Lions d’erling Haaland
FRANCK FIFE/AFP
Les Français à l’entraînement, le 20 juin. En blanc, Didier Deschamps et son adjoint Guy Stéphan,
qui officiera ce vendredi, le sélectionneur étant rentré pour assister aux obsèques de sa mère.
La France affronte la Norvège dans ce qui constitue la finale du groupe I pour la première place. Une rencontre aux multiples enjeux sportifs et logistiques importants pour la suite du tournoi.
Mathématiquement, les Bleus pourraient se contenter d’un nul pour finir en tête.
26 Jun 2026 - L'Humanité
NICOLAS GUILLERMIN
Lors du tirage au sort de la Coupe du monde à Washington, le 5 décembre 2025, le dernier match du groupe I à Boston, entre la Norvège d’erling Haaland et la France de Kylian Mbappé, s’annonçait déjà comme une finale. Six mois plus tard, les deux équipes, qui ont chacune remporté leurs deux premiers matchs, sont au rendez-vous pour décrocher la première place de la poule, ce vendredi dans le Massachusetts (M6, 20h50). Première rencontre du tournoi à voir s’affronter deux superstars du football mondial, ce Norvège-france revêt aussi et surtout de multiples enjeux pour la suite de la compétition.
En l’absence de Didier Deschamps, rentré en France pour assister aux obsèques de sa mère, c’est Guy Stéphan (67 ans) qui officiera sur le banc au Gillette Stadium (68 000 places). Le sélectionneur et son adjoint de toujours ont la même vision du football et une complicité qui dure depuis plus d’un quart de siècle. Pour ce match, qui sera placé sous le signe de l’hommage et de l’émotion, Guy Stéphan sait pouvoir compter sur des Bleus concentrés et concernés dont il dirige quotidiennement les entraînements.
Mardi, leur capitaine, Kylian Mbappé, s’est d’ailleurs fait leur porte-parole en présentant des condoléances collectives à Didier Deschamps. « Toutes nos pensées vont à notre coach et à l’ensemble de sa famille. Vous n’êtes pas seuls», a écrit l’attaquant du Real Madrid sur ses réseaux sociaux en accompagnement d’une photo où l’on voit les joueurs et le staff formant un cercle bras dessus, bras dessous.
Mathématiquement, grâce à leur meilleure différence de buts (+ 5 contre + 4 pour les Scandinaves), les Bleus pourraient se contenter d’un nul pour finir en tête du groupe I, contrairement aux Norvégiens qui doivent l’emporter. Mais les joueurs voudront gagner pour leur sélectionneur, qui a fixé, à nouveau, le but à atteindre, lundi, après la victoire contre l’Irak (3-0) : « L’objectif reste d’obtenir la meilleure place : la première. »
Reste à savoir avec quel onze de départ ? La France étant déjà qualifiée, ce troisième match était censé permettre une large revue d’effectif afin de faire souffler les cadres qui ont joué l’intégralité des deux premières rencontres. Le plus probable semble que l’équipe type débute, puis qu’au fil du match Guy Stéphan procède aux cinq remplacements permis par le règlement.
Paradoxalement, dans un Mondial à 48 équipes, cette première place n’offre pas l’avantage attendu malgré l’assurance de rencontrer un des huit meilleurs troisièmes. Si les classements des groupes devaient rester figés, alors les Bleus pourraient être opposés à la Suède en 16es de finale. Mais surtout, en terminant premiers, les Français seraient placés dans la partie haute du tableau, la plus périlleuse, avec un possible 8e face à l’allemagne, un potentiel quart contre les Pays-bas ou le Maroc et une demie contre l’espagne.
GARE AU CYBORG
En revanche, cette première place permettrait aux Bleus, qui ont leur camp de base à Boston, de s’éviter de longs trajets en restant sur la côte Est des États-unis, hormis pour la demi-finale située à Arlington, au Texas, à 2 500 kilomètres. Quant à la deuxième place, elle offrirait un 8e face à la Côte-d’ivoire à Arlington avec une partie de tableau plus facile mais de plus longs déplacements.
Au-delà de la logistique à venir, cette rencontre contre la Norvège constitue sportivement un premier véritable test face à une équipe solide emmenée par Erling Haaland (25 ans), le redoutable attaquant de Manchester City, qui a déjà inscrit 4 buts dans ce Mondial en réalisant deux doublés comme Kylian Mbappé. Celui que l’on surnomme le Cyborg, en raison de sa froideur devant le but, est un phénomène. En 52 sélections, le Norvégien a marqué 59 buts et s’est même permis d’atteindre le cap des 50 buts en seulement 46 sélections, là ou Kylian Mbappé a attendu sa 90e cape… « Marquer, c’est ma spécialité et je suis bon pour ça », a lancé le matamore scandinave, meilleur buteur de Premier League des trois derniers exercices, après la victoire face au Sénégal (3-2), lundi.
Mais un joueur ne fait pas une équipe et les Bleus partent favoris face à une Norvège (22e au classement Fifa) qui retrouve la Coupe du monde vingt-huit ans après avoir disputé son dernier Mondial en 1998 en France. Dans l’hexagone, les Drillos Løvene (les Lions) avaient obtenu leur meilleur résultat dans la compétition en atteignant les 8es de finale. Une chose est sûre, malgré l’issue incertaine de la rencontre, les Nordiques ne manqueront pas de communier avec leurs supporters, au coup de sifflet final, en lançant leur fameuse « danse du rameur » devenue virale.
Commenti
Posta un commento