Cosnefroy et Grégoire manquent le coche


Romain Grégoire et Benoît Cosnefroy se sont mis en 
évidence hier sur la Flèche Brabançonne. En vain.

Les Français d’UAE Emirates-XRG et Groupama-FDJ United, 3e et 4e, ont été offensifs avant d’être repris à 1,2 km de la ligne.

18 Apr 2026 - L'Équipe
Th. P., à Overijse (BEL)

Cette Flèche Brabançonne qui réussit si bien aux Français a cette année décidé de sourire au féminin mais de grimacer au masculin. Benoît Cosnefroy et Romain Grégoire ont été les animateurs d’une course remportée par le Danois Anders Foldager (Jayco AlUla) mais ils ont terminé à la troisième et quatrième place. Frustrant dans les deux cas. Le Bisontin de Groupama FDJ-United était sorti en costaud à 27 kilomètres de l’arrivée, avant d’être rejoint par le Normand d’UAE Emirates-XRG quatre kilomètres plus loin, et les deux Français semblaient les plus forts d’un groupe de sept dans lequel figurait aussi Tibor Del Grosso (Alpecin-Premier Tech). Mais tout ce petit monde a coincé dans la très grande et pénible ligne droite qui mène à Overijse, à 1,2 kilomètre de la ligne, offrant un sprint presque massif pas si courant sur la Flèche Brabançonne.

L’Amstel demain pour profiter de leur forme ascendante

« J’y ai cru, soufflait Grégoire. Je ne me suis pas trop retourné dans les derniers kilomètres, j’étais vraiment concentré sur la victoire donc je ne pouvais pas me permettre de faire trop d’efforts non plus J’ai tactiquement très bien couru. Je pense que j’ai bien déclenché la course, je me suis vraiment mis en position de gagner. Il a manqué un petit truc. Mais comme ça, il n’y a pas trop de regrets à avoir même si je suis dégoûté... » Après la cérémonie protocolaire pour son cinquième podium sur la Flèche Brabançonne (3e en 2020, 2e en 2022, 3e en 2023, 1er en 2024 et donc 3e hier), Cosnefroy ne disait pas autre chose : « J’aurais préféré gagné, surtout avec les jambes que j’avais, la position qu’on avait avec l’échappée. Je misais sur mon sprint, un sprint long que je connais bien. »

Les deux Français se sont malgré tout mis en évidence et ils auront l’Amstel Gold Race, demain, avec un plateau certes plus relevé, pour profiter de leur forme ascendante. « Je sens que ça arrive petit à petit » , confirme Cosnefroy. Vivement dimanche.

***


Célia Géry, 20 ans, célèbre sa première victoire chez les pros, obtenue hier, 
à la Flèche Brabançonne, devant la Néerlandaise Mischa Bredewold et l’Italienne Silvia Persico.

GÉRY La classe découverte

L’Ardéchoise de 20 ans a signé son premier succès chez les professionnelles, hier, dans un type de course qui lui plaît et une ville, Overijse, où elle avait pris ses quartiers cet hiver.

«Je n’avais jamais gagné chez les pros et 
c’était mon objectif en début de saison»
   - CÉLIA GÉRY

18 Apr 2026 - L'Équipe
THOMAS PEROTTO

OVERIJSE (BEL) - Le coin ne lui est pas totalement étranger, même si la douceur d’avril sur l’asphalte a remplacé le froid de l’hiver que lui réservait le cyclo-cross il y a quelques mois. « Avec l’AS Bike Racing, j’étais souvent ici, on logeait à Overijse lorsque les cross étaient en Belgique. Donc, pour cette raison, c’est plutôt sympathique de gagner là », souriait Célia Géry, une heure après avoir remporté son premier succès chez les professionnelles.

