape, sa quête en ce début de Tour de Suisse où il a débarqué après deux mois sans compétition et sa 4e place à Paris-Roubaix.
Il s’attendait bien à « une bagarre tous les jours » , il estimait que « c’est bon pour la forme » sur « des étapes assez dures, avec beaucoup de côtes, de montagne » mais très vite, il avait évacué la possibilité d’un nouveau duel face à Tadej Pogačar, sur un terrain qui n’est pas le sien. « Ce n’est pas moi son véritable adversaire », souriait-il au départ de Sondrio.
Pour son retour en pays helvète, qui lui avait plutôt bien réussi en 2021 (deux victoires d’étape), le Néerlandais projetait néanmoins d’autres attentes que d’être rossé – certes, comme tout le monde – par le Slovène en ouverture (13 minutes de retard), de perdre le même temps le lendemain sans avoir pu digérer une fin d’étape coriace et de subir les aléas extrêmes de la météo qui ont vu le thermomètre jouer au yo-yo du côté de Bad Ragaz, hier.
Après la première levée à Sondrio, il avait jugé, sans convaincre, avoir « des jambes pas trop mal, mais la journée a été dure pour tout le monde, aussi pour moi. » Vendredi, sa cinquième place, au bout d’un sprint que personne n’a vu en raison de la perte du signal international figé par l’orage, sauve les apparences et rassure son staff. « Il se sent de mieux en mieux, estimait Jens Keukeleire, son directeur sportif. Après un stage en altitude, il est souvent immédiatement dans une bonne forme. On avait des attentes dès le premier jour mais tout le monde a été surpris par l’étape, beaucoup plus dure qu’on ne le pensait, plutôt pour les grimpeurs. Il était bien, pas super-super mais aujourd’hui (hier), il se sentait déjà mieux. On est dans la bonne direction. »
Car son objectif, sauf opportunité, n’était pas de briller sur ce Tour de Suisse réduit à cinq jours, un format qu’il trouvait pourtant parfait mais dont on peut douter aujourd’hui de la pertinence pour un coureur de son type. Son équipe Alpecin-Premier Tech ne regrette ni le stage à Syncrosfera, un établissement à Pedredguer (Espagne) qui simule l’altitude 24 h/24 avec des chambres hy poxiques, ni la programmation de cette semaine : « Cela nous a permis de faire le stage d’altitude plus proche du Tour, observe Keuke leire. Et les cinq jours ici offrent beaucoup d’intensité, des choses qu’on ne peut pas reproduire à l’entraînement. Même la chaleur est un bon stress pour le corps en vue du Tour. »
« C’est clair, nous sommes venus ici pour préparer le Tour », évacuait Silvan Dillier, le coureur suisse, fidèle lieutenant du Néerlandais qu’il pourrait guider demain sur une étape annoncée violente et qu’il va aborder comme une séance d’entraînement car il ne va plus pouvoir peser entre le contre-la-montre individuel d’hier ni les dernières ascensions en très haute altitude. Christoph Roodhooft, directeur sportif de la formation belge, n’a pas entretenu le suspense – « c’est fini » – pour la Suisse mais dans l’optique de la Grande Boucle, il « va travailler pour le Tour et on va voir pour une échappée le dernier jour. On avait espéré un peu mieux, jeudi, notamment. Mais cela va venir, Mathieu a bien travaillé. La chaleur ici, le fait qu’il arrive d’un stage d’altitude, il y a plusieurs petites raisons qui peuvent expliquer la situation. »
À commencer par ses problèmes de dos, liés selon Keukeleire à son hyperactivité entre la route, le VTT qu’il n’a pas pu pratiquer en mai comme prévu et le contrela-montre « qu’il a beaucoup travaillé. Son dos, ce ne sera pas un problème pour le Tour ». Car à partir de Barcelone, le 4 juillet, un autre Mathieu van der Poel est attendu, celui qui avait remporté l’an passé la deuxième étape à Boulogne-sur-Mer et animé la première semaine.
