ÉCRASANT


POGACAR ET LES AUTRES

Au bon souvenir de sa première victoire sur un grand Tour dans la principauté, Tadej Pogacar a assommé la Vuelta en Andorre, hier, en partant seul à 50 km de l’arrivée de la 4e étape.

«Je suis heureux d’avoir déjà gagné deux étapes. 
S’il y a d’autres opportunités, ce sera avec plaisir, 
mais je ne pense pas à essayer d’en gagner treize»
   - TADEJ POGACAR

«Aujourd’hui (hier), j’avais très 
envie de gagner à nouveau ici»
   - TADEJ POGACAR

26 Aug 2026 L'Équipe
LUC HERINCX

ANDORRE-LA-VIEILLE – Cela ne valait peut-être pas la résonance de la Piazza del Campo au bout des Strade Bianche ou l’euphorie rwandaise des derniers Mondiaux, mais Tadej Pogacar a été accueilli avec l’ovation digne d’un gladiateur vénéré à l’arrivée de son énième numéro spectaculaire, hier en Andorre. Reçu entre les remparts montagneux de la capitale de la principauté avec près de trois minutes d’avance (2’39’’) sur le reste du monde, le Slovène a passé presque la moitié de cette 4e étape (104,8 km) seul en tête.

50,3 km de raid en rouge, grimaçant sur certaines portions, d’abord sans relâche à martyriser son guidon en V pour dupliquer la puissance de ses cuissots et tuer la Vuelta, puis radieux à l’ approche de l’ arrivée, affichant un moment complice avec son coéquipier Adam Y a tes, venu l’encourager sur le bord de la route à moins de 10 km de la ligne. « Je ne m’attendais pas à le voir là, mais j’étais tellement content, il courait et me poussait comme un fan, j’étais très heureux de le voir » , savourait le leader d’UAE Emirates-XRG, qui a tendu un poing pour saluer son ami britannique.

Pogacar (27 ans) n’avait pas tellement besoin d’aide pour assommer cette première épreuve en haute montagne ou peut-être que, justement, l’affaiblissement précoce de ses troupes l’a conduit à bouger plus tôt. « Ce fut une bonne journée avec une grande tentative de Decathlon-CMA CGM de durcir la course et de m’isoler, mais j’étais très bien dans le deuxième col, a analysé le Slovène.

Quand Jay ( Vine, son équipier) m’a laissé passer dans la roue des Decathlon, je ne voulais pas me retrouver isolé face aux autres coureurs du général pour ne pas qu’ils jouent tous contre moi, donc j’ai attaqué pour m’échapper. Ensuite, j’espérais pouvoir survivre jusqu’à la fin et je l’ai fait en creusant l’écart. »

Le col de Beixalis où il s’est envolé à environ 5 km du sommet dans les pentes à 12 % avait bien été pointé comme « le point clé de l’étape » par son équipier Pavel Sivakov, régional de l’étape qui avait distillé ses conseils à Pogacar. Mais le mouvement inattendu de l’équipe de Felix Gall ( lire par ailleurs) dès le port d’Envalira a affiché les faiblesses d’UAE en ce début de Vuelta, Joao Almeida et Domen Novak se retrouvant piégés avant le premier point culminant.

Dans ces circonstances, Pogacar a profité de l’amincissement du peloton pour appliquer sa méthode habituelle: l’offensive lointaine et dissuasive. « L’endroit de l’attaque de Tadej allait beaucoup dépendre de la taille du groupe, expliquait son directeur sportif, Fernandez Matxin. Une fois qu’il ne reste que les leaders, on sait que c’est toujours difficile de se mettre d’accord en poursuite parce qu’il y a des intérêts différents. C’est un scénario qui joue toujours en faveur de celui qui a les meilleures jambes à l’avant. Et aujourd’hui (hier), c’était Tadej. »

Suivi une centaine de mètres par Gall, le Slovène fut capable de mai n t e n i r l e c h a n g e ment de rythme suffisamment longtemps pour éliminer l’Autrichien et creusa une minute d’avance en moins de trois bornes. Un copier-coller de ses succès en haute montagne sur le dernier Tour de France qui réfute la possibilité d’une baisse de régime depuis les efforts de juillet. « On ne fait pas de comparaison avec le Tour parce que les adversaires sont différents, les routes sont différentes et parfois la condition elle-même est différente, mais nous savons qu’il va bien, retenait Matxin. Il l’a démontré. »

