France-Suède : le début des choses sérieuses
Dylan MARTINEZ/REUTERS - Après une phase de groupes largement maîtrisée,
l’équipe de France (ici, lors du match contre la Norvège, le 26 juin, à Boston)
ne compte pas voir sa dynamique s’arrêter face à la Suède en 16es de finale.
Largement favoris face aux Suédois, les Bleus lancent leur phase finale de Coupe du monde avec une ambition assumée.
30 Jun 2026 - Le Figaro
Baptiste Desprez Envoyé spécial à New York
Le début d’une nouvelle aventure avec son lot d’ambitions, d’espoirs et de rêves étoilés. La Coupe du monde entre dans une nouvelle dimension. La plus belle, la plus grande et, surtout, la plus indécise. Dans cette idée, l’équipe de France a bien l’intention d’y tenir un rôle majeur et ne compte pas, lors de ce deuxième déplacement à New York, voir sa dynamique s’arrêter du côté de Times Square. La date du 19 juillet - finale - figure plus dans le calendrier des Bleus que ce mardi 30 juin (23 heures, M6 et bein Sports), première étape dans la quête d’une ascension que toute la France espère vertigineuse et endiablée.
Il n’est plus question de se cacher. Il n’en a jamais été question, finalement. De retour à New York depuis dimanche et en Amérique depuis samedi après le décès de sa mère, Didier Deschamps sait trop bien ce qui attend ses Bleus après une phase de groupes largement maîtrisée (trois victoires en trois matchs et 10 buts marqués). Des embûches. Des pièges. Et un défi immense avant de tirer sa révérence. Avec une attaque de feu qui fait rêver la terre entière, du talent à tous les étages et un statut pour le moment totalement assumé, l’équipe de France retrouve la ville qui ne dort jamais avec la ferme intention de la garder excitée. Sur une pelouse du Metlife Stadium que l’on dit en meilleur état après les critiques françaises suite au match avec le Sénégal (3-1), les vice-champions du monde sont attendus pour épater la galerie et mettre fin au parcours de la Suède.
Ôtons tout suspense inutile. Sans manquer de respect à quiconque, la 36e nation au classement Fifa, troisième d’un groupe dominé par les Paysbas (5-1) et le Japon (1-1), tremble à l’idée de rencontrer la France. Elle a raison. Personne n’en mènerait large face aux forces tricolores. Graham Potter, technicien anglais expérimenté (ex-brighton, Chelsea), patron d’une sélection qu’il a reprise en main fin 2025 après une campagne de qualification cauchemardesque (0 victoire, 2 nuls, 4 défaites, dont une face au
Kosovo) et un ticket au Mondial acquis en barrages (victoire contre l’ukraine et la Pologne), sait le défi qui l’attend. Immense. Ardu. Impossible ? C’est mal connaître le football et l’histoire de ce jeu. Mais si la France respecte son adversaire…
Les Bleus d’un Kylian Mbappé intenable (4 buts, 2 passes décisives), parfaitement secondé par Ousmane Dembélé (4 buts, 1 passe décisive) ou Michael Olise (3 passes décisives), sans oublier les doubles champions d’europe parisiens UEFA Bradley Barcola (1 but, 1 passe décisive) et Désiré Doué (1 but) qui se tirent la bourre pour compléter le quatuor si redouté depuis le début de la compétition, ont débarqué à « Big Apple » avec l’étiquette de grands favoris.
Attentes grandissantes
Si tout n’a pas été parfait depuis deux semaines, loin de là, avec une défense parfois fébrile, un équilibre collectif perfectible et des absences qui auraient pu se payer cash, il faut quand même reconnaître que les Français ont fait beaucoup pour que la magie opère. Avec des attentes grandissantes. Et le désir de voir des buts, du spectacle. De vivre des émotions. L’essence même du sport.
C’est en tout cas la promesse entrevue depuis que les 26 élus ont posé le pied en Amérique. Personne ne sait où cela les mènera, mais l’excitation est là. Il faut aussi savourer. Et se rappeler que l’euro 2024, malgré une demi-finale perdue contre l’espagne de Lamine Yamal (que la France pourrait retrouver à nouveau dans le dernier carré cet été), n’avait enthousiasmé personne. Entre ennui et parfois détachement. En trois matchs, cette équipe joueuse, culottée et pétrie de talents – où la confiance n’est pas vue comme de l’arrogance –, a donné envie de la revoir. Et si les seizièmes de finale n’étaient qu’une étape, et non un terminus, personne ne s’en plaindrait.
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