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UAE, avec Narvaez, s'impose encore
20 Jun 2026 - L'Équipe
Y. H. à Bad Ragaz
Il fallait bien un vainqueur, entre ces deux machines que furent, hier, Xandro Meurisse et Jhonatan Narvaez mais, comme souvent depuis plusieurs saisons, c’est le coureur d’UAE Emirates-XRG qui a remporté la mise, sans cette fois avoir usé du matraquage collectif de la formation du leader Tadej Pogacar. « On espérait une journée aussi difficile qu’hier, analysait Andrej Hauptman, un des directeurs sportifs. On avait dépensé beaucoup d’énergie, donc, pour cette raison, dans chaque échappée, nous avons essayé de placer quelqu’un de chez nous, notamment Jhonny à deux reprises. On a effectué un super travail d’équipe et Jhonny était dans une superbe condition. »
Il n’était pas le seul puisque son compère de Pinarello-Q36.5 était avec lui, à lutter contre la meute de huit poursuivants, dont, de nouveau, le coureur de Groupama-FDJ United Ewen Costiou, tous repris par le peloton à 47 kilomètres de l’arrivée. Puis en résistant, grâce à une parfaite entente, à tout un peloton tiré par les formations de Visma-Lease a bike, EF Education-EasyPost et Jayco AlUla qui oeuvraient pour leurs sprinteurs respectifs. Solide jusqu’au bout, l’Équatorien a devancé Meurisse et Magnus Cort-Nielsen. Pogacar, qui avait promis d’aider un de ses équipiers à remporter un succès en Suisse, garde la tête du général avant le chrono du jour (23,7 km) et l’étape de montagne demain, dont il est le grand favori.
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Mathieu van der Poel, come tutto il gruppo, ha subito
gli sbalzi di un meteo capriccioso durante la terza tappa di ieri.
VAN DER POEL: Un giretto prima del Grand Tour
Piuttosto discreto in Svizzera, nonostante il quinto posto ottenuto ieri, il neerlandese è venuto innanzi tutto per prepararsi al grande appuntamento di quest’estate, il Tour de France.
“Mathieu ha lavorato bene.
Il caldo qui, il fatto che arrivi da un ritiro in altitudine,
ci sono diversi piccoli motivi che possono spiegare la situazione”
- CHRISTOPH ROODHOOFT, DIRETTORE
SPORTIVO DELL’ALPECIN-PREMIER TECH
20 giugno 2026 - L'Équipe
YOHANN HAUTBOIS
BAD RAGAZ (SUI) – In cima allo Schwägalp Passhöhe, a 1.300 metri di altitudine, quando la luce si è spenta sui verdi pascoli, mentre in lontananza i fulmini colpivano i massicci del Cantone di San Gallo e le prime gocce risuonavano come biglie su un parquet, Mathieu van der Poel è apparso in mezzo a un gruppo compatto, sforzandosi di attendere dietro la coppia di fuggitivi Jhonatan Narváez e Xandro Meurisse e un gruppo di inseguitori in cui si trovava il suo compagno di squadra, il promettente Emiel Verstrynge. Abbastanza lontano, quindi, in quel momento, da una vittoria di tappa: la sua sfida in questo inizio di Tour de Suisse, dove è arrivato dopo due mesi senza gare e il suo quarto posto alla Parigi-Roubaix.
Si aspettava certo «una battaglia ogni giorno», riteneva che «faccia bene alla forma» su «tappe piuttosto dure, con molte salite e montagna», ma ben presto aveva scartato l’ipotesi di un nuovo duello con Tadej Pogačar, su un terreno che non è il suo. «Non sono io il suo vero avversario», sorrideva alla partenza da Sondrio.
Per il suo ritorno in terra elvetica, dove nel 2021 aveva ottenuto risultati piuttosto positivi (due vittorie di tappa), il neerlandese nutriva tuttavia altre aspettative oltre a quelle di essere surclassato – certamente, come tutti – dallo sloveno nella tappa di apertura (13 minuti di ritardo), di perdere lo stesso tempo il giorno successivo senza essere riuscito a digerire un finale di tappa impegnativo e di subire gli estremi capricci del meteo che ieri hanno visto il termometro fare lo yo-yo nei pressi di Bad Ragaz.
Dopo la prima tappa, a Sondrio, aveva dichiarato, senza convincere, di avere «gambe non male, ma la giornata è stata dura per tutti, anche per me». Venerdì, il suo quinto posto, al termine di uno sprint ache nessuno ha visto a causa della perdita del segnale internazionale causata dal temporale, salva le apparenze e rassicura il suo staff. «Si sente sempre meglio», ha affermato Jens Keukeleire, il suo direttore sportivo. «Dopo un ritiro in altitudine, spesso è subito in buona forma. Avevamo delle aspettative fin dal primo giorno, ma tutti sono stati sorpresi dalla tappa, molto più dura di quanto pensassimo, più adatta agli scalatori. Stava bene, non benissimo, ma oggi (ieri) si sentiva già meglio. Siamo sulla strada giusta».
