Que la fête commence!


Remco Evenepoel et Quinten Hermans à l’entraînement jeudi devant le chalet que 
la sélection belge occupe à Bromont, au sud-est de Montréal, non loin des Bleus.

Montréal s’apprête à vivre les deuxièmes Mondiaux de son histoire, après ceux de 1974. Dès cet après-midi, la cérémonie d’ouverture se tiendra à 17 heures (23 heures, heure française), au parc Jeanne-Mance, au mont Royal. Les épreuves débutent demain avec les contre-la-montre et la plupart des favoris sont déjà sur place.

19 Sep 2026 - L'Équipe
DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL THOMAS PEROTTO

MONTRÉAL (CAN) – La ville s’est endormie dimanche dernier, dans la foulée du Grand Prix organisé autour du mont Royal. Elle a pourtant gardé quelques atours un peu cachés qui n’attendent que le réveil en mondovision pour reprendre place au centre du jeu. Le long des artères de la plus grande ville du Québec, où il faut trouver son chemin au milieu des travaux, où chaque échoppe vous agrippe aux effluves et noms de « Poutine », « Queue de castor », « Lobster roll » ou « Smoked meat », où le Centre Bell, la patinoire de l’équipe de hockey sur glace de Montréal (le Canadien) en NHL, trône au milieu d’immenses buildings, il est encore difficile de se plonger dans les Championnats du monde de cyclisme.

C’est pourtant là, à Montréal, comme en 1974 (Eddy Merckx champion du monde devant Raymond Poulidor et Mariano Martinez), que les meilleurs coureurs de la planète vont partir dès demain à la chasse aux maillots arc-en-ciel. Rue Sherbrooke, au niveau du parc olympique, les panneaux publicitaires vantent les mérites d’une exposition faisant revivre les Jeux de 1976 et le bienfait de rouler à bicyclette pour 24 dollars par mois.

C’est en remontant cette rue, pas toute, heureusement (elle fait 31 kilomètres à travers l’île de Montréal), que l’arche d’arrivée vient enfin se dresser perpendiculairement, sur l’avenue du Parc. Isaac Del Toro y avait remporté le Grand Prix de Montréal dimanche dernier devant Paul Seixas et les deux hommes espèrent bien se retrouver encore au coude-à-coude dimanche prochain pour la course en ligne des Mondiaux.

Baudin chef cuistot secondé par Cavagna

La ville se met doucement au diapason des coureurs: lundi, le Suisse Stefan Bissegger se promenait dans les rues entre le mont Royal et la cathédrale Notre-Dame. Vendredi, deux jeunes coureurs de l’équipe de République tchèque commandaient un cappuccino et du granola dans un café cycliste pas très loin de là. Mercredi, ce sont les Australiens qui faisaient leur séance de récupération près du Vieux-Port. Del Toro est resté à Montréal, lui aussi, après avoir retrouvé ses coéquipiers de la sélection mexicaine. Les Français, eux, sont allés chercher le calme et le grand air du côté de Bromont au sud-est de Montréal. Trois appartements pour trois personnes. Paul Seixas, Alex Baudin et Nicolas Prodhomme y étaient arrivés dans la soirée du dimanche, rejoints mardi par Valentin Paret-Peintre, Bruno Armirail, Jordan Labrosse, Jordan Jegat, Pavel Sivakov et Rémi Cavagna.

Chacun apporte, depuis, sa pierre à l’édifice pour la vie de groupe, Baudin a endossé le rôle de chef cuistot, secondé par son commis Cavagna. Si le lundi était off uniquement pour Seixas, toutes les autres journées ont été rythmées par des sorties d’entraînement en groupe. Engagé sur le contre-la-montre demain, Seixas est monté sur son vélo de chrono tous les jours, dont deux heures jeudi avant de finir la sortie avec ses coéquipiers sur son vélo de route pendant une heure.

Le sélectionneur Thomas Voeckler s’est volontairement tenu à l’écart de la vie de groupe, pour laisser infuser un esprit de cohésion, mais il est passé jeudi pour discuter avec ses coureurs, faisant au passage deux lessives chez eux.