Ce coup de massue après seulement quatre jours de course amorce aussi une gestion plus sereine de la suite pour préparer les Mondiaux au Canada (20 au 27 septembre). « C’est une théorie, a répondu le directeur sportif d’UAE. Nous, on voit au jour le jour. Évidemment il y a un plan, mais on sait que personne n’est capable de contrôler tout le temps… On est venus aujourd’hui seulement avec l’idée de gagner l’étape. » « On verra au jour le jour, sans stress,

abondait Pogacar. Je suis heureux d’avoir déjà gagné deux étapes. S’il y a d’autres opportunités, ce sera avec plaisir, mais je ne pense pas à essayer d’en gagner treize. »

Comme à l’Alpe d’Huez en juillet, Pogacar cible également des lieux où il désire laisser son empreinte. En plus des enjeux stratégiques, cette étape andorrane avait par exemple été cochée pour sa symbolique. « Je ne fais pas tellement attention à la distance à laquelle j’attaque ou de l’endroit précisément pour juger de mes victoires, il faut prendre l’ensemble, a-t-il expli

qué. Toutes les victoires sont importantes et sont difficiles à hiérarchiser, mais une de mes préférées reste celle en Andorre sous la pluie (9e étape de la Vuelta 2019), je n’oublierai jamais ce jour et ce qu’il représente. C’était ma première (sur un grand Tour), Urska (Zigart, sa compagne) était à l’arrivée, c’était beau… Aujourd’hui (hier), j’avais donc très envie de gagner à nouveau ici. »

Alors que le Tour d’Espagne semble déjà joué avant d’entrer aujourd’hui sur son territoire, on imagine aussi Pogacar vouloir s’offrir un succès dans le pays qui l’a révélé chez les pros à l’époque, il y a sept ans, quand il ne s’imaginait « pas une seconde » atteindre ce palmarès.

***

SCHIACCIANTE

POGACAR E GLI ALTRI

Sulla scia del ricordo della sua prima vittoria in un grande Giro, nel Principato, Tadej Pogačar ha dominato la Vuelta in Andorra ieri, lanciandosi in solitaria a -50 km dal traguardo della quarta tappa.

«Sono felice di aver già vinto due tappe.
Se ci saranno altre occasioni, sarà un piacere,
ma non penso di provare a vincerne tredici»

   - - TADEJ POGACAR

«Oggi (ieri) avevo davvero
voglia di rivincere qui»

   - TADEJ POGACAR


26 agosto 2026 L'Équipe
LUC HERINCX

ANDORRA LA VECCHIA – Forse non ha avuto la stessa risonanza di Piazza del Campo al termine delle Strade Bianche o l’euforia ruandese degli ultimi Mondiali, ma Tadej Pogačar è stato accolto con un’ovazione degna di un gladiatore, venerato all’arrivo della sua ennesima impresa spettacolare, ieri in Andorra. Accolto tra le mura montuose della capitale del principato con quasi tre minuti di vantaggio (2’39’’) sul resto del gruppo, lo sloveno ha trascorso quasi metà di questa quarta tappa (104,8 km) da solo in testa.

50,3 km di corsa in maglia rossa, con espressioni di sofferenza in alcuni tratti, dapprima senza tregua nel tormentare il manubrio a V per raddoppiare la potenza delle sue gambe e annientare la Vuelta, poi raggiante all’avvicinarsi dell’arrivo, condividendo un momento di complicità con il suo compagno di squadra Adam Yates, venuto a incoraggiarlo a bordo strada a meno di 10 km dal traguardo. «Non mi aspettavo di vederlo lì, ma ero così contento: correva e mi incitava come un tifoso, sono stato davvero felice di vederlo», ha commentato con soddisfazione il leader della UAE Emirates-XRG, che ha alzato il pugno per salutare il suo amico britannico.

Pogačar (27 anni) non aveva poi così tanto bisogno di aiuto per dominare questa prima prova in alta montagna, o forse, proprio l’indebolimento precoce dei suoi compagni lo ha spinto a muoversi prima del previsto. «È stata una buona giornata, con un grande tentativo da parte della Decathlon-CMA CGM di rendere la gara più dura e di isolarmi, ma mi sentivo molto bene sul secondo passo», ha analizzato lo sloveno.