Route ? Cyclo-cross ? L’Ardéchoise de 20 ans n’a pas l’intention de faire un choix pour le moment, d’autant que l’année 2026 a été synonyme de réussite dans les sous-bois et sur la route. « J’aime autant les deux disciplines, elles sont toutes les deux différentes mais elles se complètent vraiment bien, avoue-t-elle. Je ne veux pas faire de choix entre les deux, je fais autant l’une que l’autre. »

Pas patiente, mais gagnante

Championne de France le 11 janvier, Géry prend aussi ses marques sur la route avec FDJ United Suez. Elle a fini 18e de Paris-Roubaix et 11e du Tour des Flandres, où ses coéquipières Franziska Koch et Demi Vollering s’étaient imposées. Hier, son talent et son pilotage ont fait des merveilles au bout de la ligne d’arrivée sur la Brusselsesteenweg.

« J’ai adoré découvrir les flandriennes juste avant et là j’étais bien sur cette Flèche Brabançonne, raconte la Française. J’ai adoré le parcours et l’ambiance. Le placement est primordial et ça correspond à mes qualités techniques grâce au cyclo-cross. C’est un peu plus facile pour moi. Ce sont des courses bien punchy qui correspondent à mon profil de cyclocrosswoman. »

Géry a épaté dans un final où son équipe lui a fait confiance et où son sprint très long a fait la différence. « Au début, vu que j’étais la seule de l’équipe dans le groupe, j’ai essayé de me placer dans les roues des sprinteuses que je connaissais le mieux ou dans les trains des équipes, comme UAE, SD Worx ou Lidl. Je savais qu’elles feraient un bon train, décrypte la native de Talencieux. Et quand j’ai été dans la roue de Lotte Kopecky (SD Worx), je me sentais un peu enfermée à l’intérieur donc j’ai voulu trouver une ouverture sur la gauche. » Un sprint dont le déroulé n’était pourtant pas spécialement prévu comme ça. « Je suis passée, c’était très loin de la ligne, je me suis retrouvée dans le vent et j’ai décidé de lancer à ce moment-là. Mon directeur sportif m’avait pourtant dit d’être très patiente et je ne l’ai pas vraiment été (rires). Je l’ai fait comme je l’ai senti » , rigole Géry. « Elle a failli me faire avoir un arrêt cardiaque, répond son directeur sportif, Nicolas Maire. Je sais que sur cette course, ça peut revenir fort dans les derniers mètres, qu’il faut déclencher au bon moment. Mais c’est elle qui a raison puisqu’elle a gagné! » Une victoire qui valide les responsabilités qu’elle avait dans le final. « Je n’avais aucune crainte de les lui donner. De notre côté, on n’est pas surpris, reprend Maire. Elle est jeune, mais on lui fait confiance, elle a du caractère et elle le montre. »

Sur le pont depuis le début de l’année entre le cyclo-cross et la route, l’Ardéchoise, après un dernier effort demain au GP de Chambéry, va couper quelques semaines avec le sentiment du devoir accompli. « Je n’avais jamais gagné chez les pros et c’était mon objectif en début de saison, reconnaît-elle. Je m’étais fixé comme objectif de gagner, encore plus sur un parcours que je pouvais apprécier. Je suis très contente. Je n’avais pas plus de pression que d ’ habitude , carje découvre ces courses-là. Je me dis que j’ai rempli un de mes objectifs. C’est satisfaisant. » Mais pas tout à fait suffisant, à lire entre les lignes de ses phrases pleines d’ambitions : « Je veux y aller étape par étape, et là, c’était la première. »

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HEALY FORFAIT POUR LES ARDENNAISES

18 Apr 2026 - L'Équipe

L'Irlandais Ben Healy, 25 ans, tombé lors de sa reconnaissance du chrono inaugural du Tour du Pays basque, le 6 avril a passé des examens révélant une « petite fracture non déplacée du milieu du sacrum », a annoncé son équipe EF EducationEasyPost hier. Il ne pourra reprendre le vélo que dans trois à quatre semaines et est donc forfait pour les classiques ardennaises. « C'est dur, regrette Ben Healy. Je dois faire avec. J'essaie de ne pas trop y penser, mais ça va être terrible de regarder les Ardennaises sans y participer. C'est le cyclisme. C'est comme ça. » Il avait quand même participé et terminé l'Itzulia (30e).

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