Van der Poel n’arrivera que mardi

À Bromont, les Bleus auront croisé les maillots bleus… des Belges. Eux étaient à six dans un chalet, autour de Remco Evenepoel. Tiesj Benoot, Alec Segeart, Quiten Hermans et Maxim Van Gils étaient avec lui dès dimanche. Rune Herregodts, engagé sur le chrono, est là depuis mardi tandis que les trois derniers coureurs (Thibau Nys, Gianni Vermeersch et Wout Van Aert) doivent arriver en début de semaine. Evenepoel, comme Del Toro, Vacek (République tchèque) ou Ganna (Italie), doit reconnaître le parcours du chrono aujourd’hui entre 9 et 11 heures (15-17 heures, heure française). Cité parmi les principaux favoris, le Néerlandais Mathieu Van der Poel arrivera au Canada mardi dans la foulée du Tour du Luxembourg.

Vainqueur de la Vuelta dimanche dernier, le premier grand Tour de sa carrière, l’Espagnol Enric Mas va faire le déplacement au Québec avec des ambitions qu’il n’imaginait peut-être pas il y a encore quelques semaines. Lui aussi doit débarquer en début de semaine prochaine.

Champion du monde de VTT fin août, le Britannique Thomas Pidcock se rêve désormais en arc-en-ciel sur la route. Il a choisi de parfaire sa préparation du côté de Boulder, au nord de Denver dans le Colorado (États-Unis), avant de mettre le cap sur Montréal. Où le Québec se sera sûrement réveillé pour faire briller ses Championnats du monde. « Montréal est une ville cosmopolite, avec énormément de nations. On a choisi de communiquer, de mobiliser les communautés montréalaises pour cet événement, confiait Joseph Limare, directeur général des Mondiaux, il y a quelques jours. Chaque soir, pendant la Coupe du monde de foot, on a vu les communautés se rassembler pour soutenir leur pays d’origine. Le drapeau a été un moyen de mobiliser. Lors de la cérémonie d’ouverture ( aujourd’hui), les 95 pays auront comme porte-drapeau un Montréalais qui a une histoire avec ce pays. Les communautés seront engagées. Et ce sera une fête populaire pendant huit jours. »

***

Remco Evenepoel e Quinten Hermans durante l’allenamento di giovedì davanti allo chalet 
in cui alloggia la nazionale belga a Bromont, a sud-est di Montréal, non lontano dai Bleus.

Che la festa cominci

Montréal si appresta a ospitare i secondi Mondiali della sua storia, dopo quelli del 1974. Già questo pomeriggio, alle 17:00 (23:00, ora francese), si terrà la cerimonia di apertura al parco Jeanne-Mance, sul Mont Royal. Le gare iniziano domani con le prove a cronometro e la maggior parte dei favoriti è già sul posto.

19 settembre 2026 - L'Équipe
DEL NOSTRO INVIATO SPECIALE THOMAS PEROTTO

MONTREAL (CAN) – La città si è addormentata domenica scorsa, sulla scia del Gran Premio organizzato intorno al Mont Royal. Ha tuttavia conservato alcune attrattive un po’ nascoste che attendono solo di essere risvegliate in diretta mondiale per tornare al centro della scena. Lungo le arterie della maggiore città del Québec, dove bisogna farsi strada tra i cantieri, dove ogni bancarella ti cattura con i profumi e i nomi di «Poutine», «Queue de castor», «Lobster roll» o «Smoked meat», dove il Centre Bell, lo stadio della squadra di hockey su ghiaccio di Montréal (i Canadiens) della NHL, troneggia in mezzo a immensi grattacieli, è ancora difficile immergersi nei Campionati del mondo di ciclismo. 

Eppure è proprio qui, a Montréal, come nel 1974 (quando Eddy Merckx si proclamò campione del mondo davanti a Raymond Poulidor e Mariano Martinez; il nonno di Lenny, ndr), che i migliori corridori del pianeta partiranno domani alla caccia delle maglie arcobaleno. In rue Sherbrooke, all’altezza del Parco Olimpico, i cartelloni pubblicitari esaltano i pregi di una mostra che fa rivivere i Giochi del 1976 e i benefici dell’andare in bicicletta per 24 dollari il mese.

È risalendo questa strada, non tutta, per fortuna (è lunga 31 chilometri e attraversa l’isola di Montréal), che l’arco d’arrivo si erge finalmente perpendicolarmente, sull’Avenue du Parc. Isaac del Toro vi ha vinto il Gran Premio di Montréal domenica scorsa davanti a Paul Seixas ed entrambi sperano di ritrovarsi ancora a testa a testa domenica prossima per la gara in linea dei Mondiali.