Quando Jay (Vine, il suo compagno di squadra) mi ha lasciato passare nella scia dei corridori della Decathlon, non volevo ritrovarmi isolato di fronte agli altri della classifica generale per evitare che si coalizzassero tutti contro di me, quindi ho attaccato per andare in fuga. Poi speravo di riuscire a resistere fino alla fine e ci sono riuscito, aumentando il distacco».

Il passo di Beixalis, dove è scattato a circa 5 km dalla vetta su pendenze del 12%, era stato indicato come «il punto-chiave della tappa» dal suo compagno di squadra Pavel Sivakov, originario della zona, che aveva dispensato i suoi consigli a Pogačar. Ma la mossa inaspettata della squadra di Felix Gall (leggi altrove) già dal Port d’Envalira ha messo in luce le debolezze della UAE in questo inizio di Vuelta, con João Almeida e Domen Novak che si sono ritrovati intrappolati prima del primo punto culminante.

In queste circostanze, Pogačar ha approfittato del diradamento del gruppo per mettere in atto la sua solita strategia: l’attacco da lontano e dissuasivo. «Il punto in cui Tadej avrebbe attaccato sarebbe dipeso molto dalle dimensioni del gruppo», ha spiegato il suo direttore sportivo, Fernández Matxín. Una volta rimasti solo i leader, sappiamo che è sempre difficile mettersi d’accordo nell’inseguimento perché ci sono interessi diversi. È uno scenario che gioca sempre a favore di chi ha le gambe migliori in testa al gruppo. E oggi (ieri), era Tadej».

Seguìto a un centinaio di metri da Gall, lo sloveno è riuscito a mantenere il cambio di ritmo abbastanza a lungo da eliminare l’austriaco e ha guadagnato un minuto di vantaggio in meno di tre chilometri. Una replica esatta dei suoi successi in alta montagna nell’ultimo Tour de France, che smentisce l’ipotesi di un calo di forma dopo gli sforzi di luglio. «Non si fanno paragoni con il Tour perché gli avversari sono diversi, le strade sono diverse e a volte anche la forma fisica è diversa, ma sappiamo che sta bene», ha sottolineato Matxín. «Lo ha dimostrato.»

Questo colpo da maestro dopo soli quattro giorni di gara apre anche la strada a una gestione più serena del prosieguo della stagione, in vista dei Mondiali in Canada (dal 20 al 27 settembre). «È solo una teoria», ha risposto il direttore sportivo della UAE. «Noi viviamo alla giornata. Ovviamente c’è un piano, ma sappiamo che nessuno è in grado di controllare tutto in ogni momento… Oggi siamo venuti solo con l’idea di vincere la tappa». «Vedremo giorno per giorno, senza stress», ha aggiunto Pogačar. «Sono felice di aver già vinto due tappe. Se ci saranno altre opportunità, sarà un piacere, ma non penso di provare a vincerne tredici».

Come all’Alpe d’Huez a luglio, Pogačar punta a luoghi in cui desidera lasciare il segno. Oltre alle considerazioni strategiche, questa tappa andorrana era stata ad esempio scelta per il suo valore simbolico. «Non faccio molta attenzione alla distanza a cui attacco o al luogo preciso per valutare le mie vittorie, bisogna considerare il quadro d’insieme», ha spiegato. «Tutte le vittorie sono importanti ed è difficile stabilire una gerarchia, ma una delle mie preferite rimane quella in Andorra sotto la pioggia (9ª tappa della Vuelta 2019); non dimenticherò mai quel giorno e ciò che rappresenta. Era la mia prima vittoria (in un grande Giro), Urška (Žigart, la sua compagna) era all’arrivo, è stato bellissimo… Oggi (ieri), quindi, avevo davvero tanta voglia di rivincere qui».

Mentre il Giro di Spagna sembra già deciso prima ancora di entrare oggi nel suo territorio, si immagina anche che Pogačar voglia regalarsi un successo nel Paese che lo ha lanciato tra i professionisti all’epoca, sette anni fa, quando non avrebbe mai immaginato «nemmeno per un secondo» di raggiungere questi risultati.

