Finales NBA : Wembanyama répond présent, les arbitres un peu moins… Tops et flops du Game 3
10 Jun 2026 - Le Figaro Sport
Par Christophe Remise
DÉCRYPTAGE - Les bons et les mauvais points après le match 3 des Finales NBA, remporté la nuit dernière par San Antonio à New York (111-115).Wendell Cruz / REUTERSVictor Wembanyama prend le meilleur sur le pivot des New York Knicks, Karl-Anthony Towns.
TOPS
Wembanyama répond présent
Il était attendu au tournant, il a répondu présent. Sur le banc des accusés après le match 2 et sa perte de balle dans la dernière minute, Victor Wembanyama a livré un match de patron la nuit dernière, au Madison Square Garden (victoire 115- 111), afin de maintenir les Spurs en vie. 32 points, 8 rebonds, 6 passes décisives, 3 contres et 2 interceptions pour l’Alien de 22 ans, deuxième plus jeune joueur de l’histoire des Finales à plus de 30 points, 5 rebonds et 5 passes après Magic Johnson.
Contrairement aux deux premiers matchs de la série, il a remporté son duel face à Karl-Anthony Towns (11 pts, 4/10), et a su imposer sa volonté à l’intérieur. « C’est toujours le plan de jeu. Mais souvent, les équipes adverses font en sorte que ce n’est pas possible et dans ce cas, ce sont les coéquipiers qui profitent. Mais c’est toujours la première option », a commenté «Wemby».
Castle, comme un grand
À 21 ans, Stephon Castle est « peut-être déjà le plus mature de l’effectif », comme s’en est amusé son «aîné» Victor Wembanyama. Le rookie de la saison passée a en tout cas fait preuve d’un sang-froid à toute épreuve avec ces deux lancers en toute fin de match. À noter aussi le panier «clutch» dans le «money-time» de De’Aaron Fox, pourtant maladroit par ailleurs (12 pts, 4/14). Toujours est-il que Castle, outre ses attributions défensives, s’est fendu de 23 points, 5 rebonds, autant de passes décisives, 1 interception et 1 contre dans ce troisième match des Finales NBA. Comme un grand. À noter l’impact de Devin Vassell (+12) et Keldon Johnson (+14) et les 13 points de Dylan Harper.
Brunson assume son rang
Si «KAT» était en dessous de son rendement des deux derniers matchs, Jalen Brunson a longtemps permis à New York d’espérer. 32 points et un pourcentage plus respectable que sur les matchs 1 et 2 (11/25), avec 5 rebonds et 5 passes décisives en prime. Mention spéciale à ce panier XXL dans la peinture en première période, avec Castle au marquage et Wembanyama en deuxième rideau. Un énorme trois points dans la dernière minute, pour ramener les siens à 108-111, avant un autre panier qui a fait le bonheur du Madison Square Garden, signé OG Anunoby (28 pts), deuxième meilleur scoreur new- yorkais lundi soir. À noter que Josh Hart (16 pts) a enfin apporté offensivement dans cette rencontre, après avoir limité son impact aux autres secteurs de jeu jusqu’ici.
FLOPS
Bridges, des lendemains qui déchantent
En feu lors de la deuxième manche, à San Antonio, Mikal Bridges n’a pas connu la même réussite lundi soir, devant son public. Rapidement gêné par les fautes, l’ancien joueur de Phoenix a été limité à 2 points à 1/5 aux tirs en 29 minutes. Il a fort peu joué dans le quatrième et dernier quart-temps.
Les arbitres ont perdu le fil
Même en étant particulièrement chauvin ou fan forcené de la franchise de San Antonio, difficile de rester de marbre face à l’arbitrage. On citera notamment cette action lors de laquelle Victor Wembanyama a envoyé Jalen Brunson au sol, sans être sanctionné. Les sifflets n’ont clairement pas été méchants envers le club d’Alamo City, c’est un euphémisme. « Je n’aurais jamais pensé voir ça lors d’un match des Finales NBA, avec une équipe à 24 lancers en deuxième période contre seulement huit pour celle d’en-face », a grincé Mike Brown, le coach des Knicks, en conférence de presse, estimant que les arbitres ont eu « des occasions de siffler des fautes pour essayer d’équilibrer les lancers ». Au final, les Spurs ont rentré 25 de leurs 32 lancers, contre 18/22 pour New York.
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