Baudin chef, affiancato da Cavagna

La città si sta lentamente sintonizzando con i corridori: lunedì, lo svizzero Stefan Bissegger passeggiava per le strade tra il Mont Royal e la cattedrale di Notre-Dame. Venerdì, due giovani corridori della squadra della Repubblica Ceca hanno ordinato un cappuccino e del muesli in un bar per ciclisti non molto lontano da là. Mercoledì sono stati gli australiani a svolgere la loro sessione di scarico vicino al Vieux-Port. Anche del Toro è rimasto a Montréal, dopo aver raggiunto i compagni della nazionale messicana. I francesi, dal canto loro, sono andati in cerca di tranquillità e aria aperta nei pressi di Bromont, a sud-est di Montréal. Tre appartamenti per tre persone. Paul Seixas, Alex Baudin e Nicolas Prodhomme erano arrivati lì domenica sera, raggiunti martedì da Valentin Paret-Peintre, Bruno Armirail, Jordan Labrosse, Jordan Jegat, Pavel Sivakov e Rémi Cavagna.

Da allora, ognuno ha dato il proprio contributo alla vita di gruppo: Baudin ha assunto il ruolo di capo cuoco, affiancato dal suo aiutante Cavagna. Se lunedì è stato un giorno di riposo solo per Seixas, tutti gli altri giorni sono stati scanditi da uscite di allenamento di gruppo. Impegnato domani nella cronometro, Seixas è salito sulla sua bici da cronometro ogni giorno, tra cui due ore giovedì prima di concludere l’uscita con i compagni di squadra sulla sua bici da strada per un’ora.

Il Ct Thomas Voeckler si è volutamente tenuto in disparte dalla vita di gruppo, per lasciare che si creasse uno spirito di coesione, ma giovedì è passato a parlare con i suoi corridori, approfittandone per fare due lavaggi di biancheria a casa loro.

Van der Poel arriverà solo martedì

A Bromont, i Bleus avranno incrociato le maglie celesti… dei belgi. Loro sono in sei in uno chalet, attorno a Remco Evenepoel. Tiesj Benoot, Alec Segeart, Quinten Hermans e Maxim Van Gils erano con lui già da domenica. Rune Herregodts, iscritto alla cronometro, è sul posto da martedì, mentre gli ultimi tre corridori (Thibau Nys, Gianni Vermeersch e Wout Van Aert) dovrebbero arrivare all’inizio della settimana. Evenepoel, come del Toro, Vacek (Repubblica Ceca) o Ganna (Italia), farà la ricognizione del percorso della cronometro oggi tra le 9 e le 11 (15-17, ora francese). Considerato tra i principali favoriti, il neerlandese Mathieu van der Poel arriverà in Canada martedì, subito dopo il Giro del Lussemburgo.

Vincitore della Vuelta domenica scorsa, il suo primo grande Giro della carriera, lo spagnolo Enric Mas si recherà in Québec con ambizioni che solo poche settimane fa forse nemmeno avrebbe immaginato. Anche lui dovrebbe arrivare all’inizio della prossima settimana.

Campione del mondo di mountain bike a fine agosto, il britannico Thomas Pidcock sogna ora la maglia arcobaleno su strada. Ha scelto di perfezionare la sua preparazione nei pressi di Boulder, a nord di Denver, in Colorado (Stati Uniti), prima di fare rotta su Montréal. Dove il Québec si sarà sicuramente mobilitato per far risplendere i suoi Campionati del mondo. «Montréal è una città cosmopolita, con tantissime nazionalità. Abbiamo scelto di comunicare e di mobilitare le comunità di Montréal per questo evento», ha confidato Joseph Limare, direttore generale dei Mondiali, qualche giorno fa. «Ogni sera, durante il mondiale di calcio, abbiamo visto le comunità riunirsi per sostenere il proprio Paese d’origine. «La bandiera è stata uno strumento di mobilitazione. Durante la cerimonia di apertura (oggi), i 95 paesi avranno come portabandiera un cittadino di Montréal che ha un legame con quel Paese. Le comunità saranno coinvolte. E sarà una festa popolare che durerà otto giorni».

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