***

Gall s’installe

Sans être récompensé pour son audace, l’Autrichien a confirmé qu’il était l’un des meilleurs candidats pour le podium final, dont la lutte s’annonce très indécise.

“Même si on n’a pas pu faire les différences 
qu’on espérait ce matin, on est dans le match 
   -  CYRIL DESSEL, DIRECTEUR SPORTIF
      DE DECATHLON-CMA CGM

26 Aug 2026 - L'Équipe
L. He. à Andorre-la-Vieille

Équipier du vainqueur de l’étape, Tadej Pogačar, Pavel Sivakov avait annoncé un « rouleau compresseur » pour mettre le leader sur orbite. La machine s’est donc mise en marche dès la première ascension, mais à 7 km du sommet, un autre train plus fourni l’a dépassée pour prendre le contrôle sans s’en préoccuper, une image rare en ces dernières années de domination d’UAE Emirates-XRG. « Ça a été une agréable surprise, a applaudi Fernandez Matxin, le directeur sportif du Maillot Rouge. Cela montre du caractère car le plus facile, et c’est généralement l’attitude des autres équipes, c’est de nous suivre en sachant que nous allons imposer notre rythme. »

Les Decathlon-CMA CGM avaient simplement pour idée de mettre Felix Gall « dans de bonnes conditions », a expliqué Cyril Dessel. « On en avait parlé un peu au briefing, a déroulé le directeur sportif. Mais comme UAE a perdu beaucoup de coureurs et commençait à laisser filer ce groupe d’une quinzaine en échappée, avec de bons coureurs comme Sepp Kuss, on s’est dit: s’ils ne le font pas, nous, on le fait. » Déjà en forme sur le prologue, le collectif chambérien a donc avalé le groupe de tête et fait craquer quelques solides grimpeurs comme Joao Almeida (115e) et Santiago Buitrago (77e).

Encore actifs dans la descente, les équipiers de Gall (28 ans) ne se sont pas démontés non plus quand Jay Vine (UAE) a essayé de reprendre les commandes dans la deuxième ascension, avant que l’Autrichien ne soit le seul à tenter de suivre le démarrage de Pogacar. « On n’est pas dans sa course, notait Dessel, lucide. Mais on sait que ça peut être un moment propice pour s’isoler à trois ou quatre coureurs, par exemple avec (Oscar) Onley, (Primoz) Roglic ou (Enric) Mas, avec des intérêts communs pour essayer de faire des écarts sur les autres. Malheureusement Felix s’est retrouvé seul, donc l’essentiel était d’avoir des équipiers derrière quand c’est rentré. »

Une fois Almeida, le 2e du dernier Giro, repris, un quintette en quête de podium s’est dessiné avec Kuss (Visma-Lease a bike), Onley (Netcompany-Ineos), Roglic (Red Bull-Bora-Hansgrohe) et Mas (Movistar), mais les choses se compliquèrent quand Jarno Widar (Lotto-Intermarché), Richard Carapaz (EF Education-EasyPost) et Mattias Skjelmose (Lidl-Trek) s’ajoutèrent à la lutte.

« Même si on n’a pas pu faire les différences qu’on espérait ce matin, on est dans le match, mais on s’est rendu compte qu’il y avait une belle concurrence en montagne, résumait Dessel. Ça donne confiance et il faudra en tirer certains enseignements. » Battu au sprint par Widar, Gall (3e) devra par exemple se méfier de la pugnacité du prodige belge (20 ans) qui a « décidé de suivre [son] propre rythme » quand Pogacar a attaqué, sachant « que les deux dernières bosses assez courtes allaient [lui] correspondre ».

Fourbus dans le final où ils ont concédé un premier éclat, Carapaz et Skjelmose, eux, semblent payer le contrecoup du Tour de France. En face, Roglic apparaît « meilleur qu’on l’espérait », selon son directeur sportif, Sven Vanthourenhout. Non seulement le quadruple vainqueur de la Vuelta renversé par une voiture il y a un mois n’a pas abandonné comme il pouvait le craindre, mais il est l’actuel dauphin de Pogacar, Gall (7e du général) ayant concédé une cassure dans le final technique de la 2e étape à Manosque.

***

Gall si afferma

Pur non vedendo premiata la sua audacia, l’austriaco ha confermato di essere uno dei migliori candidati al podio finale, per il quale la lotta si annuncia molto incerta.