Infatti il suo obiettivo, salvo opportunità, non era quello di brillare in questo Tour de Suisse ridotto a cinque giorni, un formato che tuttavia trovava perfetto ma di cui oggi si può dubitare della pertinenza per un corridore del suo tipo. La sua squadra, la Alpecin-Premier Tech, non rimpiange né il ritiro a Syncrosfera, una struttura a Pedredguer (Spagna) che simula l’altitudine 24 ore su 24 con camere ipossiche, né il programma di questa settimana: «Ci ha permesso di svolgere il ritiro in altitudine più vicino al Tour», osserva Keuke Leire. E i cinque giorni qui offrono molta intensità, cose che non si possono riprodurre in allenamento. Anche il caldo è un buon fattore di stress per il corpo in vista del Tour».
«È chiaro, siamo venuti qui per prepararci al Tour», ha affermato Silvan Dillier, il corridore svizzero, fedele gregario del neerlandese che domani potrebbe guidare in una tappa annunciata come molto impegnativa e che affronterà come una sessione di allenamento, poiché non potrà più incidere né nella cronometro individuale di ieri né nelle ultime salite ad altissima quota. Christoph Roodhooft, direttore sportivo della squadra belga, non ha lasciato spazio alla suspense – «è finita» – per quanto riguarda lo Svizzera, ma in vista del Tour de France «lavorerà per il Tour e vedremo se ci sarà una fuga l’ultimo giorno. Avevamo sperato in qualcosa di meglio, soprattutto giovedì. Ma i risultati arriveranno, Mathieu ha lavorato bene. Il caldo qui, il fatto che arrivi da un ritiro in altitudine: ci sono diverse piccole ragioni che possono spiegare la situazione».
A cominciare dai suoi problemi alla schiena, che secondo Keukeleire sono legati alla sua iperattività tra la strada, la mountain bike – che non ha potuto praticare a maggio come previsto – e la cronometro, su cui «ha lavorato molto». «La schiena non sarà un problema per il Tour». Perché a partire da Barcellona, il 4 luglio, ci si aspetta un altro Mathieu van der Poel, quello che l’anno scorso aveva vinto la seconda tappa a Boulogne-sur-Mer e animato la prima settimana.
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L'UAE, con Narváez, s'impone ancora
20 giugno 2026 - L'Équipe
Y. H. da Bad Ragaz
Tra queste due macchine che ieri erano Xandro Meurisse e Jhonatan Narváez, un vincitore doveva pur esserci, ma, come spesso accade da diverse stagioni, è stato il corridore della UAE Emirates-XRG ad aggiudicarsi la vittoria, stavolta senza aver fatto ricorso al lavoro di squadra della formazione del leader Tadej Pogačar. «Speravamo in una giornata difficile come quella di ieri», ha analizzato Andrej Hauptman, uno dei direttori sportivi. «Avevamo speso molte energie, quindi, per questo motivo, in ogni fuga abbiamo cercato di piazzare qualcuno dei nostri, in particolare Jhonny per due volte. Abbiamo fatto un ottimo lavoro di squadra e Jhonny era in condizioni eccellenti».
Non era l’unico, dato che il suo compagno di fuga della Pinarello-Q36.5 era con lui a lottare contro il gruppo di otto inseguitori, tra cui, ancora una volta, il corridore della Groupama-FDJ United Ewen Costiou, tutti ripresi dal gruppo a 47 chilometri dall’arrivo. Poi, grazie a un perfetto affiatamento, hanno resistito all’intero gruppo trainato dalle squadre Visma-Lease a bike, EF Education-EasyPost e Jayco AlUla, che lavoravano per i rispettivi velocisti. Solido fino alla fine, l’ecuadoriano ha preceduto Meurisse e Magnus Cort-Nielsen. Pogačar, che aveva promesso di aiutare uno dei suoi compagni di squadra a conquistare una vittoria in Svizzera, mantiene la leadership della classifica generale prima della cronometro di oggi (23,7 km) e della tappa di montagna di domani, di cui è il grande favorito.
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