«Anche se non siamo riusciti a fare la differenza
che speravamo questa mattina, siamo ancora in gioco»
- CYRIL DESSEL, DIRETTORE SPORTIVO
  DELLA DECATHLON-CMA CGM

26 agosto 2026 - L'Équipe
L. He. da Andorra la Vella

Compagno di squadra del vincitore di tappa, Tadej Pogačar, Pavel Sivakov aveva annunciato un «rullo compressore» per portare il leader in testa. La macchina si è quindi messa in moto fin dalla prima salita, ma a -7 km dalla vetta un altro gruppo più numeroso l’ha superata per prendere il controllo senza preoccuparsene, un’immagine rara in questi ultimi anni di dominio da parte della UAE Emirates-XRG. «È stata una piacevole sorpresa», ha commentato con soddisfazione Fernandez Matxin, direttore sportivo della maglia rossa Pogačar. «Questo dimostra carattere, perché la cosa più facile – ed è in genere l’atteggiamento delle altre squadre – è seguirci pur sapendo che imporremo il nostro ritmo».

La Decathlon-CMA CGM aveva semplicemente l’idea di mettere Felix Gall «in buone condizioni», ha spiegato Cyril Dessel. «Ne avevamo parlato un po’ durante il briefing», ha proseguito il suo direttore sportivo. «Ma dato che la UAE aveva perso molti corridori e stava iniziando a lasciarsi sfuggire quel gruppo di una quindicina di fuggitivi, con corridori di qualità come Sepp Kuss, ci siamo detti: se non lo fanno loro, lo facciamo noi». Già in ottima forma nel prologo, il gruppo a Chambéry ha quindi raggiunto il drappello di testa e messo in difficoltà alcuni validi scalatori come João Almeida (115°) e Santiago Buitrago (77°).

Ancora attivi in discesa, i compagni di squadra di Gall (28 anni) non si sono fatti scoraggiare nemmeno quando Jay Vine (UAE) ha cercato di riprendere il comando sulla seconda salita, prima che l’austriaco fosse l’unico a tentare di seguire lo scatto di Pogačar. «Non siamo nella sua stessa gara», ha osservato Dessel, lucido. «Ma sappiamo che può essere un momento propizio per isolarsi con tre o quattro corridori, ad esempio con (Oscar) Onley, (Primož) Roglič o (Enric) Mas, con interessi comuni per cercare di guadagnare distacco sugli altri. Felix purtroppo si è ritrovato da solo, quindi l’essenziale era avere dei compagni di squadra dietro quando il gruppo si è ricompattato».

Una volta ripreso Almeida, secondo nell’ultima Vuelta, si è formato un quintetto a caccia del podio e comprendente Kuss (Visma-Lease a bike), Onley (Netcompany-Ineos), Roglič (Red Bull-BORA-hansgrohe) e Mas (Movistar), ma le cose si sono complicate quando Jarno Widar (Lotto-Intermarché), Richard Carapaz (EF Education-EasyPost) e Mattias Skjelmose (Lidl-Trek) si sono uniti alla lotta.

«Anche se stamattina non siamo riusciti a fare la differenza che speravamo, siamo ancora in gioco, ma ci siamo resi conto che in montagna la concorrenza è agguerrita», ha sintetizzato Dessel. «Tutto questo ci infonde fiducia e dovremo trarne alcuni insegnamenti. » Sconfitto allo sprint da Widar, Gall (3°) dovrà ad esempio stare attento alla grinta del prodigio belga (20 anni) che ha «deciso di seguire il proprio ritmo» quando Pogačar ha attaccato, sapendo «che le ultime due salite, piuttosto brevi, gli avrebbero fatto comodo».

Esausti nel finale, nel quale hanno subito una prima frattura, Carapaz e Skjelmose sembrano invece pagare le fatiche del Tour de France. Di fronte a loro, Roglič appare «migliore di quanto ci si aspettasse», secondo il suo direttore sportivo, Sven Vanthourenhout. Non solo il quattro volte vincitore della Vuelta, investito da un’auto un mese fa, non si è ritirato come avrebbe potuto temere, ma è l’attuale secondo dietro a Pogačar, dato che Gall (7° in classifica generale) ha un po' ceduto nel finale, molto tecnico, della seconda tappa a Manosque.

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